^^! m I Mim ini' ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE AN N ALES DE BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIEES SOUS LA DIRECTION DU T> Ernest ROUSSEAU TOME II 1907-1908 BRUXELLES IMPRIMERIE F. VANBUGGENHOUDT 5 ET 7, RUE DU MARTEAU, 5 ET 7 LISTE DES COLLABORATEURS K. APSTEIN, à Kiel. S. AWERINTZEW, à Saint-Pétersbourg. H. BACHMANN, à Lucerne. Th. BARROIS, à Lille. P. DE BE\UCHAMP, à Paris. F.-E. BEDDARD, à Londres. E.-A. BIRGE, à Madison. R BLANCHARD, à Paris. C. BOMMER, à Bruxelles. O. BORGE, à Stockholm. A. BORZL à Païenne. G.-L. BRADY, à Suuderland. C. BRUYANT, à Clermont. L. CAR, à Agram. R. CHODAT, à Genève. E. VON DADA Y, à Budapest. R. DANGEARD, à Poitiers. J.-G. DE M AN, à lerseke. R. DE TONI, à Modène. F. DOFLELN, à Munich. C. ECKSTEIN, à Eberswalde. G. FIELD, à Boston. G.-A. FORBES, à Urbana. F. -A. FOREL. à Morges. P. FRANCOTTE, à Bruxelles. 0. FUHRMANN, à Neuchàtel. A. GARBINT, à Vérone. G. GILSON, à Louvain, P. GIROD, à Clermont. P. GODET, à Neuchàtel. L. VON GRAFF, à Graz. R. GUTWINSKI, à Cracovie. J. HEUSCHER, à Zurich. B. HOFER, à Munich. C. HOFFBAUER, à Trachenberg. C. HUITFELD KAAS, à Christiania. O.-E. IMHOF, à Brugg. H. -S. JENNINGS, à Philadelphie. A. KEMNA, à Anvers. F. KLAPALEK, à Prague. C-A. KOFOID, à Berkeley. G. LAGERHELM, à Stockholm. K. LAMPERT, à Stuttgart. K.-M. LEVANDER, à Helsingfors. R VON LENDENFELD, à Prague. K. LOPPENS, à Nieuport. p. MAGNIN, à Besançon. C.-D. xMARSH, à Washinoton. J. MASSART, à Bruxelles. E. MAZZARKLLI, à Païenne. A. MEUNIER, à Louvain. W. MICHAELSEN, à Hambourg. W. MIGULA, à Eisenach. R. MONTI, à Sassari. G.-W. MULLER, à rrreitswald. P. NYPELS, à Bruxelles. J. NUSBAUM, à Lemberg. E. PENARD, à Genève. L.-H. PLATE, à Berlin. H.-C. REDEKE, au Helder. L. R(3ULE, à Toulouse. C.-F. ROUSSELET, à Londres. E. ROUX, à, Bàle. M. SAMTER, à Berlin. G.-O. SARS. à Christiania. J. SCHAFFER, à Vienne. A. SCHERFELL, à Iglô. G. SCHNEIDER, à Helsingfors. H. SCHOUTEDEN, à Bruxelles. A. SCHUBERG, à Heidelberg. J. SCOURFIELD, à Leytonstone. H. SIMROTH, à Leipzig. A.-S. SKORIKOW, à Saint-Pétersbourg. J. SNOW, à Nortliampton. A. STEUER, à Innspruck. T. STINGELIN, à Olten. S. STRODTMANN, à Helgoland. J. THALLWITZ, à Dresde. K. THOR, Norwège. R. TIMM, à Hambourg. G. ULMER, à Hambourg. H. VAN HEURCK, à Anvers. D. VINCIGUERRA, à Rome. E. WALTER, à Saalfeld. H.-B. WARD, à Lincoln. W. WELTNER, à Berlin. J. WERY, à Bruxelles. A. WIERZEJSKI, à Cracovie. N. WILLE, à Christiania. V. WILLEM, à Gand. E. ZACHARIAS, à Hambourg. 0. ZACHARIAS, à Pion. C. ZIMMER, à Breslau. W^F. ZOPF, à Munster. F. ZSCHOKKE, à Bâle. TABLE DES MATIÈRES DU TOME II Pages J.-G. De Mati. — Contribution à la connaissance des Néma- todes libres de la Seine et des environs de Paris . . 9 P. Steinmann. — Die Tierwelt der Gebirgsbaclie, eine faunistisch-biologische SLudi(! 30 S. Awerintzew. — Beitriige zur Kenntnis dei- Siisswasser- protozoen 163 H. Schouteden. — Les Infusoires aspirotriches d'eau douce. — II l''^! E. Rousseau et H. Schouteden. — Les Acinétiens d'eau douce 181 A. Boubier. — L'universalité et la cause de la forme sphé- rique des organismes inférieurs 212 A. Boubier. — La vésicule contractile, organe hydrostatique 214 M. Le Roux. — Recherches biologiques sur le lac d'Annecy. 220 E. Rousseau. — Les Hyménoptères aquatiques avec descrip- tion de deux espèces nouvelles par W.-A. Schulz . . 388 Bibliographie limnologique, littérature, analyses et comptes rendus (Spongiaires, Coelentérés, Bryozoaires, Mol- lusques, Vers, Crustacés, Insectes, Hydrachnides, Poissons, Batraciens, Mammifères, Protozoaires, Algues, Champignons, Plankton, Végétation lacustre, Macrophytes, Biologie des eaux courantes ou sta- gnantes, Biologie thermale, Technique, Laboratoires, Stations biologiques, Nouveaux périodiques et Traités sur r hydrobiologie) 403 CONTRIBUTION A LA DE LA SEINE ET DES ENVIRONS DE PARIS par 1(> D'- J.-G. de Man, à lerseke (Hollandi^). La présente note contient mes observations sur quelques Néma- todes libres faites pendant un séjour à Sèvres près de Paris, il y a quelques années. Vingt-six espèces furent recueillies, dont aucune cependant n'est nouvelle pour la science. Plus de la moitié, c'est-à-dire quatorze espèces, fui-ent capturées sur des pierres gisant dans la Seine et revêtues d'algues; cin(j autres se trouvaient dans un sol très liumide aux bords de la rivière, dans de la terre qui sans doute était submergée de temps en temps. Le reste, c'est-à-dire sept espèces, fut observé dans la terre plus ou moins humide de l'étang des Fonceaux, situé non loin de Sèvres. Parmi ces observations, je tiens à signaler surtout celles sur une femelle de la Tripyla papiUata portant les deux spicules du raàle, celles sur une espèce du genre Aphe/eitchits et celles sur le mâle inconnu jusqu'à présent du Dorijldlmus ceiitro- cercus. Nos connaissances actuelles sur les Nématodes libres habitant les eaux douces de la France sont encore insignifiantes, c'est pourquoi j'ai pensé (pie ce petit travail pouvait présenter un certain intérêt. 1^ ^ '^•'^ \ — 10 — 1 . Alaimus primitivus de (de Man, Die frei in der reinen Erde und im sïissen Wasser lebenden Nematoden der Niederlimdisclien Fauna. Eine svste- matiscli-faunislisclie Monographie. Mit 34 lithogr. Tafeln. Lei- den 1884. p. 30, Taf. I, flg. 1). Une seule femelle longue de 1.35 mm., capturée en juillet dans de la terre humide près de l'étang des Fonceaux. Une femelle de pareille longueur avait été déjà observée auparavant aux environs deWeimar(de Man, Tijdschrift Ned. Dierk. Ve- reen. 2'^ série. Dl. I, 1885, p. 10). Chez la femelle observée mainte- nant le nombre a était 45, (3 = 5, y = 10 (1). Comme chez la femelle des environs de Weimar, l'œsophage était un peu plus court qu'il n'a été indiqué dans ma Monograpliie,mais cela s'ex- plique par la plus grande taille de cette femelle. Elle portait un seul œuf long de 0.07 mm. Distribution géographi(iue : Hollande (de M.); Angleterre, Svdenham(de M.); Allemagne, Francfort-sur-le-Mein(P)iitschli), Slade (V. Linstow), Erlangen (de M.), environs de Weimar (de M.); Autriche, Laibach (de M.); Russie, environs de Mos- cou (de M.); Esthonie, Obersee près de Reval (G. Schneider); Norvège (presqu'île de Bygdô, près de Christiania) (de M.) 2. Monohystera vulgaris de M. de Man, /. c, 1884, p. 39, taf. III, fig. 10. Une jeune femelle, longue de 5G mm., observée en juillet près de l'étang des Fonceaux; a = 32, (3 = 4 1/2, 7 = 4. Au niveau des organes latéraux le corps était large de 12.4 p., tan- dis que la distance de ces organes jusi^u'au bord antérit'ur de la tète mesurait 15.3 a. Distribution géographique : Hollande (de M.); Allemagne, Erlangen, environs de Weimar (de M); France, Montpellier (1) Les dimensions ont été indiquées en millimètres et ont rapport au ver adulte. Le rapport entre la longueur totale et l'épaisseur moyenne est exprimé par o(, celui -entre la longueur totale et la longueur du tube œsophagien (la cavité buccale y comprise) par ,8 et le rapport entre la longueur totale et la longueur de la queue par y. — 11 — (de M.); Russie, environs de Moscou (de M.); Hongrie (v. Daday). 3. Monohystera similis Rtsli deMan, L c, 1884, p. 40, taf. III, ûg. 11. Plusieurs femelles furent observées aux mois de juillet et d'août dans la Seine sur des pierres couvertes d'algues. Toutes ces femelles, dont la plus grande mesurait 0.74 nnn., la plus petite seulement 0.5 mm. (!), portaient déjà un œuf; l'œuf de la plus petite femelle était long de 0.04 mm. Chez la femelle longue de 0.74 mm., a était 34, [3 = 4 3/4, y = 4 1/2; chez celle, longue de 0.5 mm., ces nombres étaient : a = 27, (3 ^ 4 1/3, y = 5. Distribution géographi(|ue : Hollande (de M.); Allemagne, le Mein (Kiitschli) ; Hongrie (v. Daday). 4. Monohystera dispar Bast. de Man, /. c, 1884, p. 41, taf. III, fig. 12. Quatre femelles furent observées dans la Seine. La plus grande des trois qui portaient un œuf, était longue de 0.72 mm., laphis petite ne mesurait que 0.64 mm. Le nombre a variait entre 21 et 24, |3 était chez toutes = 5, y = 0, à rexcei)tion d'une seule femelle longue de 0.72 mm., chez laquelle ce nombre était = 7. .l'observai cette espèce aussi à Saint-Quentin en juillet. Distribution géographique : Angleterre (Bastian) ; Allemagne, Francfort-sur-le-Mein (BiUschli) ; Esthonie, Obersee près de Reval (G. Schneider). ."). Monohystera flliformis Bast. de Man, /. c, 1884, p. 41, taf. III, fîg. 13. Une seule femelle sans œufs, longue de 0.75 mm., fut observée en juin aux bords de la Seine, près de Meudon, dans de la terre humide ; a = 30, [3 = 6, y = 5. Distribution géographique : Angleterre, Sydenliam (iJastian et de M. ) ; Allemagne, Francfort-sur-le-Mein (Bi'itschli), Erlangen (de M.), léna (Cobb) ; Autriche, Laibach (de M.); Russie, envi- rons de Moscou (de M.); France, Montpellier (de M.). 12 — (j. Tripyla papillata lît^ de Man, /. c, 1881, p. 17, taf. V, ûg. VX Plusieurs exemplaires, mâles et femelles, l'nrenl observés dans la terre humide des bords d(^ la Seine, près de Meudon, au mois de juillet. Un mâle et une femelle avaient atteint la lon- gueur de 0.4 mm. Une autre femelle, longue de 'SA mm. et pourvue de deux œufs, présentait le remarquable pliénomène que j'ai observé auparavant chez quelques Xématodes marins [Thoracostorna figuratum Bast., ChroiRadora poecilosoma de M., Enoplus Michaelseiiii Linst.), c'est-à-dire que cette femelle était munie de deux spicules bien développés. Chez cette femelle anor- n^ale, a = ::î5, {6 = 6 et 7 = 8 2/3. La vulve se trouvait chez cette fcnnelle un peu en arrière du milieu ; sa distance de l'anus était trois fois aussi longue que la queue; le tube génital antérieur était un peu plus long que la moitié de la distance entre la vulve et l'extrémité })Ostérieure de l'oesophage; le tube génital postérieur était beaucoup plus court et ne s'étendait à peine (jue jusqu'à la moitié de la distance entre vulve et anus. Distribution géographi(pie : Allemagne, Mein (Uidschli) ; Hollande (de M.); Hongrie, (irand et Petit Balaton (v. Dadav). 7. Chromadora Ratzeburgensis Uinst. PI. I, lig. 1 (liromador-ii Raf:elmrgensis, von Linstow, Areliiv fiir Naturg., 42. Jahrg., 1870, p. 13, taf. II, fig. 32 et 'S'S. ? Chromadora &«/Z?o.srt, von Daday, Resultate der wissen- schaftl. Erforsclmng des Balatonsees, Budapest 1897, Bd. II, T.l, p. 13, fig. 19-22, et dans : Zoolog. Jahrb. (Spengel), Abth. f. Syst., Bd. X, 1897, p. KH), taf. 12, fig. 9-13. Q 0.9 mm., Ç 1 mm. — o. chez le mâle = 2."'), chez la femelle = 22-21. (3 = <)-(> 1/3. y == 7-7 1/2. La foi-me du corps est assez ti-ipue et ces \'ers s'atténuent assez fort en a\ant ainsi qu'en arrière; quant à son aspect général, cette espèce ressemble à la Cln-otn. Orlei/i de M., mais celle-ci est plus petite. La cuticule est très finement annelée et — 13 — présente sur les champs latéraux des séries transversales de petits cori)us('ules oblongs ou en forme de Ijaguettes (ûg. l(f, le). Ces corpuscules, qui ne furent pas vus })ar M. von Linsto\\', sont prol>al)lem('nt situés dans les anneaux cuticulaires mêmes, non pas dans les sillons intcrannulaires. Quand on s'imagine au milieu de chaque anneau cuticulaire une ligne ti'ansversale divi- sant la série transversale de corpuscules en deux moitiés égales, la distance entre une telle ligne et la suivante mesure chez le mâle, au milieu du corps, 1.2 p.. Immédiatement en avant des taches oculaires, qui ont une covdeur )'o/(ge jaunâtre ou bru- nâtre, la cuticule porte toujours ({uatre paires dc^ soies courtes (fig. \a) dans les lignes submédianes, les soies de chaque paire étant placées l'une en avant de l'autre. La cuticule porte en outre, sur le corps entier, tant cIkv. le mâle que chez la femelle, de petites soies submédianes qui se trouvent à des distances irré- gulières; ces soies sont beaucoup })lus courtes que chez la Chrom. hiocutatd ; von Linstow ne les a pas observées. La tète est troncjuée, sans lèvres ou })apilles, et hérissée de quatre petites soies submédianes. La cavité buccale est assez profonde, c'est-à-dire 8.7 fx, et ressemble à celle des espèces voisines; la dent dorsale (hg. \a) est assez grande, mais je n'ai pu voir si les deux petites dents subventrales qui existent chez d'autres espèces de ce genre étaient présentes ou non. Cette espèce se reconnaît aussitôt à sou (jrauit et trèa uiuscuJeux butbe œsophagien (fig. 1), qui mesure un peu plus d'un ({uart de la distance entre l'orifice buccal et l'extrémité pos- térieure de l'œsophage; au milieu du bulbe, les parois du tube interne sont dilatées de façon à former trois lamelles chitineuses semi-ovales, dont l'une se trouve dans la ligne médiane ventrale, tandis que les deux autres sont subdoi^sales. Ces trois lamelles (fig. \b) sautent aussitôt aux yeux et c'est à elles que s'insère la très forte musculature radiaire du bulbe. Vu par transparence, l'intestin présente une QonXam: j a une brunâtre. L'orifice excréteur de la glande ventrale se trouve au ni\ eau du fond de la cavité buccale. Les organes latéraux sont situés au niveau de l'insertion des soies céphali(|ues ; leur forme et leur structure restaient inconnues. La queue (fig. 1/') s'atténue gra- duellement et se termine i)ar un petit tube conique de sortie, comme chez la Chrojji. (h'Jeij/ et la (lironi. biocutata. Les spicules (fig. \d) sont longs de 32-33 u; ils sont courbés et se terminent en pointe obtuse. La pièce accessoire se compose de — 14 — deux sillons cliitincnx roiinis au milieu et dont Vexirî'iu'itc dis- tnle on infértciwe es/ légèrement dirifiée de côté (fig. le), disposition l)i(>n visible sur la figure 33 du mémoire de M. von Linstow ; la pièce accessoire est longue de 23-24 o . En avant de l'anus, le mâle présente deuœ ou trois pajnlles médianes, situées à des distances égales l'une de l'autre; ces papilles (fig. \d) ressemblent à. celles des espèces voisines. Von Linstow observa deux papilles préanales chez des mâles longs de 0.69 mm.; moi, j'en rencontrai parfois trois, par exemple, chez un individu long de 0.81 mm. ; un autre exemplaire, qui mesu- rait 0.86 mm., n'en portait au contraire que deux. Chez les jeunes individus, il n'existe encore qu'une seule papille à ce qu'il paraît; c'était le cas chez un exemplaire long de 0.74 mm.; je dois cependant remarquer que les mâles décrits par von Linstow comme étant munis de deux papilles n'avaient encore qu'une longueur de 0.69 mm. Malgré cela, j'incline à penser que les papilles préanales paraissent successivement. La vulve se trouve le jjIus souvent un peu eu a ru ut du /julieu du corps, mais ordinairement pas autant que ne l'indique von Linstow; d'après lui, la partie du corps située en avant de l'ouverture génitale se rapporterait à la i)artie jjosté- rieure comme 8:9; parmi les individus observés })ar moi, il n'y avait qu'un seul qui présentait la proportion 8 : 8 5/7 ; chez tous les autres, le second nombre était plus petit. L'utérus con- tient un ou deux œufs. Cette jolie espèce, agile dans ses mouvements, habite la Seine près de Sèvres, où elle est très commune sur les pierres gisant dans la rivière. Des exemplaires munis d'oMifs furent observés aux mois de juin et de juillet. La Chrom. hutbosa de von Dada}- me semble être identique à l'espèce décrite ci-dessus. Distribution géograi)hique : Allemagne, lac de Ratzeburg (von Linsto\\'). 8. Chromadora bioculata .Max Schultze PL I, n-. 2 de Man, Le, 1881, p. (K), taf. VIII, fig. 32. Cette espèce est très commune dans la Seine, })rès de Sèvres, où ]')lusieurs exemplaires furent capturés en juillet sur les pierres gisant dans la l'iviore près des boi'ds. Les mâles étaient longs de 0.77 inm.; les femelles avaient, une longueur de 0.73 mm.; la longueur des individus observés dans la Hollande ('"tait un peu plus grande : ç^ = 0.8 mm., Ç = 0.9 mm. Les taches oculaires sont rouges. L'intestin a une couleur verte assez p.àle. (Quatre séries de soies sur la longueur entière du corps (fig. 2). L'arma- ture génitale se voit dans les figures '2a, 2b, 2c. Les femelles, longues de 0.65 mm., jjortaient déjà un œuf; ces œufs sont longs de 0.0 1 mm.; l'utérus en contenait tout au plus deux. Le plus souvent, le tube génital postérieur de la femelle est un peu plus long que l'antérieur; celui-ci, guère plus long que l'œsophage, occupe à peu près la moitié de la distance entre son extrémité postérieure et la vulve; le tube génital postérieur s'étend de même à peu près jusqu'au milieu de l'espace entre vulve et anus. Distribution géographique : Allemagne, Mein (Biltschli) ; Hollande (de M.); Hongrie, lac Balaton (v. Daday); Esthonie, Obersee près de Reval (G. Sclm.). 9. Mononchus maerostoma lîast. de Man, /. c, 1884, p. 03, taf. IX, fig. 34. Plusieurs exemplaires furent capturés, aux mois de juin et de juillet, aux bords de la Seine près de Meudon, dans la terre humide ou bien dans la rivière elle-même, mais j'observai cette espèce aussi à Saint-Quentin. Tous les exemplaires étaient des femelles. Une femelle, longue de L9 mm., portait un œuf qui avait une longueur de 0.09 mm.; le tube génital antérieur ne s'étendait pas encore jusqu'au milieu de la distance entre la vulve et l'extrémité postérieure de l'œsophage; le tube génital postérieur, guère plus long que l'autre, était aussi long que la queue et n'occupait qu'un tiers de l'espace entre vulve et anus. La queue de cette femelle et quelques autres paraissait un peu moins grêle que sur ma figure (/ c, fig. 34c); aussi l'œsophage était-il comparativement un peu plus court que chez les indivi- dus observés en Hollande, j3 étant chez ceux-ci = 4, mais chez les femelles de la Seine = 4 2/3 — 4 3/ L J'observai cependant plus tard des femelles qui s'accordaient beaucoup mieux avec les figures citées, de façon (pie nous n'avons affaire ici qu'à des variétés individuelles. Distribution géogTaphi(pie : Angleterre, Fahnout h, (Hast.); 16 — Hollande (de M.); Allemagne, Ei'langen, Weimar, (de j\I.); Suisse, Roth-See pivs Lucerne (de M.)- M. \on Daday a décrit nne variété arinatu.s provenant du lac IJalaton. K). Trilobus graeilis Bast. de Man, /. c, 1884, \). 75, taf. XI, fîg. 43. Cette espèce était très commune dans la Seine pi-ès de Sè\res, où je recueillis, aux mois de juin, juillet et août, plusieurs exemplaires entre les algues vertes dont les pierres étaient recouvertes. J'observai un mâle dont l'armature génitale était bien développée et qui i)résentait déjà (> papilles i)réanales, ({uoiqu'il ne lut long (pie de 1.5 nnn. Une femelle portant nn œuf long de 0.063 mm. mesurait \A) mm. et une autre ayant les organes génitaux bien dé^■eloppés, quoi(pie sans œufs, avait une longueur de 3 mm ; ces deux femelles furent recueillies en juin. Il résulte de ces observations : P (pie l'appareil génital des mâles est déjà développé à une longueur de 1.5 mm. ; 2° que les femelles produisent déjà des œufs quand elles ont une longueur de 1.9 mm., et 3° (pie roi)inion d'après la(pielle les individus observés en juin seraient de plus petite taille que ceux d'octobre (de M., /. c.) est erronée. Distribution géogi'a})hique : Angleterre, Falmoulli, eau sau- màtre (Bast.); Allemagne, le Mein (Biits(dili), environs de Wei- mar, (de M.); Hollande (de M.); Hongi'ie, lac Balaton (v. Daday), Zsit\a ((■)rl(,\y). 11. Trilobus pellucidus Bast de Man, /. r., 1884, p. 7(3, taf. XI, tig. 44. Au mois de juin une femelle portant un seul œid' fut l'ecueil- lie dans la terre très humide des bords de la Sein(>, près de Méudon; elle était longue de 2.7 mm. Distribution géograplii(pu! : Angleterre, Falmoutli (Bast.); Allemagne, le Mein (Biilscldi) ; Hollaude (de M.); Hongrie {\. Daday). 12. Prismatolaimus dolichurus de M. (le Mail, /. c, 1884, p. 80, taf. XII, fîg. 47. Fno femelle adulte, longue de 1.2 mm., fut captuive eu juillet sui" une pierre submei'gée ])ai' la Seine pi'ès de Sèvres. Des soies comptes étaient répandues sur le corps entier. La dis- tance, 8G p., des organes latéraux de l'extrémité antérieure mesurait à peine 1/7 de la longueui- de l'œsophage. <^ette espèce liabite aussi les environs de Saint-Quentin. Une femelle longue de 1.15 mm. v fut observée en juillet; il m'a paru ({ue ses organes génitaux étaient doubles, situés aux deux cotés de l'ouvertuiv gé>nitale. Distribution géograplii(pie : Hollande (de M.) ; Russie, envi- rons de Moscou (de M.). lo. Diplogaster fietor Bast. de Man, /. c, p. 88, taf. XIII, fig. 51. Cette espèce n'est pas rare dans la Seine près de Sèvres, sur les pierres submergées et couvertes d'algues. J'observai en juin une femelle longue de 1.35 mm. qui portait un œuf long de 0.09 mm. ; le tube génital antéiieur, un })eu plus long que l'œso- phage, s'étendait un })eu au delà du milieu de l'espace enti-e l'extrémité postérieure de l'œsophage et l'ouverture génitale ; le tube postérieur, un peu plus court, atteignait presque le milieu de la distance entre l'ouverture et l'anus. Chez une autre femelle, longue de 1.3 mm., le tube postérieur était un peu plus long que l'antérieur. Distribution géographiiiue : Angleterre, Bagshot (Bast.) ; Hollande (de M.). 14. Diplogaster sp. J'ai encore observé dans la Seine une deuxième espèce du geni'e Diplogaster, mais une seule femelle sans œufs, capturée en juin sur une pierre revêtue d'algues et gisant dans larivière. Cette femelle était longue de 1.4 mm., a = 30, (3 = 8,/ = 3. Le corps était longitudinalemeiit strié et se terminait par une queue très longue. L'intestin présentait une couleur foncée. — 18 — L'ouverture génitale se trouvait un \)r\\ en axant du milieu; sa distance de l'extrémité de la (jueue mesurait les trois cinquièmes de la longueur totale; la distance delà vulve jusqu'à l'extrémité postérieure de l'œsophage était justement deux fois aussi longue que celui-ci et égale à la distance entre vulve et anus. Le tube génital antérieur, long de 0.18 mm , s'étendait jusqu'au milieu de la distance entre la vulve et l'extrémité postérieure de l'œso- phage; le tube postérieur n'était guère plus court. Peut-être avons-nous alïaire ici au Diplogaster^ striatus Btsli, espèce observée dans le Mein. (Bïitschli, Zeitschrift f. wiss. Zoologie Bd. XXVI, p. 372, taf. XXIIl, flg. Aa-c). 15. Pleetus cirratus Bast. de Man, /. c, 1884, p. 110, taf. XVII, fig. 68. Une femelle adulte portant trois œufs fut recueillie en juin dans de la terre très humide des bords de la Seine près de Meu- don. Cette femelle était longue de 1.2 mm. ; [3 = 4, y = 9. La partie antérieure d(> l'appareil génital avait justement la même longueur que la partie postérieure, c'est-à-dire 0.2 mm. ; la partie antérieure occupait les deux tiers de la distance entre la vulve et l'extrémité postérieure de l'œsopliage, le tube postérieur les deux cinquièmes de la distance entre vulve et anus. La vulve se trouvait justement en avant du milieu du corps. Distribution géographique : Angleterre, étang près de Bagshot (Bast.); Hollande (de M.); Allemagne, Erlangen, Weiraar (de M.); Hongrie, Budapest (Orlev), lac Balaton (v. Daday) ; Suisse, Pvoth-See près de Lucerne (de M.); Russie, environs de Moscou (de M.). 1(3. Pleetus sp. ■J'observai en juillel, aux bords de l'étang des Fonceaux, une femelle d'une esi)èce du g(>nre Pledua qui était très voisine du Pleetus loiigianuhiins Btsli (voir de Man, 1. c. 1884, p. 114, taf. XVIII, fig. 73), mais (|ui en semblait ditiérer par la forme de l'extrémité anlérieur(\ la tête. En efiet, la tète de cette femelle avait la formc^ hémisphèri(|ue et les soies céphaliques étaient implantées à la base légèrement rétrécie de la tète. Cette femelle — 19 — n'était longue que de 0.38 mm., a = :^5, [3 = 3 4/5, y ^= 6, chiti'res concordant avec ceux du Plectus longicaiulatus. L'ou- verture génitale se trouvait justement au milieu, sa distance de l'extrémité postérieure de l'œsophage était un peu plus courte que celui-ci et mesurait les deux tiers de la distance entre vulve et anus. 17. Plectus parvus Bast. de Man, /. c, 1884, p. 115, taf. XVIII, tig. 74. Une femelle longue de 0.53 mm. et portant un œuf fut capturée, en août, aux bords de l'étang des Fonceaux : a = 22, (3 = 4, 7 = 10. L'exemplaire concordait très bien avec la description citée ; seulement, je croyais voir une trace de lèvres, et la cavité buccale n'était pas si distinctement délimitée que sur mes figures. La queue ressemblait parfaitement à ma figure y4. La longueur de la cavité buccale, depuis l'extrémité antérieure jus({u"aux trois lignes chitineuses de l'œsophage (7. c, flg. yAa), mesurait 23 a. La tète portait quatre petites soies céphaliques courtes. La membrane latérale était assez large. Les mouvements de cette femelle, qui appartient à la même espèce que j'observai deux mois plus tard dans une terre sablonneuse et sèche de l'ile de Walcheren (de Man, Ann. Soc. Zool. de Belgique, 1906), étaient très agiles. L'ouverture génitale se trouvait justement en arrière du milieu. Distribution géogTaphi(pie du Plectus p(/i'rus B-àsl. : Angle- terre, Falmouth (Bast.); Hollande (de M ); Allemagne, envi- rons de "W^eimar (de M.). 18. Aphelenchus sp. Au mois d'août je capturai dans la Seine, près de Sèvres, sur une pierre revêtue d'algues, une femelle d'une espèce du genre Apheleiicluis, longue de 0.45 mm. La forme était assez grêle, le nombre a, exprimant le rapport entre la longueur et l'épaisseur moyenne, étant 28; (3 =-- 7 1/2, y = 10. La tête, hémisphérique , était séparée du corps par un léger rétrécisse- ment, comme chez YAph. helophilus de M., espèce habitant la terre humide aux environs de Leyde (de Man, /. c, 1884, — 20 — laf. XXI, fîg '.•1^0; 1'' '''^^' •'''li*' (Jéj)()in-nte dclèn-cs;. Le sivlet était loiiii,' (le 1 i a et le bouton li'ilobt' à son cxtiviiiitô posté- lieiire, était fa'ihle Le bulbe était [)ivcis('int'nt aussi long ({uc le stjlet et mesurait donc un })eu i)lus d'un (•in(|ui('me de l'œso- phage, qni était long de (32 ',-. Le vaisseau excréteur présentait un COUPS ondulcux et s'étendait sur la r(''gion œsophagienne et sur une partie antérieure de la l'égion intestinale, au côté gauche du corps. La cuticule était très finement annelée. La distance de l'ouverture g<''nitale ius([u'à l'extrémité de la queue mesurait un tie)'s de hi longueur du corps et la distance enti'e vulve et anus était moitié aussi grande que celle entre la vulve et l'extrémité postérieure de l'œsophage. Le tube génital, qui s'étendait en avant, présentait un prolongement postvaginal. La queue caractéristique avait exadeineni la même forme que celle du Plectus geophilus de M. (de Man, /. c, 1884, taf. XVII, fîg. 7ld). Peut-être avons-nous affaire ici à la femelle de VApheIe}i- C'/ii^s ri rrt7/.s Btsli, espèce habitant le Mein, également sur des pierres et dont la femelle est encore inconnue^ ; de nouvelles recherches devront élucider cette question. 19. Tylenchus filiformis lîiitsc hli. de Man, /. c, p. 152, taf. XXIV, fig. lOL Une femelle longue de 0.83 mm. fut capturée en août dans la vase de la Seine près de Meudon, on même temps que des exemplaires du Dor-i/lrihiiiis stagmiîis. Quant aux dimensions, a = 35, [3=6, 7 = 5. La distance de l'ouverture génitale jusqu'à l'extrémité de la queue était un peu plus grand<> (ju'un tiers de la longueur totale. Distribution géographique : Allemagne, Francfort-sur-le- Mein (Bûtschli), environs de Weimar (de M.); Hollande (de M.). 20. Dorylaimus obtusieaudatus lîast. PI. 111, li-. ;3 de Man^/. c , 1884, p. KiT, taf. XXVI, fig. 10<.». . Au mois de juillet, trois femelles, dont chacune poi'tait un œuf, furent capturées dans la terre humide du bord de l'étang — 21 — des Fonccaux. La plus g'i'an n'en semble avoir (pie six. Les organes latéraux se voient dans les figures 5e et 5r/; ce sont ties sillons assez /r^r^c.v, conduisant dans une fissure située entre la tête et les parois du corps (fîg. 5e) ; ces organes ressemblent un ])çu à ceux des genres Oiicholaimiis et Anticoma (de Man, Anatoniisclic Untersuchungen iiber freilebende Nordsee-Nema- toden, f88C), taf.VI, fig. 5, taf. IX, fîg.Tr/). D'aiirès M. Cobb, les organes latéraux du l)or.'paj)'i1hihis Basi. et du /)or. Langii Cobb seraient spiroïdes (Cobb, Jenaisclie Zeitsclirift f. Natur- wiss., 188S, p. 69). La cuticule est lisse, non pas ann(3lée extérieurement, mais elle présente, dans une couche située près de la surface externe, des stries tongitadiuates sur la longueur entière du corps (fig. ~)a). Le nombre de ces stries se mont(^ à trente, sur la moitié })Osté- rieure (\\\ corps des femelles; ces stries, déjà observées parBastian (Pliilos. Ti-ansact., 186(5, p. 551), sont parallèles les unes aux autres; leur largeur est à peu près égale et les espaces inter- médiaires (pii les s('pai'ent sont également à peu près de la même largeur. Au milieu du corps des femelles la largeur des stries varie entre 3.6 a et 5.8 ry, ct^lle des espaces intermédiaires entre 8.7 u et 10.2 u. Sur la région postérieure du corps les stries s'anasto- mosent par-ci par-là, et jjarfois elles sont ici moins distinctement parallèles. Au-dessous de la couche des stries longitudinales sont situées les deux couches à fibres oblirpies croisées (fîg. 5^), qui ont été également déjà observées jiar Bastian (t. c ). Enfin, j'ai cru avoir observé un(» couche profomle de fibrilles transver- sales. La région antérieure du corps, autant que s'étend le stvlet, se voit dans les figures 5e et 5r/,la pointe du stylet dans la figure 5/'. De fines papilies cuticulaires sont répandues sur le corps entiei', surtout dans les régions submédianes. ■ Mes observations sur le mâle ne concordent pas avec celles décrites par Biitschli dans le second de ses travaux cités. Outre la papille anale, située justement en avant de l'anus (elle n'est pas indi(piée sur la figure ÏSh), le mâle présente, à ipielque distance (le celui-ci, nue séi-ie jn'éanale et niédi(me (te 45-48 ])apittes. Ces jiapilles, dont chacune est poui'vue d'un nerf (fig. 5/), sont vontiyni's; étant assez saillantes, (.'lies l'ont paraître rint('gu- — 27 — ment comme annelé (fîg. 5?) et M. Biitsclili l'a, en effet, décrit comme tel. Ces papilles vues de face })résentent une forme ova- laire (fîg. Dy); leur axe transversal, c'est-à-dire leur largeui-, mesure 7.27 y.. L'es})ace occupé par les papilles est long de 0.125 — 0.15 mm. ; la distance de la papille i)Ostérieur(' jusipi'à l'anus est longue de 0.17 mm., et la distance de la papille pla- cée le plus en avant jusqu'à l'anus mesure 1/1 I — l/Ki de la longueur totale. Bastian n'a pas non })lus obscrx é' ces paj)illes. La distance linéaire des extrémitt'S des sj)icul('s nicsuivo.l mm., distance à peu près deux fois aussi gi-andc (pic la ((ueiic (lig. .5/i); ces organes, dont les deux extrémités sont assez algues, sont courbés et l'on voit en dedans deux stries chitincuses presque contiguës. L(^s pièces accessoires sout petites, triangulaires (fig-.-^/O- L'ouvei'ture génitale est toujours située en avant du milieu (lig. 5), sa distance de l'extrémité de la queue mesurant les trois cinquièmes jusqu'à un peu plus des deux tiers de la longueur totale. La pro})ortion entre la distance de la vulve jus([u'à l'anus et celle de la vulve jusqu'à l'extrémité postéi'ieure de l'œsophage est assez variable : parfois la première est trois fois ou un ])eu plus de trois fois aussi longue (pie l'aiilre; chez d'autres exem- plaires elle n'était qu'un p(Mi plus de deux fois aussi longucî ({ue la distance entre la vulve et l'exti'émité posl(M'ieure de l'œsophage. Le tube génital postérieur est toujours plus long (pie l'auti'e; chez une h'inelle longue d(! 8 mm. le tube })Ostérieur ('lait une fois et demie aussi long que la partie anlérieure et occupait un })eu plus d'un tiers de l'espace entre vulve et anus; le (iibe anté- rieur s'étendait le long des trois quarts de la distance entn^ la vulve et l'extrémité postérieure de l'œsophage. J'observai une femelle longue seulement de 4.8 mm., pourvue d(''jà de trois œufs; le tube génital i)0stérieur n'était (pie d'un cin- (piième })lus long (|ue le tube antérieur et occupait justement un tiers de la distance entre vulve et anus; le tube antérieur s'éten- dait comparati\ement aussi loin en avant que chez la femelle de 8 mm. Tant(jl la distance entre la vulve et l'extrémité postérieure ih l'œsophage est justement aussi longue que celui-ci, laiit(Jt elle est plus petite, tantôt, (pioique rarement, un peu plus grande (jue l'œsophage. Le nombi'e le plus élevé d'œufs observés par moi dans une femelle Se montait à 35 : les œufs sont petits, longs de 0.125 mm. 11 me })arait probable que le Do/'. afria/ns v. Daday est id(3n- — 28 — tique à. l'espèce décrite par Dujardin, parce que je suppose que les stries longitudinales ont été décrites par le savant hon- grois par erreur comme des sillons et que les papilles préanales lui ont échappé. Distribution géographique : France, Rennes (Duj.); Angle- terre, Falraouth, New Cross (Kent) (Bast.); Allemagne, le Mein (Bïitschli), Erlangen (de M.); Hongrie, Rakôsbach (Ôrley), lac Balaton (von Dadaj). 26. Dorylaimus macrolaimus de M. deMan, /. c, 1884, p. 1<)1, laf. XXXIII, fig. 138. Une femelle sans œufs, longue de 3.4 mm., de cette espèce très rare fut capturée, en même temps que des exemplaires du Do7\ stagnai is, dans la vase de la Seine près de Meudon, en juillet ; quant aux dimensions, a était 50, (3 = 4 1/2, y = 14. La queue n'était pas normale ; c'est pourquoi le nombre y était un peu plus grand que d'ordinaire. L'ouverture génitale, située chez le ver adulte un peu en avant du milieu, se trouvait chez la femelle de la Seine un peu en arrière du milieu. Le tube génital antérieur dépassait à peine le milieu de la distance entre la vulve et l'ex- trémité postérieure de l'œsophage ; le tube génital postérieur, légèrement plus long, mesurait beaucoup plus d'un tiers de la distance entre vulve et anus, s'étendant presque jusqu'au milieu de cet espace. Distribution géographique: Hollande (de M.); Hongrie, lac Balaton, environs de Budapest (v. Dadav). EXPLICATION DES PLANCHES Planche I. — Fig. 1. Chromadora Ratzehuy^geyisis Linst., région antérieure d'une femelle, vue du côté latéral, X 500; \a, la tète de cette femelle, vue de profil, x 1370; 1^, appareil vahulaire du bulbe œsophagien de la femelle vue de l)rofil, le côté ventral se trouve à droite, x 1370 ; le, partie de la r(\gion latérale du corps d'une femelle un peu en a\ant du bulbe, X 1370 ; k/, région anale et armature génitale du mâle vues de profil, x 1370 ; le, partie inférieure de l'armature Arm.Biol. lad. iih.Aris:, Jiilin.^ Hinldiardt/Leipziij . Aim.lSiol. lac.il. pi.n. J.G.aeTvîaTi delin. I.idUtasLMius KlinfâiaMLt,Leçjig. Arm.Biol. lac.JI. pi.m. mj.3.1 Ticf.Sa. Fig.Scj. J.G.ci.eMaîi deJin. Lith. AiuitJulius Kliakhardl,l,eipzig — 29 — génitale vue do la face ventrale, X 27U0 ; \f, queue de la femelle, vue de profil, X 500. Fig. 2. (lu-omn(h)}-(i hioculuta. Max Scliultze, région an té- térieure d'une femelle vue du côté latéral, X 500 ; 2c/, armature génitale du mâle, vue de profil, X 1350; 'Ih, exti'émités infé- rieures des spicules et des pièces accessoires vues de la face ventrale, X 2700; 2c, les mêmes légèrement comprimées, X 2700. Fig. 4. BorylahniiS centrocei-cus de M., région œsopha- gienne d'un mâle vue de côté, X 250 ; 4«, extrémité postérieure du mâle, X 900 ; Àh, extrémité inférieure d'un spicule, X ISOO. Planche II. — Fig. 5. Doryhùmus stagnaUs Duj., femelle adulte, longue de 8 mm., vue de côté, X 55 ; hb, \\\q des couches obliques croisées de la cuticule au milieu du corps de la femelle, X 1350; he, la tête vue du côté dorsal, X 1350; 5/?, région postérieure du mâle Mie de côté, X 500 ; 5/, vue d'une partie de la région papillifère préanale du mâle vue de côté, X 1350 ; 5y, quelques papilles préanales du mâle vues du côté ventral, x 1350. Planche III. — Fig. 3. Doryluhnus ohhisicoudatus Bast,, région œsophagienne d'une femelle vue de profil, X 170, Fig. 5r/, Dorijldiniiis stagnalis Duj.; vue d'une partie chi milieu du corps d'une femelle, indiquant les stries longitudinales de la cuticule, X 350; 5c, vue latérale et 5(/, vue dorsale de la région antérieure du corps, X (585 ; dans la figure 5c le côté dors.d se trouve à gauche; 5/, extrémité antérieure du stylet vue du côté dorsal, X 1350; 5r/, organe latéral de la femelle, X 1350. o 'C^^^o DIE TIËRWELT DER (iEBlRGSMdHE eine faunistisch-biologische Studie von Paul Steinmann, ans Base! VORWORT. Die vorliegendo Studie soll niclit eine genaue i'aunistisclie lîc- arbeitimg der Bergbachbewohnerscliaft sein. Sie ist weit davon entfernt, auf Vollstandigkeit Ansprucli zu machen. Melirere Gruppen, z. B. die Nematoden und Oligocliaeten, mussten voll- slàndig in Wegfall Ivommen, andere wurden nur ergànznngs- weise beriicksiehtigt. Aucli besclirankte icli meine Untersuchun- gen auf eigenes Material,und der faunistisclie Teil dieser Arbeil ist somit ein Sammelbericht. Wenn ich die von andern gefun- denen Baclifoi'men fast vollstilndig ausscliloss, so bedeutot, das eine Beeinti'iichtigung, die ich jedoch dadnrch rechtfertige, dass es mir liauptsàchlicli uni die Biologie der torrenticolen Fauna zu tun war. Da aber der Begriiï « Bergbach » verscliieden weit gefasst werden kann und da ich mich auf die Angaben anderer nicht unbedingt verlassen wollte, zog ich es vor, nur Tiere zu beriicksichtigen deren Wolinort ich au s eigener Auscliauung kannte. Icli machte mir dahei' l)ei jedem Bach No- (izen liber Wasserstand, Temperatur, Gefalle, Grosse des Nie- derschlagsgebietes, Natur des Untergrundes, Pflanzenwuchs, etc. Das Untersuchungsgcbiel wui'de môglichst weit ausgedehnt, damit auseinanderliegende Stromgebiete unter sich verglichen werden konnten. Ich batte aiso die Absicht, in weiten Umrissen ein Bild der .^ 31 ^ Bnclifauiia zii eiitwi'rrcn; icli woUu; zcii;('ii, ans wclclicii biuio- ^isclKui und googi'apliisclion Elcmonten sio sicli zusammensoizt und wic sich Tior und bi'\volintes Médium zu ciuandcr vcr- liallen. Die Ai'boit boscliaftigte micli voni Miirz 1905 bis zum No- vomber lOOii. Es drangt micb, aucb an diesor Stcdlo meincm vorohrLen Lehrer, Herrn Prof D'' F. Zschokke aus dessen Anrogung die vorliegende Arbeit entspi'ungon ist, und der mir beim Samineln und Sicliten des Materiales, bei der Besebaftung der Literalur und in vielen andern Dingen unermiidlich zur Seite stand, von Herzen zu danken. Daes auch tiergeogi-apldscbe Fragen wai'en, die beantwortet werden sollten, war eine genaue Bestimmung des Matei'iales unbedingt notig. Icli ei'laubte mir dalier, fiir einzelne Gruppen bewahrLe Spezialisten zu Rat zuzielien. Die Herren G. Bollinger, D'' J. Carl, S. Clessin, Prof. D'" 0. FuHRMANN, D'" A. Graeter, Pi'of. D'' R. Lauterborn, D'' F. Ris, D'' J. Roux, R. Schâferna, D'' A. Thienemann, Pi'of. D' W. VoiGT, H. Wagner, D^ C. AValter, G. Ulmer, bestimmten oder controllierten meine Mollusken, Collembolen, Turbellarien, Copepoden, Dipteren, Perliden, Infusorien, Am- ])liipoden, Trichopteren, Kâfer, Hydracliniden. Den Hen-en D'' K. Bretscher und D'' Th. Steck bin icb fiir Ratscliiage betreffend die Literatur zu Dank verpHicbtet. Beim Sammeln des Materiales wurde ich von den Herivn G. Bollinger, W. Fehlmann, E. Graeter, Th. Herzog, I)'- C. V. Janicki, p. Merian, R. Sarasin und D'' C. Walter untei'stûtzl. Allen genannten Herren sage ich fiir ihre \vertvolle Mitliilfe aufrichtigen Dank. 32 ~ EINLEITENDES KAPITEL. Characterisierung des Untersuchungsgebietes. Die von mil' niclii- oder weniger genau untersucliten Bacli- sj'stemo, 59 an der Zald, guliôren vcrschiedenen Gcbirgsgnip- ix'niind Stromgebioton an, wie folgendc l'horsicld zcigen mag : lilirili lilidue 'J'cissin Ddiuiu 'l'illKlYd Kisano Total Jura 16 3 — — — — 19 SchwaivAvald . . .) — — — — — 5 Alpeii 3 H [) 10 ~ — 30 Karst — — — — 1 4 v) Total .... 24 11 10 1 4 50 Der Jura ^\•urde von Rasel bis Genf auf einzelnen Exkur- sionen und auf einer liingeren Reise unLersuclit. Im Schwai'Z- wald besclinuikte ich midi auf die Umgebung von Basel. In dcn Alpen wurdc an verscbiedenen Lokalitaten systematisch gesam- melt, so in Zermait (4 Woclien), im Rbatikon, in der Umge- bung von Parpan (Graubiinden), Andermait, Gottliard und Meyringen. Material ans alpinen Stnrzbàchen verdanke ich den Herren Prof. D'" F. Zschokke, D'' C. V. Janicki, Paul Merian. Wertvolle ErgJinzungen ergab eine Fussreise im Ti roi, April DHM), gemeinsam mit den Herren Prof. Zschokkk, stud. med. W. Fehlmann und stud. pldl, R. Sakasin untcrnom- men. auf der ich Gelei>enh('it fand, unterstiitzi von den ^enann- ten Herren_in der Umgebung von Innsbruck, im Kaunsertal und am Fer m}) as s zu sammeln. Der Siidfuss der Alpen wurde anlasslich meiner Heimreise von Triest berucksichtigt. Ich sammflto einige Tagc in der Nalie von Lugano uml in F a i (l . Wahrend meines Aufentlialtes an der zoologisclien Station in Tricst (Septembor 1905) untcrsuchte ieli einige Karstbaclio im Gebict des istrianisclien Flusses Ilisano und den Ausfluss des unierirdisclien Sti'omes vonSt. Canzian, den Timavo. Mit Ausnahme des Timavo, den ich seiner tiefen Wassertem- peratur wegen und als Parallèle zn den Grossen Jurafjuellen, der source de l'Orbe bei Vallorbes und der source de l'Areuse bei St.-Sulpice niclit ausser Acht lassen woUte, waren fasi aile von den genannten Gewàssern typische Wildbà- cli<>, cliaracterisiert durcli starkes Gefàlle und daher schnell- fliessendes oft sicli iiberstiirzendes und zerstaubendes Wasscr. Den Untergrund bilden gewôhnlich macldige F'elstriimmf-r und grobes Geschiebe von RoUblocken. Die Auswasclibecken unter den Wassersiiirzen fuUen sicli teils mit Sand teils mit feinem Scldamm. Die Végétation erfreut sicli in den obern Regionen keiner grossen Entwickelung; Aveiter unt(>n, im Waldgebiet, beginnen die Wassermoose eine grôssere RoUe zu spielen. Niclit selten bilden sicli aucli Algen- iiberziige an den i'iberttuteten Felsen. In den Quellen des Schwarzwaldes traf ich ziemlich regelmJissig das Wassermoos Fo)din(iUfi anfipijreticd an. Im Allgemeinen scheint der Bach des Kalkgebirges Algen-, der des Urgebirges Moosvege- tation vorzuziehen. Untergrund, Wasserstand und Temperatur wechseln in weiten Grenzen je nach der Gesteinsart und Hôhe der Gebirge, denen der Bach angehort. Nach allgemeinen Gesichtspunkten liisst sich zwischen Jloch- (jchh-gshdch und MiffeUjchn-fjshdch unterscheiden. I. Der Hochgebirgsbaeh ist entweder ein eigentlicher (Uet- scherabfiuss und zeichnet sich dann durch eine Reilie von Merk- malen aus, die weiter unten Benicksichtigung flnden sollen, oder er entspringt auf den Alpweiden oder in Schutthalden oder wi rd vom Schmelzwasser tiefgelegener Schneefelder gespiesen. In diesem Fall unterscheidet er sich nur wenig von den Ba- clien des Mittelgebirges. Der Gletscherbach ist durch ein grosses Niederschlagsgebiet cliaracterisiert. Der Wasserstand wechselt daher in weiten Grenzen, indem Trockenheit und winterliche Kalte das Ab- — 34 — sclimelzen (Ici- GlotscliHi' vcrhindei'l nml so giinzliclies Versicgeii zur Folgc liabcn kann, w.-iluvnd Kcgen und Hiizc Ilochwasser 1111(1 Ûberscliwcmmungeii liervorrufen konncn. Entspreclieml dor grossen Wassei'meng(? wird dci- Untcrgrund durcli macli- lige RoUblocke und Felstruramer gebiklet, zwist-ben denen sich dcr Moranensand des Gletscliers ablagert. Die Temperatur des Wassers slelit jaliraus, jalircin nur wenig iib(n- dem Sclimelz- punkt. Beis[)icl : Fiiidclnbaeh liei Zermatt. Er luit bei 4.5 km L;inge vom Gletsclier bis zur Eininùndimg in die Visp 538 m Gel'alle Er entwassert einer Fliiclie von fast 40 km^ Die sein Niederschlagsgebiet umgrenzende Wasser- sclieide erliebt sich zweimal iiber 4000 m Meereshôlie. (Rimp- fisclihorn 4203 m vmd Sirahlliorn 4101 m.) der Holienunler- srliied von diesen Punkten der Wassersclieide bis zur Einmiin- diing des lîaches betriigt bei 13 km Entfernung in der Luftlinie 2570 m. Folgende Temperaturen wurden widirend dcr heissesten Jahreszeit an der Einmiindungsstelle also nacli ca 3.5 km lan- gem Lauf gemessen : 1.) 7 Augiisl lOOC). . . 2.5" c 2.) 12 ■■ 100(3. . . 3° c 3.) 22 •• 1000. . . 2.5%' Der GleLsclierbaeh mit seinen extremen Beilingungen isi fiir Tiere und Pflanzen fast unbewolinbar. Es ist mir niclit ein ein- ziges Tier \ov Augen gekommen, von dem ich annehmen konnte, dasses seinen Wohnsitz dauernd im Gletscherbacli aufgesehla- gen liabe. Fiir Planaricn ist der sandige Untergrund niclit giinstig. Dit' wenigen Shj//fn/nj/-U\v\en, die ieli bie und da sammeln konnte, stammen wold aus den kleinen liinnsalen, die seitlicli in den untern Bach mïmden. In soldien Gewassern waren die Larvcn oft in Fnmassen anzutreffen. Ungleich besser gestallen sich die LcbensbetUngungen ini Hocligebirgsbacli, der auf Alpweiden seinen Ursprung nimmt. ZscHOKKK bat in seinem Werk iiber dit" ■• Tierwelt der Hoch- gebirgsseen ■■ (Ue Temperaturen sok-lier Baclie limgere Zeit re- gelmassig gemessen und kommt zu dem Résultat, dass die iius- sersten Grenzen von 4" und 12° nur selten iiberschritten wer- den. Ganz ausnahmsweise stieg die Temperatur aui' 18° bis 10°. — So- leil l)in ^'cneigt anzunclimcii, dass es sicli hier iira \\asser- ai'ino, i'iboi' hcissc Scliuttliaidon und Felswando l'iesolnde I>;ich(' liandelto, die oft aussergewôlmlich warmcs Wassort'iUiron. Wie gross die Wirknng Acr Sonnenstraldon in solclien Fidlen ist, beweist mir ein kleincs Bachlein westlich von Zerniutt, das hv.\ ca 2500 m. auf einer Alpweide entspringt und mit ()8 "/o Geialle zu Tal eilt, um bei 1()8() m. in die Visp zii miinden. Am ac]i bei Fliihen (Basler Jura). Niederscldagsgebiet ca 4 km 2. Meln'ere starko Quelbm. Nach der Vereinigung der Haupbiuellen un(erbalb Hofstiit- len ist dei' IJaeh ziemli(di wasseri-eieh an dieser Stelle wurden l'olgende Temperaturen gemessen. 10 Mai 1005 0.5" M Juni 1905 edingungen zu Grunde gehen. Am l'eiclisten fand icli die Tierwclt im Heidenwuhi', bei Sackingen, einem kalkannen, stai-ken, l'eicldich mit Moos bewachsenen Schwarz\valdl)aeh, iiber kciinen keinu Grenzon dci' Holie und d<'i' Tiefe, siu iintorschcidcn nitditzwisclicii liolicm Nordcn und tropiscliemSiïdon. Sodurftcn wii- erwarteii, die Vorti'eter diescr iliissorsi ani)assungsf;iliigen Grappe aucli im Bacli anznlreften. I)a icli jedocli nur bei ganz wonio-en P);i(di('n niein Aiigcnmoi'k auf dicso kleinsten Ticrc l'icbten konnte, bleib( mciiie Liste dei- IJacbi'liizopodeii eiiie sebf bescln'Jinkie. Ci/phodcriff anipuUa lebl. nacli Penard l'asl in alleii iinsern Seen und zwar iibei-all in (bu- Ticb». bdi fand das Tier ziendicb liiiniïg in einer kalten Quelle des Heiden wubrgebietes. Es bielt sicb in den Fonfinalis rasen auf. DifffiKjia j)i/rifor"mis ist ein Aveitverbreitetor Cosmopolil, d(,'i' verscbiedene, zu profunder Lebensweise neigende Varietiiten ausbildet. Idi fand ibn an der gleiclien Stelle wie ( [i/plioilrr/f/ und ausserdem im Bach von Barscliwyl (Jura). ■ Nehcla vitraea bewohnt ebenfalls die Tiefe der Seen. Pexard gibt als Fnndorte an : Lac Ness (Ecosse) und Lac Lenian (100 _ i;}() m. Tiefe). Zschokke kennt die Art ans dem Viei'waldsliii tersee, \\o er sic, L50 m iief, aiitiand. In den Rbiiiikonbaclien traf Zschokke regehii;issigrt'y//ro- jji/.jcis aciileal(t Ehr an; er deiitet die eigenh'nnliidien Slaclieln, die das Gebiiusc; dieser Rliizopoden auszeicbnen, als Reien- tionseiiu'icbdniiivn Ix'i slarker Stronmng iiiid xci'niiUet, dass die — 39 — Form in ruliig'em Wasser in die nnbostaclielte Centropi/xis ecornis iil)ergelio. Bas Voi'komnien von tvpischen Tiefontieren im Bach, das uns aucli l)ei andcrn Gruppcn wioder begegncn wird, deutet wold auf gvmeinsamen Ursprung und glaciale Abslammiing liin, wie in einrni spatern Kapitel niihei' ausgefiihrt werden soll. Bie feuchten Moospolster des Wasserrandes belierbergen neben Rotatorien, Neniaioden, Ôligocliaeten, Tardi- gi'aden aucli eine Anzald Ciliaten und Flagellaten, die icli wegen \\nvv Seltenlieit niclit bostinimen konnle. Es liandelt sieli zweifellos um Angelidrige der cosmopolitisclien lîewohnei'- scliaft des feuchten Mooses, die ITu' die lîachfauna ni(di( weiler in Betracht kommen. In Biii'sclnvvl fieng ich in ein(>in stark iiberHuIclen Moos- biischel zwei von Co/Iinri/iopsis raga SciiR. bcfallcin' C}'cloi)ideii . 2. ROTATORIA. Im idjerflub'lcn Moos sind Pvaderlicre keine Seltenlieit. Ilauptsiichlich ti'elen uns die characteristischen, an gewisse Moosarlen fast symbiotisch angepassten Cosmopoliten entgegen. Siclicr bcslininicn liessen sicli : 1. h'oi/fer ni/garis ScuRK. u. Eiirrg. 2. Pli'dodiiia l'oscolri Ehrbg. o. Mctopidhi (iciihiiiKita Eiirho. 4. CaUidina bidens Gosse. 5. •' parnsitica Cigl. 1-4. sind im Baehmoos hiinfige Erscheinungen. 5. fand ich ziemlich îiJiufig parasitisch an Gammnrufi jndex. Ausser diescu mrhr oder weniger i-egelmiissig aul'tretenden Tiei'en kamen mir auch vcrcinzelte andere zu Gesicht, deren genaue Beslimmung mir nicht môglich war. Besonders merk\\iir(lig \var eine kleine Pro«/e.s:-ahnliehe Form, die am Vorderende ein aufFallend reduziertes Rjiderorgan, dafiir aber zwei kraftige Haken besass. Leider mislang di(^ Pi'aparation der zwei Exemplai'e, die ans dem Moos eines ^^^aldbaches bei Bottmingen slammten. Ich hofte jedoch, dièse merkwiirdige Art, die voi'ziiglich an kh'itcrnde Lebensweise angepasst zu — 40 — sein sc'lieint, spiiter wieder auffinden und beschreiben zu kônnen. 3. TURBELLARIA. Rhabdoeoela. Im Moos der f)ergbache von Fliilien, Sackingen und Biirscliwvl konnte icli zu verscliicdenen Malen rhabdocoelc Strudehvi'irmer auiiindun, furner stammt eine Anzalil solclier Wûrmer aus Bergbàclien des Hasliberges (Berneroberland). Leider konnten die kleinen Tiere niclit in lebendem Zustand untei'suclit worden und dalier w-àr mil- eine genaue Bestimmung niclit môglicli. Herr Prof. D"" Fuhrmann liatte die grosse Freundliclikeit, die fraglichen Exemplare naclizubestimmen. Es ergab sicli : 1. Barsclnvyl : Gyrator her)uaphroditus Ehrbg. 2. Bottmingen : SteiiostoiHd hmcojjs 0. Sch. 3. ■■> Vorfed' spec. {armiger-Tx\m?,). 4. FI il 11 on : Sfeitostotna leucops 0. Schm. 5. Hasiiberg : Stenoatoiita leucops und Voi'ex besitzen am Hinterende eine Art » Klebzeilen )>,die ilinen im rasclifliessenden Bacli wolil gute Dienste leisten, Sie liefern ein Secret, das die M^irmer befàliigt, sicli im Wasser aufrecht zu stellen und nur mil dem Kôrperende an der Unterlage liaften zu bleiben. FuHRMANN fand im Baclie des Augustinerliolzes, der jedocli niclit zu den Bergbachen gezàhlt ^^•er(len darf, da er zu langsain fliesst, im Sommer zu ^^■arm wird und viel ^'ermoderlRle PHanzenteile entliiUt, folgende Rhabdocoele : 1. Microsto7nalineare Oe. 2. " caniini¥\]'SKMAim. 3. Macrostoma viride Ed. v. Ben. 4. Slenostotna Jeucopjs (). Sch. 5. Proi-hijHchus siagnalis M. Scii. Neben diesen Rliabdocoelen kam — das sclieinl mir von grosser Bedeutung zu sein — aucli das Cliaractertier klarer, fliessenderTiewiisser, die' deiidrocoele Plancwia yonocepluila DuGÈs vor. — 41 — Intoressant ist Prorhyiichus, der in einom einzigen Exemplar im Winter erboutet wurde. Eine andere Art derselben Gattimg-, Prorhynchus foutiiialis Vujd, îst ein stenotlieniK^s Kaltwassertier, das wold liaiiptsiicli- licli subterran verbreitet ist. Trotz eil'rigem Suclic konntc icli das Tior, das Lauterborn ans dem kalten Pfcrdsbrun- nerbacli bei Johanniskiviiiz nieldct, nirgends nachwcisen. Die Rliabdocoelen sind in ilirer Mclirzalil Cosmoiioliten und als solchu wenig wiihleriseli beini Aufsucben eines Auf- cntlialtsoi'tes. Im allgemeinen sind die Angehoi'igen der Baselcr Faiina nach FuHRMANN Sommertiere, deren Hauptentwicklnng auf Sp;U- friihjabr und Sommer lallt und die den Winter nur in ver- einzelten Exemplaren i'iberdauern. Z^^•ei Ausnahmen, unsere Bekannten vom Baeli : Gijrdtor hcriiutphi'oditus Eiirbg und SteMostoma îeitcops 0. Sch., sind Sommer und Winter in gleiclier Anzahl vorlianden. Selbsl unter dem Eise bemerkt man niclits von einer Abnahme an Individuen. Zu diesen zwei Wintertieren, von denen Gyrator hermaj)hro(Ji(u.s sogar auf ZsciioKKKS Liste der unter dem Eis der Hocligebirgsseen erbeuteten Lebewesen flguriert, gesellt sieb der einzige Pi'O- rhyiichus staynalis, der ebenfalls im Winter gefunden wurde. Lebenslaliigkeit im Wintei' und TendtMiz zu torrentieoler Lebensweise sind sehi' oft Merkmale ein uud desselben Tieres und sind, besonders, wenn sie nocb mit geograpbischen und biologischen Eigenlïunlichkeiten gepaart auftreten, Kennzeiclien glacialen Relictentums. leb kann mir ganz gut denken, dass auch unter unsern heutigtMi (-osmopoliten glaciale Elemente sicli fînden, die von anpassungsfiihigen Eiszeittieren abstammen und sicli daller auch an wiu-meresKlimaundneue Lebensbedingungen gewôlmen konnten. Allein sie untersclieiden sicli lieute nocb von dér grossen Masse der postglacialen Einwanderer durcb glaciale Cliaracterzûge, durcb \"orliebe fiir tiefe Temperaturen, lange Embryonalentwicklung u. s. w. Tricladea. Die Bacbtricladen sind in der letzten Zeit ein iiberaus beliebtes Objekt biologiscber und tiergeograpiscber Studien ge^^■orden. Vor allen gebûbrt Voigt das Verdienst, durcb sorgfaltige 3 — 42 — Beohaclitungen die eigentiimliclie Verbreitung der einzelnon Arten imd deren Grund aufgedeckt zu haben. Icli liabe bei meinen Bachuntersuehungen die von Voigt angeregten Fragen iiberall im Auge gelial)t iind Iiabe meine Bofuiido in der Arbcii : ■• Biologisclies und Geographisclies von Gebirgsbacliplanai'ien •• Arcli. Hvdrobiol. II, inbopag. 180 ff. niedergelegt. An dieser Stelle will ieli mich mit einer kui'zen Zusaminenl'assung be- oniio-en und verweise i'iir Einzelbeiten auf meine austïdn-liclie Arbeit. Icli schicke eine Liste der gefundenen Arten voraus : 1. Ph/naria alpina (Dana). 2. Phinaria gouocephala Dugks. 3. PI(iii(ir}(((DcH(lroc()eîum)h(cte(i^V\\\A.VÀi. 4. Poli/celis coniufa Johnson. 5. Po/ijcel/s nigra Ehrb. G. Planaria torcn M. Shulzkï' 7. PlioKiv'tn caraticd Friks? Planaria alpuia, PoJijceris cornata und Planaria gono- ccpha.la sind die typiscben Bac]ii)lanai'ien; Polijcclis nigr((\m(\ Planaria lactea wandcrn da und dort ans stehendem odei- langsam fliessenden Wasser in den Unterlauf der Bâche. Planaria torva fand icli nur an einer einzigen Stelle im fliessenden AVasser, sonst ist sie ini stelienden Ti'impel und See zu Hause. Am meisten interessieren uns selbstversUindlicli die drci Bachformen, von denen zwei, Polycelis cornufa und vor allem Planaria alpina fast aile Bedingungen orfiillen, die Zschokke in seinen " Hocligebirgsseen •• von Glacialrelikten verlangt. Si(^ sind stenotherme Kaltwasserbewohnei-, i)flanzen sicli nur bei tiefen Temperaturen gescldechtlich fort und kommen alpin und montan, Planaria alpina nacli den neuesten Untersuclumgen Thienemanns (113) audi nordisch vor (Rùgen). VoiGT fand, dass in jedem typiscben Bach aile divi Tricladcn vorkommen; jede bewohnt jedoeh nur ein bestimmtes Gebiet und fehlt im iibrigen Bach. Im Quellgebiet und im Oberlauf lebt P'ianaria alpina (Dana), den mittleren Teil nimint Polycelis cor- nul a .Johnson ein, wàhrend von untenher ans don Fliissen^/-*/rt??«ria gonoce})hala Dugès narhdrjingt. Vdigt glaubt, dass die Tiere einander aushungern und dass jcdc Art sich so wcil vcrbreitc, als ilir die Wassertempi-ratur — 43 — gestatte. PJanaria alphia sei an das kalteste Wasser an- gepasst und konne sicli daliei* in der Quellregion gcgen die Kon- kurrcnz der andern wiirmebedûrftigeren xVrten orfolgœicli Ix'liaiiptcn, widirend sic im untorn Toil des Bâches ansgeliungei't woi'den sei. PJanaria (joiioccphala konne im obern Teil nîclit existiei'en; da iln- das Wasser zu kalt sei, musse sie den kiiltebediii'ftigeren Arten nnterliegen. Pohjcclis cornuta endlich ninnnl infolge ihres zwisclien (k^i beiden in der Mitte stebenden Wiirmebedùi'fnisses ancb im Bach den Mittellauf ein, Geographisches. — Icb fand die Vei'breitung iiberall in der von VoiGT angegebenen Weise. Entspreebend den verscliiedenen klimatisclien Verhaltnissen war der Verdrangungsprocess in d(^n einzelnen Gebii'gsgrupi)en verschieden weit vorgeschritten. In den A Ii)en ist Planar'ia alpina alleinlieiTscbend. Polj/- ceJis cornuta beginnt eben erst einzudiingen. Im .Tni'a ist dieser Prozoss schon weiter gedieben und im Scbwa rzwald ist Planariaa/j)rna bereits in die olH'rstcnQuellenzuriickgedriuigt oder sclion ganz verschwnnden. Icb babe in meiner ansfiibrliclien Ai'beit einzelne Biespiele publiziert und (kiselbst aucb ansgefidn-i, dass und wai'um icb die Ausbungci'ung im Sinne Voigts nicbt allein iïir massgebend halte. Es fiel mil" nàmlich auf, dass Planarienzabl und Nabrungs- menge in gar keinem Verhaltnis zu einander steben, dass man oft Biicbe anti'iti't, in denen mindestens fur dopi)elt so viel Planarien Nabrung vorhanden wàre, als wirklicb den Bach be^^•olmen. Icb kam daber auf die Idée, dass die directe Einwirkung der nngiinstigen TemperaturverhaUnissc auf die Foi't})flanzung der Strudelwiirmer dei' Hauptgrund der Tren- nung der Vei'breitungsgebiete sei. Erst in zweiter Linie kommen Nabrungsverbaltnisse in Betracht, und zwar iibt Qualitiit und Quantitat der BiHite einen Einfluss auf die Verbi-eitung ans, indem die qualitativen Nabrungsbediirfnisse bel den einzelnen Arten verschieden sind. Immer wabrscbeinlicher wird aucb der anfangs bestrittene Einfluss der geologiscben Beschafienbeit der Gebirge, denen die Bacbsysteme angebôren. Lamfert (40. a.) macht auf den grossen Unterschied in der Planarienbevolkerung desKalk- und Urgebirges aufmerksam. Er fand, dass im Urgebirg der Verdran- gungsprocess zu Ungunsten von Phinaria alpina viel weiter — 44 — gedielien ist, wiilirend Pobjcelis cqrrrufa nmgekchrt im Kalk- gebirg viel scliwacher vertreten ist. Almliclie Kosultate lieier- len aiicli meine Planarienuntersuclmngen (OU)- Kalkgclialt des Wassers sclieint somit fur Planaria alp'uia weniger schadlich zu sein als fiir Polycelis cormifa. Niilieres iiber die Frage nacli der Wirkung des Kalkgelialtes findet sich in meiner "pianai-ienarbeit, pag. 192. Ausserdem wiire nocli in I5e(ra(-lit zu zielien die von Wilhelmi (159) aufgeworfene Frage der I)ewaclisung der Baelie. Aile dièse Momente wirken im ganzen Bachlauf gleiclnniissig und tragen dalier allein nichts zur Frklarung der Verbreitungs- eigentiimlichkeiten bei. Dagegen ist von erainenler Bedeulung di(> Wassertemperatur. Aile andern Faktoren grcifen hôelisiens modifizierend in den Prozess der Verdriingung ein. An dieser Stella mag kurz der Versucli gemaclii werden, die M'irkungder klimatisclien Anderungen auf die Verbreilung zu cliaracterisieren. Zur Erkiàrung der getrennten Verbreitungsbezirke. Icli stelle mir vor, dass Planaria alp'nui sich urspriuigiieli das ganze Jahr nur geschleclitlicli fortpflanzt. Dieser Zustand, d(4^ lieute nocli in den Hoelialpen weiterdauert und aucli an einzelnen Stellen des iMittelgebirges, wo starke Quellen mit constanter Tempera! ur dem Boden entstroraen (Ikùspiel : F 1 ii h e n im ,lura, wo icli das ganze Jahr geschlechtlieh ditterenzierte Planarien fand) noch in unserer Zeit anzutrctïen ist, war zur Zeit der letzten grossen Vergletscherung der normale Zustand auch im Tal. Damais besassen aile Biiche eine gieichmiissige, liefe Temperatur. Wenn wir auch annehmen, dass zwischen Eiszeitsommer und Eiszeitwinter bedeutende Unterschicde wai-en, so glich doch das Sclnnelzwasser, das im Sommer rcich- licher floss, die; Tempei-aturen in den Biichen aus. Spater, Ijeim Zuruck^\■eichen der (lletscher, erwiirmten sich die Biiche im Sommer viel stiirker als im Winter. Daher nnisste wahrend der warmen Jaln-eszeit die sexuelle Vermelirung im Sommer wegfallen. Ungewohnte Temperaturverhaltnisse, hcsonders i-nschcr AVechscl, fiihrten zur Selbstverstiimmclung durcli Quertcilniig. Je iiine-er nun die Sommer wurdcu, um so mehr musste die — 45 — sexuelle Foi'tpflaiizung weiclien imd mil ilii' die Ampliimixis, die Individiialiiiitenmisehung, olme die sieh bald Degenei'alion einstellen iimss, iind je wai'mci' sie wui'den, uni so mehr gowann die « asexuelle Vermeliruiig », dic^ Selhstverstiimmelung, an Ausdelinung, welclie ungolieiiei'e Anforderungen an das Rege- nerationsvermôgen stellte und die Aiisbildung des Generations- ap})arates, w'ie dies Stoppenbrink (101) im Einzelnen ausfiilirt, verhindert. Durch wiederliolte Querteiliing selbst nocli rege- nerierender Tiere wurde der Organismus sehliesslich so ge- sclnviicht, dass die Aiisbildung der Gesclileclitsorgane den ganzen Winter unterbleiben musste. Dies fiilirte im Tal zum Ausstei'ben der alpinen Planarie. Nur in Baelien von tiefer, constanter Temperatur konnte sie sicli noch balten, da sie dort noch die urs})riingliclien Bedingungen vorfand. Poh/ceUs cor mit a vermag sicli normal geschlechtlich und ungeschleclitlicli zu verraehren ; docli muss aucli sie zwisclien je z\vei Perioden asexueller Fortpflanzung zur « Auffrischung » eine sexuelle einscliieben. Weil sie aber gegen Ungunst der Temperatur nicht so empfindlieh ist wie ihre alpine Nebenbuh- lerin, konnte sie sieh liinger ira Taie lialten. Scldiesslich be- gann jedoeli die Warmezunahme die Sexualitat im Tal iiber- ïiaupt auszuschaiten, und nun trat Polycelis den Riickzug in den Bach an. Dort fand sie die ihr zusagenden Bedingungen und verbreitete sieh so weit nach oben als es ihr die Temperatur- verhaltnisse gestatteten. Da namlich ihr Optimum hôlier liegt als das \on Phrnai'ia alp'nta, gebot sehliesslich der Aufwiirts- wandernden das immer kalter \\-er(lende AA^asseï- Hait. Das Fehlen von Polycelis cornuta in der Quelle erkliirt sieh also ans zu tiefer Temperatur, die ebenso wie zu liolie die Sexualilàt herabsetzt. Von den Stromen lier dringt nun in die warmsten Absclmilte der Bâche der postglaziale Einwanderer, der warmebediirf- tigste der drei Strudehviirmer, Planario gonocephala ein. Ihre obère Verbreitungsgrenze wird durch ihr holies Tempera- turoptimum gezogen, das etwa bei 14-1(5'^ C. liegen mag, im typischen Bergbacli also kaum erreicht wird. Die Grosse des Mischgebietes zweier Arten, z. W. die Liinge des Bachlaufes, in welchem zwei Arten giinstige Bedingungen flnden, ist in planarienreichen, also nahrungsarmen r');u'hen weniger betriichtlich als in nahrungsreichen. In solclien Ge- wàssern kommt also der Aushungerung im Sinne Voigt.s — 46 — etwelclie BcdcuUing zu : sie sclùiri'l die von den T(>mi)ei'atur- vcrlialtnisscn gegebonen Gronzen, olinc jodocli die Gronzen solbst verscliieben zu kônnen. Anpassungen. — Die Planari(Mi, dci-cn Vci'brcitungseigen- tiinilicbkcitcn hier besproclien wurdeii, sind rein toi'renticol; sie i'elilen dem sLelienden Wasser mit Ausnalime dor Planaria (6/yy/Mr^dieoi■iindiekaUenHocllg■ebil•g■sseenundGletsc]lertumpel liinaut'wandert Ihre Lebensweise gibt sicli in einer Anzahl Baclianpassungen za erkennen, die kurz an dieser Slelle beliandelt werden sollen. Wie bei allen echten Bachtieren ist das auiïalligste Merkmal starke dorsoventrale Abflacliung und Liclitsclieu. Im erwaclisenen Zustand leben die Planarien meist imter Steinen, an di'nen sie sicli mittelst Scldeim festlieften. Ihre Rewegungs- weise isl siets eine kriecliende. Schwimmbewegungen, wie sie bei Hirudineen oft vorkommen, sind zwar mehrfach beschrieben worden (Hkrtwig : « Lehi'bucli der Zoologie»: «... oder sie tummehi sich freischwimniend im Wasser Iierum. In letzterem Fall maclien die grôsseren Formen undulierende Be- wegungen des Kôrpers ») berulien jedoch sicher auf Irrtum, wie auch WiLHELMi (159) nachweist. Aile drei Arten sind dnrch grosse Emi)findlichkeit gegen Verimreinigung ausgezeiclmet und bewohnen nur klarc, fliessende Gewâsser, Phmaria gono- cephala ist naeli Lauterborn im Rhein geradezu das Leittier fiir Verunreinigungen, indem es ûberall da fehlt, wo der Fluss durcli Abwasser verschmutzt wird. Den Coccons entschliipfen meist wenige, in der Entwicklung fortgeschritlene, den Alten iihnliclie .Tunge. Die Coccons kônnen frei sein und verscliliefen sich dann infolge ihrer Schwere zwischen und unter die Steine des Untergrundes Phinaria alpina und Polijcelis cornuta) oder sie werden mit einem Stiel an die Steine angeheftet. Aile .Bachplanari(m sind durcli ausserordentlich grosses Hungerver- môgencharakterisiert. Neben der geschlechtlichen Vermehrung besitzen unsere Strudelwiirmer auch die Fàhigkeit asexueller Fortpfllanzung durch Quei'teilung. Sie liât jedoch bei den ein- zelnen Forni(>n eine selir verschiedene Bedeutnng. Wiilii'end i'iir PJdiKirid (/onoci'ji/nt/// die Teilung eine iioi'niale Fort- ptianzungsi'orm ist, bei der sich vor der Loslôsung die ^■erloren gehenden Telle zu regenerieren anfangen, teilt sich Poh/celis olme vorangehende Régénération, jedoch oline pathologische Anzeichen. — 47 — llvl ridiKirid (ilitiud slii'bUlas eiiie (Icr abgctrcuiilL'ii Sliickf gewôlinlicli ah. Die Teihing liât also liici- den Cliaraktcr von Solbstvorstiimmeluiig als Roaction aul" Unguiisl der Tcmpcrainr- vorlialtnisse. Die Verbi'citung- (1er anderen Trieladen war in meinem Unter- sucliungsgebiet eine geringe. - Flanarla cdcatlca Pries? selicint noch stenotliermei- zu sein als Planaria alpina, ist jedoch deni Rachleben niclit so gui ang('})asst. Sie stellt die Beziehungen zwisclien profundei' und lorrenticoier Fauna lier, indem sie in der Tiefe der scliweize- rischen Seen (iin Vierwaldstattersee bei 70—05 m) auftritt. CtEYER fand sie oberirdiscli in verseliiedenen Quellen der scliwabisclien Alb. Herr E. Graeter, der gegenwartig die seliweizerischo Tlolilenfauna bearbeitet, braelite die Planarien ans melireren subterranen Baclilàiifen mit. Eine Verwandte der Plnnaria ynontenujrina Mrazek, eine polypliarvngeale P/r/;?Y/r/c/ alpina fand icli in melireren Exem- l)laren im Karst. Nalieres dariiber tîndet sich in meiner aus- i'iilii'lichen Arbeil iib(>r Gebirgsbacliplanarien (UO). Phniarla. [Dcadrocoehnn) hictea MCill. lievorzugt meist langsam fliessende, elwas versclimutzte Gewasser, steigt aber da und dort aueli in klare Biiche liinauf. Besonders im Birsigtal, bei FI il 11, (;)berwvl und Bottmingen fand icli sie liie und da nchen Pl(/iau'la (lOiiocejihaJa, docli blicb sic aucli hier iinmt'r vereinzelt. Planaria to)'va M, Schulze? (Bestimmung niclit ganz siclier) leht im Karst gemeinsam mît Polycelis cornafa. Ich sammelte melirere Exemplareim Timaro bei San Giovanni. In kalten Baclien Bôhmens fand Vejdowsky mehrere Plana- rien, die ich hier der Vollstandigkeit wegen erwahnen will, trotzdem es mir niclit gelang, die Formen in uiiserm Gehiet nachzuweisen. 1. Planaria Mrazeki Vejd. In Biichen, augenlos, wolil mit Tendenz zu subterranem Leben. 2.P/«wrrri«y//«f«DuGÈsansFrankreich(DuGÈs),Boliinen, (Ve.id.), Odenwald (Lauterborn) und Riigen (Thienemann) bekannt, hewohnt ausschliesslicli sehr kalte Biiclie und wurde ausser auf Riigen nur in vereinzelten Exemplaren angetrotîen. ;j. Phuan-ia alhissima Ve.td. leht in grossen Quellen Bôhmens (selten). — 48 — Hirudinei. Die Egel sind fiir das Lcben im Bach niclil geuigiiet. Mcino Liste bleibt dalior wenig urafangreicli : 1. Nephelis octoculata Moq.-Tand. 2. ■' atomarui Moq.-Tand. 3. Glossiphonia heterodita h. 4. " stagnalis L. Diegenannten Arten geniessen weite Verbreitung in Siim])fen, Graben imd AA^iesenbaclien Sie sind gegen tiefe Temperatur-en selir empflndlicli, im Winter gelang es mir nie, einen Egel zu erbeuten. Die Tiere sclieinen sicli in der kalten Jalireszeit im Schlamm zu vofkriechon. Mit der Neigung zum Pai'asitismus ist eine Vorliebe fin* verschmutztes, verwesende organisclie Stofte entlialtendes Wasser verbimden. Ûber dieNahrung von.Vp/9/?e/i.s lesen wir bei Moquin-Tandon (55) : « Se nourrit de planaires, de mouches et d'animalcules infusoires, dévore, d'après MIiller, des limnées et des planorbes.» Die hier aufgefiïhrte Sj^'ischste muss im Bacli eine starke Reduktion erfaliren ; die Schnecken sind daselbst elier selten ; von den Planarien kommt liôchstens Planaria lactea in Be- ti'acht, die aber sell)st nur ausnahmsweise in stark be\v<'gten I);ichen vorkommt. Die eigentliclien Bacdiplanarien mit ihrem Bedi'irfnis nacli t'rischem Wasser und die Hirudineen, die vor- zugsweise in vei'sclimutztcm leben, schliessen sicli gegenscitig aus. Die Kntomostraken, die unter dcm Namen Monocles zu- sammengefasst AN'erdcn, luid (he Infusorien sind im IJach so selten, dass sie kaum als Nahrunçî'stiere in Frage kommen konnen. So gestalten sich denn fiir die Hirudineen die Lcbcns- bedingungcu im Bach Jiussci'st scliwiei'ig und dicsc Gruj)pe bicibt nach Arten- und Individuenzald sehr schwach vertreten. Heinrichs fand bei seinen Untersuchungen iiber die Hiru- dineen der Umgebung von Bern 23, in den rascliesten Biiclieu, im Gaebelbach und'im Siigebach bei Niederlindacli nie Hirudinc.'en, in anderen waren sie nur vereinzelt anzutreiîen. Kr schliesst d;u'aus, dass den Hirudineen fliessendes Wassei"s keinegrmstii!enLebensbe(liiiL!'iint!'enl)i(îte rauch tiefe Temperalui' l)ezeichnet emls ungi'uistig fiir das Gedeihen der Egel. Die einzeluen Fimde versprengter torrenticoler Colonieen — 49 — lassen sich wolil alinlicli crklarcn ^\■\^' das li()('liali)iii(' A'orkom- mon von Hirudiiiecn : durch passi vcn Transport. Die Hini- (lineen sind ausserst widerstandskriiftig- gegon Ausli'ocknon. Selbst làngt>rer Aufenthalt in der Luft kann ilnion nacli Moquin-Tandon niclit schaden. Ich gebe folgende Notizen iiber meine Funde : Nephells ocfoculatd Moq.-Tand. In einem stark ver- sumpften Abflnss des Lac des Rousses in der Nalie von Brassas, Jouxtai: Coccons und Tiere verschiedenen Alters ; stark bevvaclisener Bach (Potamogetoii) bei Weil (Baden). Nephelis atomaria Moq.-Tand. Zwei Exemplare im Risanotal (Istrien). Das Tier ist von Hf^inrichs in ver- schieden(>n Scln^'eizerseen gefunden \\orden. lin fliessenden Wasser blieb es selten (Worblenbach, Lôtsclienbacli). Glossiphoniff heterocUia L. Mehrero Exemplare aus einem Wiesenbach l)ei P rat te In. Glos.sijjhonia stru/nafis L. hiuifig in einem Baelie bei Dolina im istrianisclien Karst. 5. CLADOCERA. Im tvpisclien Bergbach ^\'urden nur gel'uudrn : 1. Ih/oci-yptus ncutifi'ons Sars. 2. (lu/ihu'ris Sj)hn(')'icus 0. F. j\I. Die pelagisclien Cladoeerenkônnenausnalieliegenden ( Iriuiden im schnellfliessenden Bach keine dauernde Heimat Hnden. Meist sind sie aucli sehr zart gebaut und eignen sicli so wenig zum Leben im vielbewegten, zerstiiubenden Bacli unserer Gebirge. Fine Gattung aber, die zum Bodenleben iibergegangen ist, sonsi vorzngsweise Tinn])el- und Seebewobu<'rin, vermag aucb in die IJiiclie voi'zudringen. Die Claeweis der engen Beziehungen zwisclien Tiefen- und Bodenfauna einerseits und Baclifauna andrerseits. Die zweite Cladocere, die ich in denMoosrasen dei' Auswascli- becken unter den Wassei'stiirzen des Sackinger Bergbaclies fand, s])ielt imBacli eine ganz andere Rolle. Es ist der Cosmo- polit Chy(Jo]-us sphaericiis O. F. M, die liaufigste aller Clado- ceren im Norden wie im Siiden, vom Ufer der Seen bis in die grôssten Tiefen vom Tal bis zur Sclineegrenze der Ali)en(]iôclister Fundort nacli Zschokke 2610 m). Sic ist eine Bodenform, kann aber aucli pelagiscli leben. Temperaturgrenzen kennt sic kaum. Sie lebt in iiberhitzten Tiimpeln wie aucli unter der starren p]isdecke des Hochgebirgsees. Das Vorkommen dièses allgemein verbreiteten Tieres, das ^•orzugs^^^eise am Boden lebt, an ruliigen Stellen des Bâches, scheint mir niclit bcsonders merkwiirdig zu sein ; es zeugt nur von dergrossen Anpassungsfahigkeit dièses Cosmoi)oliten. Zschokke fand im Mieschbrunnen , einer kalten, sehr starken Quelle bei Partnun Chytioras spJufcricus 0. F. M., Alona rostrata Kocii und Acropeî'us /eiicoccpha/us Sars = neylectus Lilljeborg.. Leiztere Art ist eine typische Boden- form mit nordlicher Verbreitung. (Schweden, Norwegen, Nordsibirien, Finland, Kola, etc.). 51 — (). COPEPODEN. Nur zwei Ai'teii licsscn sicli mit Siclieiiioit l)es(,iinmon : 1. Cf/clojjs /u)f/)rif///fs Fisc'HKR; 2. Canthocamjtlns rluicticus Sciimkil. Eiiizdiie Cvclopidon fand icli in dcu Moosrason (hn- Bei'gbiiclic von S;i('kiiigon und Barschwvl, Fli'ilicn, ]^)ollolaj und in dem Waldbach bei Bottmingon. îlei'r Di*. A. Graeter, der die Freundlichkeit batte, die Bcstimmungvn zu id)ernebmen, konntf^trotz der seblecbten Conservierung in einigen Exemplaren (Ma \vi Cyclops fJmbrlatus Fischer mit Siebcrbeit erkcnnen. Ancli die unbestimmbaren gehôren vermutlicb liiei'ber. Diesc Form zeiclmet sicb durcb grosse WidersfandslVdiigkeit und leicbtes Anpassungsvermogen ans. Sie bevorzugt iil)erall fliessende Gewiisser, t'eldt aber auch dem stcbenden niclit. GRAP:TER(21)nenntansder Umgebung von Basel meluvreM^'ilier in denen der Krebs t'eldt, in dei'en Zu- odei- Ai)tliissen er jedoch anzutrefi'en ist. Thiknemann kennt den Co[)epoden als Mitglied der Bacld'auna Riigens (114). Vosseler und Zschokke fanden ilm ebi-nfalls in tliessendem Wasser. Nielit sclten lebt er aueli in den P)i'unnen der Al[)enweiden. leb konnte ibn in t'olgenden Baelien mit Sicberlieit naebweisen : 1. Bacli bei Fliiben, Jura. 2. ■• •• Rbeinfelden . ;j. - - Bottmingen. Ci/cJojts fimhriafits ist dureli kosmopolitisclie Verbrcitung ausgezeiclniet wie uns die von Zschokke, «Tierwelt der Hocbge- birgsseen» pag. 142 aufgeziddien Fundorte beweisen, Er steigt in den Alpen bis zu 2()86 m(unterer See von Orny). Er ist aus bocbnordiseben und tropisclien Geliieten l)ekannt und ist sogar befidiigt, in eoneentriertem Mineralwasseï' zu leben (Richard). Seine Vorliebe fiir das fliessende Wasser liangt wobl mit der Fahigkeit zusammen, auf der Unterlagezu krieeben. Im Biirselnvyl fand ieli Cyelopiden, die von Cofhur- i/iopsis vaga Schr. befallen waren. Haufîger als die Cyelopiden sicllten sieli Angeliôrige der Harpaetieidengattung Cajithocamptus im Moos der Bâche ein. Herr lY Graeter bestimmte sie als Canthocaniptus fhiheficiis ScHMEiL. Dièse noi'discli-alpini' Kaltwasserl'oi'm isl bis jetzt iiur ans den Seen und Baclien des Rliatilvon, \vo sie \on ZsciiDKKE ziierst entdeckl wui'de, und aus Schottland bekannt. Aucli hier ist es die tietV', constante Temperatur unserer Gebirgsbache, die dieser stenothermen Art das unge- wohnte Leben im sclinellfliessenden Bach ermogliclit. Der Ûbergano- wird ihi' ei'leiclitert durch ilire Vorliebe fiir Moos, in dem sie sich leicht vor dem Weggespiiltwerden schiitzen kann. 7. OSTRACODEN. Die Ostracoden eignen sicli, alinhcli wic die Cladoceren und Copepoden, sofern sie Planktontiere sind, nicht ziim Bacldeben. Eine Ausnahme maclien hier wie dort die des Schwimmens un- kun(ho-en Bodentiere, die bei dieser Abteiluno- der Krebse aller- dings stiii'kei' ^'el'treten sind als bei den Cladoceren und Cope- poden. W^nn aiich die Ostracoden im Bach selten bleiben, so dai'f raan hier docli von eic'entlichen Baehformen reden, von Arten, die bis jetzt noch nie ira stehenden Wasser gefunden wurden. Den beiden andern Entomostrakenabteihmgen fehlen solche torrenticole Vertreter vôllig. Die von mir aufgefundenen Arten bewohnten das ïiberflutett; Moos, in dem sie sich klet- ternd fortbewegten. Leider stand mir zu wenig Matci-ial zur Veriïigung, um di(> Bestimmung, die sich bei dieser Gruppe als besondrrs schwierig erweist, mit wïmschenswerter Sicherheit durchfidH'cn zu konnen. 1. Prionocypris serrata Norman. Hie und da im iiberiiuteten Moos des Sîickinger Berg- baches. Die Art o-oliort nach Kaufmann nicht zu den lijiufiaslen ; sic bewohnt langsam flicssend(î B;i('h(> mit Ptlanzenv.'uchs und scJicint das sd'licndc und licfc Wasser vollstiindig zu mcideii. Die Ausbildung der zweiten Antenne, deren Schwinnnhaarc ^('rk^lmmert sind, verurteilt das Tier zu kletternder Lebens- weise. — Dà — 2. Candona spec. Sackingen und Moos cinesBachus ani Ilasliborg (Berner- oborland). Dio Gattiing ist dem Bodenloben vollkommen ange- passt. Dio mcisten Arten bewolmcn dcn Selilamm des Ufors von Seen mid Tiimpeln. Candona pnhesccns Saks wurdc von Kaufmann nui- in einem Bàchlein der Umgcbung von Lugano atifgefnndon. Dio hanfigste Art der Galtung, Can- dona candida CF. M., golit nacli Zschokkk ancli in tli('ss(>ndos Wassor ïibor; sie bogegnoto ihm meln-faoli in don Wasscradorn am Plassoggenpass (Rliiitikon). 3. Herpetocypris spec. (.0 Reste einos Tieros, das wahusclioinlieli in ^Vu^'^^i' (latlnng geliort, fand icli im Moos einos Baohos ini Kosonlauigobiot (Bornoroboi'Land). Auoh dièses Ostracodongenus ist dos Scliwim- mens niclit knndig. ZscHOKKE konnt ans dem Rliiitikon oino Anzald Mnseliel- ki'obso, dio sieli in fliessendes \\'asser wagen. Si<' sollon im folgonden nocli kurz besproclien werden : 1. Paracypridopsis Zschokkei Kauimaxn. In (k'n P);iclion bei Partnnn, Snlzflnli nnd Plasseggon \()n KaufiMANN in mehroren Gogonden doi' ScliW(iiz gofunden. Dio An bositzt vorkiimmoi-to Schwimmborsten an der zweiton Antenne und ist eine ansgesproehen torrenticole Klctterform. t. Candona candida 0. F. M. Kin sclir vcrbreitoiei' Cosmopolit, (U'i- schr lioi'li in die Aljjon stei^t und aueli der Tid'e nnserer Seen nielit feldt. Zschokkp: fand das Tier melirfaeli im A'irrwaldsta 1 1 ersec bri Tiefon von 20-75 m. 3. Cyclocypris laevis 0. F. M. Ahnlich der vorigon eine soin- widerstandslaliige Art. Sehr verbreitot, klein von Gostalt, steigt in die Tiefe d(M' Seen. ZsCHOKKE : ^'ier^valdst;ittersoe, ',VMS:> m Tiefe; idjer- wintei't; geliort jedoc-li zu den seliwimiiK'uden Formeii. 54 4. Cypris ophthalmica J urine. Eine selir verbreitete, liocli in die Alpen steigonde Spezies; aiicli subteiran, Icbt in der Tiefe des Vicrwaldstiit tersees bis ZLi 214 m, iiberwintert unter dem Eise. 5. Cypris fuscata Jurine. Cosmopoli t : Europa, Norda iiwrika, Mexico. 6. Cypridopsis vidua 0. F. M. Resistente Form, weit vei-ljreitet, neigt zum Leben in der Tiefe. Zii allen Jalu^eszeiten zii finden. So setzt sicli also die Ùsiracodenfauna der Biiclie ans zwei Elementen zusammen, ans ecbten Bacbtieren (Priunocyprh serratd, P " . . norvégiens . . Thor •j Nordisch-alpin. 14 Atractides . . . . spini])es . . . . Koeli 18 15 .. . . nodipalpis. . . Thor (■) k; " . . octoporns . . Piers. 1 17 Lebei'Ua . . . . . lineata. . . . . Thor ^) (nen) 18 " . . inaeqnalis . . . Koch 1 19 " ... . . walteri. . . . . Thor 4 (non) 20 ... . . porosa . . . . . Thor (3 21 " ... . . spai'sicapillat a Thor S oo ... . . macnlosa . . Koen. 7 Iloehaliiin. 58 GRNUS SPEZIES AUTOR Pi 5ê BEMERKUNGEN 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 Sperchoii glandulosus . " (lenticulatus. insignis . » vaginosus » plumifei*. ' luontanus " koenikei . " mutilus . setiger . . Pseiidospei'chon . veri'ucosus Teutonia pi-imaria Torrenticola . . . anoiuala Psevidotorrenticola rhyncota . Feltria minuta. armata. bi'evipes zschokkei » scutifera. rubra M rouxi. » jurassica. composita x\tiiriis scaber . . " interniedius Koen. Koen. Waltei' Thor Thor Thor Walter Koen. Thor Protz Koen. Koch Walter Koen. Koen. Walter Koen. Fiers. Fiers. Walter Walter Thor Kram. Frotz 11 23 1 5 3 1 2 2 1 3 3 .lieu Hochai pin. Iloclialpin. m eu neu (neu) (neu) Nordisch-alpin. — 59 GENUS SPEZIES Pi I5EMERKUNGEN 47 AS 40 50 Atunis ci'initus . . . ...... assei'culatus. lijartdalia .... runcinata . . Ljania bipapillata. . Hydi'ovolzia . . . placopliora . ... cancellata . Thor 8 Waltei' •) Thor !:> Thor 1 Moiiti :\ Walter 1 Hochalpin. Iloi'.halpiii. (lieu) Wie aus voi'stchendcr Tabellc ei'siclillic]i ist, sendoii drei Fa- milicii der H vdi'acariiion Vertreter in den Bacli, namlicli die Hvdi'vpliantiden (0 Gatiungen mit 9 Arten N" 1-9) die Hj- gi'obatiden (12 Gattimgen mit 41 Arten N<^ 10-50) und die H jdrovolziiden ( 1 Gattung mit 2 Arten N° 51 mid 52). Ûberall lassen sicli die Tendenzen zui' Umbildiing zu Baehtieren naeli- weisen. Die torrenticole Lebensweise driickt systematiscli ziem- licli entfernten Gattungen einen gemeinsamen Stempel auf. In allen Familien lassen sicli convergente EntwicJ\:lungsreihen auf- stellen von wenig angepassten Fomien, die gieichsam ei'st in den Bach einwandern, ansgeliend zu Formen die wold genistet sind zum Kampf mit der Stromung. Geograpliisch setzt sich die Bachlijdracarinenfauna ebenfalls aus selir verscliiedenen Elementen zusammen. Wir trefïen neben Lolvaltonnen der Mittelgvbirge und der Hoclialpen auch Tiere mit ausgesproclien alpin-nordisclier und montan-nordisclier Ver- breituTig, die bei uns im Tal iiberall felilen und erst im iiolien Norden oder in den Baclien der Mittelgcbirge wieder auftreten, Avir linden auch eine nordisch-profunde Form, die im Norden torrenticol bei uns bathycol ist. Neben diesen cliaracteristischen Arten ist es wie iiberall das cosmopolitisclie Elément, das sich in den Vordergrund drangt, resistente, anpassungslahige For- men mit weiter Verbreitung, die zum Teil den Cbergang ZNvischen Bacli- und Flussfauna vermitteln und oft zu glcicher Zcit in die Gebii'gS([uellen hinaufsteigcn. Den meisten dieser Ubiijuisten ist zwar der Zugang zum Hochalpenbacli ver- — 60 — sclilossen; sie mùssen sich auf das Mittelgobirge bescliranken. Ist der Ubergang von Fliiss- zu Baelifauna dcHitlieli zu veiiblgen, so sind zwiselien der Fauna des stehenden iind der des fliessenden Wassers viel scliarfere Grenzen gezogen. Von den 52 Arten des fliessenden Wassers bewoJnien nur vier zu gleiclier Zeit das stehende: Teutoiita pi-unaria (von Thor) in der Rlione, von uns nur im stehenden Wasser gefunden) Atractides spinipes (nacli Piersig in steliendeni und fliessen- dern Wasser, von uns nur in bewegtem Médium nacligewiesen) Hy grabat es reticulatus (in steliendem und langsamfliessen- dem^A^'asser, meidet bei uns rasehe Biiclie vollstandig) und Hi/fp'ohdtes albinifs, der bei uns in der Ti(>fe der Seen, in Nor- wegen in Biielien lebt. Ausserdeni wurdc Lehcriia Walter einmal in stehendem Wasser gefunden. Ich will an dieser Stelle die Arten nach der Natur des be- wolmten Médiums sondern. I. — Wf/sse)'j)ri/be)i des sfelteiu/eH ]]7(sse7\s mit Teitdenz :-hrn Ubo-gaug tu den Fluss. *Teutonia primaria Koen., Cosmopolit. II. — Wassermilben i)i Bach und Tiefsee. Hjgrobales albinus Thor, torrenticol-prot'und. III. — Wassermilben des stehenden u. langsa m fl lesse mten Wassei-s. *Hvgrobales relicuLatus Kram., Cosmopolit. IV. — Wassermilben mit Vorliebe fin- das- ftiessende Wasser. *Alractides spinipes Kocli, Cosmopolit, aueh alpin. V. — Wassermilben in grôsseren Flusse)i und in Wasserlaufe^i des Hugellandes bis ca .~00 m. 1. Sperchon plumifer S. Thor. 2. " insignis Walter. — (31 — 3. Sp(,'rchoii koi'iiikci Waltor. 4. PseiidotoiTeniicola anomala Wallci'. 5. Tlivopsis cancollata (Protz). VI. — lu stark bonrc/fcfji Wasser {m'ii Ausnalimc von N'^ 1). a) Nur im Mittelgehirgc. 1. Loberlia ^vaUe^i S. Tlior. . 2. " inaequalis Kocli. i 3. Pseudosperclion vermcosus (Protz). \ aucli in Fliïssen. 4. Atnrus crinitus T. Thor. *5. Torrenticola anomala Kocli. 6. Thyastliori Walter. 7. Atractides octoporus Piors. 8. Lebertia lineata Tlior. 0. Sperclion montanus Tlioi'. 10. Felti'ia armata Koon. 11. •• brevipes Waltor. 12. " scutifera Piors. 13. '■- rouxi Waltoi'. 14. •• jurassica Waltor. 15. Aturns asserculatus Walter. b) Ivi MilteUjehircji:' und ini Nonlen. 1 . Atractides nodipalpis Piers *2. Aturns scaborKram. , , . ,„ r. T • ■ 1- -11 * n^iw^.. y auci m rliisson. 3.- Ljania bipapiUata llior. ^ *4. Hygrobates calliger Piers. 5. Sporchon setiger Thor. 6. Aturns intormodius Protz. 7. Hjartdalia runcinata Thor. c) I/n Millel- und HochfjcJiirçjc. *1. Lebortia porosa ïlior. \ 2. Lobortia sparsicapillata Thor. / i , . ■ \ ,. \ , j- \ n,maclien im Gegenteil unter don Bachmilben die Cosniopoliten nur etwa 12 % der Gesammtbevôlkerimg ans. Aile andern sind ent- weder isolierte Lokalformen oder spoi-adiscli in k;dtem Wasser auftretende Arten. Sic machen den Eindruck ^'on Fliiclitlingen. Meist haben sie den Contact mit dem Tal schon vei'loren. Nur wenige Arten unterhalten Beziehungen mit den Artgenossen anderer Bachsysteme, indcm sie nocli in die Fliisse iil)erzugehen im Stande sind, die iibrigen gehen an isolierten Stellen dem Aussterbcn entgegen. Es sind wohl Mitglieder einer zur Zeit der letzten grossen Vergletsclierung verbreiteten Fauna, die sich beim Wàrmerwerden des Klimas im Tal niclit an die veràn- derten Lebensbedingungen gewôlmen konnte und ausstarb, in den kalten Gebirgsbachen aber eine ZuHucht fand. Als Krite- rium fiir die Richtigkeit dieser Auftassimg gelten neben biolo- gischen Eigentiimliehkeiien, die spàter besproclien werden sollen, das gemeinsamc Vorkommen in den Gebirgen und im Norden. ÎSaturgemass mussten die Relikte in der Postgiacial- zeit den zuriickweichenden Gletscliern naeh beiden Riclitnngen folgen, nacli Sûden gcgen die Alpen und nacli Norden gcgen die scandinavischen Gebirge. Auch die deutsclien Mittelgebirge mit ihrem raulien Klima bildeten Zuflu(*litsl)urgen fiir dièse kiiltebe- diirftigen Tiere. Wiv sollten demnach ^'r^varten, im Norden, in den Mittelgebirgen und in den Alpen auf dieselben Formen zu stossen. Wirklicli bestatigte sicli dièse Vermutimg fiir 12 Arten, die teils in den Alpen, teils in den Vorgebirgen Icben, meist auch zu gleicher Zeit die Mitt(dgebirgsbache bewolmen mid im holien Norden wiederkehren. Fiir die grosse Zabi der torrenticolen Milben sind dièse Beziehungen nocli niclit naciige\\icsen, doch liofïe icli ziiversiclitlicli, dass eine genaue Durchforscliung der Alpen wie auch der Gebirge Alitteldcuischlands und Skandi- naviens neuc Parallclen aufdecken und das Bild der glacialcn Reliktcnfauna vervoUstiindigen wird. Besonders die 10 hoch- alpinen Formen, die unter 1000 m noch nicht nachgewiesen sind, diirft(>n sich wohl im Moos der Gletscherbiiche des nôrdli- chen Schwedcn und Norwegen wieder auffinden lassen. Die Tiefe unserer Seenmit ihrer constanten. tiefen Temperatnr erhielt ihre Bevôlkerung nacli Zsciîokke ebenfalls posiglacial. — 64 — Sienothermo Fluclitlin!^c,dcnen das Klima dos Ui'ers iiicliL melir ZLisaû'U', wandcrten* aiif den Grund dor Seen liinunter. Iliro nilchsten Verwandten lùittenwiralso in don Bàclien der Gobirgo und des Nordens zu suclien. Nun gelang es uns wirklicli, im Vierwaldstattersec eine Mille aufzufinden, die genau mit Hygrohales albinu.s Tnoii ans norwegischen BorgbiicJien identiscli ist. In der Tioi'c des genannton Sees ist Hygrobates albinus die gemeinste Hydraclinide; sie wurde in vielen Exomplaren an Fundorten in einer Tiefe 35 — 63 m gesam- melt. Eine andere Form, Lehertia fmdnsignita (Lebert), bishernur ans der Tiefe des G en fer- und Vierwaldstatter- sees bekannt, goliôrt einer Gattung an, doron Verbreitung auf nordiscbe Horkunft deutet. Biologis che und morphologische Eigentiimliehkeiten der Bachhydracarinen. a) Sch-wimmhaare. Das aufïVdligste Merknial, das aile l)achl)o\voluionden ^^'asser- milben auszeichnet, ist der Mangel an funklionioronden Seliwimmhaaron. Eine Ausnalinie maclit niorkwih'digvrwoise der Cosmopolit Lebertia porosa S. Thor. Das Tior konnnt in der Regel nur in stehendem und langsaintiiessendem "V^^asser ^or. In der Schweiz ^^'urde es meisl in Flûssen und Dorfbachen gosammelt (.Aubonne, Thor., Birs bei Basel, Birsig bei Basel, Dorf- BACH bei Batterkindon (HôhlExNBACii von Hasel). Fin einziges Exemplar stamnit ans einon Wildbacli Grau blindons: Urden-Fvirkli, 2150 m iiber Meer. In Norwegen ist die Form in Soe und Fluss sehr liàufîg. Sie kommt aucli in Asien, Herzegowina, Fi-ankreieli und Italien vor. Das Ticr ist siclier keino Bacldbrm. Wie es in den stark bewegten Bach von Urden-Fiirkli gelangt, ist mir ein lîJitsel. Icli kann mir dièse auftallen(k^ Tatsache lioclistens (hn^-h passive Ibortragung r^O'//r/ — 65 — irt///('i'i S. 'ril()l{ uild L('hc)-/iff sjj(/j:sic((jn//(i/(/. S. Tlloli gcliôren molu' xiir Flussfaiiiia. Dio Untorgattung Pscwlolehertia S. Tiior liât gai- keine Scliwimmliaare molir. Dio di'ci scliweizei'ischeii Arton Le- hertia Zschokhei Koen., Lehertia niacnlosa Koen. und Lebertia lineaia S. Tiior sind eclite Gebirgsbacliformon. Die 2 ersten steigeii in den Al])on iiboi' 2000 m ; die letzte ist bis jetzt nur ans den Borgbaclien des Jnra bokannt. Im Begrirt', die Schwimmbaare zn vei'lieren steben die Gênera Hygrobntes und Afracfidcs. Beide zeigen nocli Bezieliungen zum steiienden Wasser. Im stebend(>n Wasseï' leben dagegen meist Hvdraearinen mit Scliwimrabaaren. Eine Ausnalime macbt, abgeseben von der Sclilammfoi'in Limnochares das Genns Thi/as, dessen Arten sicli teils ans Bodenleben angepasst liabon, teils aber zui' eigent- liclien Baclifauna geboren. Im Ganzen sind also die Bacldivdi'aclinidcu nicbt mil Scliwimmliaai'en ausgeriistet; don wonigen Ausnalnnen stobi oin Gros von 15 Gênera mit 41 Spezies gegoniiboi', bei donen die Scliwimudiaaro spni'los vorloron gogangen sind. b) KôrpergTôsse. Die Bacbbvdraearinen sind im allgomeinen kloin. Die Gattungen Felti'ui, Ahinis, Hj(irtiii('S irgvndwic mit dcm Gcschleclilslcbeii zusamincnliangt. NaclidenBftobachtungcn des Hvdraclinidenforscliers Sig. Tiior diont das vierte Beinpaar ])oi HjartOalia runcinata Sig. Thor walirsclieinlicli als Reizmitiel imd Samoniïbertnigor. Bei diesor Gattung sind jedocli die Glieder des in Frage stelienden Bcines niclit oder niir wenig verdickt. f) Be-waffnung der Beine, Retentionseinrichtungen. Hat uns sclion die kurze, gedrungene Gestalt der Beine die Vermiitimg wacligerufen, dass die locomotorischc Funklion der Exti-emitaten zu Gimsten der Retentionsfunklion zuriickgetreten sei, so werden wir in dieser Meinung nocli bestarkt durcli die Beobaclitung der Bewaffnung der Beine. Bei allen Bachhvdraca- rinentreten kurze, steife Borstenauf, sogenannteDornborsten, die aueli bei den Wassermilben des stelienden Wassers ver- breitet sind, dort aber meist weniger steif sind und zu den Haaren und SehwimmborsLen iiberfiihren. Fiir die torrenticolen Arten besonders bei den Hjdrypbantiden ist die Anordnnng der Dornborsten am distalen Ende jedes Beingliedes tvpisch. Besonders schôn sind dièse Retentionsborstenkrànze bei den Gênera Thi/as, Thijnpa'is:, Spoirtdoporus, Panisus und Pc^r/;? '^;/ /V^ ausgepriigt. Aucii bei einigen FcUria- \\m\ Le- hciiinwvWw Ijcmerkl man die T(^ndenz zu kranzloi'miger An- ordnung der 1 îorslen Fine zweite Art von Borsten sind die Siibel- oder Degen- borsten, deren Spitze oft spatelfôrmig verbreitert ist. Sie geniessen keine so siarkc Verbreitung wie die Dornboi-sten. Manclie Borsl(>n sind aucli eini'achei' gebaut und bilden einen IJbergangvon den Dornborsten zu den Haaren. .Sie werden oft ebenfalls als Degenborsten bezeicbnet; besser wJire wohl liier eine andere Benennung, vielleicbt "Doleh- borsten-t aiu Platz. Fini' andere Form, deren Funktion icli mir niclit zii d('uten vermag sind die Fiederborsten. ]')esonders scliôn kommen dièse Organe bei Sperchon pluniifcr S. TiioK, der ilmen seinen Namen verdankt, zm- Ausbildiuig. Sie gleiclien in Bau und Forni den Federn der Vôgel. Sciiaub versuebt, gesliitzt auf di(; Taisaclie, dass ein Lumen uacliweisbai' ist, sie mit in. Die Hvdracai'inm des sl("liend(!n Wassoi's liaben meist schwaclio Krallen. Eino Ansualimc maclion Wetthia und einige Pioninen. Sclir geiing sind sic bel Linmesia und z T. bri ArrJienwms ausgebildot. Boi den Bachmilbeii findm sicli dui'cliweg wohl entwickidic Krallon. Manclimal, z. lî. bei Thi/as, Rj/dr-ovoh-if/ iiiid Partiiuiii(( liositzcn sio oiiifaclie Hakeniorm. Niclii sclini sind sie mit deni (Hicd bowcgiich dureh cinc Art Kiigcl- gclenk vurbunden, ktnincn so nach Bodiirfnis gedrolil Nwi'dcn inid bei beliebiger Stellung des Beines Hall tindcn. Manclie ^lattungen besitzen siclielfônnige Klaueii, A^vow M'ii-kiing oft z. P). boi Pditisus und Lebo-tia uocli dui'ch hakenfoimige Boi'sten verstarkt ^ve^den kann. Stai'ke ('onii)lication ei'lVdu't die Krallenbewaffnung niaucher Wasserniilbeu durcli die Aus- bildung von Nebenzinken. Atnrus scaber zeiclinet sicli duivli eine dreizinkige I)o])pel- kralleaus. Die Krallon von Sperchon i\in\ Pseudospei'chon sind ans zwei Zinken zusammengesetzt; die manclier Feltria- ai'ton bestelien aus einem grossen Hauplzalm und z\^'oi seliwii- clieren Nebonzahnen. Den kompliziertesten Bau weisen die Endklauen bei den Gat- tungen Sporadoporus und Cdloiiyœ m\i. Jede setzt sieli aus einoi- Anzalil kammartig neben einander gelagerter Zinken und Zàlmen zusammen. A^on der Sporado}j07'us-Kvàl\Q gibt Piersig in "Deutscldands Hvdraclniiden", pag, 41(3, eine ausfiilndiclio Beschreibung. Die eigenti'unliclioFussbewaffnung von Cnlouyx, die der Gattung den Namen eingetragen liât, wirtl M'alter deinniichst scliildern . g) Grosse und Zahl der Eier. ZscHOKKE liât in seiner "Tierwelt der Hoebgebirgsseen'' darauf bingowiesen,dass die torrenticolen AVassormilbon relativ grosse Eier besitzen und schliesst daraus aul" lange Embryo- nalent wiek lung. Die Jungen sind dann ziu- Zeit <\qv Geburt krilftig und wolil entwickelt und soniit iui Staudc, der Ungunst der Lebensbedingungen zu trotzen. 70 Icli lasse einige Zalilen sprechen : A. Hydracarinen des stehenden "Wassers N AME 3 •5 si 1 se 1. Hydrachiia geographica Miill 2. Eulais exleiulens Mail 3. Lininochares aquaticus K 4. Pioiiopsis lulesceiis Herm 5. Uiplodoiitus despiciens Miill (t. Neumaiinia triangularis l'iers 7. Limiiesia hislrioiiica Herm 0.2S o.i7(; 0.1 ;j 0.10 o.iu 0.2 .S 5 :3.r, 2.0 2.0 t 5 2.0 29 22 20 15 13 10 10 « crstauuli- flii'.Mciif^i'» « zahl- reicli » grosse Anzahl 30 - 40 B. Hydracarinen des Bâches N A M E 1. lijardalia riiiiciiiata Thor . . 2. Fellria miniila Koen 3. » seligera Koen 4. » zscholikei Koen. . . . 5. Torrenticola anomala Koch. . (I. Atractides spiiiipes Kocli. . •7. Sperchon denticulalus Koen. H. Parlnunia steinmanni Waller 144' 368 13 0.35 0132 0.43 I 0.112 0.45 0.17 75 O.K) U\ 0.17 0.8 1 1.1 2 5' 1 - 2 2.7 «einzein » 1 selten 5 8—15 10 — 20 Eine Weilici-ibriii luil ausscrordunllicli grossen Eiei'n (Ver- lialtnis 1 : 3, 5 ist M^cf/ii/o inacrojiHca Pikrs. Dièse Art ist aucli dui'cli i-elativ geriiige Koi'pcrgi-cissi' und vorziigliclie Ki'allenbcwaffiiung ansgezeichnct. Sic scliciiit, sowcil sicli nac'li den bislicrigen Fuiidorteii veriimtcn liisst, iiielii' eine — 71 — Gebii'gsforin zii soin. Eino aueli nui' anniilierndc Grcisse dos Eios kommt boi keinor andorn Hjdi'acarinon dos stoliondoii Wassoi's voi'. h) Periodicitàt im Auftreten und passive Uebertragung-. Dio Hvdraoai'iiion dor El)ono, dos slolioiidon ^^^lSSOl'S und dos Flussos mit lanijsamor Stromung iiberwintorn moist in W(>nii>-on Exomplaron und orroiclion dio grossto Indiviihiouzalil zu bc- stimniton Zoiton, moist im FriUiling und im Fi'iilisonnnor. Ganz andors dio Baolnnilbon : W'io boi allon torrontioolon Tiei'on konnon ancli bier die Jabi'oszoiton ibi'o \\'irknnu- niobt e'oltond maobon. Auf oinor Anzabl Exkui'sionon wJdn'ond des Wintoi's konnto icb feststoUon, dass allô oebton Bacbtioro obenso baufig sind wie im Sommor. Im Soo und Woibei' ist die Entwicklung viol i'ascboi\ dio Fi'ucbtbai'koit viol grôsser. (Siobo obige Angabon iibcr dio Eizabl.) Die Larvon und Puppon wordcn durcb Wassciiusckton, an dio sio siob aniiiuigon, von A\''oibor zu W'oiboi' gotragcii. Zur Bovolkorung woit abli(^gendei' Soondionon (lioNvmpboni)ui)pon, dio sicli an Wassorpflanzon fixioron und oin limgoi'os Aus- ti'ocknon loiobt ausbalten. Don Ti'ansport bosorgon in diosom Fall bauptsiiolilicb Wassomogol. AUo dioso Einricbtungon foblen don Jli/drac/o-inen dos Baobos. Ubor dio Larvon der toiTonticolcn Wassormilbon woiss man so viol wie nicbts. Icb vormuto, dass das Larvenloben onts})i'ooliond d<'r langon Eiont\^'icklung stai'k abgokiirzt, viol- leicbtganz untordi-iickt wird. Passive Cborlragung ist mangols geeignoter Vobikol fast ganz ausgoscblossen. Die meiston Insekten, dio otwa in Frago kommen konnton, Ejjheriieriden, Per-Iidcu. und I)ij)fe)'eit, biiutonsiob vor dom wogfliogon. Die K a l'or sind im Bacli nui' sobwaob voi'troton, moist nur zufallig vorscbloppt odor ^•o^i^l•t und balton das Baoblobon ^\■olll nicbt lango ans. Vôgol suobon dio oft voi'steekton WildbJiobo kaum auf. So bloibt nur oino Erklarung fiir dio Bosiodolung dor Bàclie : aktives Wandern. Àbnlicb wïe Planarid alpina ans dom ïal bei dor Er\\'ar- mung des Klimas langsam in die Baelio und von da in dio kalton Oborliiufo imd Quellen auswanderto, abnli(di vcrbroitctcn sicb die stonotbermon Milbon vom Tal bci' in (\\ii B;ie]io, in dor Ebono starben sie ans und in don kiiblen Baeblaufen der Gebii'go fanden sio nocli eine Zufluclit. Almlicli wie bei Planaria al- ^>/^zrt liess sicli aiicli boi den Milben eine starke Zunabme der Individucn/abl in den Qiiollgebietfm maneher Bâche feststellen, wiUn'end die bclreffendcMi Arten deni Unterlauf vollstilndig feldten. Somitglaubon wir allc^ (n-hUm Baclihydraccn-'uren, die dem slelienden Wasser fehlen und voran die Bewohner der kalten Quellen dei' Hocligebii'ge als Relikte der Eiszeit-Fauna autiassen zii sollen. Fiir diesi' Aiuiahme si)i'<'(']ien die geogi'ai)liischen IJeziehungen, das Vorkoumien der alpinen Formen im Miltel- gebii-ge und iniNoi-den; der l'b(M'neroberland bei ca. 1200 m : Neanurtt nmacorum Tk.mpl. -ini l'euchlen Moos und unier der Rinde morscher Stamme-. Isototna pahistris Miiller var. pdJiuJa Schàffer "im feuchten Boden«. 2. Moos eines Sturzbaches bei Zermatt, 1700 ni. ImtoDui iKihtsti-h MiiLLKR \u.r. pfi]Ji(hi Sciiâffkr. 3. Moos ans Bei'gbiichen von Parjian. P(ij)iru(H m'niutus (¥x\>,K.) lIauj)tforni. — Im Laub. 73 13. EPHEMERIDAE. Dio Zalil (lor bachbewolinénden Fphouei'iden-Cjaiiungen ist reclit siattlicli. Leider konnten wir die Zalil dei- Arten niclit feststellon, da die Spezieszugelioiigkeit nacli den Larvenstadien bis zum heutigen Tag noch nicht ennittelt werden kann. Tell sebieke eine Liste voraus: 1. Rhithrogena semicolorata Curt. 2. Rhithrogena spec. andere Ty])en. 3. Iron spee. 4. Epeorus alpicoJa Eïn. ? 5. Epeorus spec. (). Ecdyurus spec. mehrer(,' Typen. 7 . Ba et is g emell i (s Etn . 8. Baëtis alpinus Pict. ? 9. Baëtis spec. andere Typen. 10. Heptophlehia spec. 2 Ty[)en. 11. Potamanthus liiteus L. \ 12. Otigoneiiria rhenana Pict. ( Rliein. 18. Prosopistonia foliaceuin Fourcroy. j 14. Ephemerella sjjcc. Untei' den einzelnen Gattimgen Ijisst sicli eine Reibe der BachanpassLing verfolgen, die liaui)ts;ie]dicb nacb zwei Ricli- tiingen liin tendiert : Dorso-ventrale Abtlacbung iind Vergrôsse- riino- der Adliiisionsflacliiv Diesen Zielen slreben aile Racb- epliemeriden zu. Am besten angepasst sind die Gattungen Iroii nnd Rhithro- gena. EpeoruswYA Ecth/urus stehen niclit weit nacb, wali- rend Baëtis melir Moosbewobnerin ist und speciellere Anpas- sungen zeigt. Lepjtophlehia und Epherne}'etla bevorzugen langsain fliessende Radie, Otigonearia, Prrjsojjisto/j/a und PotaDUintluis kenne icli nui- ans dem Rliein. Die Lai've von Ephemera, rulgata endlicb fand icli nie iin tiiessenden Wasser, ti'otzdem icli das Imago melu-facli an Biicben sammelte. Epeorus, Ecdgiirus und Leptophlel)ia fand icb im lîacli der Haslerboble. Weiter unten sollen die niorpbologiscben Verànderungen, die die cavicle LebensNxeise bedingt, niiliei' bescbrieben werden. — 74 — All(î Bacliformen leben Sommer und Winter. Aile Alters- stufen sind zu jeder Jahi'eszeit anzutretien. Dies scheint anf langdauerndes Lai-venleben zu deuten. Naheres dariiber ist im allgemeinon Kapitel iiber •- Anpassungen der Tiere an deii Bergbach « (p. 181 tf) zu finden. Rhithrogena: Larm starh doi^soventral abgeffacht, erstcs Paar dey Tracheenkiemenlamellen sta7'kverhreÀtet; drei Schwanzfdden. Fi"-. 2. Fiu-. 3. Fio. 1. Fig. 4 Larve von Rhilhrogena sem i colorât 'i . Fig. 1. — Nahezu erwachsene Larve. » 2. — Kiemenlamelle (L Paar). » 3. — » (2. Paar). » 4. — Erste Maxille. Rhithrogena semicolorata Ccrt. Imago: lU'i Siickingen, \V(dir, lîarscliwyl, Bott- mingen. Larve : Sebr verbnntei im Jura und Srhwarzwald. Ali)in be Z <' r m a 1 1 1800 m. A n d e v m a 1 1 (2 Nov. untcr Scbne e) Die Ti))(i(i'nics sclioincn vorzugswoiso in don Somnici'monntcn 7M fliogon. Beschreibung der Larve. — Die Larve gieicht der von Eaton bescliiiebenen Rh. aurantiaca. Jedoeli ist der Ko\)i eng mit dem Thorax verbunden. Die drei Sednvanztaden sind unbehaart. Der Fémur zeigt in der Mitte einen dunlclen Pnnkt und (birnm einen ovalen Ring (fîg. 1). Das Basalglied des Maxillarpalpus I (fig. 4) ist sebr kraftig entwickelt. Die redite ^landibel ist plumper als bel Rh. aurantiaca. Die Fiirbung variiert etwas mit dem Alter. Meist war der Rucken oliv bis grau gciarbt. Fiir Détaille verweise icb auf meine Figuren. Bedeutungsvoll ist der Haarmangel an den Scliw anzf;iden. Da bei den Ephemeriden des stelienden Wassers die bcbaarten Sclnvanzborsten eine Art Schwinnupalette erzeugen, ist die Reduktion dieser Scliwimmliaare als eine Bacliani)assung auf- zufassen. Aiarmliaca ist die Form der Fliisse und Baclie dei- Ebene, in denen die geringe Wassergescbwindigkeit das Scliwimmen nocli ermôgliclit. Semicolorafa dagegen sclieint viel mebr Gebirgs- i'orm zu sein. Eaton nennt als Sommertemperaturen, bei denen die Ephemeridenlarve gedeilit, 10— 1 IM". Sie liidt sidi nur an raseben Stellen (- swift parts ••) der Piiicbe auf. Meyer-Durr kennt mebrrresdiweizerisclio Fundorte : 28. Mai bei Kraucbtal und Hindelbank, 17. August, am Fusse .lura bei Solotliurn ; I^rcnigartcn im Aargau (Boll). (l('^ Iron: Larve abge/fffcht. Erstes Paar der Tracheen- riemenlamellen stat^k tergrossert, iiiereii- bis hcr:fo)'intg. Zicei Schuianzfade^i . Die Gattung erinnert an Epeor-us, von denen sie sicb liaui)t- sachlich durdi die verbreiteten Kien:ienlamellen auszdelmet. Audi die Form der ersten Maxille gleidit der von Epeoriis. Die Gattung ist nacli Eaton amerikaniseh. Idi fand jedocli mehrere Larven, die zweifellos liiebei- gebôren, in eiiiem Berg- badi der Kalkalpen bei I mst, Tirol, am 7. April. Ein Exemplar braehte mir Herr Pi'of. D'Zschokke ans Parpan (Graubiinden) mit. Er fand es in einem Wildbacli bei ca. 1500 m. Meine Larve weiclit ziemlicli stark von der als Irou spee be- sdiriebenen und abgebildeten des EATON'selien Werkcis ab. — 76 Beschreibung der europaischen /ro;?larve. — In dci- Fonn gloiclit (lie Larvo dci- aiuerikaiiisclien. Der Feiiiur ist jedoeli stiii'ker verbi'eitert und zeigt 3 di^akl*} Fleckeii iind in d(ir Mitteeinen liellen Punkt (fig. 1). Das erste Paar der Kiemen- laniellen ist breiter und liât inelir Herzform (fig. 2). Das Labi'um (fig. 3) ist vorn gerade abgestutzt und tràgt nur seitlicli Fis-. 3. Fie-. 5. Fie-. 1. Fio-. 2. Fia-. 6. Larve von Irvn spec. Fiii. 1. — Bein. » i. — Kieinenlamellen (1. Paar). » 3. — » (2. Paar). » 4. — Lal)ruin. » 5. — Mandihel (Redite). » 6. — Maxille I. Dorstcn. An den Mandibeln besitzt der zweite Ilauzalni t'eine S(dvtnidare Zahne (fig. 5). Das letzte Glied des Maxillarpalpus I (fig. ()) ist sclilank und triigt sclir l'eine Haare; das zweite ist relativ vielJanger nnd fast so lang wie das letzte. An (lerS})itze des Lobus findet sicli eine eini'aclie Zange mit besonder<'r Mus- kulatur. 77 — Irou ist dem Bachleben vielleiolit nocli bessci' angepasst als Rliithj-ogena, da ausser dem ei'sLeii Lainelleiipaar aucli di(! andern eincn ctwas verbreiterten, massiven Rand besitzen, dcr koine Trachéen entliiilt und sicher die Anfgabe bat, die Adhii- sionsiiiiche zu vei'grossern (flg. 3). Die Form scheint selir selten zu sein. Epeorus : Lai'rc (ilxjeflddtl . Ers/es Paar dcr Kioneii- JcimeUen )uir seh)' irenkj verhrcilo't. 2 Schwanz-flulen. Epeorus torrentium? und Epeorus alpicola? Larveii, die stai'k der von Eaton beschriebenen und ab- gebildeten Lar\e von E. fi))Tentium gleichen, fand ich sein- regelmassig, jahraus jahrein, in Siickingen, sowie mehrmals im Wehratal und in der Haslerliohle. Ein Exemplar einei" etwas abweichenden Larve fand ich irn lîerneroberland. Sie diirfte \\o\\\ zu Epeorus alp'icoJa Etn. gehôren. Me Lachlan fand das Imago dieser Art fast an der gleichen Stelle, wo ich die Larve fîeng (Meyringen, beim Alpbach). Die Larve von Meyringen zeichnete sicli^von den andern ihnx'li eine phnnpere Mandibel mit einfaclierer Zalmbewaftnung ans. Die erste Kiemenlamelle neigt noch weniger zur Verbreiterung als bei torrculhim . Ln Jura scheint Epeorus zu fchlen. E. uJ picola steigt nacli Eaton in den Alpen bis zu 2000 m. Ecdyurus : Eurre (ilxjcjhichl. Beine uud Kopf sfo)-]; rerhreilert; ers/es Pour de)' Kiemeulamelleii normal; 3 Schwanzfaden. Ecdyurus ist die haufigste und verbreitetste Ephenierick-n- Gattuhg der Baclie. Ich fand sie im Jura, Schwarzwald, Alpen und Karst. Die Larven der einzelnen (legenden sind recht verschieden; da icli aber die Zugehôrigkeit doch nicht ermitteln konnte, will ich es unterlassen, die Unterschiede anzugeben. Dagegen \\ill icli auf einige Gattungscharactere aufmerksam machen. Der Fémur von Ecdi/urus ist ungew(")bnlic]i laug und blatt- artig vci'brcitert; ei' iilx'rnimmt die Funktion der A'ergrcisserung der Adhiisionsflache. Das erste Paar der Kiemenlamellen ist eher kleiner als die iibrigen. Ein verbreiterter Rand i'ehlt den — 78 — Lamellen ; sie stelum vollsUmdig im DiensLe dor Respiration. Die Fibrillenbiiscliel sind meist slarker entwickelt als bei don V('r\vandl(Mi Lpcortis, T)-())i und Rhith^'ogcna. Das Labnim isl Gulsproclicnd der starken Vcrbivitcrung des Kopfes seitJich fiiigelartig ausgezogen. Der Lobiis <\i'Y ersten Maxille triigt an daclie am Salève (Pict.), Kranclital, Hindelbank, Emme(MEYER), Jouxtai. Ecdyiirus helcellcus Etn. Hoclialpen der Sclnveiz : Val- lorbes. Lac de Jonx, Int(>rlaken, Etn., Me Lachlan. Ecdyurus venosus Fabr., Bex, Bern. Me Lachl. St. Moritz, Jouxdistrikt. Baëtis : Larre uiclit ahgepacht. Fihi'iJlcidnischel fcldoi . KicrueidameJlen chifitch oral h/s bij'i/forwig, boreg/irl). 3 Schwanzffulcn, (Un' ni'dtlere oft seJ)r sch>rach cidirickelf Baëfislehi teils in ruliigvrn Gewassern, teils in wilden Berg- bîiclien. Die Larven sind meist klein und selir beweglicli. Sie bcwohncn mit Vorliebe iiberflutetes Moos. Daher deutet ilire Organisation auf kletternde Lebensweise. Die Beine wei-den niclit ^\•ie bei der Ecdyu)-i(Sgvu\)pc seitlicli ausgebreitet, sondern sind richtige Kleiterbeine gewoi'den (fig. 5). Manchmal wirkt eine Verliingerung der Tibia mit dem Tarsus zusammcn als eine Art Zange. Sehr gut entwickelt sind aucli die Klauen. Sie tragen eine Reilie feiner Widerhaken. Die Ai'ten, die den Wiesenbach luid Graben bewohnen, verm()gen aucli zu scliwimmen, indem sie das Wasser mit der durcli die Beliaarung dei' Scliwanzfiidcn enistelienden Scli\vinnni)alette schlagen(z. B. Baëlls Rhodaiil Pict., eine weit verbi'citetc, in der Scliwêfe nur ans den Niederungen bekannte Art). Die BaëtisldiTYen dei- Wildbiiche, vorab die von Baëtis goncltus — 70 — Etn., besitzcn kt'ine solclie Sclnvimm\oi'ri('hUing, 'niii Put. oder iiitricdtd Pict. *,). Isopteryx torrentium Pict. Barscliwyl, Juni. "Ein regelmassiges Mitglied der Fauua nicbt zu kleinei' Baclie von rascliem Laul". 10. Isopteryx tripunctata Pict. Bîirscliwyl , Juni. Konimt oftmiassenhai'l am Rbeiu vor; bclcbt aiicli kleinei'e riewiisser und steigt ziendich lioch in die Alpen empor. 85 — 11. Nemura (Protonemura) nitida Picï. Sackingon, 10. Oktobei-; Zermatt, August? Eine Art, die im Spiitlierbst fliegt und die Gebirge b(!vorziigi verbreitet. Zschokke keiint das Tier ans deiii Ivli.-i tikoii . 12. Nemura (Protonemura) fumosa Ris. l^arsclnvjl, Juni. Geliôrt vorwiegeiid der I)achl'auna an und lebt nichi scllcn an kleinen Quellen. Sieigt auch ziendich hocli in dir Alpen empoi'. Lenzerlieide nnd Rosenlaui. 13. Nemura (Amphinemura) cinerea (Ouv., Mokt., Ris). Bàrschwyl, Juni. Verbreitetes Mitglied der BacJifauna, da und dort auch in Quellen. Zschokke fand die Art im Rhiitikon. Sic kuninit nacli MoRToN aucli in Scliottland vor. ii. Nemura marg-inata Klap. Biirschwjl, Juni. Sein' verbi'eitet, gehort der Bacli- nnd Quellent'auna an und l'elilt den Stromen. Sieigt im Jura bis 1 000 m; wurde noeb am Sclinebelliorn 1200 m. crbeutet. Sie Hiegt voni Aj)!']! bis spàt im Sommer. In den Biicben Riigeiis ist die Forni naeb Thiknkmann (114) baufîg. J5. Nemura (Amphinemura) triangularis Ris. Barscliwyl, Juni. Gehort vorwiegend der Bach- und Quellenfauna an und besitzt ^^'obl ann dici'nd die gleiche Verbreitung wie Nenini'd cinerea . Aufiallend isl , dass \\\in' die echten Baehl'ormen. die zu gleicher Zeit hiiuflg auftreten und deren Jabrescjclen und Scb\\-ai'mzeit deslialb leiclit controlliert werden kônnen, fast den ganzen Sommer fliegen, wàhi^end die Flussforinen nur zu gewissen — 86 — Zeiten aiiftroton. Almliclies konnten wir bei den Epliemeriden beobachten. Audi hier zeigt sich also, dass die Jalireszeiten sicli den Bewohnei-n der Gebirgsbàche nicht fiildbar maclien konnen, da die Temperaturen im tvpisclien Racli Soivmiei' und Winter anniihernd gleich sind. 15. TRICHOPTERA. Die Ti-ichopieren diirfeii, was Individiien- \ind Artenzahl be- trifFt, ZLi den im Bach am besten vertretenen Tiergruppen gezàhlt werden. Zaldreicli sind die Literaturangaben iibei' lorren- ticole KocJierfliegen. Eine betrachtliclie Menge von Arten und Gattungen gehoren anssehlicsslich dem Bacli an. So finden wir auch eine mannigfaltige Reihe von Bachanpassungen, Einrich- tungen, um der (3ewalt der Strômnng zu trotzen. Die verscliie- denen Familien erreichen oft mit verschiedenen Mittehi denselben Zweck. Icli schicke eine Liste meiner Funde, die in liochst vei'dankens- werter Weise Herr Dr. Thienkmann in Greifswald be- stimmte, mit einer Ùbersicht iiber die Verbreiinng der einzelnen Formen in meinem Excursionsgebiet voraus. Die Larven sind je nach der Lebensweise verscliicden orga- nisiert. Die gewohnlich in Geliiinsen lebenden besitzcn keine Nach- schieber oder nur kurze Haken, die den Zweck haben, das Geliause beine Vorwàrtssclu'eiten festzulialten. Bei den frei- lebenden odev nur lose Gehàuse ans scldeimigen Fiiden und Steinen bewolnienden Larven, bei den Rhyaco])liiliden und Hjdropsjcliiden sind die Nachschieb(!r gross, beinartig und tragen eine (l)ei den Hy(b'opsjchiden) oder zwei (bei den Rhvaeophiliden) gut entwicdvelte Klauen; der ganze Ajjpai'at (hent der Rétention und Lokomotion. Sehr oft sielit mau solche Larven riickwarts gehen. Hiebei greifen die Naelischiebei" aus uud suchiMieineu Vorsi)rung oder eine Unebcnlieit, an der sie sicli i'csthaken Iconuen. Ist ein solcher Hait gefundeii, sozidien sie (h'H Korper spanneriihnlicJi an und setzen die vorih'rca Beine au die Sbdle, wo der Naelischieber haftet . Dieser liisst los und suclit von neuen Hait. Eiue solche Art der Bewegung liisst sich sehr Icicht bcobachleu bei Ivhyacophilidcn und Hydropsy- - 87 — N A M E 1 Stenophylax picicornis Pii t. 2 Stenophylax spec. . . . 3 Ecclisiopteryx guttulafa Pict 4 Drusus discolor Hamb. . 5 Drusus spec 6 Apatania spec. . . . 7 Limnophilidae unhest 8 Sericostoma limidum tiag y Sericostoma spec . . . 10 Goët ina unbesl. . . 11 iMicrasema minimum iMc L. 12 Helicopsyche sperala Me L. ? 13 Crunœcia irrorata Gurl. . 14 Reraea maurus Ct. . - . 15 Odontocerum albicorne Scop 16 Hydropsyche spec. . . . 17 Philopotamus ludificatus Me 18 Philopotamus montanus Donov 19 Plectrocnemia spec . . . 20 Polycentropus spec. . . . 21 Hhyacophila aquitanica Me L. 22 » nubila Zelt (?) . 23 » spec. (vulgarisgruppe) 24 » spec. (glareosagruppe) 25 Glossosoma Boltoni Curt. 26 Agapetus i'uscipes Curt. . 27 Ptilocolepus granulatus Pict 28 Stactobia Eatoniella Me L. 29 Oxyethira sagittifera Ris (?) + + + +■ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + — 88 cliidcn, (lio man aus iliren Gangen aufsclieuclit. Sie ist im Slaiidc, (lio Tiere selir rascli voi'wai'ls zu biiiigeii. Limnophiliden . Vier Gattungon von meiner Triehopterenausbeuie geliôren zu dieser Famille. Eino grosse Anzalil iinbestinimbarer Larven, die icli im ganzen Gebiet fand, meist Bewolmer ans feinen Stein- clien aufgebauter Kôcher, da und dort aucli mit pflanzliclieii Teilen und kloine Sclmeckengehausen mïissen, cbeni'alls liiolicr gereclmet werden. Die Gattung Stenophylax, von der icli plcicornis Pict. nacli dem Imago bestinnuen konnte, ist durcli ziemlich reiclie Bachvertretung ausgezeicimet. Icli fand Larven, die zu diesem Genus gehôrcn in den Jura- und Scliwarzwaldbâclien. Aucli Ulmer' kennt aus dom Scliwarzwald Larven von Stenophylax, die er zum Teil zu St. stellatus Gt., zum Teil zu latipennis stellt. Stenopjhi/lax jncicornis Pict. ^\•ur(le in der Sclnveiz an verscliiedenen Stellon gofunden. Die Fliege ist vorzugs^^'cise eine Bewolmerin kleiner- Quellen und begleitet Caltha pjalns- tris bis auf die liôclisten Alpweiden himauf. Pictet fand sie in der Umgebung von Genf; Mûller: Hosp entai; Zeller: Bergiin. Me Lachlan bezeichnet sie als alpine Form. Sie ist aus Osterroicli, Ungarn, Bôlimen, Tatra etc. be- kannt und fehlt aucli in Lapland nicht Ris erbeutete das lier auf dem Gotthard, Meyer-Dùr in der Faucigny, Ulmer im nordliclien Harz, Thienemann in den Vogesen und im Scliwarzwald; ausserdem auf Riigen. Lolztgenannter Forsclier hait das Insekt fur ein Glacialrclikl undstûtzt siclidabei auf folgende Tatsaclien : "... bewohnt die Gewasser der Alpen, des Nordens und isolierte kalte (^)uellen der Mittelgebirge und der Ebene. Laieht im lîocligebirgi^ im Sommer, im Mittelgebirge und in der Ebene im <'i'sten Fi'iilijaln'. " Ecclisiopteryx guttulata Pict. Nicbt voITstiindig siclier l)estimmi; baut aus lîliiUchcn von luiiiliiKdis (iHl/iii/n'I/cd und be\()rzugt (Jiiellon. Icli kenne c^^ — 89 — dio Art ans melironm Qiiellen dos Heidenwulirgebi(?tos im siulliclion Scliwarzwald. Meyer-Diir fand das IinaiiO massenliaft an Biiclien in der Umgebung von Burgdorf, Kanion Bei'n. Das Inscki gonicsst im Noi'den dei' Alpcn cino wcitc Vci'bi'eiiung und fchlt aueli in SelioLtland, ScliwtMUni und La plan d niclit. Drusus. Eine t'iir das Gebirge Ivpiscbo Gattnng. Sieboi' liess sicb nur die Art Drusus discoJo)' Ramb. bestimmen. Sie wurde in der Scbweiz zu verscliiedenen Malen anfgefanden : so \on Zeller (Bergnn), Miiller Hospcntal), Frey-Gessner (Sedrun, Boll, Bernbardhospiz, Zi'iricli), Zschokke (Rhiitikon), Ris (MnrgLal und Gottbard). Sie feldt nacli Heller, von Dalla Torre und Thienemann im Tirol nicht. Ulmer fand sie im Harz, Thienemann in den Vogesen und im Sclnvarzwald. Icb selbst fand das Inselvt bei Zermatt regelmassig in Biiclien von 1700-2 900 m. sowie in den Wasserlaufon des Rliiitikon, wo es sclion von Zsciiokkî-: nachgewiesen ^^-ar. Das Geliiiuse bat die Form einer koniscben, et\vas ge- kriimraton Rôbre. Der vorderc Teil ist igelartig von steifen Bremsvorricbtungen pfianzlicber Natur, Wurzel- und Stengel- stiicken besetzt. wiilu-end d(îr bintero Teil nur ans Steinchen besbibt. Die eingemauerten Pfianzentriimmer liiiufen sicb auf dem convexen Teil der Kriimmung stark an (der concave Teil liegt ja nie der Unterlage auf). Es scbeint, dass die Tiercben in der ersten Jugend, wenn sie infolge ilirer kleinen Gestalt nocli binter jedem Vorsprung Sclmtz gegen die Strômung fînden, die Bremsvorricbtungen nocb nicbt nôtig baben; daber ist der binterste, iUteste Teil der Rôbre davon frei. Spàter mit wacbsendem Scbutzb(Hliirfnis werdcn die eingerammten Pflanzenteile immer starker. Andere 7A\Drusu.s geborende Larven fanden sicb untcr meiner Ausbeute vom Jura und vom Scbwarzwald. Apatania bewobnt nacb Me Lachlan nordlicbe und arc- tisclie Gegenden von Europa, Asieu und America. Die Art Ajjafcmia funbriata Picx. ist fiir die Hocbgebirge Central- europas typiscb. Meine Larven liessen sicb nicbt genau be- 6 — 90 - stiramen,doch ist anzunelinien, dass sio zu A^ycdama f'imhriata gehôren. Dafûr spriclit (1er Fundort: Sàckingen im sud- lichen Schwarzwald. Fiir dièses Gebirge wurde die Art von Me Lachlan nachge^^'iesen. Die Gehàuse bestelien ans ziemlicli gi'oben Steinen und sind kunstlos zusammengetïigl. Das Ganze ist koniseb, etwas gebogen und dorsoventral leicht abgeplattet. Die Gehàuse sind meist auf steiniger Unteriage leiclit mit Fiiden angeheftet, scheinen aber zeitweise doch be\^'eglicli zu sein. Das Tier kam bei Sàckingen besonders hJuifig in einer sehrkalten Quelle vor, wo ich schon im ersten Friïhjahr zui- Zeit der Schneeschmelze eine bedeutende Anzahl erwachsener Larven antraf . Sericostomatiden . Sericostoma timidum Hag. Imago in Bàrsclnvyl (Jura). Dièse Art seheint t'ïir den Oberrhein typisch zu sein. Sericostoma spec. Larven ans einem Waldbach ])ei Rhein- felden und aus dem Oiistal bei Liestal. Ulmer fand im sïidliclien Schwarwald Sericostoma personatam Spf.xNC. Me LAeiiLAN giebt tur den Oberidiein an: *S'. personatam und timidum, i'iir den Schwarzwald, Gegend von Titisee: *S'. turludum Me L. Meine Gehàuse sind leicht gebogene, aus feinen Steinclicn zusammengesetzte Rohren . Goërinae, Bach bei Sàckingen, Khàtikon, Bàclie ])ei P a r pan, G r a u b ïi n den. Es handelt sich um Larven der Gatiungen Goëra, LitJiax und Silo, deren Zugehôrigkeit nicht zu ermitteln is(. Die Gehàuse sind rohrenfôrmige Sandkocher mit grôsseren, seitlich angebrachten Beschwerungssteiuchen; das Ganze sielit dalier stark verbreitert und depress aus. Die der Unterlage auf- liegende Seite ist flach, die obère etwas gewôlbt. Micrasema minimum Me L. Bach bei Siickingen, Sentier, Jouxtai (Jura). — 91 — Me Lachlan und Ulmer fanden im Oberrlieingebiet Mici^a- sema spec. Nacli Thienemann steigt M. minimum im Tirol ziemlicli hocli (1400 m); ererbeutete die Artaucli im Sclnvarz- w a 1 d . Als Gehiiuse dieneii don Larven kloiiie geradc Sandroliren, durcli Verwondung von organischen Beslandteilen meist etwas dmikel geiarbt (im Allvoliol). Helicopsyche sperata Me L ? Tafel IV. Zwei Bâche der Umgebung von L u g a n o : C a s s a r a t e t a 1 . Die Art ist in der Schweiz nur ans jener Cxegend bekannt. Vorkommen nôrdlicb der Alpen fraglich. Gehàuse schneckenfôrmig. Die von mir gei'undenen 5 Exem- plare lebten aile im fliessenden A^'asser, niclit im Trockenen oder Feucliten, wie man das sonsi fiir die Gattung annimmt. Ich liielt 2 Larven 14 Tage lang im Wasser, bis mich langere Abwesenheit zwang, sieabzutôton. RouGEMONT fand, dass ein Aufentliali von einigen Stunden im stelienden, ^\•enn aucli frisclien ^^'asser den Tod herbeii'iihre; er nimmt dalier an, das Tiei' sei zu den Landbewolmern zu rechnen. Die Larve ist jedocli mit Einriclitungen verselien, die ilire Zugehôrigkeit zur ^^'asserfauna ausser Frage stellen. Sie bewegt sicli, wie ich im Aquarium beobachtete, nur mit Hilfe gesponnener Faden, in dcnen sie sich mit den Beinen verankert. Sie kletterte auf dièse AVeise oft an der glatten A^^and des Aqua- riums in die Hohc, ging aber, trotzdem ihr die Aloglichkeit geboten war, auf einen aus dem A^^^ssor ragenden Stein zu klettern, nie zum Luftleben iiber. Revelière fand 1860 am Monte Renoso (Corsica) 00 Heli- copsijchcgehixme in cinem Bergbacli (lorrent). Sie gehôrten zu H. Revelieri Me L. P. Mabille sammelte 1875 ebenfalls in Corsica und zwar in raschfliessenden Borgbiiclien (lutjiiil tnounfnin lorrcnts) Somit scheint die bislicr angenommene hygi'opetrisclic oder gar terrestrische Lebenswcise fiir Helicopsi/che gar niclit immer zuzutreiien. A'ioUeicht ist torrenticole Lebensweise sogar die normale und wird nur beim Austrocknen der Ge- wàsser durch die andern ersetzt. 'J^^ Fiy. Fi-. 1. © Fia-. 2. Fiff. 4. Fio-. 3. Helicop.'ii/che .sperata Me. L. Larve. Fig. 1. — Larve. » 2. — Gehause in Naturlicher Grosse. » 3. — » vergrossert von oben. » 4. — » » von unten. " 5. — Kachschieber. 93 Criinoeccia irrorata Curt. Moosi'ascn des Sackinger Bergbaeli(is. Nacli PiCTEï in der Niilie von Genf. Von Me Lachlan im Sclnvarzwald und von Thienemann in dcn Vogesen nacli- gewieson. In Grossbrilannien verbreitet, aber niclit liiiufig, kommt nacli Thienemann auf Riigen in Quellen vor. Das Geliause der Larve bestelit ans eiiifaclien Sleinchen nnd Pflanzenti'iimmern. In der Regel lieri'sclien die pflanzlichen Elemente, Moos-, Gras- nnd Stengelstiickclien \or. Die Larven leben im Moos und fiihren ein liygropetrisehes Dasein. Leptoeeridae. 1 . Beraea maurus Ct. Lugano, 5. Augiist 100(); Imago. Scliweizerisclie Fundoi'te : Andermatt, Gôschenen; Vogesen : Thienemann; Sclnvarzwald : Ulmer; Ober- rliein : Me Lachlan. Da icli nur das ImaiiO faiid, ist mil- das Larvengeliause un- bekannt. 2. Odontocerum albicorne Scop. Hauflg im siidliclien Sclnvarzwald, Wehratal, Sackin- gen, Jura, Biirschwvl, Bellelay, Sentiers, Alpen, (Lugano). Nacli Meyer-Di'ir bei Burgdorf biiutig. Uis kennt die Form aus dem Jouxtai und aus Biiclien in der Nalie des Luganersees. Aus dem Scliwarzwald melden sie Me Lach- lan, Ulmer, Thienemann. Im Tlii'iringerwald und im Harz lebt sic uach Llmkr. Thienemann wies sie fiir die Vogesen nacli. Die Larve dieser liiiuHgen Art lebt in clcfaulcuzabn- iiludicbcu, aus feincn Stcincbcn kuustvoll zusanuni'Ugesetzten Uobrcu. \'oi'der Melamorpbose schliesst sie dir Mi'uKbmg mit eincm gi'osseren S(eine ab und klebt oit nocli eineii zweiten 94 - •■BeschwerungssLein- an dcii Kôclicr. Vor (1er Verpuppung wird das Gehaiise mit starken Fàden an der Unterlagc fixiert. Hy dropsychidae . 1. Hydropsyche spec. Niclit naher Ijestimmbarc Larven fanden sicli oi't massenliafi in allcn Gcbieten : Sclnvarzwald, Jura, Aipcn nnd Karst. Ausser einigon unbestimmbaren LimnopliUkloi sind dies die einzigen im Karst erbeiiteten Trichopteren. Die Gattung ist iiber die ganze Erde verbreitet. Die Geliause sind gewôhnlicli fixiert nnd ans grôsseren Steinclien aul'gebaut. Sie bilden gewissermassen ein Zelt, dessen Boden der grosse Stein bildet, an dem die Tiere angeheftet sind. 2. Philopotamus ludificatus Me I.. Bergbaclie bei Sàckingen und Liigano. Nacli Me Lachlan ist die Art liaufig im aljjinen und sub- alpinen Gebiet. Ris fand sie im Tessin und im Murgtal, Thienemann, Heller und v. Dalla ïorre im Tirol, Ulmer im Harz und in Thïiringen, Zsciiokke im Rliiitikon, Thienemann im Vogesengebiet. Geliause wie bei HydropsijcliC, nvu' wei'den elier grossere Steine verwandt. 3. Philopotamus moutanus Doxov. Nur aus der H a s 1 e r 1 1 o h 1 e . Die Art ist verbreitet. Meyer-Diir fand sie liiiufig in reissenden Biiclien. VcM'breilung imd Geliause wie bei der vorigen Art; sclieini die tieferen Lagen zu bevorzugen. 'i. Polycentropus spec. Sentiers, Jouxtai, Liigaiio. Besonders die Art Pofi/ccn/rojxfs fJorotnaciUiihis liiiufig und verbreitet. Larvengeliiiuse aus Steinchen best(;liend, die loeker durëli I)etritiisgesi)iunste ziisaunnengelialten werden. Zur Zeit der Ver]iui)pung \\\\\\ ein festeres Geliause bezogen. — 05 — 5. Plectrocnemia spec. Saut du Doubs bci Les lîrenots. Die Gattung erfreut sicli oiner ziemliçli weiion Vci'l)reitung. Die Larven bewohnen meist klares, fliessendcs Wasser und leben teils frei, teils in lockeren Steingehausen und schleim- artigen Gàngen. Rhyacophilidae . Larven nur in Biiclien. Da sich die Tiere bei der Ver^juppung mit einem dichten Coccon umgeben, sind sie naeli Thiknkmann an sauerstoff- reiciies, also stark bewegtes und kiihles Wasser gebunden. Das Aufziehen der Puppen in A(piarien missiingt regelmassig. Auch in dvr tVeien Natur fand Tiiiknemann oft abgestorbene, vei'faulte Rh//aco])lNl(f\m\)i)cn und icb kann dièse Beobaclitung aus eigener Erfalu'ung bestàtigen. Es liandelt sieh hier um Puppen, die infolge von Sauerstoffniangel erstiekten. Vielleicht lasst sich auch daran denken, dass der b(ù kalteni AA^asser stark herabgesetzte StottVechsel dureli zu starke Erwiii-mung des Wassers so sehr zunimmt, dass sich die Producte der Excrétion nicht rascli genug osmotisch durch die Cocconhiille entfernen und dass so der Tod durcli Vergiftung eintritt. Rhyacophila aquitanica Me L. Elûhen, Bellelay, Siickingen, St. Antonien in Bergbachen. Von Me Lachlan fiir den Ôberrliein nacligewiesen. Im Tirol nach Me Lachlan und Thienemann, im Schwarzwald nach denselben Autoren. In der Auvergne von Eaton nach- gewiesen. Wie aile Rhi/acojjhihdavyen leben auch dièse teils frei (vorzugsweise in der Jugend), teils in fîxierten Gehausen, die meist aus grôsseren Steinen bestehen als beim Genus Hi/dro- psyche. Die Puppc liegt bei den Rlij/acopJnJiden nicht frei im Gehause, sondern ist in einem liinglicli-ovalcn, braunen Coccon eingeschlossen. — <.)ii — Rhyacophyla nubila Zett. Einigo Exemplarc, die vielleiclit dieser Ai't ant;'ehôren, stammen ans Bellelay (Jura). Die Art ist im nôrdlichen Europa verbreitet. Si(? lebt in Scandinavien, Finland, Lapland, Russland, Polen etc. Mein Fimd wàre walirsclieinlicli der siidlicliste Punkt. Ulmer keiintdas Insekt ans dem Harz undans Thiiringen. Andere, niclit spezifiscli bestimmbare Rhyacophihil-àvxaw nnd -Puppen Avaren selir lianfig in den meisten Bàchen an- zntretfen. Besonders zaldreich waren die Vertreter der rul- ^«r/.s'-Grnppe. Angeliorige der ^/«r^o.S'ft-Grnppe fand icli dagegen nnr in St. Antônien nnd bei Andermatt. Glossosoma Boltoni CuRT. Fliilien, Barschwyl, Siickingen, liauflg. Die Art ist nacli Meyer-DIir in der Scliweiz verbreitet. Zeller fand sie in Bergïm nnd Ris im Tes si n. Sie lebt auch im Schwarzwald (Me Lachlan, Ulmer, Tiiienemann, und in den Vogesen (Tiiienemann). Agapetus fuscipes CritT. Bîirscliwyl, Silckingen, Imst (Tirol). Eine verbreitete Art. Lebt nach Pictet im Jura. Meyer- DIir fing .sie in der Nahe von Burgdorf; Me Lachlan, Ulmer und Thienèmann kennen sie ans dem Schwarzwald; sie fehlt nach Tiiiene.mann auch den Vogesen niclit. Die kleinen, ziemlich festen Gehause sind oft massenhaft auf stark iibertluleten Steinen anzutreffen; sie gieichen im Bau denen der andern Rln/acopliiJiden. Hydroptiliden. Ptilocolepus granulatiis I'k.t. Lugano: Imago, ;>. August IIHh;. (,)uellige Sicile ini Wal unweit des Bâches, in dem ich Hclicopsyche fand. — i)7 Eine ans Piiaiizcii bauciido l hergaiigst'orin zwisclK'n h'Iii/aco- philiden iind HijdroptUuleii. Sic Icïbt iiacli Lautkrborn vorzugsweise im iïberfluteten odcr vom spi-ûlicndon A^^cllen- scliaum feuchten Mooso. Icli faiid das Imago an einoi- Wald- quelie mit Beraca inaunis und einem unbostimmbaron Ilijdi'o- jjsychewe'ihchen zusammen. Me Laciilan vei'mut(^t, dass dio Larve am gleichen Oi'te wio C)'unoccla, HeUcoiist/che und Adicella vorkommen miisse. Thienemann fand das Tiei- mit Ct'imoecia und AdiccUa zusammen und icli kann die Ver- mutung Mo Lachlans in Bezug auf Hdicopsijche bestatigen. Stactobia Eatoniella Me. L. Massenhaft an einem iïbertiuteten senkrechten Felsen in Zermatt (1800-1850 m). Von Eaton im Wall i s (V;i 1 d' Illiez) gefunden. Thiene- mann sammelte das Tier im Tii'ol. Die verwandte Form St. fuscïcornh kam Thienemann bei Gôschenen und an der Furka, beim RhonegTetscher vor. Die sehr kleinen Larven leben halb terrestriscli, nacli Thiene- mann "hygropeti'iscli", an feuchten, mit Algen iiberzogenen Felswànden. Sie be\\'ohnen 2,5-3 mm lange, ans Selilamm- partikelclien aufgebaute Rôhren, sollen aber nach Eaton in der Jugend frei leben. Die Puppen sind nacli Thienemann besonders intéressant durcli den Mangel an Scliwimmbaaren. Sie brauclien vor dem Ausseliliipfen nicbt ans Land zu sc]i\\'immen, da sie unter keinen Umstanden im tieferen 'V\''asser gedeihen. Einige andei-e Formen, die aucli ol't livgropetriscli leben, Stactobia fuscicornis, Beraea mau7'us imd Cr-imoecia i?'ro- rata, sind gewissermassen im Begriff, die Schwimmhaare zu verlieren. Bei der Landform Enoicyla pitsilla Burm. sind sie spurlos A crloren gegangcn. Oxyethira spec. (O. sagittifera llis.V). Kaunsertal im Tirol; massenhaft in einem Baehe unter Schnee (Miirz 1900). Die Lai'ven dieseï- Gattung w;n'cii bis vor kurzem uur aus stelienden (Icwiisscrn belvanul. LAri'i:i\v. Dièse merkwi'irdige, asselartige Larve kenne icli nur ans dem HeidenwLilir bei Sackingen, von \vo sie Zschokke (168) bereits gemeldet liât. In diesem stark bewegten Bach suclite sie immer die wildesten Stellen auf, wo sich sonst kein einziges Tier zu halten vermag. In ruhigerem Wasser spiirte icli ihr vergebens nach. Die Larve trat ziierst Mitte Mai auf. Ende .Tuni waren die Pii[)pen hiiufig anzutretfen, die Larven nur sehr sparlich; im Juli feldten ])eide, ebenso im August und im Septembei'. Soweit sich auf diesen wenigen Notizen fussen hisst, ist die Metamorpliose dièses Tieres in sehr kurzer Zeit abgewickelt. Die Larven scheinen das Ei in vorgeschrittenem Zustande zu verlassen und sehr rasch zu waclisen. Aucli die Verpupi)ung scheint nur kurze Zeit zu dauern. Verkiirzung der Zeit des Puppenzustandes sclieint auch bei der anderen typischen Bergbachfliege, bei Simulhmi Platz zu greifen. Auch Phala- crocera hiilt sich nach Schmidt-Schwkdï nur wenige Tage in der Puppenliidle auf. Leider isi iiber die erste Eniwickehmg von LijioHeKra nocli niclitsbekannt. Ich vermute jedoch, dass die Entwickehmg iin Ei einen grossen Teil der Zeit der Gesanitent\\-ickelung in An- spruch niramt und dass das Ei iiberwintert, in weniger kalten Bachen der Mittelgebii'ge mogiiclierweise aucli -iibersommert-. Fur letztcres sprechen die Angaben \on De\mtz, der das Insekt Mitte September in einem sehr schnelltliessenden Gebirgsbach des Ockertales bei Goslar erbeutete. Er fand Larven, Puj)pen und Lnagines zu gieiclier Zeit. Dièse entstamnitcn wolil t'incT im Friilijahr abgelegten -Brut--, die den Sommer als Eier iiber- — 100 — (laiiei't halle luid deii ("hergang- von Larve und Piippe zum Imago so i-ascli durchlicf, dass aile drci Metamorpliosesladien lichen einander zu lin (hu'cii Kiemen (Ue in iln^?r Form an die BhUkiemen der Clilronomldeu erinnern und aus einem Biiseliel von y\ 7 tîngerformigen Scliliiuchen bestelien. DKwrrz bezeieluiet dièse Gebilde als Trachéen- — 102 — Fio- Fio-. 6. / ;k Fio'. 9. Fi- 10 fi'j. H. Fit — Liponeui-a spec. (alpin) von olien erwachsene Larve. — » » » von nnten >> » — Segment von Liponeura spec. — » » » breinrostris Low. — Kopf-von Liponeura spec. — » » » brevirostris Low. — Saugscheibe der alpinen LiponeurcdàTve (stark vergrossert). — 103 — kiemen. Das Tier sclieint im Mittelgebirge ziemlicli stark vertreten zu sein. Wierze.tski meldet es ans einem wiklen Gebirgsbach der Hohen Tatra. Dewitz entdeckte einen Fundort almlicher Natiir im Ockertal bei Goslar. Die in Simroths, -Enisteliung der Landtiere- abgebiklete Dipte7^eni?œ\ii beziekt sich nacli einer l)riofli('hen ]\Iitteikmg an Herrn Prof. Zschokke ebenfalls auf Lipoueiwa hrcvi- 7'ostris, die in den Bergbiicken Tkiiringens iind des Voigt- 1 an des nickt selten ist. Naek einei- biieflielien iMitteikuig Thienemanns kommt eine Lipoiieurii\-Av\e bei Arollo 2000 m. liock vor. Icli bin geneigt dièse kockalpine Form mit jener andern zii ^■ereinigèn, die im Rkàtikon und bei Parpan nack Zschokke kàiifig ist und die ick diesen Sommer in mekreren Exempk^ren den F)àcken der Umgebimg von Partnun entnakm. Ick seke davon ab, an dieser S telle eine genaue Besckreibimg der alpinen Liponeura zii geben, da ick koffe, im nacksten Sommer ausgiebigeres Material zu sammeln und die genaue Be- stimmung der Larve durcli Aufzuckt durckfiikren zu kônnen. Immerliin mag kier eine kurze Diagnose der Larve — die Puppe konnte ick nickt nacliweisen — ikren Platz fînden. Kôrpergrôsse iUmlick wie Liponeura brevirostris. Form : Etwas mekr zusammen gesckoben und abgeplatiet. Die letzten Kôrpersegmente nickt so deutlick getrennt wie die drei ersten (ick S[)reclie liiei' nur von den Segmenten des Abdomens) (fig. 5, 6). Saugsckeiben im AVrkaltnis um ein Drittel grosser als bei L. breriro.st)'is (fig. 7), die krallenartigen seitliclien Anlùinge (R) viel starker entwickelt und braun cliitinisiert. Die --Taster- (T) sind von langen steifen Haaren besetzt. Am Kopf (fig. 9) ist eine starkere Ckitinpanzerung zu constatieren. Anstatt der kleinen punktfôrmigen Panzerplàttcken und Leisten (fig. 10) der L. brevirostris findet sick kier eine grosse dunkel- branngefarbte ausgebucktete Platte vor, die von feinen Poren durcksetzt wird. Die Farbung ist nickt wie bei L. brerirostrts weisslick son- dern sckiefergrau bis sckwiirzlick. Die Fiikler sind nur etwa kalb so lang als bei der Vergleicksart. 104 — 2. Simulium. VcM'schicdcno Spccics, etracliten. Folgende Daten mogen die geringe Abh;uigigk(ùt der Lai'\ en von der Jaln^eszeit beweisen. IlATU.M l'UXIlOIlT 1 .\IiT IiES VORKOMMEXS (1. Mr.rz . . . Sissacli .... Erwarhsen. i. April • ■ Feuchleii n (unterSchnee), i2l. » ... SilcUing-en • . ■ .> lifiulig. 15. Mai ... » . . ■ « » 1 i. .Iiini. ■ ■ Rarschwyl . . . » sehr haiifig- 25. Juli . . . . Saut ilu noul)s. . Hiiufig, verscliiedeiies Aller. 17. Augusl . . . ZerniaU ... Massenhaft « » li). Seplembor Skoffie (Islrieii) . Einzehi (envachseii). 1(1. Oktober . . Siickingen . . » » 15. November AndermaU . . • llauliy unler Scluiee. 3. Dezember . . Fiùlien .... Eiiizeln. — 105 — In Zermatt fand icli im Angust eine ungelieure Anzalil Simu- lien in einom kleinen Abiluss eines Schnoefeldos mit oiner ^''assertemperatnr von 0,5" C. Die Simuliumlarven besitzen eino gedrungene Korporgcstalt . i)n.<. Hintei-ende hat don bei den Chironomidén wohl cnt- wickelten Sinmmelfuss niclit aufzuweisen; dagegen ist das vor- dere Seheinfiisspaar gut ausgebildet und tràgi einen Kranz von hakenfôrmig gekriimmten Borsten. Auch ara Hinterende ist ein ahnlicher Kranz zu beobachten. Die Mundteile sind fiir die Aiifnahme winziger organischer Bestandteile eingericlitet, ^vie sie von der Strômnng mitgefiilirt ^^'erden. t'ber die Bewegung der Sh)uUiuml({v\en mag im Kapitel id)er die Bewegung im Bacli pag. 139 nachgelesen werden. 3. Chironomidén. i'bei' die Larven der arienreichen CTru})pe der Zuckmiicken wissen wir noch sehr wenig. Von den 220 europàischen Spe- eies ist moines Wissens kanm oino in al Ion Motamorphose- stadion bekanut und docli ist die Chironojji/islixi-yo eine der hiiufigsten Erseheinungen des SiissNvassers. Die meisten Arten goliôron wold dom stelienden oder lang- samfliessenden Wasser an. Dagegen passen sioli mehrore resistento Formen ancli dem ungowolmten Loben im Baohe an; einige diirfen sogar der typisclien Baelifanna zngezahlt wordnn. Wir lasson don lotztcren don ^'ortritt. 1. Tanytarsus dives .Iohannsex. Bostimmung ziemlioli sioher. Die Larve wurde in B;io]ion des Kliiitikon gefundon ; sie stimmt fast genau mit dor von Zsciiokke in dor Tiofe dos Viorwa Ids t ;i tto rsoos hiiufig aufget'undenen Taïujtdvsus- larvo idier<'in, ()io ioli mit moinon Exemplaren vergleichen konntc ^. Tanytarsus spec. Selir naho \er\vandt odor idontisch mit dor amorikanisclion Art Tdiii/tnysns exiguiis. Icli besitzo nur sehr wenigo 7 — 100 — Exemplare ans einem Bach bei Zwingen (Jura). T(uujtarsus ea-igiiKS Joiiannsen sclieint etwas kleiner zn sein. Intéressant ist, dass clas Larvengehàuse dieser Bacliform mit einem Stiel an die Unterlag-e flxiert ist. Fixation ist eine liiinfîge Baeh- anpassung. 3. Ein Ghironomus mit sehr starken Retentionsliaken am vordern und liintern Sclieinfusspaar. Seine Bewegnng erinnert stark an die von Simidium, er scheint ebenfalls Fiiden zn spinnen in denen er sicli verankert. leh mâche an dieser Stelle auf den amerikanischon (liirono- mus /fa rus Johannsen aufmerksam, der ebenfalls stark be- wegtes Wasser bevorzugt und bei dem Johannsen -prolegs with numerous cnrved liairs and posterior pair with nume- rous prominent bilobet liooks-, also ebenfalls vorzugiichf! Reten- tionseinrichtungen beobachtete. Andere Chironomiden fand ich hier nnd dort in Biichen Die Larve von Chirouomns plumosus L. traf ich ziemlich regel- miissig im Bach von Fliihen und Siickingen, wo sie ruhige Stellen nnd nicht direct mit dem Bach in Verbindung siehende Pfiitzen bexorzLigte. Vereinzelt kamen mir auch Angeliih'ige der Gattungen TanypuH nnd WuîjiicJhi vor Angen; dièse Lar\en scheinen jedoch nnr znlTdlig in den Bacli ûberzng(dien und fanden sich stets nur in wenigen Exemplarcn und nie an stark Ixnvegten Stellen der lîiiche. Im ïibertluteten Moos stellte sich nicht gar selten die scliwirn- mende Ceratopogûnlarye ein. Ûber die Verbreitung der einzelnen Arten lasst sich nichts sagen. Wir stehen da auf einem nocli zu wenig bebauten Boden und die Bestimmung nach den Larven bleibt untei- allen Umstanden nnsichor, wenn es nicht gelingt die Tien- bis zum Imago aufznziehen. Ein Eindruck ergiebt sich aber ans der Beobachtung der torrenticolen Chii'onomiden : Der ISach beherbergt zweierlei Elemente : Edite Bachtiere nnd znfiillig in den lîach xcrschla- gene, sonst das stehende Wasser belebende Chironomiden, deren Anpassungsfahigkeit ihnen ermoglicht, im 15ach zu leben. Die Larven der Cliirouorniden stelkMi biologisch eine l'ber- — 107 — gangsstufo dar von den Bewolmern dos tVeien Bai'lios Lipo- iieura, SinuU'non, etc., zu den Moos- imd Schlammlarven, die fiinlie Betraehtung der Baelit'anna \\'enigei' wiclitig sind, dcnen A\'ir aber o-leichwolil die i'olgenden Zeilen widiiu'ii ^\■()ll('n. 1. Phalacrocera spec. (Tafel). Ist an das Moos Fontinalis cmtipyretica gebunden. Ich fand ein einziges Exem})lar dieser hôclist merkwùrdigen Larve in einer kalten Quelle des Heidenwuhrgebietes bei Siickin- gen. Doi't klammerte es sieli, iUinlich wie es nacli Lauter- BoRN Phalacrocera repVicata tut, mit Hilfe zweier starker Cliitinliaken an den Zweigen des umfiuteten Mooses l'est. Die Larve ist besonders intéressant, weil sie einen geradezu verbliiftenden Fall von Mimicrv darstellt. Ein unbefanffener l>eobae]iter wiirde das Tier, wenn es sicli niclit bewegt, sclbst untor der Lupe fiir einen Teil des Wassermooses lialten, Ùber den Rûeken laufen zwei Reihen blattartiger Anliiuige, die nach vorn hin gesiigt erscheinen. Dann l'olgen drei Grupi)en von je z\\ei nalie bei einander stelienden und dann 6 Gi'uppen \Qi\\ drei solclien Blattern, von denen das voi'derste immer das kiirzeste, das hinterste das langste ist. Diu'cli dièse Anordnung bilden die drei Blatter in ilirer Gesamnitlieit eine einlieitlielie Grnpi)e, die in Grosse und Foi'm ung(^ta]ir(Mn('m Blatt von Fon- l'niaJ'iH entsi)i'ielit. Der Scliatten, den das Blait wirft ist durcli dnnkle're Fiir- bung auf dem lielleren Griin des Larvenkorpers tauscliend nacli- gealimt. Die Seiten tragen ebenfalls eine Reihe von blattartigen Gebilden, walirend die Baucliseite eine doppelte Reihe kleiner sehuppent'ôrmiger Blattchen zeigt. Durcli die starke Betonung der Riieken- und der zwei Seitenreihen ci'gibt sicli (4ne Copie der Dreizidiligkeit von Foiitinalh. Die Farbc, ein saftiges Griin, stinnnt l)is in die iVinslcn Ab- toninigon mitdci' der M'olni- und N;ihr})flanze iiberein. "Kopf-- und Hint(U'ende gleichen der PJialoo-occra reiilica.ta von der ich durch die Freundlichkeit von Herrn Prof. D'' Lauterborn einige Vergleichsexemplare (M-ldclt. Die inii' vorliegende Larve ist 1,1) cm lang. Die Liinge der linigslen Tracheenkiemen- anhànge betragt 1 mm. Gegeniiber der von SciiAriDT-ScHWRDT, Miali, und Walker — 108 — und neuerdings von Lauïerborn beschriebenen Larve von Phxdacrocera replicnta ergeben sicli folgonde Untersehicde: Phalacroccra replicata. Phahicrocera spec. Form der Trachéen- PtViemen- und Galieltbrni. Gesag-te Bliitter. fortsatze : Lange der Fortsatze: Maximum O.S cm. Max. 0.15 cm. Bas Tiei' scheint wie Ph. repVicata zu iiberwinteni, da ieh es Ende April bei 1000 m Hcibe ca. 14 Tage nach der Schnee- schmelze fand. Andere Tipuliden. Am Randc der Bàclie, im iiberfluteten Moos und im Genist von angesclnvemmten Wurzeln und Blaltern, kamen bi'uifig weitere Tipnlidenlarven verscliiedener Gattungen vor. Eine Larve, die ich in Zermatt, Lugano und im Jura fand, gehôrt wahrscheinlich zu Tïpula lutescens Fabr. Eine andere, sehr dunkel gefarbto TipuIcàîvcxQ stammt aus dem iiberfluteten Moose des Heidenwuhres bei Saclvingen. Ebendort fand ich auch eine sehr grosse Tipulide (3,9 cm lang) zwei wurmlormige Abliange am Analende weisen auf die Foi'm Tij)ula gigantea Schrank, die nacli Braiser in Waldbiicben unter Laub imd Steinen lebt. Da und dort fand ich auch die Larven von Pedichi r-irosn . Das grossie Exemplar stammt aus dem Heidenwuhr, wo es das iiberfiutete Moos bewoimte. Erwahnenswert ist, dass ich das gleiche Tier aus dem Schlamm des Vierwaldstattersees herauf- holte und zwar aus einer Tief e von iiber 50 Metern . Ebendalier stammen auch einige andere Bachlarven, eine A//? <^r/.r spec, eine Perlide (wahrscJieinlicli ISemura niliihi) und eine Eplieme- ride. Es darf wohl angenommen wcrdcn, dass dièse Tiere bei Hochwasscr aus ilu'er Ileimat, den Iliiclicn Innuiiter- geschwemml ANcrdcu. Môglicher\Màse traf dièse unfi'eiwillige Versetzung sclion den Laicli, ^vi(' w'w iihnliclies fin* die Hôlden- biiche be^^'ohnende Epliemcridcn, Perliden und Tricliopteren anzunelimen lial)en. Lauterborn fand die Larv(^ in zusamnien- gescliwemmtem Laub der Bâche und an snmpfig(|uelligen Stellen des Buclienwaldes ziemlicli liaufig. Zsciiokke kennt — 109 — (las Iiisekt ans deiii Rliatikon, wu (;s die Einmuiulungsstellen der Baelie in dio Seen bevorzugt. Almliclios gilt tïir A/heriœ spec, die icli ans Sackingen iind Bellcdav kemie. Dièse Larven stimmen genau mit der in ••Aiiuatic Inseots in New York State- (1903) Plate 10,fig. 1, ab- gebildcten "Larva of an unknown Lejjtid'^ idjerein, wie auch Lautkrhorn bemerkt (43), der in Moosrasen raschfliessender Gebirgsbache kleine, im Gegensatz zn nieinen Funden braun- gef;irhte .l///(';v".rlarven sanimelte. Zschokkk meldet Afhcrioc spec. ans einigen Biiclien des Rhiitikon. Ttfhf/jiiis cordujer Meigp:n befindet sich ebeni'alis nnter nieinem Material. Die Larve ^\■nrde einem Baeb bei Slvoft'ie in Istrien entnomnien, in dem -àxn^li- Planai'id ((Ijnna, das typisc'hste Dacbtier, Aorkommt. • Lautp]Rborn fand die Art ini Sande des Rehbacbes bei Nenliofen. Wenn icb mich recbt ei'innere, war auch der Bach bei Skoi'i'ic stark sandig. Aile hier behandelten acephalen Larven mit Ausnalune der Plialacrocera bewohnen Moos und Genist von Wurzeln und Bhittern sowie Scdnvemmsand. Dort leben sie in Huhlen und Gàngen. Ihre Gestalt ist demnaeh \\'nrm- bis wursttormig. Die Tip/i/a-àvien besitzen gar keine Fortsatze. Pedicia zeigt vom viertletzten bis zum zweiiletzien Hinterleibsring zapfenartige Vorspriinge. A/Jie}-i,v liât ani' der Bauchseite jedes Ringes ein stunnnelfnssahnliclies mit Hakenkranz bewehrtes Paar von ForLsJitzen. Boi Tabroius endlich erheben sicJi dièse Schein- tïisse nicht nur anf der Bauchseite sondern auch an den Seiten und am Riicken. Fine weitere Gi-up[)e von I)ii)teren le[)t in den Algenuber- ziigen fenchter oder schwach iiberftuteter Felsen '- hygro- peti'tsch ". TiiiENEMANN, der den Namen znerst brandit, nennt mehrere Vertreter dieser Fauna. Neben einigen Tri- choptei-enlarven, besonders der H_v(h'0[)iilide Stctctohia cato- nieJla, tritt regelmassig die Strationnide O.cijcera spec. auf. Icli traf beide Larven in Zermatt an einer iduM'fluteten Felswand. Gft werden die zwei wichtigsten Vertreter der \\y- gropetrischen Fauna noch \o\\ einer andern Stratilmvide be- gleitet, die sich durcli sLarke Behaarung des Korpers ans- zeichnet, sowie von einer Psycliodide die den Stratiomyiden ziemlich iiinilich sieht. Sie triigt am Hinterende vier blattartige Anhinige, die am Rande kammartig diclit mit gefiederten lan- gen lîorsten verselien sind, und cinen shnnpl'cn Stacliel, an des- — un — sen Ende mehrere lange, steife Borslcn slelieii. AnidruncU' dièses Stachels fînden sich 1-6 fingeriormige KiemcnaidiJingv. Das vierte imd das limite Segment des Kcirpers tragen je einen sehr kurzen Vorsprimg mit kammarlig in die L;inge gezogenem Hakenbesatz. Dièse Stummelfùssen vergleichbaren Organe wïr- ken analog den Kletlerkrallen der Stratiomviscbrie!)enen. Viel- leiclit liandelt es sicli um eine Art derselben Gattung. Icb botte spater eine genaue Bes('breibmig der Metamorpliose g(d)en zu kônnen. An dieser Stelle mag die kni'ze Kennzcicbnung der Bacb merkmale geniigen. Thienemann land, wieer mir bi'icttirh uiitteilt, am 20. Juli 04 an leucliter Felswand bei (losclienen (1129 m Holie) neben andern, der bvgropetriscben Fauna angeborenden Larven, aucli Psycliodideii. Icb vermute, dass es sicb um das gleicbe Tier bandelt, das mir vorlag. Lauterhorn sammelte im modernden Laub und in den leucb- ten und iiberttutelen Moosrasen verscldcdener Bergbiicbe eine Psychodide, die er liir Pcricoiiui si)ec. liidt. Seine Larven liingen oit uacb Art der Stratiomviden an der Obei'Hiiclie des Wassers. An dieser Stelle dïirlen aucb die brasilianiscben Psvcliodiden MiiLLERS niclit unerwiibnt bleiben, die in Form und Lebens- weise auftallend an Liponeura erinnern. Eine Reibe von baucbstiindigen Saugsclieiben dient aucli bier zur Fixation mid Lokomotion im starkttiessenden Bacb. Abliachung und Keten- tionsbaken v(irvollst;»udigeu das P)ild des typiscben Bacb- bewobners. Eine Besclu-eibung und Abbildung dieser Larven ist zu finden in -Trans ol ibe entom. Soc. London-, 1895. Die von Flmer: "l'ber die Anpassung einiger \\'asserlar\ en an das Leben in tliessenden Gew;issern«, pag. 20, bcsclnûeljene Larve diirl'te wold selir nalie mit den brasilianisclien Art en verwandt sein. Aucb meine Pericom(iï\\\\\\\v\\e Form diirllc in ibre Nalie gcboren. 17. PLANIPExNNIA. Ein regclmjissiges Mitglied der Ijaclit'auna, das icli als Imago imd als Larve in uiid an dcn IJcrgbiiclien von I^'liilien, Sackingen, Biirscliwvl und Rcllelav fand, ist Osmylus maculatus Faiîu. Das Insckl- ist fast iilter ganz Enropa vorbi'citct nnd Miegt an kiilden Biichon. Die Larvon hîlxMi nnt(n' den Steinen am Vïev dcr Biiclie; sie sind langiicli-spindelfôrmig gebaut und zeigen keine bemorkenswoi'ton Bachanpassungen. . 18. COLEOPTP]RA. Fin" die Schwiinmkii fer sind die vom Bach gebotenen Lebensbedingnngen keine giinstigen. Bei starker Stromung ist scbwimmende Bewegungsweise unmciglieh, und docli sind dièse Kàt'er gezwungen, in^ relativ kurzen Zeitintervallen, zum Luftscliopfen an die \\''asseroberfl;iche zu steigen. Wenn ich trotzdein da und dort Ange]K)rige dieser Insektengruppe fand, so erkliirt sicb das ans der Eigenschaft der Bergbâche, unter Wasserstûrzen Auswaschl)eeken zu bilden, in denen das Wasser relativ rubig ist. Das Vorkommen ^on Scliwinimkafern an solcben Orten muss niclil (hu'cli active Wanderung im Ijacli erkliirt werden; die meisten Kafer besitzen die Fiihigkeit, fliegend von Tiimpel zu Tiimpel zu gelangen und andere, denen dies niclit so leicbt nuiglicdi ist, konnen docb lang<' Zeit ausser- halb des Wassers leben und so durcli Vôgel gelegentlicli wi(Hler in ein giinstiges Médium versL'lilei)i)t werden. Die SclnvimmkJiferfauna dvi- Biicbe ist also nicbt ans typiscben Bachformen mit l)esonderen Anpassungen an das fliessende Wasser zusammengesetzt. Si(ï umfasst eine Anzald Formen, die der Zul'all in die Biiclie gefiibrl bat, und die lum eine Zeitlang (lie ungewolmten Bedingungen im IJacli ausbalten, bis sie wieder wegfliegen, fortgesi)i"dt werden oder zu (Irunde geben. Manebe scbeint jedocb die tiefe Temi)eratur der Biicbe anzuzieben. Dies sind meisi Tiere mit alpiiier uiid iiurdliclicr A'erbrfiluiig, wie 1. H;/(h-()j)nrH.s itiralis Heer 2. HeU'porus glacudls Villa o. Agabn.s covgeue)' Payk. uiid andere. Sie kommen teils erst im erwacliseiien Ziislaiid, hie und da sclion als Larven iii den Baclien vor (Zsciiokke : Biiche des Rliiitikon). Icli gebe l'olgciide Liste voji Baclifuiideii (1): N AM E FUNDORT Hydroporus nigrolineatus Steven . » halensis Sturm » nivalis Heer » nigritaHeer(Zschol\ke) » spec. Larven (Zschokke) Dytisciclenlarve (Zschokke) Agabus congener Payk Noteras sparsus Mis Heleporus glacialis Villa Anacaena limbata F Laccobius minutus ! Limnebius spec Hydrobius limbatus Fabr Dvtiscidenlarveii liach bei Riirschwyl (Jura) » amCIturerjoch (iraubùnden Hiiche am Cavelljocb )) im Rhiitikoii Hauptzufluss des liuiersees Bergbach bei Lugano » » Bellelay (Jura) Siickingeii (Schwarzwald) Imstund Iniisbruck (Tirol) Kaunserlal (Tirol) Skoflie (Istrieii) Kaunserlal (Tirol) Lugano Timavo (Karst) Eiiie andere Stellung als die Sclnvimmkiii'er, die bloss als zutallige Gaste aufzufassen sind, nehmen die Kletterkafer im (1) Icli verwende die Nomenclatur von Favhe: ..Faune des Coléoptères du Valais-' (Xeue Denkscliriften d. allg. Schweiz. Ges. 1". d. ges. Naturwissen- schaften, Bd. XXXI, 1890). — li:^ - Bacli ciii. Uiiter iliiicn giebt os einige fiir die IJacIil'aïuia Ivpischo Gattungen, deren Arien meist kloin sind iind an dcn Beinen fine vorziiglielie Ki'allenbewaflniing zeigen. Ilir Anf- enlhalsoi'l sind die iiherflutelen Moosrasen. EhjNSàvivn l'and ieli liic nnd da aneli untei' Ul'ei'sleinen. Die Famille der Parnlden nnifasst elne ganze Anzalil Gattungen des fllessenden \^^assers. Potamoj^h'dus, Eimis, Limnius, Stenelmis l'ehlen dem stehenden Wasser fast voll- standlg. Anch Parmis ist meist in Biiehen und Fliissen zu finden. Dlesen Lebensbedingungen enlspreeliend sind die Veii.retei- der Famille der Parnlden mit autfallend grossen Klanen ausgeriistet, die ilmen zinn Klettern Ira Moos nnd zur Rétention im fllessenden Baelie dienen. Die H vdropliillden-Gattung Hijih'aena, die mit den Parnlden Aufenthaltsort und Lebens- weise gemelnsam bat, besltzt zwei gut entwickeite Klauen, die an elnem bewegllcben, sehr langen letzten Tarsengiled eln- gelenkt sind, und meln-ere Dolcliborsten, wolil mit Retentlons- funktlon, an den Tlblen. Mein Verzeiehnis torrentleoler Klettei'kàfer welst folgende Arien auf: 1. Hi/dracna fjracilis Germ. "2. •• angnstdtd . 3. •• spee. 4. Par nus aaricidatus III. 5. Lhnnius tuherculatus Mïill. (3. El mi s Gernmri Erichs. 7. •• aeneus Mull. cS. •• MaïKjetii MCill. *,». •• sudalis Erichs. Hydraena gracilis Germ. Isl mir ans S;iekingen bekanni, \vo si(> reclit liàufig im Moos des He 1 den wu lires zu linden ist. Favre meldet sle aus Lausanne und Cosso na v, woer sle lue und da in Biielien antraf. Hydraena ang'ustata. Wcnigv Exemplaivdicscr Art slammcn aus dem Moos ciiics Brunneiis bel Zci-ma II. 114 Hydraena spec, (leren Bcstimmung mislang, lebte mit g)-//cifi.s ziisainnit-n in einem Baclic des Risanotales in Istrien. Parnus auriculatus lu.. ist im Hoidcnwnhr Ihù Sackingcn nichi selten zii ti-cliVn. Favre nonnl mehivrc Fundorte im \A'allis, P)UGNI()X in dor Gegend vom Gcnfersee. Lîmnius tuberculatus Mûll. kenne idi ans Bellelay im Jura, dcxdi schcinl das Tier redit selien zn sein. Elmis Germari Erichs. Das einzige, Exemplar (^nlstammt einem Bergbacli bei Lngano. Favre fand die Art bei Domodossoia unter den Steinen eines Bergbacdies. Elmis aeneus Mûll. Dièse weit ^('l•bl•eitete AiM traf ich im ganzen Gebi(>t reehl hàufig an. Ich nenne folgende Fundorte: Schwai'zwald : Sàckingen, Welir, Hasel; Jura: Fii'ihen, Barsclnvyl, Bellelay, Brassus etc.; Alpen : Lngano, Partnun, St. Antônien; Kai'st : Timavo, Skoffie. Bemei'kenswei't scheint mir das snbterrane Vorkommen Aon /::'. aeneus im Bach der Haslerhohle. Es handelt sich wohl wie bei den andern B)ew()lniern dièses Hôhlenbaches um Ver- schwemnnmg ans den ol)erirdisc]ien Quellen. Elmis Maugetii MiiLL. Wui'de im Tima\o, dem AnsHuss des unterirdischen KarslHusses Reka, bei San Giovanni gesammelt. 115 Elmis sodalis FIriciis. Eiiiii^o Exrmi)lar(> onislammcn (l(>r Orbcqucllc hoi \:\\- loi'lx's und (>ineiii Baclie des Cassa rat inalcs nordiicli von Lu!4aiio. Die (ialtiiiig Ochthchius Leacii, die cbfMd'alls ini IJacli un ter Steinen lebt, ist mir unbekannt. Fayre kennt zwei Arteii: 0. (innnihihis Mues, und (). pi/ynuteus F. Auf eine sein- intei'essante Gi'uppe von Kiifei'n )iiaelil uns Favre in seineni \A'erke: --Fanne des Coléoptères (bi Valais (>t des régions limitrophes-, p. :VZ, aufni(M'ksani. Es sind Land- kiifer, die in unmittelbarer Nahe der Piaclie oder unter li'ockcn gelegten Ufersteinen, z. T. aueli unter tief eingegrabenen Fels- blôcken leben. Die Zald dieser Bewohner der BacbniUie ist zienilieli l)etr;ielitlieh. Nielit \\'enige davon gelioren zu den tvpiselicn Alpenfornien und kehren regelmassig an allen Bachen in derselbrn Zusammensetzung ^^•ieder. leh nenn(>: 1. BenihiiliiDii fascioIdfuiK Duft. 2. ■■ ftl)}(iJe Duft. o. ■■ (jeiiiculatum Heer sive alpinum Dej. 4. ■• conforme De.t. 5. ■• cotnplauatum Heer. (). Siej/Hs (jldcidUs Heer. 7. Nebrla picicornis F. 8. î» Jochischii Sturm. 9. Pac(/c)'((s lo)igicoriiis Aube = l'i/fico/iis F. var. sanguinicoUis Stepii. ete. etc. Wahrselieinlicli ist es die kiildc^ Teniperatur der Bachnidie, di<' dièse Kal'er vei-anlasst, ibren Wolmsiiz dort aufzuscblagen, idinlicji wie aueli die Xidie \on Sebneefeldcrn und Glelseliern eine Anzabl KJifer anzielil. Kâferlarven Unter meinen Material beflnden sicli eine Anzald Kiderlarven, dei'en Bestimmung bei der mangelliaften Kenntnis d(s Zu- sammenlianges zwisclien Larve und Dnago nieist nielil ni()g- lieb ist. Ulmer fand im Bach die Larveii ■•cinigt'r KaiVr-; ci' nennt die Gattungen Ci/phon iind Elmis. Auf Zschokke's Liste torrenticolei- Insektenlarven dos Rhalikon figurieren: Cyphon spoc, Lai'V(> ans dem ganzon Gt'biet dcr Su Iz fin h, und Larven ^ on D y t i s e- i d e n da und doi't im K h ;t t i le ( ) n . leli selbst fand Cyphonhwxan ziemlieli i-cgelmilssig widu'end des ganzen Sommei's. So im Jura: Fliilien, ()rb(M|nelle bei Valloi'bes, Bellelay; bei Saekingen und ^^'<'ll^ im Sehwarzwald. Die Imagines der Galtung Cyphon besuclien die Pflanzen des Ufers von Tiimpeln und IJiielien. Fayke zalill fiïr sein Gebiet sieben Arien. \on denen Cyplnui Pad't L. dii' liauflgste ist. Die Larven ieben vorzugsweise an d(Mi Sieinen in der NîUie des Ufei-s, di(^ \om ^\''asser gerade nocli iiberspiilt werden. Sie fallen durcli iln-e starke dorsoventrale Abplatlung auf und selnniegen sieli den Steinen sehr eng an. Ans verscliiedenen Orten im Jura stannnt auch eine Par- nidenlarve, von der ieli Nci'uudc, dass sie zu Elmh geliort. 19. MOLLUSCA. Die MoUusken geniessen im BacJi ziemlieh starke Ver- tretung. Mehrei-e Arten diiri'en zui' eigentlichen Dacld'auna gezàhlt werden und treten regelmassig und liiiutig auf. Andere werden nielir zufallig torrenticol, walu'end ilire g('\\(')hnliehe Heimat das stchonde und langsamfliessende Wasseï' ist . Einige sind ausgesproehene Quellfornien, die an sehr kaltes Bachwasser gebunden zu sein sclieinen. Eine der inir ^•orliegen- den Arien bewohnt a orzugs^^'eise Hohlenbiielie und fehlt der Oberwelt. Die meisten suehen im Baeli ruliige Stellcn auf und lialten sich mit Yorliebe in den Aus\vaschl)ecken unter d(Mi Wasserstiirzen, auf scbwaeh iiberfluteien Steinen und der- gleichen auf. Da pflanzlielu^ Nahrung im Bach oft spiirlich ist, bilden mehrere Arien torrenticole Hungerformen ans. Ich stelle im Folyendtni meine Funde in einer Liste zu- sannnen 1. L'iiHiuiea jjdliisiris Mi'ill. 2. •• nrald Drp., forma typica . '.]. " ■■ \ar. fontindlis Studer. •4. •■ •• vai'. ohliisd K(iHi:i;r. 5. Lïmanea ovata var. succinea Nils. od. hnlthica L 6. •• ppyegra MiiLL. f. t. 7. « -r \ar cv^r/'r/. Cless. 8. •• truncataln Mi'ill. U. Pltuioi-his coutortus L. 10. AHcijhis ff/n'ifff/lis Mûll. 11. •• cffjjuJoides ^AN. 12. Bythuiella (ilta Cless. 13. » ahhremata Mich. 14. •• Dunkeri Frauenfeld. 15. Vitrella kelvet/ica Cless. IG. LithogJyphus fluiniuensis Sadler. 17. Neritina fiumatiUs L. 1 r die Fiindoi'tc und iilier die Grossenverliiiltnisse. Es wunlcn nur crwncliscne Exemidare geinessen. I. Schwai'zwald: Welii', Hascl, Siickingeii, Inz- lingen: _ Maximaigrosse . . . 5,2 mm. Minimum 3,2 mm. ■ — 119 — Jura : Fliilien, Mariastein, Gelterkindon , SaiU du Doul)S. Maximum . . . 5.5 Miuimum . . . 3.2 Alpen : Zermatt, Findeln, Richai'dsquelle bei Innsbruck. Maximum ... 5 Minimum ... 3.1 Die im Schwarzwald und in Zermatt gesammelten Exemplare waren viel dunkler gctarbt und neigten zu starker Auftreibung der A\^indungen (hauptsachlich der letzton), nàherten sich also dei- Variation ventricosa Moq-Tand. Dièse Eigentiimliclikeiten sind vielleicht eine Folge des kalkarmen Wassers, in denen icli die Tiere sammelte. Aile meine Exemplare bleiben bedeutend liinter der von Clessin alsMittel angegebenen Liinge zuriick. Manche orreiclien nicht einmal das Clessin'scIic Minimum von 3,5 mm. Dieser Befund deckt sich mil den Angaben Zschokkes iib(>i- die Grôssen der im Rhiitikon gesammelten Limnaeen ; nur sind meine ausschliesslich in raschfliessenden, steinigen Riichen ge- sammelten Exemplare verhidtnismiissig noch kleiner als die Rhiitikonlimnaeen, die zum Teil auch aus Tiimpeln, Seen und R)runn('n stannnen. Auch Zschokke fand hiiuflg Formen, die an die A'ariation ventricosa erinnerten. Wenn wir mit Brockmeier annehmen, dass Liuuiacd pa- /«s/;7"s, die sich durch wenig gewolbte Umgange auszeiclmet, bei ungiinstigen Lebensbedingungen sich der gewôlbteren triuwatula naliert, so ist die stark gewolbte var. ventricosa als eine extrême Endform in der Umbildungsreihe anzusehen. Zur Ausbildung solcher Abweichungen sind auch extrême Re- dingungen notig, wie sie vor allem im Sturzbach der Hochali)en gegeben sind. Autiallend ist dass die bauchige Auftreibung der Windungen (hauptsiichlich der letzten) nur im kalkarmen Wasser des Schwarzwaldes und der Walliser-A Ipen vorkam, wahrend die Gehàuse aus den Jurabjichen keine Abweichungen zeigten. Wir werdcn auch bei AifCj/lus sehen, dass Kalkarmut die Variation begiinstigt . — 120 — Planorbis contortus 1>. im Saut du Doults, innss durcli zutVdlige Versclnv(Miîmung ausdemLac des Brenots erklart wcrdon. Ancylus fluviatilis jMûi.l. Sein- liiiuflg und regeliiiiissig, vorziiglicli in starken Bachen. Da die Formen an ein und demselben Fundort stai'k variieren, sah icli davon ab sie nach Varietaten zu sondera. An Fundorten waren namliaft zu maelien : 1. Sclnvarzwald : Sackingen,Welii\ Inzlingcn, Hasél; 2. Jura : F liihen, Rellelay; .3. Alpen : Bayrisclie Alpen, Flircnborgci' Klause. Auffallen. — DicMaasse sind in ijuii. zu \('rst('ben. A. Bergbach von Sâckingen (Sch-warzAvald) Auf ^littcllangi' ô mm Liingv Hohc \m •(•(■liiK'te lliilio 1. 1 1.1 1.4 2. 1 1.5 1.9 :j. 4.5 1.3 1.4 4. 1.8 1.8 1.9 5. 4.8 2 2 6. 5 2.1 2.1 7. 5 1.5 1.5 S. 5 2 2 U. 5.1 2.8 2.7 10. 5.8 2.2 1.9 11. (') 2.3 Maximum : 2 2.7 — - Minimum : 1.1 z zwisc bcn Maximum und Minimum : 1.3 Mitt<'lw( 'rt all<'r Indien : 1.9 — 121 B. Bergbach bei Fliihen (Jura) Aul' Mittelliinge 5 mm Liliiffo nulle bercclinote Hiilip 1. 4.3 1.5 1.7 2. 4.5 ].() 1.8 3. 5 2.2 2.2 4. 5 2 2 5. 5 2.4 2.4 6. 5.3 2.6 2.4 7. 7 2.3 1.7 Maximum : 2.4 Minimum : 1.7 Diit'creuz z\\"isclien ^Maximum und Minimum : 0.7 Mittelwei't allei' Hôhen : 1.9 Allô Gehiuise, doi'on Dimensionon liiop mitij-êtoilt wurden, stammcnaus einer bestimmten Streckedes bcti-ctîrndon Bâches und wurdon 7a\ gloichoi' Zeit gesammolt. Aneylus sclieint in der .Tugcud flaeher zu sein ; im Alter, wenu der als Saugnapf diencnde Fuss ei'starkt ist, ertragt die Sclmecke aueli stiirkere Wcilbung, sie kann uid)escliad(4 dem Wass{n' einen stiirkeren \^^id(M'stand eutgegensetzen. Wic meine Zalilen zeigen, isl die Vai'iationslahigkeit eine iTclii hcdeuteude. Merkwiirdig ist, dass die Formen ans dem kalkai'men Wasser des Sclnvai'z wald haches doppelt so stark variierenals die ans dem kalkigen .Turabach. Stai'k verkalkte Gehàuse liaben offenbar weniger die Fiihigkeit sich an vei"- schiedene Stromgesclnvindigkeiten anzupasscn als ^^'enig ver- kalkte. Die Gehause vom Sch warzwald unierscheiden sicli auch sonst noch von denen ans dom ,Tura. Sie sind viel dunkler gefarbt und zeigen die xYnwachssii'eifen \iel deutlicher. Be- merkenswert ist die Tendenz, die àusserste Wii'belspitze aufzu- losen Wahrscheinlich wird bei dem Mangel an Kalk das feste Material oben abge])rochen und dient unten am wachsenden Rand zur Fesligung der neuen Anwachsstreifen. Clessins Grôssenangaben sind ziemlicli vei'schieden von den meinigen. Nacli ilim geliort zu einer Lange von 5 mm normal eine Hôhe von 2.5 mm (bei der var phryg'ius Cless. sogar (nne — 122 — Hôhe von 3.2 mm). Dièse mittlere Holie Clessins ist bei meinen Exemplaren eineMaximalhohe; derDurclisclmitt betriigt im Jura mid im Scliwarzwal d nur 1.*.» inin, das Minimum sogar 1.4 nun. Daraus wiii-ezu folgern, dass sicli im Bach der Niedemngen und im Gebiet der grôsseren Fliisse, wo Clessin seine Exem- plare liauptsachlicli sammeite, Ancijlus fiaviat'dis weniger abfiaclit als in denen des Gebirges. Es bestelit somit ein Zusammenliang zwisclien Stromgeschwindigkeit und Ab- flacrmne-. Im scdmell fliessenden Wasser flacht sicli die Sciniecke stàrker ab als im langsam fliessenden. Dies braclite micli auf den Gedanken, ob nidit der Ort, wo das lier lebt, d. h. die SUirke der dort lierrselienden Slrômung, die Grosse der Abflacliung bedingt ; ob niclit die flaelieren Exemplare auf (km stark iiberfluteten Steinen leben, wahrend die gewôlbteren aus (km ruhio-eren Stellen des Baelies aus den Auswaschbeckeii der Wasserstiirze stammen. Da sich die Napt'sclmecken nui- sehr lane'sam beweuen und die meiste Zeit iUmlicdi wie die Planarien in einem schlafidnilidien Zustand verharren und wohl kaum grôssere Wanderungen unternelunen, kanii man sclion von einer Stromungsstiirkc» rcden, in der das Tici' autViichsI. Ich habe mich b(Mnïdit, die Frage dureli dii-ektc Ik'obachiuug zu losen, in dem ich die au l'iddgen Stellen gesammelten Selinecken absonderte und udt denen aus starlcer Str()mung vcrglich. Wirklicb selieint sicli meine Vermutung zu bestiiligen ; ich wage jedoch noch nicht, ein abschliessendes Urteil abzugeben, bis ich mit einer grossen Zalilenreihe die Saclic zu beweisen im Stande bin. Ancylus capuloides Jan. Einzelne Exemplare aus dem starkbewegten Bach vonFliihen. Dièse Art ist bis j(dzt nur aus dem stehenden Wasser bekannt. Als Fundorte werden von Clessin und Geyer Schweizerseen sowieder Garda-, Starnberger- und Chiemsec angegeben. Das Tier belebt nach Sukbeck vorzugsweise die I^erzone an Orten, wo ziendich lieftiger Wellenschlag shittfindet. Ans dieser Vorliobe fiir bewegtes Wasser, die sich am TTcr des Vierwaldstattersees leicht nachweisen lasst, erklart sich wohl das Vordringen in den Bach. Die Diuiensionen stiunnen gut mit den von Clessln angegebenen iiberein. Die Tiere sind — 123 - vel-ài'iY hoher ixh AiicfjlKS /fiii'iafilis imd zeichnen sicli durcli eine rein eifôrmige Mûndung der Scliale ans, wiUirend fiuina- tilis eine naeli voi' vei'breitorte Mtindnng auiVeist. Ùbrigens lassen sieli, soviel sicli nacli meinem sparlichen Matcrial benr- teilen lasst, ancli hier Briicken flnden, die fiir beide Fornien gemeinsamen Ursprnng wahrsclieinlich machen (siehe z. B. var. gibbosmn Bourg.). Bythinella alta Gless., eine Qneilenform, ist naeli Clessin anf das nordliche Tirol und die angrenzenden Gebiete bescln-anki. Ich fand meln-ere Exem- plare in einem Bach am Fernipass nahe bei d<>r Ehrenberger K la Lise bei Rente (Nord ci roi). Bythinella abbreviata Michaud. In der Lt'bi'iisweise, Gi'ôsse nnd Form \\'enig von der vorigen Art nnterschieden. Ich fand ein einziges Exeniplar dieser nach Clessin auf die westliche Sclnveiz beschrindcten Art in cincr Waldqnelle bei Wehr (siid-westlicher Schwarzwald). Bythinella Dunkeri v. Frauenkeld. Die Art koiniiit sclir rcgelniiissig in den kleinen Waldqucllcn des Heidenwnhrgebietes (siidl. Schwarzwald) vor. Lautekborn kennt das Tier aus niehreren Walcbjnellen des Pfidzer waldes. Die Laichablage fîndet nach ihni ini Februar statt (1). Dieser Umstand (Vermeln-ung wiihrend dev kalten Jahreszeit) verbunden mit der Vorliebe fiir kalte Quellbache, fiihren ilni zur Vermutung, Bythitiella Dunkeri sei ein Glacialrelikt. Dasselbe durf te wahrscheinlich anch fiir die andern Bvtliinellen seine Gellung haben. Ihr ausschliessliches Vorkonnncn in Quellcn und kalten Biiclien und uiehr noch ihre ôrtlich beschriinkte Verbreitnng — nach v. Fkai'ENFeld und Clessin sind aile Bythinellen durch wenig umfangreiche, inselartigc A^M'brcilungsbezirke ausgezeichnet — verbunden mit (1) In Biichen mit sehr constanterTeraperatur (Sonuner uiul Winter 7'— S') war der Laich das aanze Jahr anzutreffen. — l->4 — der erst ïnr Bj/t h h) ello Duukeri ni\Qhge^yle^onen, aber wahr- scheinlicli aucii andorn /ukommondo Eigenscliaft des Winter-^ laicliPns spriclit selir lïu' die Zugeliôrigkoit zur Glàcialfauna. Durch passive Ûbertragung lassen sicli die Verbreitiiiigseigen- tiimlichkeiten nicbt erklaren. Zugvôgel iind ^^^assel•vôgel besiichen den bevorzugtesten Aiifenthaltsort der lîvtliinelien, kleine, einsame im Wald versteckte Quellen, wohl kaiim, und wenn das aucli aiisnahmsweise einmal gescliehen sollte, so ist doch der Weg von einer solchen Quelle zur andern so weit und die Walirscheinliclikeit, dass der Vogel, an dessen Fiïssen sicli per Zufall eine Bythir/ella ïesige^ctyA liât, gerade wieder an einer Waldquelle sicli niederlasst,, so gering, dass man eine solclie Art der Verbreitung ruliig ausscbliessen darf. \^'ir miissen also das Voi'konunen von P> vtliinellen in verborgenen Quellen durch aktive Wnnderuug erklaren. Nicbt zwar durcli AVanderungen des Individuunis, sondern der Art , wie wir das tur Planaria nlpind und VoJucelh corniita annehmen mûssen, die icb oft mit Bijtlùnclhi zusamnu^n antraf. Wir batten also vorauszuseizon, dass fi'iiber der ganze Bacblauf von BijthlaeUa besetzt war, dass a])er zunelunende Teinperatur das Aussterbcu iui Uuterlanf bewirktc. Iiu (legensatz zu den Plan a ri eu, die sicb, wie Thienkmann hetonl, durch gi-osse Stabilil:atd(>r Ai't auszeichnen, siud die P, yt]iiu(>l leu variabeh WahrsclHÙulicb liahen sidi die liculigen Arlcu iiifolgc vou gt^ographischer Isolieruug ans eiuci- zur Eiszcit idjerall gleicli- massig veii)reiteten Stanunforni entwickelt. Die Artunter- schiedesiud ja iuisserst geriugfiigig uud wabrscbciuHch v;crden sicb die einzelncn Foruieu unschwer ibuvli l hergauge verbiudcu lassen. Grosse und Lcbensweise stinuacu bei alleu iibereiu. Eine Ausualune — «lie fiiizigc uulci' 18 Arien — macht BijUi'i- nella Steiiii, (be in Nord(leutschlau GaUuug isl iu uiebri'acber Fliusicht inicressant. Sic be- wohut Hiessende Il()hlengcwasser m\y\ ist bliud. Iln-e uiichsteu Verwandlen siud die Brackwassergaltung Hijdrohia Hart- mann und die oben bebandelte Gattung ByihhieJla Moq.-Tand. — 125 — So\\>'it sicli nac-li den Merknialen dci" Scliale bcurtcilen liisst, aiif (lie wir Ix'i der Seltenheit lel)end(M' Vitrcllon cinstweilen angewicseii sind, seliliesst sicli dci' TV/rt'/Zrttvpus cng- an die Forni BythlnelJfi Sch)niilfi vai-. hararicct Cless an. Vit}'eU(C macht nun nocli viel \\\e\iv als BijUiuicUa, dcn Ein- druek oines Reliktes. Es gibt wohl kaum cinen Ort mit kiihlerei', constanlorer Tempera tur als Hôhlenbache. Dass fvelikte ans der Eiszeit hanfig in Hôlik^n leben, wurde schon mein-facli, z. B. von Zschokke, von Veydovsky, Thienemann untl anderen hervorgehoben. Die Vi t relie n besitzen nun nocli viel engbegrenztere Verbreitungsbezirke als die Bythinellen und fur sie ist passive Ubertragung von einem Bachsvstem in das andere voUstJindig ausgeschlossen. So bat sicli denn im Laufe der Zeit infolge der geograpliisclien Isolierung fast fur jedes Hôhlensystem ein besonderer Vitre llentjpus herausge- bildet. Geyer betont uml beruft sicli auf eine ahnlielie Stelle Hamann's, dass fast jede Hôhle nur eine einzige Art besitze. Wir haben also in Vitrella eine Riclitsehnur zur Beurteilung der Verbreitungseigentûmlichkeiten der Gattung Bi/thinella. Lithoglyphus fluminensis L. Drei Exemplare ans dem ïimavo (Karst). Wolniort nach Clessin in Bàclien und Fliissen. Verbreitung: Krain und Kroatien. Dièse Form geliort systematisch ebenfalls in die Nalie von BythineUa und Vitreîîa. Aueli sie zeigt Vorliebe fiir das fliessende Wasser; einige Arten sind sogar nur aus Quellen bekannl. Die Gattung geniesst im Osten und Si'idosten weite Verbreitung; sie felilt der Selnveiz voUstandig. Neritina fluviatilis L. Mehrere Exemplare aus dem TimaAO (Karst). Eine Aveitverbreitete Flussforra, die in ganz Europa mit Ausnahme des Oberlaufes von Rhein und Don au zu Hanse ist. Valvata piscinalis Mûll. Rdi besitze von drei Fundorten je ein Exemplar. In den Se(^- abflùssen des Sauts du Doubs und dei- Souree de l'Orbt? — Wi — lasst sicli ilir Vorkoninicii duix-li A'ci'sclnvcmmung crklart'ii. Im Bach von Skoft'ic (Karst) sclicint sii^ ans cincni untVi'iion Siimpfp eillg■o^^'an(lol't zu sein. Die Art ist iiber ganz Eui'0})a. vorbi-eitcl und Icbl \()i'zugs- woise in stclicndcni odcr langsainfli(>ss<'nd('ni ^^^•lss('^. Zu diosen ocliton Wassersclmocken gcsellt sicli nocli einc livgi'Oi)liile Landschnecke, die nacli den Beobaclitungon Ross- MÀSSLERS, SuRBECKS und andoi'ei' aueh im Wassor Icbcn kann; es ist Siicchiea Pfelfferi Rossm., die icli zweimal an schwacli iiberflnteten Ufersteinen des Bergbaclies von Fiûhen be- obaclitete. B. Bivalvae. Pisidium ovatnm, eine Quellenform, ist tjpiscli fiii' die Urgebirgsformation. Sie ist ans dem Schwarzwald, dem bayrischen Wald und S i 6 b e n b il r g e n bekannt . Ich fand einige Exemplare in einer sehi' kalten Quelle des Heidenwuhrgebietes bei ca. 1000 m. Die Bachmolluskenfauna besteijt also, iilmlicli wic andciv lorrenticole Tiergru})})en aus ephemeren p]in^^■an(lel'el•n, dci-en gewôlinlielie Heimat See und Tumpel ist, und aus ecliien Bacli- tieren. Zu den letztern sind zu rtrlinen : 1. Bythhiella Diinherl. 2. ^: alta. 3. •» abbreviata. 4. Vitrella helvetica. 5. Ancylits fluviatUis. (). LithoglypJms fluminenais. 7. Limnaea truncatiûr/ (z. T.). 6. Pisidium ovatnm. — 127 — III ALLGEMEINE KAPITEL. 1. Zusammensetzung der Bachfauna. ZsciiOKKE selzt in seinor Arbeit iiber die Tierwelt der Hocli- gebirgsseen auseinander, dass zwei sehr verschiedeno Faimen- elemente im stehenden alpinen Gewasser zusammentreffen : Stenotherme Kaltwasserbewohner und Eurytherme anpassungs- faliigo ••Ubi(|iiïsten--, die meistiiber den ganzen Erdball verbreitet sind imd dalier den Namen -Cosmopoliien-- ^erdienen. Der Ubiquist zeiclniet sichausdurchdieFàliigkeit, in verschiedenen Medien leben zu konnen. Er ertràgt weite Grenzen der Tempe- ratur, der clieinisehen Zusainniensetzung und der })hjsikalischen Eigenschaften des bewolmtini Médiums. Er ist im Stande ■•iiberall" zu leben. Der Cosmopoiit erfreut sich einer weiten A\n'breitung iibei' den ganzen Erdball Gewôlmlicli sind beide Eigenschaften in einem Tier ^•ereinigt und stelien in ursachlicliein Zusammenhang: Der Cosmopoiit Aei'dankt seine weite A^erbreitung seiner geringen Empfîndlich- keit gegen aussere Einfliisse. Er ^ermag z. B. Warme und Kiilte gleieli gut zu ertragen, ist also im Stande, im Norden wie im Siiden zu leben. Eigentliclie Ubiquisten sind kaum je durch ôi'tlicli besehriinkte Verbreitung ausgezeichnet und weitverbreitete Cosmopoliten sind in den meisten Fallen résistent und anpassungsfàliig, konnen ;dso 'S'ersclnedenartige Medien bewolmen. Im stehenden Wasser konnen allerdings Cosmopoliten auf- treten, die die Bezeichnung --IThiquisten-- nur in geringem Maasse verdient^n, indem sie z. B. nur gegen Temperatur- einflusse unenqjfindlich sind, sich dagegen zum l'bergang in extrême Medien, in bewegtes Wasser, in die Wildbache, in die Tiefe der Seen etc. ungeeignet erweisen. Dagegen diirfen Tiere, die im stehenden Wasser zu Hanse und zugleich im Stande sind, sich dauernd im extremen Médium, z. B. im Bach anzusiedeln — also Ubiquisten im pollen Sinne — 121^ — des ^A^)^t('s — iminci' als rosnioiiolitcn ;iiil'g'<'l';isst wenlcii. Icli kciiiic kciii ciiiziges Ticr, das stcliciidcs iiiid sclincUHicssciidcs Wasscr l:)(>\\-oliiil, oliiic zu glciclicr ZcK Cosmoiiolit zii sein. Ob sieli LiiiItT dt'ii ccliU'ii l>acliI)('\voliii('rii, die dciii slcliciidcii Wasser felilcii uiid dcslialb iiiflit Ubi(|uisk'n sijid, wcii- Aerbreitete Cosinopolilen fînden, ob die Bergbache Afrikas uiid Amerikas z. B. die gleiclien Ephemeridenarten etc. besitzen, scheint, ^^•ellll luan geographisclie Isolierung als artbildenden Fakloi' a.nerkennt, iVaglicb zu sein, kann aber bei dem lieiitigen Stand der Baclifoi'schung nielit entscliieden werden. Fiir die ubiquistisclien Kosmopoliten, die gieichsam auf allen Punkten mit einander in Fiihlung zu bleiben im Stand sind, konunt die ôrtlielie Trennung als Spezialisierungsfaktor in Weg'fall. So viel icli nacli nieinen Untersucliung(>n beurteilen kann, sind die zur Baclifauna geliorendcn l'biquisten immer auch Cosmopoliten und umgekelirt Icli darf dalier beide Xamen brauclien; sie bezeiclmen miter dei- toiTenticolen Tierwelt das gleiclie Faunenelement. Im Bach leben ungefàlii' die gleiclien biologisclien und geo- graphischen Gruppen wie im Hocligebirgssee und in der Seen- tiefe. Die Zahlenverlialtnisse sind allerdings anders. 1. Cosmopoliten, Ubiquisten. Im Gegensatz zum Iloclisee und zur Seentiele, wo das cosmo- politiscli-ubiquistisclie Elément eine fiihrende Holle spielt und weit melir als die Hali'te der Gesamtfauna ausmaclit, tritt hier die eigentliche Baclii'auna, die dem stehenden Wasser voU- kommen fehll, zu Ungunsten i](n- rbiquisten stark in den Vordei'grund. A^^aln'end der Hocligebirgssee von scincn B(^- wohnern nur Unempfindlitdikeit gegen l'ngunst der lVm])eratur- und Nahrungsverhaltnisse verlangt, konunt im Bach \oi' allem die Kesistenz gegen den Druck der Stromuug in Fi'age. Das Leben im stehtMiden WasstM- der Ilochgebirge und in dei- Tiefe der Seen ist niclit stai'k verschieden vom Leben im Tiunpel und See der Ebene. Wenn auch beim Hochsee der lange Eis- verschluss und bei der SccuticiV <\('v Lichtmangcl und der grosse Wasserdi'uck in Betracht konunt, so will das noch gar nichls sagen gegêniiber den extremen Bedhigungen, die dci- Bach seinen Bewolmern bieiel. Die rortwJdirend wcchsclndc Stif)- — 12Û — miing, (lie hei Gewittei'rcgcn ot'l oiiu' ungvliourt' Tiewalt liai, «ler stoiiiigc UnltM-gmiid, drv Maiigcl an PflaiiZ('jn\uclis iiml die (i('t'(\ eonslanlc Tciiipcralur sicllcii (icii SMii'zhacli in scliai'lVn Coiilfast /uni Tinnix'! uml niaclicn dcn lU'Woliiiciii des sldicndcn M''assrrs dcn Thcrgang zu loi renlicolei" Lebenswcisc rmsscrst scln\'('r. Einc gi'ossc Anzalil anpassuiigsraliigcr Cosniopolilcn, die sclbsl in don Eistiinipeln des Gletsclierrandes zu gcdeilicn \ev- môgeii, sind \x^m IJacldclx'n ausgeschlossen. Sie \\';ir(Mi nichi ini Slandc dcr \A"uc]il dci- Sd'oniuiig zu trofzeii. Langorc Lelieiisdaucr ini lîacli, A'crnicliruniJ' oder gar dauernde Ein- bùrgei'uiig isl dicscii Eorincn \()llst;indig unniôglicli. Zufàllige })a,ssive l'InM-tragung koinmt soniit Ix'i ilcv IJo- siedelung des Bâches durcli Cosmoiioliten kauni in lîctraelit, su wichtig sie l'iir die lîcwolnicr des stagnici'ciidcn alpincn Ge- wassers sein mag. Eine andere Eingangspibrte in dcn lîacli, die Non \iclcn Cosmopoliten begangen wird, sind die hall) odcr ganz uber- fluteten Moosrasen, die zuni Tcil gar nicht mit dem Bach in Verbindung stehen und nur von dem Gischt des zerslaubenden Wassers i'euclit erhalten werden. Doi't lebt eine grosse Tier- gesellschal't, bunt zusannnengewiirfelt aus allen môglichen Gruppen, eine Eauna, welche wiederkchrt in d(Mi Moosiiber- ziigen der Brunntroge, der feucliten Eelsen, dcr Moorc, kurz iiberail wo ihr feuchles Moos zur Verfiigung steht . Ihr gelK)ren Di})terenlarven, Neinatoden, Oligoc hacten, IvOta- lorien, Gasti'ot r ichen , cinzelne Infusoricn und Ela- goilaten, Tuidiidlaricn (rhabdocoeb') und Tarti- graden, ausscrd(*ni einc gi'oss(> Anzahl halbaquatiler Milben. CoUembden und Kafei- an. Ich bin iiberzeugi, dass sich untcr dcn hier genannien l'icr- gruppen Formen tinden \\iirdcn, die mehr dem untergetauchlen Moos angehôren, wahrend andere Tendenz zu liaibierresirischer Lebensweise zeigen. Eine Rotatorienform des fiiessenden Wassers ist z. B. Furculavia ReinharcUi Eiirh. Doch iassen sicli hier scliwer Grenzen aut'siellen. Es scheint also in diesen Moosrasen eine Einwaiiderung in den Bacli vor sich zu gehen, indem einzdne Mitglieder der Moost'auna sich an das Leben ini sulimcrscn Moos ani)assen und so torrenticol ^^■erden. Ich liai»' in dcr \orliegenden Arbeit {.Vu'^i' Tieriicsellschaft nicht, odcr nur cru■;inzuno■s^^•(>ise benick- — 130 — sichliu'l. Kiiic m'iiaiu' UnU'rsuehiiniJ' solchcr Foriiiéii y-abo o o ~ o Stoflfzu cini'i' Ix'soiidci'cn Ai'boit vind hi'achic iiiicli /u woit von nKMnoni Tlioiiia ab. Untoi- (Um' cio-onl-lichcii lîaclirauiia, d. h. uiilcr dcr ]i('^\"ollll('l■- st'liaft liolilaufiicgondci-, ])<'sj)iilt('i' Siciiic wwd stai'k iibci'iiiitclci', vôllig imt(M'g('tauclitor Moosrasen, ist dio Zahlder Cosirio])olil('n eine aussei'ordcnllich geringo; dagegen treien die ecliton Bach- l'ormen stark in den Vordorgrund. Die wichtigsten Cosmopoli ten, die auch in stark stromendeni Wasser das Leljen zu IVisten im Stande sind, niôg<>n hier noeh einmal zusammengestellt werden : 1 . Gammarus pulex De Geer. Er vei'dankt seine Anwc^senheit im lîach seiner ungewôlni- liclien An})assung'staliigkeit, ausserdem seiner Gewohnlieit, unicr liold aufliegenden Steinen zu leben, \vo ilmi die Sti^ômung niclit A'iel anliaben kann, und nrclit zul(>tzt der grossen Frucht- bai'keit, die eine ÛberbevcUkerung im Fluss zur Folge liât. Nacli ineinen Beobaclitungen sind jedoeli die Bachformen von denen des stehenden Wassers nacli Grosse nnd Empfîndlichkeit gegen Temperaturanderungen ziemlich verscliieden . G a m m a ride n ans Tiimpeln konnten \iel sl;irker(> Erw'jirninng ertragen als solclie ans Baclien. 2. Einige Chironomiden, .s:/'/(im AljienliaelunnZnfallsfund). 5. Einige Birudineen (hingen iiiissert seKcn in stark bewegtes Wasser ein. — 131 - Andere CosnioiX)! i tcn, (lie icli viM'einzelt in Wildbachen traf, sind Opter des Zufalls. Sie wui'dcn wohl meist durch wanderndc A^ôgol otler Inseklen ans dem stelitMidon Wasser verseldoppt. In diesem Fall sind wenige Ostracoden nnd Cladoceren. Die Scliwimmkai'ei-, die sieli da nnd doi'i in den Ans- \A'asclibecken nnter den A\''assei'f;dlen ansiedeln, gelang(ni selbstandio; dnivli Flug in den IJacli; docli beweist aucli hier die Selienlieit der Fiinde, dass der nngiinslige Znl'all ini Spiel Avar. Vermehrung findet im Bach kamn statt nnd der Kafer fliegt nacli knrzer Zeit wieder weg nnd sucht einen Tiinipel oder einen Sumpt' auf, wo er von seiner Seliwimmtahigkeit Gebrancli macben kann nnd wo ihni Qnanlit;it nnd (^ualitat der Naln-nng besser zusagt. 2. Torrenticol-profunde Elemente. Eine zweite Grnppe torrenticoler Tiere spielt im Bach, was Individuen- nnd Artenzahl anbelangt, eine nntergeordnete Rolle. Umso grôsseï' wird ilu'e Bedentnng, wenn wir nach dem Ur- sprnng der Bacht'anna t'ragen. Sie nmfasst Formen, die im Bach nnd in der Tiefe der snbalpinen Seen ^orkommen, den seichten Gewàssern der Ebene dagegen meist felden. 1. Rhlzopoden. Ci/phoder-ia cu/ipiilla Ehrb. nnd Nebela ritraea Penard leben im Tal vorwiegend in der Seentiefe nnd treten in den kalten Gebirgsrpiellen wieder auf. 2. Planaria cavatica Fries ? Wurde in mehreren Hôhlenbàchen gesammelt nnd kommt prof nnd im Vierwaldstattersee vor. 3. Ilyocryptus acutifrons Sars. Lebt vorzngsweise in den Tiefen der Seen nnd fehlt anch dem Bâche nicht. — 1.S2 — i. Einig-e Ostracoden. ('(DuloiDi vdmVuUi ( ). F. M., Ci/chici/jjris hieris (K F. M., <'i/lti-}(i oitltlhdj m'ica JrKiNK, Ci/iiriiloiisis riihni (). F. M. WcitNcrbivilcIc (Josmopolilcii, iiii lîiicli wolil iiicist zulTillig, ncigcn zum Tiet'ciilobcn. 5. Niphargus puteanus Kocii. In Holilciigewasscrii iind Quellcn; ist in dei- Tiefe dt'i' Stvn zicnilicli hjinfig. Cl. Hygrobates albinus S. Thor. In (Icr ïierc (les Mcrwaldstattei'seos liaufig, ansserdem nui' ans norN\'egisclien I>(>rgl);icli('n bekannt. 7. Chironomiden. Speziell ein Tamjtm-Hu^^ vielleicht Tain/tarsuH dires JoHANNSEN. Im Rliatikon baehbewohnend und ini A'ior- w a 1 d s t à 1 1 e r s e e hàufîg profund . o. Echte Bachtiere. Das ganzp Heer der iïbi'igen torrciiticolen Tiere darf als pclite Bachfauna angesjjrodicn w^rden. Ihi'c ^^'rbreitung besebriuikl sicli auf CTe^\';lss<'^ mil s(ai'k<'i' Sli'(")uiung. Eino Verpflanzung in stêbendes Wasser bai baldiges Abst(M-ben zur Folge. Ziichtungsvei'suche in Aquai'ien obno l'ortAN'ahrende \^^asser- spûlung mislingen l'pgtdmassig. Saucrstoffi'oicbtuni und Kidlc (b'S Wasscrs scdicincn die wicbtigslon Lebcnsbodingungcn zu sein. Unter (bcscn Tieren spiclcn die grossie Ivolb:: ■a) Naeli Indi\i Fosthat'tcn an der Untorlago oi-môg- lichen, und Apparaten dor Retent ion, (]i(> mehr boi dor Be- wegung ini Bacli in Funktion ti'eien und dem Tier orlaubon, sicli an Vorspn'ingen und Fnebenlieiten der Unteiiage t'estzu- lialten. Dauerndt' Fixation kommt ziemlicli liiiufig bei Di^jlfrcn und Ti'iclioplei'en \oi'. Besonders die Pu})i)('n hol'tcn sich fast regelmiissig an die Unterlage an. Oit dienen fîxiei'ie Geliause, bei den Cliironomiden-Roliren ans Saiid und Scldamm als Sehutzmitlel gegen die Gewalt der Stromung. Die Trichop- teren Odontoccrum, Hi/tlj-opsyche, Philopotainns, Rhya- cophila, Glossosoiua, Agiipetiis u. a. m. leben teils schon als Lai'ven, teils erst als Puppen in fîxierten Geliausen. Zuni Fixierendei' Kôcdier dient eine ziihklebi'ige Gespinnstmasse, die sehr vielen Bachtieren zukonimt und, wie wir weiter unten selien wei'den, bei der Bewegung eine grosse RoUe spielt. Dauernd der Unterlage angelieftet sind aucli die Puppen der Norziiglicli ans Bacldeben angepassten Dipteren Liponcwa und S/Dudluin, sowie die Coecons und Laiclnnassen Aieler Insekteu, W^irincr und Hvdi'aeai'inen. Fine Ausnahnie niachen Phinarid (ilj)'niii und Po/t/celis co)'i/n/a, dcivn Coccons t'i-ei ain Gi'und des Bâches liegen und sieli zwisclien Stein(^n und Sand verschicl'cu PldjKD-id (joiioccidnila befestigt iin Gegen- teil ihi'e Coccons mit Stielen an die Untci-lage. Eigentliclie Fixations;ippai'al(\ die oit ein(^ coui})lizierte Construction aufweisen, sind die Sauggruben, wie sie manche Planarien, z. B. Dendrocœlum hicteuin, besitzen und die Saugnapfe, wie sie am schônsten bei den Dipteren Perico))ia und LijioiiciD'a ausg(>pi';igt sind. Hierher gehort aucli die Kriechsohle von A)icyhi.s, die in Geslalt und Funktion an einen Saugnapf erinnert. Zum Festhalten dient nicht blos der Schleim, sondern es treten Muskeln in Aktion, Jdmlich wie bei der marinen Fissit7'e/la, welche ^'orzugs^veise die Uferzone bewohnt, wo sie der Brandung stark aiisgesetzt ist. Das Tier des fliessenden Wassers schûtzt sich genau so wie das Ti(M' der Brandung vor dem Weggespiilt werden. Eine viel mannigfaltigere Reihe von Ditt'erenzierungsmoglich- 9 — 138 — kfnton mac'lion die Retontionsapparate durcli. In ilirer ein- faclisten Form sind es kraftigo dornai-tige Borsten, die sicli bei luanclien H ydrachnideii aut' friihere Scliwimmborsten zurûck- ITdiren lassen. Sie trett^n aucli ziemlicii hauflg bei Insekten- larven iind besonders bei Kafem auf. Die Dornen kônnen da und dort gekriimmi sein und leiten so zu den Krallen iiber, unter denen sich wieder eine ganze Entwicklungsreilie ver- sdiiedenei' Vei'vollkoninmnng aufstellen làsst, bis zu den kom- plizierten, kammartigen Gebiiden, die den Hydracarinen- gaitungen SporadoiJorus und CaJonyx zukommen. Oft sind die Klauen beweglicli mit dem Glied verbunden und kônnen so bei beliebiger Stellung des Beines Hait flnden. Einrichtungen die speziell die Verankerung in den Algeniaden iiberfiuteter Felswànde bezwecken, sind die Haarkranze der Stratiomyido Oxycera und die kannntormigen Gebilde am Hinterleib dei- Psychodide Pericom((. Aucli die auf kegelfôrmigen Papillen stehenden Borstenbiiscliel mancher Chironomiden haben wobl eine solclie Funktion. Alnilicli wie dièse Retentionseinrichtungen wirken die Brems- \onicbtungen inancher Trichopterenlarvengehause. Ich Irai' in aljjinen Baclicn melu'fach Drusiiskocher mit einge- maiiei'ten WurzelstiickcdKMi u.dergi. Dasseiben fanden Zschokke und Ulmer haufig in alpinc^n und Mittelgebirgsbaclien. Hierher gehôren auch die Staeheln des Wurzeli'iissers Centropyxis aculeata Ehrb. die Zschoickk als BivmsvoiTichtungen autîasst, und die der naclisten \'<'r\\andten des stfdienden Wassei's, r'. ecoritis, fcblcn. e) Die Be"wegung im Bach. Die iin \origen Abscbnitt besprocbenen Fixationseiniicb- tungen tinden ausgiebige Verwendung bei der Locomotion. Icbbrauche nur zu erinnern an die Be^vegungs^^•eise mittels( Schieimspur, r Schnecken und Planarien. Einige Tricbopteren, z. B. HeUcopsycJie, vor alien aber die D i p t e r en 1 a r \ e Simulimn, bewegen sich mit Hilfe gesponnenei- Fiidcn, in denen sie sicli — 139 — verankei-n Bei Helicopsijche konnte icli beobacliten, dass zuerst einigo F;id(Mi g-osponnen werden ; dann greifen die voi'dorn, dann die liintern Beine in das Gespinnst ein, der ganze Kôrper wird otwas ^■Ol'gese]loben, indeni sieli das Tior in sein Geliliuse znriickzieht und zn gleicliei' Zeit mit den Beinen sich im G(^spinnst liait. Nun komnit die Larve von neuem aus dem Gehause lieraus, streckt sich, spinnt neue Faden und zielil das Gelùiuse wieder an sich. Die Lai'\e von Shnuimm bewegt sicli, ebenl'alls mit Hilfe gesponnener Faden, ausgespi'Oclien spannermassig. Sie besitzt am Voi^dei^nde (Stunnnelfuss) tmd am Hinterende je einen Kranz hakenformiger BorsttMi. Wenn sie iVisst, gi'eift sie mit dem liintern Hakenkranz in einige kreuzweis gesponnene Fiiden luid liissl den Korper iVei im Wasser flottieren, das ihr in Gestalt winziger oi'ganischer Be- standteile NahiMjngzufiihi't. Will sie sich bewegen, so zieht si(^ l'asch einige neue Faden, gi'eil'l ndt dem Hakenkranz der Stummeltïisse in dies Gespinnst ein, lasst liinten los, kri'unmt den Korper schleifenfôrmig, greift mit dem liintern Hakenkranz (>in, streckt sich und spinnt \o\\ neuem u. s. f. Ahnlich bewegen sich auch gewisse C hi ron o m i d en. Ùber die Bewegungsweise der Trichopterenlar ven vom Hij- dropsjjchc- und Rhyacophila-l^\\m^, die aucli an die Locomo- tion der Spannerraupen erinnert, bei der jedoch das Hinterende ausgreil't und das Vorderende nachgezogen ^\■il•(l, niag auf pag. 80 Genaues nachgelesen werden. Sehr autîallig ist die Bewegung von Liponeura . Die baucli- stiindigen SaugnJipl'e dieser merkwiirdigen Lar\e ^\•erden segmentweise durch die chitinisierten Scheinfusspaare jedes Segmentes losgelôst, schieben sich vor und heften sich von neuem fest. Wenn ein Segment dièse Manipulation vollendet liai, kommt das nàchstfolgende dran u. s. \\'. Almlich bewegt sich wohl die von Ulmer(" Ùber die Ani)assuiig einiger Wasser- larveii an das Leben iin Geliirgsbacli •• Hamburgischer Lelirer- verein fin- Naturkunde, Jahrb. I, 1V»01-1V>02), beschriebene Larv(% die, soviei icli ans der kurzen Besehi'eibung entriehmen kann, sehr nahe verwandt ist nut der Larve von Pericoma. (pag. 110) Merkwiirdig ist auch die lîewegung der flachge- dinickten /icv/y^^'i^.ç-iUmlichen F j)]iemei'idenlarv(Mi, die mit horizontal ausgebreiteten Beinen, olinc den Koi-pcr \un der Unterlage loszulosen, sehr schnell dahinzujj-leiten verstehen. Ahnlich muss man sich die Beweo-unt>- der Hvdracarine — 140 — Hydrorolzia vorstollon, welelio soitlicli ausgobroitoto ge- kriimmte Beine besitzt. Niclit mindor seltsam bewegl sicli (bisMannchen von Aturus und mehrerer andet'or Milben dci- Biielie. Wabivnd die droi voi'dei'u Beinpaare die Locomotion bcsorgon, wird das \ierU' untatig nachgeschleppt. Bei einigen Fornien ist es kolbenfôrmig verdickt und seheint so gleichsam als Breinsapparat zu fuidv- tionieren. (Naheres dariïber siehe pag. (37.) f) BeschAverung als Schutzmittel g:eg:en die Strômung. Ausser dem soeben besj)i-oehenen etwas zweifelhaften Fall wird bei den Trie hop ter en hiUifig die Scliwerkraft als Schutz- mittel gegen die Strômung ausgeniitzt. Die meisten torrenti- colen Trichopteren bauen aus Steinen. Viele ])egniigen sich nicht mit Sandkôi-nern und kleinen Kieseln, sie verwenden cinzelne gi'ôssei'e Steine, diedazu dienen, das Weggespiilt\\-erden zu erschweren. Bei dem Pupi)engeh;iuse von Odontocerimi bildct mcistein grosses Steinchen den Abschluss des aus feinen Sandkoi'nern mosaïkartig zusammengeseizten (4ep]iantenzalin- idmlichen Gehiuises. Bei den Kochei'u der Gocrina finden latéral einzelne Besclnverungsstcine Verwciidung. g) Réduction der Sch-wimmhaare. Ein négatives Mcrkmal aller P)achli('re hiingt mit der Ein- busse der Schwimmbewegung zusannncn. Aile Schwiunnappa- rate sind reduziert oder ganz zuriickgebildt't Die lîachhjdrach- niden besitzen die Schwimmhaare ihrer Verwandten in TiimiM'l und See nicht mehr. (Nidieres dariiber siehe pag. (il.) Die Schwinniipalette der Weiherephemeriden , gebildet ans l'eincn Ficderborsten an den Schwanztïiden, fehlt den meisten •lîachbewohnern. Unter den Lai-vcn xowBtiiiis liisst sich mit zunelnnender Anpassung ans Barhleben die Tendenz \(M'folg(Mi, die SchN\"iuindiaare und mit ihnen den mittleren Schwanzl'aden zuriickzubilden. (S. pag. 79.) Die stark depressen Ephe- merid icli nhci- aiicli tonvnticol l'and, liât das vorzii^-liclif Sclnvimmvorinôg'tMi iliror naclision Ven'waiidttMi vollkomincn v('i4or(Mi ; iilmlich orging os einigen Ostracodon ; von Ictztoivn iicnnt Kaufmann als echte Bodentiere, z. I). miici- andcni Herpetocijijris, lli/odronuis, Microojjnvs, Daj'ir/nula . Dom fliesscndcn Wasser kommcn die Ai'toii Paracypridopsis Zschokkci Kaufmann und PrioiioojiD-is Hcrrata Norm zu. Bei allen dieson Formen sind die S('ln\'immliaai'o doi- zweiten Antenne, rudimentiir. Kaufmann spricht die Vernuitiing ans, ("Cyprididen und Darwinuliden ■-, Revue suisse, 1900, pag. 244), dass Schwimmborsten ein sekundarer Erwcrb seien, wahrend die soeben aufgezahlten Arien sich nocli mehr der Stammform naliern. Er glaubt dies aus der Tatsache ableiten zu sollen, dass niclit nur das fliessende sondern aueli das stehende Wasser kriecliende Arten beherbergt. Ich kann mir jedoch ganz gut vorstellen, dass sich eine urspriingiich schwim- mende Form auch im stehenden Gewiisser ans Bodenleben an- passt ; wir haben ja Parallelen bei den H ydraclmiilen und Cladoceren. Auch maclit z. B. die Beborstung der zweiten Antenne von Paraci/prklopis Zschohkei viel eher den Ein- druck von etwas reduziertem (Kaufmann braucht selbst den Ausdruck " \erkiimmert '•) als von etwas unfertigem, in der Entwicklung liegrifieneni. — t'ber den Sch^^■immhaarverlust einiger Trichopterenpuppen, s. pag. 97. h) Schutzgehàuse. Die Gehiiusi', die den Larven der meisten Trichopteren und mancher Dipteren als Versteck dienen, haben zwei Zwecke zu erlullen. Ini stehend(>n und langsam fliessenden Wasser dienen sie als Schutzmittel gegen Feinde, besonders gegen Fisclie, denen die Trichopteren eine willkommene Nahrung sind. Im sclmellfliessenden Bach, der kaum mehr von Fischen besucht wird, dienen die Kôclier in erster Linie als Scliutzmitlel gegen die Strômung. Die Tr ich opter engehause des Bâches zeigen eine sehr ver- schiedene Gestalt. Drei Besonderheiten sind bereits erwahnt worden : das Vorkommen von Bremsvorrichtungen und Be- schwerungsteinen so^^'ie die Neigung zu dorso\enti'aler Ab- plattung. Typisch ist, dass die im stehenden Wasser so l)eliebten Gehause aus Pflanzenstoften bei der BeNolkerung der 14^^ liitchf nur wenig Aiiklaug fin(l<'ii. PflîinzciikoclHM' siiid aut" L;rossore Bowogliclikcit cingciichtct uiid cinc solclic ist Ix'i dcii IJaclitiert'ii, dio sicli von Scliritt zu Scliritt vcraiikcrii iniissen, uni iiiclil w<'gg('Si)iilt zu worden, \('i'})(')nt. Slcingehiiusc ver- Icihon auss(>rd('ni bedeutond niclir incclianiselien Scliulz. Nur aus Ptianzcu haut, sovicl icli nacli niciucni Material beurtcilcn kann, einzig Lcclisioptcr-yx guttulata Pict, eine Bowolinci'in (U'i- Fojifhif//isràsen, die icli im Scliwarzwald in Biichen t'and und cinc ini Tima vo gefundene Linmopliilid c, die sicli ihrHausaus Bliittern von Wassei-pflanzon {Potainogetou etc.) zusannuensolzt. Fixierte Larvengeliause sind ini P>acli rcclit liaufîg. Einnial scliwemnd die Strômung von seibst Nahrung herbei, so dass active Bt'M'egung unnotig \\m\ und (bmn ist Totalfixation ein grosse!' Vorteil, der deni Tier beftige Muskelanstrengungen und die Ausbildung von Fixations- und PvetenTionseinricldungcn er spart. Fine beliebte Fonn der Geb;iuse ist iUn- " Flepbantenzahn «. Sie entstebt durch Kriinnnung einer ui'si)riinglie]i ^^'ohl geraden Rôbre. Die bierher geliorenden (leliiiuse von Odoiitocermn, Sericostonia etc. sind aus sebf feinen Steincben zusammenge- setzt und ^^'^■u'den, wenn sie gerade \\-;ii'en, sebi^ leicbt im Bacb rollen. Dies wiixl nun dui'cli die Krummungvei'binderi. Neigung zur Elepliantenzabn-Form zeigen aucb eine Anzalil von Limmo- pliilid(Milarven. LuniiiO[ihUus griscus L. liât nacb den Abbil(biiigen von Struck in der Jugend ein fast gerades Gebause walirend iVn- ausge^^■acbsell(> Larvenkoclier den voi^liingenannten sebr jilmlicli ist. i) EigTÔsse und Dauer des Embryon allebens. Eine autiallende Saclie ist die Grosse tler Fier hei den Baeb- bydracarinen. Man ptiegt daraus aut" bing(biuernde Em- bi^yonalfMitwicklung zu scliliessen. Dièse liât wobl den Zweck, das Tier in ('in(nii nj()gliclist fertigen Zusiand den Kani})!' mit den ungiins(ig(Mi Lebcnsbedingungcn aul'iiebmen zu lassen. (N;diei'(s iibcr dicscii l'uiikt ist auf i)ag. (i*.>ff. zu fiudeii.) 143 k) Respiration. Bei den Baclitieren tritt die Liiftatmung stark zun'u'k. Das sti'omeiide Wasser gestattet den Tieren iiiclit, zuni Lui'tseliopfen an die 01)orflaclie des Wassers zu steigon. Lut'tatmer wie z. B. Cnfe.rhxryen sind daher \om Bachleben ausgeschlossen. Datïii' sind Ha.utainiung und Atinung diircli echte Kiemen {('hh'o- nomus, Liponeurii?) oder duivh Ti'aclieenkienien {Lplic- me?Hden, Pcr/iden, Phff/r/o'occra etc.) bei dei- Bachfauna selir belie])t. Lui'tatmeud sind die liygropelriselien Strationi viden , Oxycera etc. An iil)erfiu(eten Felsen brauclien dièse Formen nicht an die Wasserobertliicbe zu steigen um Lufl zu schôpfen. Der Ûbergang zur Haut- und Kiemenatmung wird erleiehtert durch den grossen SauerstotiVeiclituni des scliàumenden, zer- stJiubenden Gebirgsbachwassers. 2. Anpassungen an die Temperaturverhâltnisse. Auf einer Anzalil wiilu'end des Winters unternomraener Excursionen gelang es niii' festzustellen, dass die Fa,un;i der eigentlicben Bergbàche jahi-aus jalu^nn nacb Zusammensetzung und Quantitiit annaliernd die gieiche bleibt. Dies sdiien auch sebr nati'u'licb, (bi Messungen zu versclnedenen Jabreszeiten so geringe Temperaturscbwankungen ergaben (S, pag. 3«)), lUiss nian an einen Einfluss der Jabreszeiten auf die Tierwelt niclit denken kann. Der einzige Umstand, der an eineni Zuriick- yeben der Bacbfauna wiibrend des Winters sdmld sein kônnte, der Mangel an bereinfallenden Landtieren, kann nicht so sclnver ins Gewicbt l'allen, (ba vieb^ Bacbtiere aucb von piianzlicber Kost leben konnen, ^ or alleni \o\\ diii-ren, faulenden Blattern und Wurzelwerk, die ini Souuner und Winter im Bacli zu finden sind. Wàhrend die Fauna. des Tiïinpels und Sees ini Fridding er- wacbt, im Sommer die luxdiste Bliite erreicbt und im Spiitlierbst meist abstirijt, um den Winter in bitenten Zustiinden zu m^v- bringen, ist die Tierwelt (Un- Gebirgsbiicbe aucli widu-end dei* kalten Jabreszeit in voILm- Entwicklung. .Tabraus jabrcin findet man junge und alte ïiere neben einandei'. Selbst ITu' Wirbeb — 144 — tici'f bcliiilt (liesor Satz seine Giillii;koil. So t'and icli in Zc rniat i En(l(.' Aiigust nocli Entwicklungssladion von Rann f/fscf/ l)ci circa 2,000 Mcter in eincni Baclio. Lauterborn Ijcobachk'to in Baclien des Pl'iilzei'waldes wahrend des Miniers den braunen Froscli meln'facli mnnter unter Steinen sitzend. Die torrenticole Lebensweise scbaltet also den ^^'intel•- sclilafaus. Eine Ausnabnie maebt die Larve von Liponeura hrcri- rosf)-is ans deni Scbwarz wa Id , die mir eine ganz kurzc VaiI- wickhnigzu dui'chlaut'en selieint und aueb als fertiges Insekt kauni sebr binge Icbt. (Nab(;res dariiber sielie pag. 90 ff.) Alb' andern Insektenlarven reagieren in Anpassung an die gleiclimiissigen Temperaturverbidtnisse nicbt auf Jahreszeiten- weclisel. Dies erkannte sebon Pictet bei den Epbemeriden des Bacbes. Ursprunglicb nimmt er an, dass die Larven ein Jabr leben, dann fiel ibm auf, dass im Herbst \ie\e junge Larven den Bacb bevolkerten und er scbloss daraus, dass die Larven zu ibi'ci- Entwicklung nur ein lialbes Jabr bi'aucben. Swammerda.m glaubtdie Daucr der Lai'venentwieklung auf (b'ei Jalire ansetzen zu miissen. Die ganze Unsicliei'lieit bei'ubt auf der ungebeuern Sebwierigkeit, (Ue das Ziieliten dieser stenotliermen Tiere ver- ursaebt, sowie auf dei- sebwer verstàndlicben Tatsaclie, dass man das ganze Jabr Larven des versebiedensten Altei's })ei einander antrifft und dass trotzdeni die Imagines zu einei' be- stimmten Jabreszeit sebwarmweise ausflicgen. Viellcielit bisst sieb (Ue Frage so erkbii'en : Bekanntbcli fliegen die Epbeme- rîden immer an den Abcndcn sclioner Tag(> und zwar na.eli meinen B("ol)acldungen nacb bingerem RegenwiMtci' nie ani ei'slen scbonen Tag, sondeorii8, Irou und Rhithrogeaa, (Ue uns bier liauptsiicliUcb interessieren, b'ben immer unter Steinen, sind also liclitselicu ; die Imagines und besonders die Subimagines wei'den im Gegenteil (buvli das Licbl angezogen, wie man sieb leicbt iiberzeugen kann, ^\•enn man sieb nacbts mit einer Lampe ins Freie setzt. Nun sicllc icli mil' vor, dass die vorgescbrittensten Pup})en, bei dcncii das Imaginalauge^ bereits dureli die PuppenliiiUe liiiKku'cli funk- tioniert, durcb bingere Belicbtung in unsci'm Fall \om Sonnen- — 145 — sdiein angozogvn iliiv finsItM'n Scliluiil'winkel vei'lassen, sicli ans Land bogchen uiid doi't ilire Mclamoi'phose al)scliliossen. l)a (las Sonnonliclit cinc Zritlang- wii'kon muss, bis dir Larvcn roagiorcn, lïdll die Fliigzcit meist aul' don Spiitnachmitlag und Ai)ond. Zn diesor Hypoiliose passt soin- sel lôn die lîcohaclitnng- PiCTETs, dass im Sommer, wenn die Sonne viel fn'ilu^r sclieint, ol't die Scliwiirme sclion am Naclimittag auftrcten. Der Zeit- punkt des Aiisfliegens sclieint also von der Daiier der voran- gehenden Sonnenbeliclitung abziiliangen Nur auf dièse Weise nnd niclit dureh Ândernng der TemperaturverliiUtnisse konne die mebrl'acli bescliriebenen Falle erkliu't werden, \\o Insekten- scliwiu'me mitien im Winter auf Sclniee beobacbtei wurden. Wabrsclieinlich batte starke Belicbtung die Puppen be^\•og•en, ans Land zu kriecben und hier hatte die Métamorphose stattge- funden. Dass Puppen iiberwintern konnte ich verscliiedene Maie besonders im Tirol beobachten. Die Temperatur des Gebirgsbachwasst'rs ist eine tiei'e. Sie crlaubi nur \v(>nigen anpassungsfiihigen Cosmojioliten und stenothermen Ivaltwasserbewolmern, sich im Bach aufzuhalten. Iviilte des Wassers iibt auf das Leben einen tiefgehenden Einfiuss aus. Sie setzt den Stoffwechsel herab und verlangsamt so die ?]ntwicklung. Dadurch wird auch das Nahrungs- bediirfnis geringer. Die meislen Bachliere Averden auch durch die forIwiUu'ende Stromung zu einem untatigen Zustand des Hall»scldafes verurteilt, in dem sie wenig Nahrung bi^diirfen. Ich si cil le mchrere Versuche an iib(n' das Hungervermogen lorrcnlicolcr Ti»Mv. Fast iibcrall zcigic sich, dass sie sehr wenig Nabrung zum L(>ben nôtig liaben. So zïichtete ich Larvcn der Trichopterengattung Ayatanïa, die ich vicr Monalc lang ohne Nahrungliess. Planarien hielten sich soiîar noch viel lano-er, wie ich das in meiner Planarien arbeit ausgefiihrl habe und wie sich vor allem aus den Hunger- versuchen Stoppenbrinks ergibt. Auclie Gammarus vermag sehr lang(^ zu hungern. Wenn man mit solchen Daten die Nahrungsmengen vergleicht, die ein Tiimpeltier wiihrend eines Tages zu sich nimmt, so sclieint der Unterschied fast unglaublich. Der Mangel an i)flnnzliclier Nahrung ruft im Bach vielfach eincr carnivoren L(>bensweise ; docli sind auch sehr vicie, z. 15. die meisten Trichopteren und Dipieren, wahrscheinlich auch manche Ephemeriden und Perliden omnivor. Her- — 146 — bivor sind die Mollusken und von den I)i])teren die Stratio- mjiden und Pkalacrocera. Von den Planarien kann sieli Planarïa alji'nia aucli mit Algennahrung begniigen, wie mir zwei Funde iin Kliatikon beweisen. Die Quant iliit dei- Raeli- fauna ist in holiem Grade abliangig von {\vv Menge ^Wv vorhan- denen i)flanzlic]ien Naln'ung. In moosreielien Biiclieii entfaltet sieli der grossie Reiclidun an Arten und ludividuen. 3. Ursprung der Bachfauna. Die édite Baehfauna sebeint ans Ti'unpel- und ^^Vi]lel•fornlen bervorgegangen zu sein. Beide Extrême lasstni sieli unsebwer dureh UbergangsfornK'ii verbinden, die Icils (b'iii Fhiss und langsamfliessenden P)aeb des Taies angehoren, teils sebon torrentieol werden, wenn ilu'e Anpassung aueb noeb niangelliaft ist. Ol't lassen sieli aus iiab(^ Ncrwandten Gattungen und Arten eigentliebe Ubergangsi-eiben nacb ib^n Grad der mor- pbologiseben Anjiassung ans Baelilel)en aut'stellen, wie ich dass bei den Hvdracai'inen (pag. 56 ff.) anzudeuten versuelit babe. Man kann ^•erfolgen wie selirittweise die Mei-kinale des stelien- d(ui Wassers, Scbwimmiïdiigkeit, Ruder- und Steuera])parate, Luftatmung, ete. veidoren gelien, wiibrend torrentieole Merk- male, Fixations- und Reientionseinriebtungen, Hautatmuiigete. iinmermebr sieli entwiekeln. Nicbtverbelilen darf ieli, dass oft wenig angepasste Formeii auttallend boeli eiiqiorsteigen und sebr wilde Bâche bewobnen konnen, widirend gut ange])asste zwar immer aber nielit aussebliesslicb stark bewegtesWas- ser aufsuclien, sondern da und dort aueli in rubigeren Biielien leben. Trotz diesen Ausnalimcn entspriebt jedocli der Cbaraeter der Tierweit deiii des Bâches; im stark bewegten Wasser trittt man N orzugs\\'eise gut im rubigen wenig angepasste Formen. Nun stellen wir die Frage : M^arum entsebliessen sicli Tiere des stehenden Wassers zur Auswand(M'uiig in den Bach, wo (loch die Lebensbedingung(Mi und \or allem die Nabrungsver- biiltnisse so n iel schleebter sind als in ibrer friiberen Heimati^ Man konnte denk(>n, es s(>ieii die glcicbcn Griindc, di<' brute nocli deiii Bïïcb Cos!iioi)()liteii zufiibrcii : l'l)('r\(')ikei'ung des urspriinglieheii \\'olingebieU'S und Ausbuiigerung durcb Artge- — 147 — iiosseii. Alléin dièse Annalime (M'kl;ii'l das Felileii der heutigen ecliten IJaclifauna in Fluss uud Tiiiniicl nielit. Die Hesieddung (1er Bac]i(> war deslialb iiielil eiii(> Aus\\anderung iiifolge von rbervôlkerung, sondern eine •' Fluelit ". Spiiren wir den Gifuiden nacli, welclie die torreniicole Fauna ans den Seen, Tiimjx'ln und Fliissen verlrieb. Am ehesten werden wir zum Ziel gelangen, wenn wiv die Lebenso-ewohnheiten der Baclitiere mit denen der Weihertiere vergleiehen. Die bachbewohnende Tier^^•elt ist biologiscli cliaracterisiert durcli A'orliebe fiir tiefe, constante Teniperaturen, sie darf als •• stenotlierm- bezeichnet werden. DieBewolmerdes slehen- den Wassers der Ebene sind entweder Warmwassertiere und brine-en die kalte Jahreszeit in Danerzustiindenzu oder sie ertra- gen die weistesten Tenii)eraturgr(Mizen mit Leiclitigkeit, verdie- nen also die Benemnmg ■• eurytherm •• (Môbius). ZscHOKKE fasst stenotberme Kaltwassertiere, die zu gleicber Zeit nodi andere Bedingungen erfiillen als Glazialtiere auf, als R e 1 i k t e e i n e r e i s z e i 1 1 i e h e n F a u n a . Er verlangt ausser dem Vorkommen im kalten Wass'/r der Gebirge gleielizeitiges Vorkommen im Norden, in der Tiefe der subalpinen Seen und in isolierten kalten Gewassern der Ebene. Selbstverstiindlieh kann ma.n nielit (U'warten, dass aile Relikte sammtlielie Bedingungen erfiillen, ofl treten z. B. im Norden nalie ver- wandte Formcm auf, die nian sicli durcli Divergenz aus einer gemeinsamen Stammform entstanden denken kann. Priifen ^^'ir nun die Frage, ob unsere stenotlnn-men Bacli- bewohner die geforderten Bedingungen erfiillen und als Gla- zialrelikte aufgefasst M'erden diirfen. Leider wurden die Bâche 1ns jetzt nocli sehr wenig faunistisch untei'suclit und liau])tsac]dich im Norden fehlen nocli seiche Parallelarbeilen, die uns w^ohl ^^'ertvolle Ergànzungen liefern kônnten. Immerhin ergaben sich einige wichtige Beziehungen bel den H ydracarinen (s. pag 00, (57). Die Faunen der Mittelgebirge und der Alpen sind sehr jUmlich zusammengeseizt. Hauptsachlich bei den Insektenlarven gab esnur wenige Arten, die niclit an beiden Orten auftraten. Endlich stellen aucli manche Formi^n die gei'oi'derten Be- ziehungen zwischen Bach- und Tiefenfauna lier, wie im Kai)itel iiber die Zusammensetzung der Baclifauna gezeigi wurde. Somit wage ich die Behauptung aufzustellen, dass aile — 148 — cclitcn Ci ('l)i l'i^'sbacli ticrc , (lie lien le dcr Eln'nc folilcn als Glacialrclikl (' aut'gct'assl wcrdcii iniisscii. k'ii onvaiic bostinimi, dass durcli s});il(M'(' î'nicrsuchungcn sicli die Ahiiliclikoit in dor Zusammpnsctzung dov Faima des Xordens imd (1er der Gebirgc nocli deutliclier liei'aussteilen ^^'i^d. Fiiliren wir uns nocli voi'Augen, wie der Verdriingiingspro- zess verlaufen sein miiss und ^\•as i'i'ir Faktoren liau})isaclilicli mitgewirkt haben. Zur Zeit dei' letzten grossen Vergleiseherung traien aiif der scbnialen Landzunge, die zwisclien den Gletschern des Noi'dens und deiien der Ali)en ausgespart war, eine grosse Anzalil in'<\r- giazialer Tiere zusamuKMi. Teils waren es Tiere der Ebene, leils wurden sie ans ihrer alpinen oder nordisclien Heimat durch die Norruckenden Gletscher auf das eisfrei bleibende Gebiet gedrangt. Dièse Glazialfauna. iebte in Wasser von constanler tiefer Temperatur, Sauerstoffreiclitum und schleeliien Nahmngsbe- dingungen, sie zeielnielen sieh also duivh langsamen Stoff- ^\'eehsel, grosses Hungerverinôgen, langdauernde Euibryonal- ent^vickkmg• und grosses Sauerstottbediirfnis aus. Aile dièse Eigcniscliaften Ivomraen der lieutigen eclitiMi IJacht'auna in mebi' oder weniger ausge])r;igler WVise zu. lîeim Warmerwerden des Klimas anderlen sicli im Tal dièse Verlijiltnisse. Mit dem Steigen der A^'asserieini)eratur ging Hand in Hand eine Venninderung des Sauerstoit'gelialles. Auf ih'V andern Seile aljei- steigerle sicli durcli starkere Erwarmung der StoftVeehsel und mit ihm das Sauersioftbediirruis. Bei so ungiinstigen Bedingungen ging dlo glaeiale Fauna raseli dem Absterben enigegen, besondei's als nun eine neue Fauna ein- draug, eineA^^armwasser- und riii((uisl(>nfauna, die sieh bei den neuen VerliiUtnissen wohlfiihlle, l'aseli vermehrte und der alt- eine-ebiirfferten Kallwasserfauna, die durcli den gesteigerlen Stoffweclisel immer notN\endigere Nahrung streitig maelite. Nur wo die Wasseriemperalur naeli ^^•ie vor eine tiefe blieb, konnten sicli unsere Tiere noeli lialten. So folglen sie denn dem schm(dzen(len Fis in die Biiehe. Die neuen Einwanderer kounlen den Fliiclitlingen nielit folgtni, da sie sieli nieht so l'aseli an das tliessende \^'^asser gew("»lmeii konuleu. Letztere (M'fuhren nun ein verseliiedcMies Seliieksal. Maiieli(> fiilirten die zuriiekweielienden Gletscliei- nacli Norden, andere i'olgten dem — 149 selimelzpndon Eis iii dio Hoclialpon, oinigo stiogon in die kiilile TieiV der Seon liinuiitei' uiid ein wcitorer Toil suclitc die kalten Gewiissoi- (Ici- Mittelgebii'ge aiif. l)ei don Roliklon, die vom Baclilc^ben au^^g•escldos^en \^•al•en, ersetzte j)assive Ùbertragung dnivli Insekten und Vogel die aetiv(^ Waiiderung. Manche Tiere beni'itzlen die l>;ieli(' als Auswandei'uiigssli'assenvoni Tiïnipel dt^s Taies biszuni GbMselier- see der Hoelialpen; sie i)assten sicli, an ihrem Ziele angehingt, ^^•ie(lel' an das stehende \A^assei' an. So konnte ich in mehre- ren bochalinnen Seen die Anwesenheit echt toi-renticoler Lebe- \\esen wie z. B. Plandvia alpina, Nemuralavxon etc. eon- slatieren. AnebZscHoKKE fand da und don Baehtirre untei-den ri'ei'steinen der Hoeliseen glaubt al)er, dass es sieh meist um ZnlVdle liandelt. Die Mchrzald der Fliiehtlinge, die sicli den B.ïehen anvortraiil liattcn, geriet jedocli in eine •• Saclvgasse ■• nnd halte niehl (leh-gcnheit, in cinen S<'(^ 0(Um' Tiimpel zu gelangen. Einigen Art en geniigte die tiefe T(Mnp(>ratur der Baelie nicht; sie wanderten in die Quell(>n liinanf und von da ins Innere der Erdc, in die Hôhlengewiisser, zu denen jahraus jalnvin kein ^^■;u•lll(■ndel• Sonnenstrahl liinunterdringt und die dcshalb stets eine gleielnniissige, tiefe Temporal ur bositzen. So triigt also (lie Tiorwelt des Sturzbaehes eincn (knvliaus glaziaU'U Character, der sicli wold nirgends sonst so rein zu erhnlton vermag. Dios habon \\ir don starken biologischon Eigentiindiehkeiten des lîaeldebens zuzuschreiben, die hier iiH'lu' als andersw'O das eosmopolitisehe Elément zuruekhalten. — 150 — IV ZUSAMMENFASSUNG 1 . Die cliarakteristischen Bedinguiigen des Gebirgsbaclies sind : a) Constante, tiel'e Temperatur; b) Starke Strômung und Schwankungen ini Wasserstand; c) Saiierstoffreiclitum infolge der heftigen Wasserbewegung; (J) Pilanzenarmut; e) Steiniger Untergi'und. 2. Die vorgenannten Bedingungen di'i'icken dei' Tierwelt einen characteristischen Stempel auf und beeintlussen : (i) Zusamnienselzung ans resistcnton Cosmopoliten und stcnol liermen Siisswassei'bewohnern; h) Korpei"gestalt : Morpliologisclie Anpassungen, Fixa- tions- und Retentionseinrichtungun, dorsoventrale Ab- plaitung, Verz^^'el•gung etc.; c) Lebensweise : Geringes isabi'ungsboae]itier(>n. 4. Die I>aeld'auna wii-d aus Fornien gebiidet, die urspriing- lich deui stebendcn Wasseï' angehoi'ten. Der Einfluss des l>ae'blebens giebt sicb bei den einzelnen Formen vei'scbieden deutlieli zu erkennen. 5. Aile ecliten Gebirgsbachformen diirl'cn aïs Glazialrelikte aufgefasst werden, wcil sic die von Zsciiokkk gefor'derten Bedingungen : (() Gleiclizeitiges A'orkonuneii ini Ccbirgc und ini Noi'den; b) Gleiclizeitiges Voi'konnnen ini Ccbii'ge und in der Se(>n- tiefe; c) Feblen in den warmen, stebeudcn und langsam- fliessenden Gewassern der Ebene; d) Fortpflanzung bei tielen Temperaturen, nielir oder weniger erfûllen. Alphabetisches Verzeichnis der im Bach gefundenen Arten. Mein Matorial bosîelit ans 121 Gattungen imd 223 Arten, die liier alpliabetiscli geordiiet nocli einmal zusaminengestellt werden s;ollen. 1. [Agabus congener] ... .... 112 2. Agapfitus fuscipes 9() 3. [Anacaena limbata) . . 112 4.. Ancylus capuloides 122 5. » fluviatiUs 120 6. Apatania fimbriata .... . 89 7. [Asellus aqualicus] 56 8. Atherix spec 109 9. Atracti(le.s nodipalpis 57 10. » octoporus . 57 11. » spinipes 57 12. Aturus asserculatus. 59 13. )) criiiitus . . 59 14. » inlermedius . ... 58 15. » scaber 58 16. Baëlis gemellus . 73 17. » • spec. . . ... 73 18. Beraea mauriis 87 19. Bylhinella abbreviata . 123 20. » alla 123 21. » Dunkeri 123 22. Callidina bidens 39 23. » parasitica 39 24. Caloiiyx latus 57 25. Candona spec 53 26. Canthocamptus rhaelicus 51 27. [Centropyxis aculeata] . .... 38 28. Ceratopogon spec HHi 29. Cbiroiiomus llavus (?) lOi; 30. , » plumosus 106 31. » spec 106 32. Chloroperla grammatica 84 33. » rivulorum 83 34. Chydonis splia>ricus 49 35. Colhurniopsis vaga 39 36. Crunoecia irrorata . ■• 87 37. Cyclops fimbriatus .... .... ol 38. Cyphoderia ainpuUa 38 39. Cyphon spec '"' 40. Difflugia pyriformis 3N 41. Dictyopterys Imhoffi ^i 4(2. » spec • • «^4 43. Drusus discolor .... 8/ 44. » spec ^~ 45. Ecdyurus lluminum '3 46. » helveticus ... 73 47. » lateralis 73 48. » venosus 73 49. Elmis aeneus Ui 50. » (iermari . . 114 51 . » Maugetii J ' i 5(2. » sodalis • • 115 53. Epeorus alpicola (?) "3 54. » torrentium "3 55. Ephemerella spec ''S 56. Feltria arniata 58 57. » brevipes 58 58. « composita ' 58 59. » jurassica 58 60. » minuta 58 61. » rubra 58 6"2. » liouxi 58 63. » scutifera 58 (li. rt Zschokkei ... i><^ 65. (lammarus pulex ^^^ 66. ') pungens 55 67. Glossiphonia heteroclita i9 68. ■> stagiialis ^^9 69. Glossosoma Holtoni ^~ 70. Gorra spec ^" 71. [(iyralor herniaphroditus] -iO 7'2. [Heleporus glacialis] ' •- 73. Helicopyche spec ^~' 74. [Herpetocypris spec.) 53 75. Hjartdalia runcinata 59 76. Hydraena aiigustata 113 77. » gracilis 113 • 78. » spec 113 79. [Hydrobius limbatusj Il"2 80. [Hydroporus balensis] 11- 81. I » nigrita] 11"2 82. [ » nigrolinealus] 11"2 83. 1 .) nivalis] 11'2 84. » spec. (Larven) 11- 85. Hydropsyche spec ^~ 86. Hydrovolzia cancellata 59 87. » placophora 59 153 - X8. Hygrobates albinus .... m. » calliger . . . 90. » norveg-icus . ■ 91. ft reticulatus . . 92. Ilyocryptus acutifrons . • 93. Iroii spec 9.1. Isopteryx torrentiuiii . . . 95. n tripunctata . . . 96. [Isotoma palustris] .... 97 1 Laccobius minutus] . 98. Lebertia inaequalis .... 99. » maculosa . . . . 100. » porosa 101. » sparsicapillata m. » walteri 103. « lineata 104. Leptophlebia spec. . . . 105. Ljania bipapillata .... 106. Limiiaea ovata f. t 107. y> « var. fontiiialis 108. » « var. obtusa . 109. » » var. succinea 110. » » var. baltica . 111. » palustris . . . . 112. » peregra f. t. . . . 113. 1) )) var. curta . 114. » triincatula. . . . 115. » w var. veiiti ll(). [Limnebius spec] .... 117. I>imnius tuberculatus . . UN. Mpoaeura brevirostris. - . 119. >■> spec 120. Lithax spec 121. Lithoglypbus lluminensis . 122. Macrobiotus macrony.x. . . 123. (Macrostoma viride) . . . 124. Metopidia acuminata . . . 125. Micrasema minimum . . . 126. (Microstoma caiium) . . . 127. ( » lineare) . . . 128. [Neanura muscorum) . . . 129. Nephelis atomaria ... 130. n octoculata . . . . 131. Nemura cinerea 132. « fumosa 133. » marginata . . . . 134. » niticia 135. » triangularis . . . 136. INebela vitraea 57 57 57 57 49 73 84 84 72 112 57 57 57 57 57 57 73 59 117 118 117 118 117 118 118 118 119 112 114 99 99 87 125 56 40 39 87 40 40 72 49 49 85 85 85 85 85 38 10 — 154 — 137. Neritina fluviatilis 125 138. Nipliargus puteanus 55 139. » tatrensis 55 140. [Noterus sparsus] 112 141. Odoiitocerum albicorne 87 142. Oligoneuria rhenana 73 143. Osmylus maculatus . . 111 144. Oxycera spec . 109 145. Oxyethira sagittifera (?) . 87 14(3. [Papiriiis miiiutus] 72 147. Panisus torrenticolus 57 148. Parnus auriculatus 114 149. Partnuiiia angusta .... 57 150. » steinmanni 57 151. Pedicia rivosa 108 152. Pericoma spec 110 153. Perla cephalotes 83 154. » margiiiata 83 155. » maxima ? . 83 156. Phalacrocera spec. ? 107 157. Philodina roseola 39 158. Ptilocolepus granulatus 87 159. Pisidium ovatum 126 160. Planaria alpina 42 161. Planaria cavatica 42 162. » gonocephala 42 163. y> lactea 42 164. » torva 42 165. ( » albissima) 47 166. ( « Mrazek-i) 47 167. ( » vitta) 47 168. [Planorbis contortus] 120 169. Plectrocnemia spec ... 87 170. Polycelis cornuta 42 171. » nigra 42 172. Polycentropus flavomaculatusV 87 173. Potamanthus liiteus . . 73 174. Proaies spec. ? 39 175. Prionocypris serrata 52 176. [Prorhynclms stagnalis] ..... ..'.... 40 177. ( ^> fontinalis) 41 178. Prosopistoma foliacea 73 179. Pseudosperchon verrucosus 58 180. Pseudotorrenticola rhynchola 58 181. Fihithrogena semicolorata 73 182. Pihyacophila aquitaiiica 87 183. » _ glareosa-gruppe 87 184. » nubila? ". 87 185. » vulgaris-gruppe 87 — 155 - 186. Rotifer vulgaris 39 187. Sericostoma timidiim 8" spec 87 189. Silo spec 8/ 190. Simulium spec lOi 191. Sporadoporus iiivalvaris . 57 192. Sperchon denticulatuç 58 193. » glandulosus 58 194- « insigiiis 58 195. » koenikei . . 58 196. » inontanus .... 58 197. » mutilus 58 198. » plumifer 58 199. » setiger 58 200. « vaginosus 58 201. Stactobia eatoniella 87 202. ( » fuscicornis) 87 203. Slenophylax pizzicornis 87 204.. » spec 87 205. Stenostoma leucops 40 206. Taeniapteryx risi 84 207. Tabaiius cordiger 109 208. Taiiypiis spec 106 209. ïaiiytarus dives (?) 104 210. » spec 104 211. Teutonia primaria ■ 58 212. Tipula gigantea ? • 108 213. » liitescens? 108 214. » spec 108 215. Thyas curvifrons 57 216. » oblonga 57 217. » thori 57 218. Thyopsis cancellata 57 219. Torrenticola anomala . . • 58 220. [Valvata pisciiialis] 125 221. Vitrella helvetica 124 222. Vortex spec 40 223. Wulpiella spec 106 iV. B. Die mit eckigen Klammern [ J bezeichiieten Arton sind Zufallsfunde, die mit runden Klammern () wurden von mir nicht torrenticol gefnnden. LITERATURVERZEIGHNIS AuBÉ. Ch. Iconographie et histoire nat. des Coléoptères d'Europe, t. V. BoRELLi. Osservazioni sulla Plan. alp. (Dana). Boll. Mus. zool. ei Anat. comp. Torino, 8, 1893. BoRELLi. Sulla presenza délia Planaria alpina e délia Polycelis cornuta nei Pirenei. Boll. dei Musei zool. ei Anat. comp. Torino. t. XX, 1905. Brauer. Fr. Die Zweifliigler des kaiserl. 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Tafel IV, suppri- mez Tafel IV. Page 99, supprimez I. Bachformen. Page 100, au lieu de : (pag. 9), lisez : (pag. 27). BEITRAGE ZUR KEITIIS DER SUSSWÂSSERPROTOZOEN von S. AWERINZEW Leiter der Biologischen Station an der Murmankiiste (Alexandrowsk, Gouvernement Archangelsk). I Walirend meiner Studien iiber die Protozoen liât sicli bei mir ein zit-mlich reicldichcs Material fiir die Systematik wie aucli fiir die Morphologie verschiedener Formen angesammelt ; einen Tcil dieser Beobachtiingen liabe icli bereits in friilieren Auf- sjitzen kurz in russischer Sprache mitgeteilt; ein anderer Teil gab den Stoff fur weitere Arbeiten ab. In dem vorliegenden Aufsatz môchte icli einige dieser fragmentarisclien Beobach- tiingen verôftentlich(?n, indem ich vermiite, dass dieselben fiir das weitere Studium der Protozoen niclit ganz ohne Nutzen sein werden. 1. Arcella discoides Eiikenberg Der Durchmesser des Gehiiuses dieser Art iibertriti't dessen Hohe um rnehr als das Dreifache. Die grosse Pseudopodien- offnung behndet sich in der Mitte der leicht eingebuchteten unteren Gehauseseite und ist von einem Kranz kleinster, nur — 164 — schwer zu bemerkender Poren umgeben. Der Durclimesser der Pseudopodicnôfinung botriigt etwa 3|io-5/io des Geliausediirch- messers. Icli kann inicli niclit mit Pknakd (1902) einverstanden er- klaren, welclier in ArccUa poJijpora eine besondere selb- standige Art erblickt, da ich melirfach vielkernige Arcella gofimden habe, bei welchen der Durclimesser der Pseudo- podienôffhimg 3/io des Geliiiusedurciimessers entsprach (z. B. Durclimesser des Geliiiuses: 0,200 mm; Durchmesser der Pseudopodienôfinung : 0,060 mm), gleichzeitig aber auch Exem- plare mit 2 Kernen, bei deiien der Durchmesser der Pseudo- podienoffnung 4/io-5/io des Gehàusedurclunessers betrug (z. B. Durchmesser des Gehauses : 0,265 mm; 0,195 mm; 0,126mm; Durchmesser der Pseudopodienotlhung : 0,184 mm; 0,097 mm; 0,052 mm). Ebenso habe ich niclit allein Exemplare von Arcella discoï- des mit 2, 6, 8 und 25 Kernen, sondern zweimal auch solclie mit 48 und 53 Kernen gefunden, ein Umstand, der natiirlich mit der Vermehrung dieser Rhizopoden zusammenhangt, welche ich gleichfalls fast vollstimdig verfolgen konnte und in eiiiem speziellen Aufsatz zu beschreiben gedenke. Nach den von mir aufgefundenen A. discoïdes zu urteilen, wird dièse Art am haufigsten in grossen Gewiissern mit vor- handener Strômung angetrofien, ebenso aber auch in Bàchen und Fliisschcn. Es will mir scheinen, als wàre es gerade die Gestalt selbst des Gehauses, welche mit dem Vorhandensein von Strômungen in einem Zusammenhang steht, doch ist es mir derzeit wegen Mangel an genugendem Material nocli niclit môglich dièse Abhàngigkeit mit Sicherheit festzustellen. 2. Difflugia corona Wallich In mehreren Planktonproben aus dem Elusse Svr-Darja, welche ich durch Herrn L. S. Berg erhalteniiabe, fand ich un ter Anderem eine ziemlich grosse; Anzalil von Exemplaren dieser Art. Ihr kugelfôrmiges Gehause tallt besonders infolge der Anwesenheit von konischen, i-egelmassig angeonhictcn liohlen Stacheln in_die Augen, deren Oberfiiiche mit kleinen, regel- mâssig geformten Sandkornchen bedeckt ist. Dièse Exemplare von D. corona zeiclmen sich voi- alleu — 105 — anderen bislier bescliriebenen liauptsaclilich dadiircli ans, dass ilire gesammte Oberflaclie von ebensolchen balbkugeligen Hocker- chen bedeckt ist, wie bei D. tubey^culata (Awer.) Wallich; aller Walirscheinlicbkeit nach wird es sich als notwendig er- weisen, eine neue Varietàt D. corona var. tuberculata auf- zustellen. Ausserdem ist bei dieser Form die Anoi'dniing der Reserve- sandkôrnchen in ihrem Protoplasma von Interesse; dieselben liegen in einer regelmassigen Schicht an der Grenze zwischen dem Ecto- und Endoplasma dieser Rhizopode, so dass wir, nachdem an conservierten Exemplaren das Gehause durcli vor- sichtigen Druck entfernt worden ist, eine Difflugie mit einem sclieinbaren zweiten Gehause erblicken, welehes ans den durcli die dûnne Ectoplasmaschicht hindurchsclieinenden Reserve- sandkôrnchen besteht. 3. Difflugia tuberculata Wall. spec. Bereits im Jahre 1899 gelang es mir, mit dem pelagischen Netz von Apstein in einem der kleinen Seen des Gouvernements Novgorod eine betriielitliche Anzahl von Difïlugien zu erbeuten, welche icli schon damais als mit der von Wallich b(>schriebenen D.proteiformis subsp. globularis var. luhercidaia (1804) (1) vollstiindig iibereiustinnnend erkannte. Das Gehause dieser Difflugie zeielmet sieh liauptsachlich dadurch aus, dass seine Oberflàche mit kleinen, fast halb- kugeligen Erliôbungen bedeckt ist. Besonders charaeteristiseli erscheint der Umstand, dass das Gehause von D. tuberculata, sowohl in dem oben erwahnten Falle, wie auch bei allen spàteren Funden, nicht aus Sandkornchen, sondern aus Kiesel- plàttchen von verschiedener Gestalt zusammengesetzt war; selbst dann, wenn sich zwischen den tafelfôrmigen Gebilden andere von unregelmassiger Gestalt vort'anden, erwiesen sich dièse letzteren, iln-em Verhalten im polarisierten Lichte nacJi zu urteilen, gleich den Tàfelchen nicht als Fremdkôrper, (1) AwERiNZEW, S., «Beitrage zur Faunistik der Protozoen von Bologoje und dessen Umgebungen» (Trav. Soc. Nat. Saint-Pétersbourg, t. XXX [1899]. und «Berichte der biolog. Siisswasserst. St. Petersb. Naturf.-Ges. », Bd. I [1901J). — 166 — sondern als Produkte dos Stotf\^'eclisels in dem Pi'otoplasma der Rhizopode selbst. In den Grundproben ans denjonigen Localitaton, wo ich im Plankton fin' gewôlmlicli D. fubcrculata gefnnden liatto, konnte icli diose Forra niemals feststellen. Es làsst sich einstwoilen niclits Bestimmtes darùber aussagen, ob irgend eine Abhàngigkeit zwiscJien einer derartigen Bildnng von Hôckerchcn auf der Geliàuseoberflàclie und dem Vorkommen im Plankton besteht; allein das Anffinden abnlicher mit Hôcker- chen besetzter Formen von D. coi^ona nnd zwar ebenfails ans dem Plankton vorleiht einer solchen Vermutung eine gewisse Wahrscheinlichkeit. Verworn liât es bei der xVusfûhrung seiner Versuche liber die Entstehung der Gelianse der Rliizopoden ('^Biolog. Protisten- Studien-, Zeitschrift wiss. ZooL, Ed. 50) zweifellos aucli mit D. tubercuhita zu tun geliabt; allein es ist kaum anzunehraen, dass die lialbkugeligen Vorwôlbungen ihres Gehânses nur aus einem einzigen, stellenweise mit Bakterien bedekten Plàttcben bestanden liaben sollt(m. 4. Nebela lageniformis Penard Leidy bat im Jabi'o 1870(1874) imter dem NamoniV. harhaid eine Form beschrieben, welclie einigermassen an iV. lageni- formis erinnert und sich von dieser durcli die An^^•esenlleit diinner, baarartiger Gebilde an! (l(>r Oberfliiclie des Geliauses nntersclieidet. Penard (1902) glaubt annelnnen zu diirl'cn, dass dièse Gebildo nicht sowohl Toile des Gehauses als vielmohr auf diesem letzteren sitzende Parasiten (Algen) darstellen. Was micli betrifft, so bin ich, auf Grund der Zoichnungen von Penard, wie auch nach eigenen Beobachtungen, eher geneigt, in diesen Auswuchsen keine Fromdkorper, sondern Gebilde zu ei'blicken, welclie einen Teil des Gehauses von A^ lageni- formis ausmachen, und zwar Aus\\"iichse bestehend ans der di(^ einzelnen Plilttchen mit oinander vorklobenden und iln^e Unter- lage bildenden Substanz. Wir kônnen demnacli dièse Gebilde als einen gloichsam nicht vollstàndig entwickelton Kiel ansehen, iUinlich dem Kiele von N. carinata; nichtsdesto\\'oniger wird man in dem Vorliandon- — 107 — soin der Alliage eines dcrartigen Gobildes nocli niclit einon Grund erblicken kônnen, die damit versehenen Formcn in eine Ijesondei'o Spezies auszuscheidon, solange andorc cliaracteris- tische Eigentïunliclikeiten l'elden. Nacli don von mir boi vorscliiedonen Nehela-Arion gomacliton Boobachtungen zn urteilen, werden wir bei der Aiifstelkmg si)ozifisclier Merkmale solchen Gebilden kaum eine grosso Be- dentung beilegen kônnen, wie es dev Kiel nnd die hohlen Aus- wiichse von verschiodener Gestalt sind, indem derartige Bil- dungen ausserst iinbestandig ersclieinen. 5. Urceolus alenitzini Mereschk. Dièse originelle Form liabe ich melirfach angetroffen und stets ist es mir bel langerer Beobachtung gelungen, die Fiiliigkeit ihrer ectoplasmatischen Schicht, nach Reizung eine klebrige schleimige Substanz auszuselieiden, nacbzuweisen; ein gleiches Verhalten habe ich aucli bei anderen Protozoen boobaclitot. Infolge dieser Eigentiimlichkeit bleiben an der Oberflaclie dieser Flagellate nicht selten Schalen von Diatomeen, Sandkornclien u. dergl. Gebilde mehr kloben. Es untorliegt wolil keinem Zweifel, dass eben wegen dièses Umstandes die Tertre ter der Gattung Urceolus, welclie von Stein und Penard gefunden wurden, von Fremdkcu'pern bedockt waren. (■). Peranema triehophorum Ehrbg. sp. ■ Bei dieser ziemlich lijiufigen Art habe ich imter Anderem mohrfach das Aiisstossen der Nahrungsroste an einer be- stimmten Stelle im hinteren Drittel dos Kôrpers beobachten kônnen (1). Wir haben es demnach bei dieser Art bereits mit einer bestlindigen AfterôfFnung zu tun; dièse besteht, nach inoinen Beobachtungen zu ui-teilen, in einer ( )tinung im Ecto- plasma in Gestalt eines kleinen kurzen Rôhrchens mit zu- sammenfallenden Wanden, deren Vorhandensein nur widirend des Detacationsprozesses bemerkt werden kann. (1) Vergl. Stein, Fr., «Der Organismiis der Infusionstiere», I, p. 77. — 108 7. Synura uvella Ehrbg. Sowohl Stp:in (1878, Taf. 13, Fig. 25) wie aiich Fresenius (1858) weisen aiif das Vorhandensein einer grossen Anzahi von Augenflecken bei einigen Exomplaren von Synura urclla hin. Ich selbst habe schon 1899 und aucli spàter nocli àhnliche Formen geselien, allein bei genauerer Untersnchung er\A'ies es sich, dass die von den genannten Aiitoren als Aiigenflecke beschriebenen Gebikle nichts anderes waren, als einzelne Anbaufungen von rôtliebem Pigment (HaematocJirom?), welcbe auf deni vorderen Teile der Monade angeordnet liegen. Wàhrend der typisclie Augenfleck der Flagellaten ans einer albuminôsen Gi'undsubstanz bestelit, liaben die in Frage stehenden Piginenianhiiufungen Ultropfcben zur Grundsubstanz, in denen das Pigment aufgelost ist. Die Zabi dieser Pseudo- augenflecke imterliegt nacb meinen Beobacbtungen betràcbt- licben Scbwankungen : in ein und derselben Kolonie trifft man Monaden mit 3, 5, 8 und sogar 12 Pigmentfleckcben an (1). 8. Amphileptus trachelioides Zacii. sp. Zacharias land im Plankton des Gi'ossen Ploner Sees ('^For- scliungsber. d. biol. Stat. Pion-, II. 1893.) einen Organismus aus der Gruppe der Infasoria asjrirotricha, welcben er DUeptus trachelioides benanntt^ Wiilu'end moines Aufentbalts auf der biologiscben Siïsswasserstation am See Bologoje babt; ich melir- facb im Monat Mai bei der Untersnchung des Seeplanktons Infusorien angetroften, welclie durcliaus mit der Bescln^eibung und (k^n Zeichnungen von Zaciiarias iibereinstimmten. Allein auf Grund des Baues der nur wâhrend der Nalirungsaufnahme sichtbaren spaltfôrmigen Mundoffnung miissen dieselben niclit in der Gattung Dileptus, sondern in einer and(3ren, allerdings ziemlicli naliestehenden Gattung Amphileptus untergebraclit werden(2). (1) Vergl. AwERiNZEw, l. c. (1901), p. 228. (2) Anm. Wesenberg Lund {Biol. CentraWL. Bd. XX, 1900) hàlt Difcptus trachelioides mir fiir « eine Temporalvarietat des Trachelius ovum Ehrljg-. Ich pei'sonlich kann micli dieser Ansicht nicht ausschliessen,da Amphileptus trachelioides Trichocysten hesitzt, welche soviel bekannt ist, bei dem zweiten der senannten Inl'usore fehlen. — 1G9 — Im Allu-emoinen waren die von mil' ojefundenen Formen fast in jeder Hinsiclit mit don von Zacharias beschriebenen identisch und icli konnte gleicli diosem Forscher grosse Variationen in der Grosse des Rûssels und der Gestalt des Kôrpers kon- statieren und micli ebenso von der Anwesenheit von Triclio- cysten und Zoochlorellen ûberzeugen, welclier Umstand micli ebenfalls keint; contractile Vacuole bei diesen Formen ent- decken Hess. In meinen Kulturen encystierten sicli die Amphi- Icptus trachelloides sehr rascli und der Bau ihrer Cysten erinnerte durcliaus an die Cysten von Dileptus trachelioides von Zacharias. Indem ich die beti-effenden Jnfusorien bei verscliiedenen kùnstliclien lîedingungen beobachtete, bin icli gleich melu^eren anderen Erforschern von Planktonformen zu der Ûberzeugung gelangt, dass die Planktonorganisrnen fast gar nicht Ijefahigt sind schroffe ïemperatursclnvankungen zu ertragen. Bei der- artigen positiven oder negativen Temperaturschwankungen gingen die AniphUcjdus fj'achelioides entweder zu Grunde oder aber sic encystierten sich, je nach der Hôlie des Tem])e- raturunterscliiedes. Durcli diesen Mangel an Anpassungs- faliigkeit an schroffe Temperatursclns'ankungen làsst sich wahrscheinlich auch der Umstand erkliiren, dass die Mehrzald der Planktonformen aus Fliissen und Scen nicht in kleinen Gewàssern angetrofïen wird, deren Wasser rascher Erwiirmung und Abkiililung ausgesetzt ist. Ebenso konnte ich auch an A;;?^y///V<7V»..v trachcHoides die Abhangigkeit der Planktouorganismen von der Temi)ei'atur des Wassers ilberhaupt konstatieren, womit der Ersatz der einen Arten durch andere zweifellos in starkem Maasse zusannnen- hangt. Amplùh'ptus tracheHoides habe ich im Bologojesee nur so lange angetrotten, als die Temperatur des Wassers 22° C nicht erreichte; bei der Erhohung der Temperatur des Seewassers wurde die Zahl der zur Beobachtung gelangenden beweglichen Amphileptus allmàhlig immer kleiner, die Zahl ihrer Cysten dagegen immer grôsser. Auf Grand der Beobachtungen, welclie ich an Aynidiilcptm h'achelioifk'S, sowie an anderen, in ihrcm Protophisma Zoo- chlorellen enthaltenden Infusorien und Rhizopoden aiigestellt habe, bin ich allm;dilig zu dem Schlusse gelangt, dass wir es wohl kaum in allen solchen Fallen mit einer wahren Symbiose U — 170 — zu tun habon. Die Zooclilorellen bilden in allcn dit'sen Fallon entweder das einzige odor doch ein Roscrve-Nahrmaiorial fur ihre Wirte, indem z. B. bei Ditrema, Amphitrcma und Hyalosphenia keinerlei aiidere Nalirungsreste zu bemerken sind, als Zoocblorelten in verschiedenen Stadien des Zerfalles; ebenso kann man aucli bei Amphileptus bei der Delacation die Aussclieidung von Ûberresten beobachten, in welclien man unschwer Zerfallsproducte von Zooclilorellen erkennen wird. — I oo-o-« Les Inlusflires Aspirotriclies il'eai ûouce [VM' H. SCIIOUTEDEN. II J'ai })ublié récemment dans ces Annales un travail embras- sant tous les Infusoii'es Aspirotriclies d'eau douce à l'exception des Astoniata. J'étudie ceux-ci dans la présente note. Comme précédemment je me suis basé principalement sur la Monograpbie de Schewiakoti'. En 1*,)U() Scliweier a i)ublié dans lesTmdi S. Peterb. Obscli. Estest., Otdcl. Zool., vol. XXIX, n" 4, sous le titre " Parasititclieskia rèsnitcliia Inl'usorii ^^ un mémoire sur les Infusoires endoparasites qui, en ce (pii concerne les Asj)iro( riches, n'est en somme pas différent de celui de Schewiakoff. — La table des Opcdina est toutefois empruntée à Bezzenberger. S'' Sous-ordre. — Astomata. Les Astomata ne comprennent (qu'une seule famille, celle des Opalinldœ. 19. — Fam. OPALINID.E. Cette famille renferme actuellement sept genres, dont toutes les espèces sont parasites d'Animaux. Trois de ces genres sont marins : deux d'entre eux, Ojiiiluiopsis Eœtt. et ChroinidiiKt — 172 — Gonder(= Beuedeii'ui Fœtl.), i-eprésentés l'iin })ar une ('S])èco, l'autre par deux, sont endoparasites de Céphalopodes; le troi- sième, Protophrya Kof., vit dans les '• Brood-sacks ■• d'un Mol- lus(|ue marin, Lïttorïna rudh. — Les (juatre autres genres sont seuls représentés dans les eaux douces (comme parasites d'Animaux, bien entendu). Toutes leurs espèces sont en(loi)ai'a- sites soit de Vei's, soit de Mollusques, soit d'Ampldbiens; une d'elle, fort mal connue, vivrait même dans un Bryozoair(> ; une dernière, Anoplo[)h)'[/(i l))'(inchi(irum,\\i sur les branchies de Crustacés. Pour chacune j'indi(|ue l'iiabitat connu, par les signes que voici : Ey = sur les branchies de Crustacés, Po = tube digestif de Vers, P3 = tube digestif d'Amphibiens, P4 = tube digestif de Mollusques, P5 = ilans Bryozoaire. Comme on le veri-a, j'ai mentionné toutes les espèces, mém(^ celles qui vivent dans les Oligochètcs terricoles, les Lunibri- cns, etc. Les Opalines endoparasites de Batraciens se trouvent déjà, dans les cas connus, dans les têtards. Les ([uatre genres représentés dans les eaux douces se distin- guent comme suit : 1. L'infusoire possède ou bien une ou deux i-angées de vacuoles contractiles, ou bien un canal contractile allongé. (Pj'()t()phi/tf a une vacuole unique.) 2 L'infusoire n'a ni vacuoles ni canal contractile. 4. OpdHud. 2. Corps ayant en a\ ani une ventouse ou des crochets, ou ren- fei'mant un bàtonnel. 3 Ni ventouse, ni crochets, ni bâtonnet interne. 1. Anoplo}ih)-ya. o. Infusoire offrant 1-2 crocliets à l'extrémité antérieure ou ayant un bâtonnet interne; 1-2 rangéi^s de vacuoles con- tractiles; noyau en cylindre long. 2. îh)plU{)ph)'i)u . Une ventouse à l"exti'émit('' antérieure du cor[)s; un canal longitudinal contractile; noyau ellipsoïdal 011 réniforme. 0. Discojihrija. 173 — 1. — ANOPLOPHRYA Stein 18G0. Les quatre espèces connues se séparent comme suit : 1. Coi'ps en cylindre allongé, ou rubané ; rangées de cils ser- rées ; noyau occupant presque toute la longueur du corps ; de nombreuses vacuoles contractiles (en 1-2 rangées). 2 Corps elli])soïdal ; rangées de cils peu nombreuses ; noyau ovalaire, n'occupant pas toute la longueur du corps ; 5-7 vacuoles contractiles, en 1 rangée; la division se fait transversalement. A. hranchiarum. 2. Corps en cylindre allongé. :j Corps large, aplani, rubané; à l'extrémité postérieure, de longs cils ; vacuoles contractiles disposées en une seule rangée. A. f/7um. 3. Vit dans le tube digestif de Vers. 4 Vit dans le tube digestif de Mollusques. A. i^cTmicKJar'ts. 4. Vacuoles disposées en une seule rangée; les deux extrémi- tés du corps sont arrondies. A. naidos. Vacuoles disposées en deux rangées ; l'extrémité antérieure élargie. A. nodulata. 1. A. NAÏDOS (Dujardin) Kent. — Schewiakofï', p. 381. Po Kent 1882, Schewiakott' 189G, Scliweier 1900 (p. 39), Scliouteden 1900. Syn. : Opali7ia naïduiti Dujardin 1811; Opalina naidos Slein 1851, Lankester 1870; AnopJophrya inermis Kent 1881 ; OpaUiia inermis Stein 1859 ; Anoplo- ph) 'j/a rata Ken 1 1 88 1 ; Opalina o rata Claparède 1 802 . Hah. : Oligochète : Nais serpentina \ Hirudinée : Clep- sine hiocida. 2. A. NODULATA (Midler) Kent. — Schewiakoft'p. 381, pi. VI, fig. 1 15. P. Kent 1881, Bûtschli 1889, Schewiakoti' 1890, Sclnveier 1900 (p. 41, pi. I, fig. 14), Schouteden 1900. Sj/n. : Leucophra nodulata Millier 1780; Leacophi-ys nodulata Dujardin 1841 ; Leucopjhrys striata Dujar- din 1841, Claparède etLachmann 1859; Opalina lincatn — 174 — Scliultzo 1851, ria])aW'(le ci Laclimann 1850; riapaW'do 1800; Opalina jtrnlifei-a Claparôde et Laclimann 185<.>; Opalina sp. Frcy 1858; AnopIopliJ'ipi sir'nita Kcnt 1881 ; Anoplojihy'iia proUfera Kent 1881. HaJ). : Oligoclictes : LnmhricJis, Nrris Ulforalis:, CJitcllio nrcnarius, etc. o. A. FiLiiM (Claparcde) Kent. — Sclicwiakoff, }). 382. V^ Kent 1881, Scliewiakoit'LSOG, Scliweier lUOO (p. 11). Sijii. : OiKiliiut fihun Claparcde 18(j0, Vejdowsky 1879. Ilah. : OligocliMcs : Ench;jfra'iis vfir. sp., (liicirio are- luirius. I. A. VERMicuLARis (Lci(h) Kent. P4 Kent 1881. Syn. : Leucophrys rerjnicuJâris haxAx ISll . Hah. : Mollusque : PabnUna decissa. 5. A. BRANCHiARUiM (Stcin) Kcut. — Schewiakoff, p. 382, pi. VI, fig. 14(). E, Kent 1881, Biitschli 1880, Schewiakoff 189(). Scliwcicr 1900 (p. 42). Syn. : Opalina branchiarimi 8ie,ml8ô\; Anoplophr-ya circidans Balbiani 1885, Schneider 1880. Hah. : Crustacés: Ganimarus pulex, Asellas aqtudicus. Ohs. : L' Anopjloj)hrya convexa (Claparcde) Kent, para- site (h; P//////o(/c)'^^ (Polychc te), n'est très probablement pas identique à cette espèce comme rindi([uent, avec doute d'ailleurs, Schewiakoff et Sclnveier. (■).? A. cocHLEARiFORMis (Lcidv) Kent. Pa Kent 1881. Syn. : Leiœophrys cochJ cari for )n}s Leidy 1855. Hab. : Oligochète : Lunihriculua tenais. 7.? A. sociALis (Leidj) K(mt. P5 Kent 1881, Foulke 1885, Syn. : Leacophrys socia/i.s Leidy 1855. Haï). : Bryozoaire : UrnateJhi graci/is. Ohs. : Cet Infusoire est l'ort mal connu et sa position sys- tématique fort incertaine. Il en est de même pour les espèces suivantes, citées par Stokes : A. No/ci (Foulke), A. fuiricnJns (Leidy), A. inodcsia (Leidy), A. jnrJn (Leidy). 175 2. — HOPLITOPHRYA Stein 1860. Les espèces connues se distinguent de la façon suivante : 1. Corps en cylindre allongé ; à l'intérieur un long bâtonnet; pas de crochet à l'extrémité antérieure ; une ou deux rangées de vacuoles. 2 Corps non en cylindre allongé; à l'extrémité antérieure, une épine ou crocliet simple ou bifide; deux rangées de vacuoles. 4 2. Corps en cylindre allongé, rétréci en avant; le bâtonnet interne occupe deux tiers de la longueur du corps. H. séants. Extrémité antérieure du corps aplatie et coupée ol)lique- ment; le bâtonnet interne occupe presque toute la lon- gueur du corps. 3 3. Le bâtonnet interne est géniculé à l'extrémité antérieure; 4-5 vacuoles, en une seule rangée. H. claimta. Le bâtonnet interne est courbé en forme de nœud à l'extré- mité antérieure ; 2 rangées de vacuoles contractiles. //. fastigata. 4. A l'extrémité antérieui'e du corps, un crochet bifide; cori)S ovalaire. //. hurihrici. A l'extrémité antérieure, une épine non bifide; corps s'élar- gissant en avant. //. picngeus. 1. H. SECANS Stein. — Scliewiakoff, p. 385, pi. VI, fig. 147 Pg. Stein 1859, Kent 1881, Biitschli 1880, Scliewiakoft'LSOG, Schweier 1900 (p. 45). -S'^;.'. ; Opallna spiculata Warpachowsky 1886. Hah. : Oligochètes : LiDnhi'icus tei'restris, L. varle- gatiis, Enchytrœus verniicularis. 2. H. FASTIGATA Môbius. — ScliewiakofT, p. 385. P2. Môbius 1888, Scliewiakoff 1896, Scliweier 1900 (p. 46). Hab. : Oligochète : Enchytrœus Môbii. 3. H. CLAVATA (Leidy) Biitschli. — SchewiakofT, p. 386. Po. Biitscldi 1889, Schewiakoff 1896, Scliweier 1900 (p. 46). — 176 — Syn. : Hoplitophrya securiformis Stein 1861, Kent 1881; Leucophrijs cîavata Leidy 1855. Hab. : Oligochète : Lumbricus variegatiis. 4. H. LUMBRici (Dujardiii) Kent. — Sclunviakoff, p. H8(j, pi. VI, fîg. 118! P.. Kentl881,Butsclilil889,ScIiewiakoffl89C),Sc]i\veierl900 (p. 47, pi. I, fig. 17), Schouteden 1900. Syn. : Opalina Lumhrici Dujardiii 1841, Scliultze 1851, Perty 1852; Stein 1854; Opalina armata Stein 1854, Quennerstedt 1805; HopJito])hryn falcifera Stein 1801, Kent 1881. Hab. : Oligochète : Lamhricas ferrestris. 5. H. PUNGENS Stein Stein 1801, Kent 1881. Hal). : Sœnuris vaiHegata. 3. — DISCOPHRYvV Stein 1800 (= Haptophrya Stein) Trois espèces reconnues : 1. Ventouse arrondie. 2. Ventouse en fer achevai. D. hHtonis. 2. Extrémité antérieure du corps élargie et transformée en une ventouse, hordée d'une rangée de cils ; noyau ellipsoïdal. D. planarhmi. 3. Extrémité antérieure du corps déprimée et portant une ventouse, dont le bord est cilié et qui présente un anneau interne de cils. I). giganfea. D. PLANARIARUM (Siebold) Stein. — Schewiakotî, p. 388, pi. VI, fîg. 150 Po. Stein 1800, Biitschli 1889, Levandor 1895, Schewiakoff 1890, Schweier 1900 (p. 49, pi. I, fig. 19). Syn. : Opalina planariarum Siebold 1839, Stein 1854, Perty 1852; Opalina polyinorpjJia Schultze 1851; Haptxyphrya planariarum Stein 1807, Kent 1881. Hab. .• Turbellariés : Planaria torvaet sp. — 177 — 2. D. GiGANTEA (Maiipas) Schewiakoff, p. 889. P3. Schewiakoff 1896, Schweier 1900 (p. 51), Colm 1904, Sclioati^doii 1900. St/n. :? Opalina discoglossi Everts 1879; Hcrpiophnin g'Kjantca Maupas 1879, Certes 1880, Kent 1881. Hab. : Anoures : Bufo panthcrinus, Rana esculenta, Discoglossus pjictus. 3. D. TRiTONis (Certes). Pg. Syn. : Haptophrya tritonis Certes 1880, Kent 1881. Hûb. : Ui'oclèle : Triton aîpirnts. — LADA Vejdowsky 1882 Une seule espèce, fort mal connue. Position du genre incer- taine; ? Astomata selon Biitsclili. 1. L. Wrzesniowskyi Vejdowsky, P2? Vejdowsky 1882, BiÙschli 1889. Hah. : ? Phreatothriœ pragensis (Oligochète). 4. — OPALINA Purkinje et Valentin 1835 Nous distinguerons comme suit, avec Bezzenberger, les espèces décrites : 1. Un seul noyau, formé de deux moitiés arrondies, réunies par un filament. 2. Au moins deux noyaux complètement séparés 3. 2. Corps fusiforme, élargi en avant, rétréci en arrière, aplati. Op. intestiiKiIis. Corps ovalaire, peu aplati. Op). caudata. 3. Deux noyaux seulement ; la coupe transversale du corps est ovalaire. Op. macrouucJedta . Au moins rpiatre noyaux. 4. 4. Quatre ou (•in(j noyaux; coupe transvei'sale du corps ci rculai re . Oi j la 1 1 1 -en la ta . Noyaux nombreux. 5. — 178 — 5. Corps aplati, fortement foliacé. 6. Corps peu aplati, ovoïde. Op. flcwa. 6. La plus grande largeur du corps est en arrière d u milieu . 7 . La plus grande largeur est avant le milieu du corps. 9 7. Extrémité postérieure étirée en une sorte de rostre. Op. coracoidea. Extrémité postérieure arrondie. 8 8. La largeur du corps égale à peu près la moitié delalongueur. Op. ranarum. La largeur est supérieure à la moitié de la longueur. Op. lata. 9. Au plus 5 fois aussi long que large. 10 Environ 10 fois aussi long que large. Op. longa. 10. Environ 3-3 1/2 fois aussi long que large; triangulaire, en forme de virgule large. Op. ohtrigona. Environ 4 fois aussi long que large; fusiforme, l'extrémité antérieure arrondie. Op. dimidiata. Op. ranarum (Ehrenberg) Purkinje etValentin.— Schewia- koff, p. 393, pi. VI, fig. 153. ' Ps. Purkinje et Valentin 1835, Dujardin 1841, Perty 1852, Stein 1854- 1859 -18G7, Claparède et Lachmann 1859, Quennertedt 1865, Engelmann 1876, Zeller 1877, Kent 1881, Pfitzner 1886, Biitschli 1889, Levander 1895, Scliewiakoff 1896, Scliweier 1900 (p. 56, pi. 1, fig. 22), Bezzenborger 1903, Maier 1903, Wallengren 1903, Lô- wenthal 1904, Kunstler et Gineste 1902, Schouteden 1905 et 1906. Syn. : Bursaria ranarum Ehrenberg 1830-1833-1837; Lankester 1870. Hab. : Anouves : Ran a fiisca {escidenta in Scliweier!) Bufo variabilis, B. cinereus. Op. lata Bezzenberger, Arcli. Prot., III, p. 166, pi. XI, fig. 10 (1903). Ps. Hab. : Anoure : Rana limnocharis. Op. obtrigona Stein. — Scliewiakoff, p. 393. PsT Stein 1867, Zeller 1877, Kent 1889, Scliewiakoff 1896, Scliweier 1 900 (p . 58) , Bezzenbe rger 1 903 , Scliou tedntifîcation presque certaine des formes (pi'iis rencontrent. Table des familles : 1. Formes dé})Ourvues de tentacules, vivant en parasites dans le cytoplasme d'un Protozoaire. Fa.m. Poi)t)P]iRYiDAE (formes parasites des genres Kndospha e) rt et; Sph (le) -oph l 'y a) . Formes libres, pour\ues de tentacules. 2 2. Tentacules peu nombreux (1 ou 2, rarement o à 5), cylin- driijues, allongés, insérés à l'extrémité antérieure du corps. 1. Fam. Urnulidae. Tentacules nondjreux, disposés ou non en faisceaux. 3 3. Une loge. 4 Pas de loge. 5 — 182 — 4. Une loge conique dont la base sert de pédicule, pei'cée à son extrémité ajùcale (h; 2 à 8 (ordinairement (3) lentes la té- ral.'s îdlongées, pour le passage des tentacules. 2 Fam. Metacinetidae. Loge non pei'cée de lentes latérales semblables; un pédicule ou non. 4. Fam. Aci^^^etidae (genres Ac'meta et S()h'j/()j)In\i/r/). 5. Coi'j)s muni dt; plusieurs gros prolongements cylindriques ramifiés t(M'minés chacun par 2 à 4 tentacules ou bien l)rolongements non ramifiés terminés chacun })ar un tentacule. ô. Fam. Dendrocometidae. Corps non conformé ainsi. (3 (3. Corj)s lobé ou ramifié, les types })rimitifs étant simplement ovoïdes et la ramificaiion pouvant se réduire à un seul bras cylindro-coni(pie; chaque loi)e, bras ou ramification l^ortant un faisceau de tentacules. (3. Fam Dendrosumidae. Corps autrement conformé. 7 7. Reproduction })ar scissiparité. Animal libre ou fixé, un pédicule ou non, i)as de bourgeon adhésif, tentacules ordinairement ré[)artis régulièrement sur tout le corps sp]iéri(pie. 3. Fam. Podopiiryidae. Reproduction })af embi-yons endogènes ou par gemmes externes ciliées. Animal fixé i)ar un pédicule ou [)ar un bourgeon adhésif formé par une petite saillie non difieren- ciée à l'extrémité jjostérieure du corps. 4. Fam. Acineïidae (genres lin JI Cita, et Tol,'nj)hi-ij(i). Fam. 1. URNTJLIDAE. Corps globulaii-e, ovoïde ou pyriforme, parfois très allongé, muni de 1 à 5 tentacules cjlindi'iques, flexueux et allongés, insérés à l'extrémité antérieure du corps; noyau ovale ou irré- gulier; une ou plusieurs vacuoles contractiles. Pédoncule et loge, ou loge seulement, ou ni loge ni pédoncule, l'individu étant fixé })ar une portion du cori)s. Reproduc^tion })ar scissi- — 183 — parité oblique et inégale, la ciliation de la })ortion libérée étant holotric'he. Deux genres. Table des gciwes. 1 . Corps ovoïde, pvi'iforme ou obpjriforme, sans loge ni pédi- cule, un tentacule sinueux à l'extrémité antérieure du corps. 1. Rhyncheta. Corps spliérique ou ovoïde, occupant la moitié ou la totalité d'une loge ovoïde ou urcéolée, allongée, fixée par son extrémité postéideure, offrant sur sa face antérieure une ouverture arrondie ou subtriangulaire par où passent 1 ou 2 (rarement 3 à 5) tentacules filiformes. 2. Urnula. 1. RHY?^CH^TA Zenker 1866. Trois espèces. Table des espèces. .. Tentacule atteignant au moins les deux tiers de la longueur du corps. 2 Tentacule ne dépassant pas le cinquième de la longueur du corps. R. gammari. \. Corps obconi(|ue (obpyriforme), se rétrécissant vers l'inser- tion du pédicule, large au sommet, le tentacule naissant près d'un des angles (sur coupe optique). R. obco)iica. Corps pyriforme, fixé par la large extrémité, le tentacule continuant le corps graduellement rétréci. R. cyclopiun. .. Rii. OBCONICA Hartog 1902. Un exemplaire trouvé sur le 4*^ sternum tlioracique de Cyclops gigas. !. Rh. cyclopum Zenker 1806, Kent 1882, Bûtschli 1889, Bloclimann 1895, Entz 1896, Sand 1899. Sur les membres tlioraciques et l'abdomen de Cyclops. 184 3. Rh. gammari Eismond 1805, Sand 1890. Sur les plaques branchiales de Ga nunaras pidcx . 2. URNULA Clap. et Lachm. 1858. Une seule espèce : 1. U. EPiSTYLiws Claparède et Laclnnann 1859 et 1861, Engelmann 18()2, Stein 18spèce : 1. M. MYSTACINA (Ebreub.) Ilutscldi 1889, Koppeu 1888, Dangeard 1890, Blochmann 1895, Sand 1899. Cothurnia mysticina Ehrenberg 1831. — 185 — Acinefff mystichid Elirenboi'g 1838, Stein 18 10 et 1867, Clapaivdo et Lachmann 1859 et 1801, Biiisclili 1876, Mereschkovsky 1870, Kent 1882,Parona 1883, Stokes 1888. Ac. mystacina var. carchcsii Gruber 1879, Kent 1882. Ac. cothurnia Claparôde et Laehmann 1859, Kent 1882. Ac. inystacuia var. loiigipes Mereschkovsky 1879, Sand 1899. Ac. (data Stokes 1885-1888; Met. my.stacina var. atata Sand 1899. Ac. .stagnatitis Stokes 1886-1888. Ac. acuminata Stokes 1887-1888 ; Met. mystac'nia var. acuminata. Sand 1899. Ac. fcrÀlïs Stokes 1894 ; Met. )nystacuia var. ftexUis Sand 1899. Ac. «;?-(/?6/rt;7',s-Maskell 1887. Ac. /fos Maskell 1887. Met. mystachut var. hreripes Sand 1899. Sur les végétaux aquatiques ; aussi marin. Plusieurs \ariétés : Dans la var. atata Stokes, les fentes de la loge sont placées chacune sur un rebord relev(;'; parfois la loge peut porter de petits ailerons ou des pointes (var. acnm'niata, Stokes) ; la partie postérieui de la loge s'amincit graduellement en un tube conique ou cylindrique, très courtdans la var. l)reinpes Sand, très long dans la var. tongipes Meresch. Les tentacules sont filamenteux et flexibles dans la var. ffeœitis Stokes. Fam. 3. PODOPHRYIDAE. Temporairement ou toujours mobiles, ou parasites internes; rarement fixés sur Cyclojis. Corps sphérique, pas de loge, i)arfois un pédicule mince, rectiligue en général; tentacules rayonnant de la surface entière du corps ; noyau sphéri(|ue ou ovalaire ; une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par scissiparité, exceptionnellement par formation d'endjryons. Quatre genres. Pi — 186 — Taille (les genres : Formes vivant en parasites (sans tentacules) dans le cyto- plasme d'un Pi'otozoaire. 2 Formes libres. 3 Parasite dans Stenio)- ou un autre filié; re])roduction par scissiparité. 3. Sphdei'oplwya. Parasite permanent (jamais libre et à tentacules) dans un Suceur ou un Vorticellien; rei)rontacules. P. gelatinosa. 1. P. BREViPODA Sand 1890. Parmi les Algues. 2. P. Maupasi Bïitsclili 1889, Sand 1899. Pod. fixa Maupas 1876, P. Maupasi var. minitna Sand 1899. Sur des Algues. 3. P. LIBERA Perty 1852, Carter 1805, Kent 1882, Maupas 1881, Biitscldi 1889, Stokes 1888, Blochmann 1895, - Butscliinsky 1897, Sand 1899.- Pod. fixa var. aJgirensis Maupas 1876. 4. P. FIXA (0. F. Midler) Ehrenberg 1838, Cienkowski 1855, Claparède et Lachmann 1859, Hertwig 1876, Entz 1879 . et 1896, Kent 1882, Meresclikovsky 1881, Maupas 1884, Biitschli 1889, Stokes 1888, Dangeard 1890, Bloclunann 1895, Butschinsky 1897, Sand 1899. Trichoda fixa 0. F. Midler 1786. Actinophrys sol Stein 1849 et 1854. Actinophrys pedicellata Dujardin 1841, Pineau 1848. Actinophrys diffbrmis Perty 1852. Orcula trochus Weisse 1847. Podophrya fine Fraipont 1877. Parmi les plantes et les particules en suspension dans l'eau. — .188 — P. GELAïiNOSA (Buck) Saiid 18<.)()-00. Acineta gcla/ùtos// I>iK'k 18(S1. Trlchophri/d (jelatiKOsa Sclicwiakoti' 1 à un Héliozoairo à de faibles grossissements. S. sol. 1. Spii. stkntorea Maupas 1870, Kent 1882, Sand 1800. Sph. .v^'y//o;-M-Bi"itschli 1870 et 1889, Blocbmann LSU."). Libre, ou parasite dans Stentor, 2. Spii. pusilla Claparèdeet Lacbmann 1859, Halbiani 18()1, Engelmannl802et 1870, Eberliard 18()2, rUitscbli 1870 et 1889, Kent 1882, Gourret et Roeser 1880 et 1888, P)lochmann 1895, Entz 1890, Sand 1899. Sj)h. sol Metsclmikoff 1801, Keni 1882, Entz 1890. Sph. pcwauiaecioruin Maupas 1870. Sph. urostijtae Maujjas 1870, Kent 1882, Parona 1883. Hph. )n(i(jna Maupas 1870), Kent 1882, Maskell 1880, P.loclimann 1895, Entz 1890 Sph. sti/tonijchioe Kent 1882. Libr(^ parmi les Algues, ou parasite dans divei's Ciliés. 3. Spii. iiydrostatiga Engelm. 1878, Kent 1882, Sand 1899. Parmi les Lemna. 1. Spii. parva Greeff 1888, Biitsclili 1889, Sand 1899. Sur les mousses liumides (une seule fois à Marburg, en Allemagne). 5. Sph. ovata (Weisse) Lacbmann 1859, lîiitscbli 1889, Sand 1899. Acti)iOj)Iiri/s orotff Vi'oh^.i' 1818. (3. Sph. sol Laulerborn 1901 (nec Metsrbnikoti' !*). 190 — 4. ENDOSPHAERA Engelm. 187(3, Entz 1896. Une seule espèce : 1. End. Engelmanni Entz 189G, Sand 1899. Parasite dans Tohophnja ot divers Vorticeliiens et autres Infusoires. FAM. 4. ACINETIDAE. Corps de forme variable avec une loge et un pédoncule ou l'un d'eux seulement ou bien un bourgeon cytoplasmi(|ue adhésif; tentacules nombreux, fascicules ou dispersés, répandus sur tout le corps ou localisés dans une région de sa surface. Noyau variable, une ou plusieurs vésicules contractiles. Reproduction par embryons endogènes péritriclies (parfois holoti'iches ou liypotrich(^s ou sans cils ou en forme de Sphacro- ph)-i/a) ou par gemmes ex termes ciliées ou par ces deux modes à la fois; quelquefois en outre })ar scissiparité; ou bien reproduction par diverticules générateurs. Quatre genres. Tableau des genres. 1. Pas de pédicule. 2 Un pédicule. 3 2. Pas de loge, animal fixé par un bourgeon adhésif. 1. HaUezia. Une loge. 4, Solciiophrya. 3. Une loge de forme variable. 3. Acineta. Pas de loge. 2. Tokophrya. — 191 — 1. HALLEZIASand 1805. Trois espèces : 1. Tentacules groupés en faisceaux. 2 5 à 20 t tentacules. H. hritdiypoda. 1. H. oviFORMis Sand 1899. Eau douce, parmi les Algues. 2. H. BucKEi (Kent) Sand 1899. Podophrija Biichel Kent 1882. Pod. compressa Nutting 1888. Parmi les Algues. 3. H. BRACiiYPODA (Stokes) Sand 1899. Tokophrya brachiopoda Biitschli 1889. Podophrya brachijpoda Stokes 1885-88. 2. TOKOPHRYA Butsclili 1889. Vingt espèces. 1. Corps pvriforme (spliérique au stade jeune) avec un petit nombre de tentacules non fascicules mais répartis sur toute la surface de corps ; un noyau et 1 à 2 vacuoles pulsatiles ; pédicule non strié transversalement, recourbé, s'amincis- sant du sommet à la base. T. incïinata. Corps de structure autre. 2 — 192 — 2. Corps quadrangulaire, deux fois plus long que large avec un faisceau de t('iita(_'ules à chacun des quatre angles; un noyau; pédicule allongé, épais, s'élargissant delà base au sommet. T. astac'i. Corps de sti'uctui'e autre. ;j 3. Organisme plongé dans une gelée; cori)S cvlin(lri(pie, deux fois plus long que large; pédicule petit; tentacules courts et nombreux insérés sur toute la surface du cori)s. T. parroceU. Structure autre. 4 4. Corps cylindrique, très allongé, quatre à six fois })lus long- que large. 5 Animal ne répondant pas aux descriptions précédentes. (j 5. Tentacules p(;u nombreux et localisés à l'extrémité antérieure. 1 à 2 vacuoles pulsatiles antéro-latérales. Nojau o^■alaire. T. cylindrica . Tentacules répartis sur tout le corps ou plus ou moins régu- lièrement en 4 faisceaux; un antérieur, un postérieur et un au milieu de chaque face latérale. Une grande \acuole pulsatile antérieure et d'autres plus ])etites, souvent voi- sines des grou^tes de tentacules. Novau rubané. T. eloïujdfn. 0. 2-4 tentacules fîexueux, très fortement capités, animés de mouvements de va-et-vient les courbant en tous sens. T. fîeœiris. Tentacules rectilignes, rarement sinueux, rigides. 7 7. Tentacules non fascicules [Discophrya Lachm.) 8 Tentacules fascicules; ou bien 2-4 tentacules flexueux, très fortement capités, animés. 15 8. Pédicule beaucoup plus long que le diamètre du cor])s. U Pédicule au ])lus à peu i)rès égal en longueur au diamètre du corps. 10 9. Tentacules répartis sur toute la surface du corps. T. macrost}/ln. Tentacules localisés au l)ord ant(''rieur. T. mdcrocoid'is. 10. P(''(licule à peu près égal en longueur au diamètre du corps. 10 Pédicule beaucou]) plus court que le diamètre du corjjs. 14 11. Pédicule assez mince, cylindrique; s'il est épais, il ne l'est pas plu? que les tentacules. 12 Pédicule très épais, au moins au sommet; tentacules toujours — 193 — minces, distribués irrégulièrement sur toute la surface du cori)s. l-'^ 12. Pédicule assez épais; tentacules au nombre de o ou \ irrégu- lièrement distribués sur la moitié antérieure du corps, aussi (''pais que le pédicule. 7\ crussijics. Pédicule et tentacules minces, ceux-ci assez nombreux, irré- gulièrement répartis sur toute la surface du corps. T. ciliafa. 18. Pédicide à base très mince, s'évasant considéraljlement et brusquement dans sa moitié antérieure qui s'insère sur toute la face post(''rieure du cor})s. Noyau ramifié. ' T. Steint. Pédicule large, s'évasant légèrement de la base au sommet, s'insérant sur une partie seulement de la face postérieure du corps. Noyau ovalaire, irrégulier. T. Lichiensteini . 14. Corjjs réniforme, avec une proéminence au mili(ni de la face antérieure. Pédicule presque aussi large et aussi épais que le corps. Tentacules distril)ués irrégulièrement sur le bord antérieur. Une rangée de vacuoles i)ulsatiles le long du bord antérieur. Noyau discoïdal ou en fer à clieval. T. ferrum-equiniim. Corps de forme variable, parfois réniforme mais sans proé- minence antérieurt". Pédicule beaucoup plus mince et moins épais (jue le corps. Tentacules disposés en une cou- ronne antérieure ou en deux faisceaux latéraux. Une rano-ée de vacuoles le long des bords antérieur et latéraux. Noyau rubané ou en fer à cheval. T. cothurmita . \~). Un seul faisceau latéral, de tentacules, ceux-ci assez longs, pointus ou capités; pédicule pas i)lus long que la moiti<'' du diamètre du corps; une seule vacuole contractile; un noyau ovalaire. T. cm'chfiaii. Deux à quatre faisceaux de tentacules. Iti 16. Deux ou trois faisc<'aux de tentacules. 17 Qnatr(» faisceaux de tentacules. 2\ 17'. Deux faisceaux de tentacules. 18 Trois faisceaux. 10 18. Corps de foi-me variable, souvent bilobé à l'extrémité anté- rieure, avec sur chaque lobe un faisceau de tentacules allongés, souvent reliés entre eux par des tentacules inter- médiaires, l'aspect fascicule n'étant alors plus apparent. — 194 — Pellicule rectiligno ou légèrement incurvé, dépassant la longueur du corps. 1 à 3 vacuoles contractiles. Noyau de forme variable. T. cyclopimi. Corps subspliéri(pie ou pyriforme, rétréci en arrière. 2 fais- ceaux antéro-latéraux do tentacules courts. Pédicule sinueux, dépassant rarement en longueur celle du corps. 2 vacuoles contractiles. Noyau ovoïde. T. infusionum. \\). Trois faisceaux de tentacules neitenient ca])ités. 20 Trois faisceaux de tentacules non dislinctomont capités. Noyau sphérique. Cytoplasme liyalin. T. dinptomi. 20. Cytoplasme brun opa(|ue. Noyau sphérique. T. pijruyn. Cytoplasme incolore. Noyau de foiine variable. T. cyclopitin. 21. Tentacules au plus aussi longs que le corps (jui est pyramidal ou (juadi'angulaire, chacun des angles portant un lobe arrondi sur lequel s'insèrent les tentacules. Pédicule dépassant de moitié la longueur du cor})s. 1 à (souvent )>) vacuoles pulsatiles. Noyau ovalaire. T. quadripartita. Tentacules plus longs que le corps (jusque (> fois). Pédicule ne dépassant en généi-al pas la nioiti('' du corps. T. cijclopuin. 1. T. MACRosTYLA (Stokes) Biitschli 1881), Sand 1899. Podojjh)'i/a ))Uicroiihjla Stokes 188-5 et 1888. 2. T. MACROCAULis (Stokosj Sand 1899. Acinetamao'ocaidis Stokes 1887 et 1888. Sur Myriophyllum. 3. T. CRASSiPES (Fric et Vavra) Sand 1899. Acluid.a? crasslpes Fric et Vavra 1894. Sur les antennes d'un Crustacé (Boli("'me). 4. T. ciLiATA (Frenzel) Sand 1899. Suct(»'eU.a ciluila Frenzel 1891. Eau bourbeustî (Ré[)ublique Argentine). 5 T. Stkini (Clap. Laclun.) lîiitschîi 1889, P.lochmann 1895, Sand 1899. Podophrya Sleinii Claparède et Lachmann 1859, Engeîiîiann 18(32, Kent 1882. Sur Dytlscus. — 195 — 6. T. LiCHTENSTEiNi (Clapai'ède, Laclimann) Biitschli 1889, Sand 1899. Podophrya Leichtenstebiii Clapai'ède et Laclimuiiii 1859, Kent 1882. Podophrya Wr:-es}iwwshil Kent 1882. Acineta hyphydj'i Stoin 1854, Wrzesniowski 1877, Parona 1883. 7. T. FERRUM-KQUiNUM(Elirenborg, non Zenker) Biitschli 1889, I^loclnnann 1895, Sand 1899. Podophrya ferrum-equinum Ehrenberg 1838, Kent 1882. Discopjh^^ya speciosa Lachmann 1859. Acineta diademiformis (p.) Pritcliard 1801. Sur HydrophUiis pjiceus. 8. T. COTHURNATA (Weisse) Biitschli 1889, Koppen 1888, Blochmann 1895, Entz 189G, Sand 1899. Acineta cothurnata Weisse 1847. Acineta diademiformis (p.) Pritchard 18G1. Podophrya cothurnata Claparède et Laclimann 1801. Sur les coquilles, Lemna et CaUitricha. 9. T. IXCLINATA (Kellicott) P.iitschli 1889, Sand 1899. Podojjhrya inclifiata Kellicott 1885, Stok(!s 1888. Sui' le pédoncule des Camharus. 10. T. PARRocKLi (Cioui'i'et et Roeser) Biitschli 1889, Sand 1899. Acineta parroceli Gourret et Roeser 1880. Marin et d'eau saumàtre. 11. T. ASTAcr (Ckp. et Lachm.) Biitschli 1889, Blochmann 1895, Entz 1896, Sand 1899. Podophrya astaci Claparède et Lachmann 1859, Engel- mann 1802, Kent 1882. Sur Astacus fluviatilis. 12. T. CYLiNDRiCA (Pertv) Biitsclili 1889, Butchinsky 1897, Sand 1899. Podophrya cyJindrica Perty 1852, Kent 1882,Merescli- kovsky 1881. Sur les Leynna. 13. T. ELONGATA (Clap. et Laclim.) Biitschli 1889, Blochmann 1895, Entz 1896, Sand 1899. Podophrya elongata Claparède et Lachmann 1859, Kent 1882. Sur les coquilles et les Algues. — 19(5 — 14. T. FLEXiLis (Kellicott) IJutsclili 1S89, Sand 18U1». Po(loj)]i,-t/(i fJ(\ri1/s KcHifOd ISST, Slokcs 188S. Sur EpishjVts. 15. T. CARCHESii (flap. et Lachin.) I)i'i(selili 1889, Blocliiiiann 1895, Sand 1899. Podophyi/a Carchesii ria})ar(""de et Lachinann 1859 et 18()1, Kent 1882,Kôppen 1888, Stokes 1888. Sur le pédoncule de Carchcs'Hon et (VEiJfsff/I/s. 10. T. QUADitiFARTiTA (Clap. et Lachm.) Biitsehli 1889, Blocli- niann 1895, Sand 1899. Podophyi/n qnadvipartita Tlaparède et Lachmann 1859 et 18(il, Engelmann 1862, BiUselili 1870, Kent 1882, Kôppon 1888, Stokes 1888. Sur les plantes et les Mollusques aquatiques. 17. T. CYCLoPU.M (Clap. et Laclim.) Biitsehli 1889, Scliewiakoti' 1893, Fric et A'avra 1894, Blochmann 1895, Entz 1890, Sand 1899. P()iloj)]ii-!/(i cjjclnpxtn Claparède (>t Lachmann 1859 et 1801, Lachm. 1859, Kent 1882, Stokes 1880 et 1888, Imliof 1885 et 1890, Kofoid 1891. Achield, fuberosa Stein 1851 non Ehrcnhcrg. Achicta phrygnnidarwn Stein 1867. Acineffileninarinn Stein 185 l,Kent 1882, Biitsehli 1889. AciiiPtd /fnrù//i/is Sioke^ 188r)-88. Podophr-ijn phnjgcmichir-iuii Kcni 1882. Poflnplu'ijn molP/s Kent 1882. Sui' Cf/clo/j.s, (himmarus, Epi^chura, les larves (1(> Phrvganes, Lemtta, VaUisneria, etc. 18. T. iNFUsioNU.M (Stein) Biitsehli 1887, IMochmann 1895, Entz 189(3, Sand 1899. Podophrya fixa var. Stein 1854. Acincfa infusionum Stein 1859. Podt)p/u'i/a inf/(.swnum Engelmann 1802, Kent 1882. Eaux stagnantes. 19. T. PYRUM (Clap. et Lachm.) Biitsehli 1889, Sand 1899. I*od()j)hr//apj/rH,/nC\-à\mvo(\e et Lachmann 1859 et 1801 , d'Udekem 1864, Kent 1882. Sur les Lanna . 20. T. DiAPïOMr (Kellicott) Sand 1899. Podopjhrya diaptomi Kellicott 1885, Stokes 1888. Sur les anneaux de Diaptoinus, 107 — 3. ACINETA Ehrenb. ISliii, Sand 1800. Dix-neuf espèces : 1. Tenlaeules non fasciciih'S; loge et eoi'[)S non rom})rimés de liauL en bas. 2 Tentacules. fascicules; loge et corps coin})riniés do haut en bas. 5 2. Loge et corps comprimés de haut en bas; loge triangulaire à. l'angle postéi'ieur duquel s'insère un pédicule mince et fiexueux, corps non adhérent à la loge, muni de ({uelques tentacules courts sortant par une fente de la loge. Cyto- plasme jaune brun. A. pava. Loge et corps non compriuK'S de haut en bas. 3 .'). Loge ovalaire à grand axe transversal, couverte de petits mamelons disposés régulièrement, largement ouverte an- térieurement, i)rolongée par un petit pédicule conique. Gor[)S attaché seulem(>nt à l'extrémité [)Ostérieure de la loge et faisant saillie en avant en une sphère plus petite que la loge et garnie tle tentacules allongés. Un novau et 2 vacuoles pulsatiles. A. h'ifar'ia. Loge à grand axe antéro-j^oslérieur, non ovalaire. 4 4. Loge losangiqueî à grand axe antéro-})Ostérieur, à angles arrondis et à côtés concaves, ouverte en avant et prolongée par un petit pédicule mince et cylindrique. Corps remplis- sant la loge et proéminant par ^ou^ erture antérieure où se trouve un bou(]uet de tentacules pas plus longs que la loge. Un noyau et une vacuole contractile. A. jiij)'if()7'inis. Loge obpyriforme à grosse extrémité antérieure tronfjuée et ouverte, s'unissant postérieurement au pédicule i)ar un renflement si)hérique. Pédicule épais atteignant deux à ti'ois fois la longueur de la loge. Corps en forme de cy- lindre allongé, s'unissant à la logo en arrière et en avant, faisant saillie en dehors d'elle sous forme d'une calotte ]iémisphéri(iue garnie do nombreux tentacules. Un noyau et une vacuole. A. cicgans. 5. Loge à face antérieure, plane et i)ercée d'une fente transver- sale par les extrémitf''S dilatées do laquelle passent deux faisceaux de tentacules. 6 — 198 — Loge ouverte par toute sa l'ace antérieure sur les extrémités latérales de laquelle sont insérés deux faisceaux de tenta- cules ; ou bien loge ne présentant que deux ouvertures antéro-latérales pour les deux faisceaux de tentacules. 7 6. Loge cjlindro-conique, pédicule très court, corps remplis- sant presque totalement- la loge, noyau ovoïde. A. urccolata . Loge subtriangulaire en coupe opti(pie ou en forme de (lemi-ONOÏde ; pédicule six foisplus long (pie la loge, corps occupant au plus la moitié antérieure de la loge ; noyau rubané. A. grandis. 7. Loge ouverte par toute sa face antérieure. 8 Loge ne présentant que deux ouvertui-es antéro-latérales, laissant passer les deux faisceaux de tentacules. 18 8. Loge évasée ou en formede tonnelet i)ortant de 10 à 15 étran- glements circulaires transvers;uix ; corps ne remplissant pas complètement la loge. Un noyau et une vésicule con- tractile. A. orna ta. Loge dépourvue d'étranglemenls circulaires transversaux. 9 9. Loge contenant, au moins la moitié du corps. 10 Loge ogivale, allongée, sur laquelle est j)Osé le corps, sphé- ri(]ue, trois fois })lus large que la loge et dont un petit prolongement coni(iue pénètre seul dans la loge. A. crusiaceorum . 10. Loge en forme de poire dont la queue très courte serait le pédoncule et dont la grosse extrémité serait troïKjuée, corps si)liérique. A. sjjecïosa. Forme ne ré])ondant pas à cette descri})tion, 11 11. Tentacules rigides. 12 Tentacules longs et flexibles, animés de mouvements de va- et-\ient qui les recourbent en tous sens ; loge conique ; pédoncule court, A. cuspklata. 12. Pédicule dépassant beaucoup la liauteur de la loge. 13 Pédicule ne dépassant pas la hauteur de la loge. 15 13. Pas de renflement à l'union du pédicule et de la loge ; loge cylindrique. 14 Loge coni(|ue ; pédicule épais, cylindii(jue ; un renflement à l'union du pédicule et de la loge Iportion du corps inté- rieure^suspendue au bord antérieur de la loge, remplis- sant une portion \ariable de la cavité de la loge ; portion — 199 — extonio mamelonnée ou sphéi'i(|ue, de dianirlrc jjîirfois lril)le de celui de la loge, avec 2 (rarement 3) faisceaux de tentacules. Parfois la portion externe du corps est pour ainsi dire mdle, les tentacules étant portés sur deux jjetits mamelons antéro-latZ-raux. Un novau et une vacuole con- tractile]. A. i)aj)}IUfer((. 14. Loge plus lai'ge que liante ; cor})s ovalaire à grand axe transversal, occupant environ les o/4 de la loge, sa })ortion externe en forme de mamelon très aplati avec deux faisceaux antéro-lat(''raux de tcntacuh^s. Vu novau rubané, une vacuole contractile. A. Ifisantcold . Loge plus haute (|ue large ; corps spliériquc, ne rem})lissan1 pas la moitié d(> la loge, sa ])ortion externe en forme de mamelon aplati portant deux faisceaux antérodal('raux de tentacules. Une vacuole contractile. A. sirrrjdcj'. 15. Pédicule égalant au moins la, moitié de la hauteur de la loge, au plus cette hauteur. 10 Pédicule rudimentaire, large, cvlindrique ; loge coni(jue. 17 16. Loge ressemblant à une tulipe à bord antérieur pentalobé ; pédicule moitié moins haut que la loge; corps rem})lissant presque complètement la loge avec sa portion extérieure mamelonnée portant deux faisceaux antéro-latéraux de tentacules. Une vacuole contractile. A. tidvpa . Loge en demi-ovoïde régulier, le bord antérieur lisse ; pédi- cule mesurant environ la hauteur de la loge ; corps sub- ovale, remplissant environ les 2/3 de la loge avec sa portion extérieure conique avec deux faisceaux antéro- latéraux de tentacules. Noyau si)héri(]U(\ une vacuole pulsatile. A . ^ileupoi-tensis. 17. Loge conique, comprimée, avec deux lèvres antérieures (en dessus et en dessous) ; corps (remplissant complètement la cavité de la loge) prolongé entre les lèvres en une lan- guette portant 2 faisceaux antéro-latéraux de tentacules. A. Vniguïfera. Loge sans lè-sre, le bord antérieur échancré ; la face anté- rieure du corps est plane et porte les 2 faisceaux de tenta- cules. Var, interrupta. 18. Loge irrégulièrement cylindrique, i)lus haute que large, à bord antérieur concave ; pédicule très court ; corps rem- plissant souvent la cavité de la loge ; noyau allongé, une vacuole contractile. A. lacustris. — âoo — Loge conique, aussi large (|ue haute, à bord antérieur droit ou con^\>xe ; ])édicule n'avant pas la moitié de la liauteur de la loge ; corps remplissant complètement la cavité de la loge; noyau s])liérique, une ^'acuole contractile. A. (teqiKdis. Espèce extrêmement variable, ordinaii'ement marine, mais (rouvé(; aussi dans l'eau saumàtre. Loge de formes et dimensions diverses; pédicule ayant de 1/10 à 5 fois la liauteur de la loge ; c0i'i)s de formes diverses remplissant à peu pi'ès complètement la cavité de la. loge. Noyau très variable, 1 ou 2 ^■a.cuoles contractiles. A. Uibet^osa. 1. A. BiFAKiA Stokes 1887-88, Sand 181)9. Dans les infusions de foin. 2. A. PYRiFORMis Stokes 1887, Sand 1800. Sur les plantes aquatiques dans les mai'es i)eu profondes. 3. A. ELEGANS Imhof 1883-84, Sand 1800. Sur Bythofrej)hes loïKjhnan.us. 4. A. FLAVA Kellicott 1885, Stokes 1888, Sand 1800. Sur Stephanodiscus niagarae. 5. A. URCEOLATA Stokes 1885-88, Sand 1800. Sur les plantes aquatiques des eaux stagnantes. 6. A. GRANDIS Kent 1882, Biitschli 1880, Blochmann 1805, Sand 1800. Sur Anachar'is et Potai)wgcton. 7. A. ORNATASand 1890. Dans l'eau saumàtre. 8. A. CRUSTACEORUM Saud 1800. Dans l'eau saumàtre, sur un petit crustacé. 0. A. SPECiosA Maskell 1887, Sand 1800. Acineta elegnns Maskell 1880, non Imhof. 10. A. CUSPIDATA kellicott 1885, Biitschli 1880, Stokes 1888, Sand 1800. Dans l'eau douce. 11. .\. PAPiLLiFERA Koppcn 1888, Biitschli 1880, Sani ' Loge siibcylindi'i(|n(', deux à trois fois plus Iiautiî (|uo larç ouverte en avant, fixée par son extrémité postérieure rétrécie. Corps adhérent à la loge et occupant toute sa cavité, deux faisceaux de tentacules courts sur la face antérieure. S. )iotonectae. 3. Loge subspliérique fermée avec un l'ebord équatorial près duquel la loge est percée de 4 à ouvertures. Corps avec 4 à 6 faisceaux de tentacules qui sortent par les trous de la loge. S. inclusa. Loge pjriforme, tronquée au sommet, le bord antérieur fendu transversalement. Corps muni d'un faisceau de tentacules sortant par le bord antérieur de la loge. S. 2)era. 1. S. CHASSA Claparède et Lacbmann LS50, Kent 1882, lUitsclili 1889, Blochmann 181)5, Sand 1809. Sur les racines des Lemna. 2. S. NOTONECTAE (Clap. et Laclnn.) Rutscldi 1889, liloclunann 1895, Sand 1899. Acineta iiotoncctae Claparède et Laclunann 1859 et 1861, Kent 1882. Calix notonectae Fraipont 1877. Sur Notonecta gJaiicd. 3. S. INCLUSA Stokes 1885 et 1888, I^iitschli 1889, Sand 1899. Sur Pt 'oseï ■plnacea . 4. S. PERAStolves 1885 et 1888, Biitschli 1889, Sand 1899. 'èvir Mijrioph [/Il H,nt el autres plantes aquatiijues. Fam. 5. DENDROCOMETIDAE. Corps hémisphérique ou lenticulaire, fixé par une plaque chi- tineuse s'étendant sur toute la surface Ijasale ou sur une portion de celle-ci, muni de nombreux tentacules ti'ès i)etits, courts et coniqu(3S, placés à l'extrémité de prolongements cvlindri([ues ou coniques, simples ou ramifiés. Pas de loge ni de pédicule. Une vacuole conTt-actilc marginale. Reproduction par formation d'un embryon péritriclie, à face ventrale aj[)latie. Conjugaison. ■JO'S Deux genres. Table (les (jenrcs. Coi-ps muni do 1 à 6 (ordinaircuK-nl 4) gros prolongcmenis cylindriques bifui'qués ou trifur([ués deux ou trois t'ois de- suite, cliaouno des dernières Ijranches portant de 2 à 4 tentacules. ' 1- Dciulnmmietcs. Coi'])S muni dt? 10 à 20 i)i'olongements coni(iues, non rami- fiés, sur chacun desquels s'insère un tentacule. 2. Stijlocomctes. 1. DEN1)R<)(^0METES Stein 1851. Une seule espèce : 1. Dendrocometks pakadoxus Stein 1851-r)4, Laclimann 1850, I^iitschli 1877 et 1880, Wrzesniowski 1877, Robin 1880, Maupas 1881, Kent 1882, Kellicott 1885, Plate 188G, Schneider 188(), Stokes 1888, Eismond 1801 et 1805, Kofoid 1804, Bloclnnann 1805, Entz 1800, Sand 1800 et 1800- Sur les poils des ])attes et sur le bord des i)hu|ues bran- chiales des Gamutcu'us. 2. STYLOCOMETES Stein 1807. Une seule espèce : 1. Stylocometes dkutatus Stein 1807, l>iïtscldi 1880, Eis- mond 1805, Blochmann 1805, Sand 1800. Aciiicta digital a Stein 1850 et 1878. TricJiOphri/a digilata Claparède et Laclnnann 1850, Kent 1882. Trichophrija ophrt/dii Cla[)arède et Lachmann 1850. Digilophrya Eraipont 1877. Pericometes digilatns Schneider 1887. Asril/cohi digilala Plate 1888. • 204 Sur le bord des lamelles branchiales (VAscllus et Gam- marus, aussi sur lus tiges d'Ophri/dmm versatile. Fam. 6. DENDROSOMID.E. Coi'ps de forme variable, ramifié ou non, libre ou fixé, avec de deux à un très grand nombre de tc^ntacules cvlindri([ues, capités, non fascicules et répandus sur tout le corps ou sur une portion seulement de sa surface, ou fascicules et localisés sur les lobes ou les ramifications ; ])as de loge ni de ])édicule, pai'fois une enNelopi)e formée de grains de sable; noyau spliérique, ovoïde ou irrégulier et ramifié; une à un très grand nombre de vacuoles contractiles. Reproduction (dans les cas connus) par embryons endogènes péritriches ou liypotriclies en forme de lentille biconvexe aplatie ou par gemmes non ciliées, ])arfois tentaculées. Cnu[ genres. Table des genres. 1. Organisme flottant, libre. 2 Organisme fixé. 3 2. Corps massif entouré d'une enveloi)pe formée de fines parti- cules sableuses et végétales accolées, s'étendant aussi sur les [)rolongements du corps au nombre de huit, cliacuu de ces pi-olongements étant muni d'un bou(piet de tentacules faisant saillie hors de l'enveloppe. Noyau elliptique. 4. Astrophrya. Corps spliérique muni de (3 protubérances, deux aux deux pôles déterminant le grand axe et quatre dans le i)lan é({uatorial Ces protubérances sont grosses, très obtuses et portent chacune de 12 à 20 tentacules très larges, r(>c- tilignes et capités. Une ou deux vacuoles })ulsatiles; un noyau ellii)ti(iue, grossièi-ement granulé. 5. Staurojihri/a. o. Corps h-régulier, encroûtant, d'où s'élèvent un grand nombre de digitations obtuses et courtes, couronnées par — 905 — des bouquets de tentacules aussi longs que le corps; nojau irréguliei', rubaniforme et rameux. 3. Ley^nœophrya. Corps formant sur le support un réseau sur lequel se dressent de longs prolongements, simples ou ramifiés, terminés par une extrémité renflée ])ortant un faisceau de tentacules capités; le stolon brun, les branches inco- lores ou i^ougeàtres; novau ramifié comme le corps. 2. Demlrosonuf. Corps ovoïde, quadrangulaire, trapézoïde, hémisphérique ou lobé, avec un ou plusieurs vacuoles; noyau de forme variable. 1. Trichopkrya. 1. TRICHOPHRYA Clap. et Laclim. 1859. Cinq espèces. Tableau des espèces : 1 . Corps ovalaire-allongé avec un seul faisceau de tentacules à son extrémité antérieure. T. itischun. Plusieurs faisceaux de tentacules ou tentacules non fasci- cules. 2 2. Un faisceau de tentacules à chacun des trois angles du corps qui est aplati, cordiforme ou triangulaire. T. cordiformis. Tentacules non fascicules ou bien 4 à 12 faisceaux. 3 3. Corps allongé, plurilobé avec 4 à 12 faisceaux de tentacules insérés sur les lobes ou à tentacules non fascicules et épars sur toute sa surface. De 3 à 11 vacuoles. T. epistylidis. Une seule vacuole. Tentacules non fascicules. Corps non lobé. 4 4. Cor])s de forme très variabh^ avec 10 à 30 tentacules inégaux, divergeant de toutes les parties du corps. T. i-arinhilts. Corps subhémisphérique avec 1 ou 2 tentacules allongés. T. shjijj/eiJG. — 20G - 1. T. pisciUM Bi'itsdili 1889, Schowiakoff 1893, Sand 1890. Sur les branchies (ÏEsoœ, Pe^'ca et Acerina. 2. T. coRDiFORMis Scliewiakoff 1893, Bloclimann 1895, Sand 1899. Fixé dans l'angle de la furca de CijcJops phaJeratus. 3. T. EPiSTYLiDis Claparède et Lachmann 1859 et 1861, Stein 1859-78, Biitscldi 1876 et 1889, Badcock 1880, Kent 1882, Maskell 1887, Stokes 1888, Scliewiakoff 1893, Bloclimann 1895, Entz 1896, Sand 1899, Actinophrijs sol Perty 1852, Dcndrosoma Astaci Stein 1859-78, Kent 1882. Acineta sp, Cienkowskv 1855. T)nchophr}ja sinuosa Stokes 1886-88. Sur les végétaux aquatiques, Epnstj/Hs, Astaciis et les plaques branchiales des Gammarus. 4. T. VARiARiLis Sand 1899. Parmi les Algues et les plantes jupiatiques. 5. T. siMPLEX (Zacharias) Sand 1899. Acineta simplcx Zacharias 1892. Sur les chaînes flottantes de Fragilaria crotonens/s. 2. DENDROSOMA Ehi-enb. 1838. Une seule espèce : 1. D. RADIANS Ehrenberg 1838, 1810 et 1862, Dujardin 1811, Perty 1852, Claparède et Lachmann 1859 et 1861, Prit- cliard 1861, L(>idj 1874, Levick 1880, Kent 1882, Biitschli 1889, Stokes 1888,P>loclimann 1895, Entz 1896, Sand 1899. Cette espèc(\ (pii atteint jusque 2,400 \^, se ti'ouve sur AïKicluiris. Mi/)-i()])htjJIunu elc. 3., LERN.EOPHPvYA Perez 1903. Une seule (ïsjièce : U /.. crijnfdlfi Perez 1903. Sui' les pai'lies jcinies des colonies de Coril ;/l()j)]tnr(i . Ilhi/ncluila ci/ctopum Zcnkcr. lh„ii!a cimli/liJt> Clap. ol Lichm.. • 1" Mslmincla mfnlaema (Elirenlj.), /t,.« (0. V. Mlllliîrl, ri/a iiii .,lwiiliri/ii culimlrira (l'crtyl, r'/'l'>junn (Clnp. cl Laclim.). ,,„„,/: //-uWiVu (Clap. l't Ladim.). ,,„, „,„/ M;i>Wl, — luMiiicola Maskell, — htlji'rosa Ehronb-, , ,, ,,,,,.„„ „„(„,„r(m! ICIap. cl I.aclim.l. i;ii'hi.jiliii/ 4. ASTROPHRYA Awerintzew 1903. Une seule espèce : 1. A. ARENARiA Awei'intzew 1904. Plancton (Volga, Russie). 5. STAUROPHRYA Zacliarias 1891 Une seule espèce : 1. St. elegans Zacliarias 1897, Sand 1899. Plancton (Lac de Pion). Espèces aberrantes, insuffisamment décrites ou de position incertaine 1 et 2. Acineta Icq^pacea Stokes 188.5 et stellata Kent 1882 = pour Bûtschli, Hedriocystls pelluc'ida. (Héliozoaire.) 3. Acineta solaris Stein 1859 est insuffisamment décrit, c'est peut-être un Podophrya. 4. Actinosphœridium pedatitm Zacliarias 1893 est d'après Penai'd (Les Hcliozaires d'eau douce, p. 318) voisin de Nuclearia caidescens ou appartient peut-être au genre Tokophri/a. 5 et 6. Acanthocystis conspicua Zacliarias 1897. Zacliarias décrivit cette espèce comme Héliozoaire, Sand en fit un genre nouveau Heliocoinetes renfermant une autre espèce marine : H. digitatus Sand 1899; Sand considère que ce genre est intermédiaire entre les Héliozonires et les Acinétiens. Penard {l. c.) pense que ces deux espèces ne font pas i)artie des Héliozoaires. — 208 — Acthiolophus capitatus Penarcl 1890. Décrit (V abord par Pénard comme \m Heliozoaire, puis par Sand également, quoique cet auteur lui trouve de grandes ressemblances avec la Tokophrya limbata ; en dernier lieu, Penai-d estime qu'il faut en faire un Acinétien. Jetraedriyphrya planctonica Zykoff 1901, simplement cité dans Je " Zoologisclier Anzeiger «, 1901; nous ignorons s'il a paru une description de cette espèce. Tricho'phrija angulata Dangeard 1890. D'après Sand, espèce insuffisamment décrite et à position douteuse qui n'est pas un Tentaculifère. TABLE ALPHABETIQUE N. B. — Les s linon !f mes sont en italiques ACINETA 197 ACINETIDAE 190 ACTINOLOPHUS 208 ACTINOSPH^RIDIUM .... 207 acuminata 185 fftqualis 201 alata 185 algirensis 187 angularis 185 angulata 208 arenaria 207 ASELLICOLA 203 Astaci (Tokophrya) .... 195 astaci (Trichophrya) .... 206 ASTROPIIRYA .... 207 AUTACINETA • 184 bifaria 2(X) brachiopoda 191 brachypoda 191 brevipes 185 brevipoda 187 Ikickei 191 capitata (Lenia^ophrya) . . . 206 capitatus (Actinolophus) . . . 208 carcliesii (Tokophrya) . . . 196 carchesii (Metacineta) . . . 185 Choaxophuya ..... 188 ciliata 194 compressa 191 conspicuus 207 cordiformis .... . . 206 corrugata ....... 201 cothurnata 195 cothurnia (Metacineta) . . . 185 crassa 202 crassipes 194 crustaceorum 200 cucullus (aciiieta) 201 cuspidata 200 cyclopum (Rhynchoeta) . . . 183 cyclopum (Tokophrya) . . . 196 cylindrica 195 Dendrocometes 203 Dendrocometidae .... 202 Dendrosoma 206 Dendrosomidae 204 diademiformis 195 diaptomi 196 difformis 187 digitatus (Stylocometes) . . . 203 (ligitatus (Heliocometes). . . 207 Digitophrya 203 elegans (Staurophrya) . . . 207 elegans (Acineta) 200 elongata (Tokophrya) .... 195 ENDOSPHyERA 190 Engelmanni 190 epistylidis (Trichophrya) . . 206 epistylidis (Urnula) .... 184 ferrum-equinum (Tokophrya) . 105 feyrum-equinumiChoano^hTya.) 188 fixa(Podophrya) . . . ." . 187 ^ica (Podophna) IN7 tlava 200 llexilis (Tokophrya) . . . . 195 flexilis (Metacineta) .... 185 flos 185 fliiinatilis 196 fœtida 201 gammari 184 — 210 — gelatinosa 188 grandis 200 Hallezia 191 Heliocometes 207 hydrostatica 189 hyphydri 195 inclinata 195 inclusa 202 infundibulifera 188 infusionum 196 interrupta 201 lacustris 201 lappacea 207 lasanicola 200 lemnarum 196 LERNiEOPHRYA 206 libéra 187 Lichtensteini 195 ligulata 201 linguifera 201 longipes 185 macrocaulis 494 macrostyla 194 magna 189 Maupasi 187 Metacineta 184 Metacinetidae 184 minima 187 mollis 196 mystacina 184 mysticina 184 nieuportensis 200 notonectae 202 . obconica 183 ophrydii 203 Orcula 187 oriiata 200 ovata 189 oviformis 191 papillifera 200 paradoxus 203 paramaeciormn 189 parroceli 195 parva 189 pedatum 207 pera . 202 jjedicellata 187 Pericometes 203 phryganidarum 196 piscium 206 planctonica 208 pocultim 201 podophrya 186 Podophryidae 185 pusilla 189 pyriformis ....... 200 pyrum 196 quadripartita 196 radians 206 RHYNCH^TA. ...... 183 simplex (Trichophrya) . . . 206 simplex (Acineta) 200 sinuosa 206 soi (Trichophrya) 206 soi (Podophrya) 187 sol (Sphœrophrya) .... 189 Sol (Sphœrophrya) .... 189 Sol (Solenophrya) 000 solaris. ........ 207 Solenophrya 201 SpH/Erophrya 188 speciosa (Acineta) 200 speciosa {Tokophrxa) . . ■ 195 stagnatilis 185 Staurophrya 207 Steini 194 stellata 207 stentorea 189 Stentoris 189 Stylocometes 203 stylonychiae 189 suctorella 194 Tetraedophrya 208 tokophrya 191 Trichophrya .... . 205 Trichoda 187 trochus 187 tuberosa (Acineta) 201 tuberosa (Tokophrya) . . . 196 tulipa "201 urceolata 200 Urnulidak IS2 Urxula 184 urostylae 189 variabilis 20('t WfzcsniotrsUi 195 L'universalité et ia cause de ia terme spliérique DES ORGANISMES INFÉRIEURS par A -Maurice I>()ubier Docteur es sciences, Privat-docent à l'Université de Genève La forme sphérique paraît être la forme primitive et fonda- mentale des êtres organiques, car on la retrouve partout à la base de tous les groupes d'unicellulaires, aussi bien animaux que végétaux; de même la cellule œuf est, elle aussi, typiquement sphérique. On en pourrait citer de très nombreux exemples; en voici seulement quelques-uns pris parmi les groupes les plus divers. Chez les Algues vertes, ce sont PalmeIJococcufi minfafus, Eremosj)haera viridis, Dictyofiphaerhmi Ehrenhergia- num, Hariotina reticulata, Chlorella vulgaris, du groupe des Protococcacées ; puis Palmella miniata, Tefraspora n/racea, Sphaerocijsfis SchrœfetH, du groupe des Palmel- lacées; Pleurococcus vulgaris, du groupe des Pleurococcacées; Gonium pectorale, des Volvocacées. Chez les Protozoaires, citons parmi les Héliozoaires, qui sont tous ou presque tous typiquement sphériques : Acfinojjhri/s snl, Actinoaphaerium Eichhornu, Astrodhculus radhms, Heterophi 'j/s, Pomphohj.rophrys, Lithocolla g/ohosa. Chez les Radiolaires, Haeckel a démontré que là aussi la forme primaire et originelle est bien la sphère, telle que nous la présentent les Thalnssi colla, les Thalassosphaera , les Ceiws- phaera, les Sjihaerozoum et les Col/osphaera . Parmi les Foraminifères, citons les genres PiluUna, Saccn- 7)iina, Tfm?'atu)Jiina, Glohlgerina, Orhuliua. Le Tentaculifère Sphaerophy^ya est absolument sphérique quand il est libre. Les Flagellés Anipkimonaa, Multicilia , Chrysococcas sont aussi des animalcules sphériques. Il en est de même des Noctiluqaes, représentants du groupe des Cysto- flagellés. Les infusoires ciliés eux-mêmes, les plus différenciés des protozoaires, laissent facilement (mtrevoir la forme sphé- — 213 — rique originelle, car elle est peu modifiée cliez C/ofi-icfur globosd, Hok)i)hri/(( onim, Prorodon tO'QH, etc. Ces quelques exemples suffisent pour démontrer l'universalité de la forme spliérique à la base des formes organiques. Essayons maintenant d'expliquer la raison d'être de cette forme. Pour cela nous nous adresserons à la masse prutophts- tnique qui constitue ces organismes inférieurs, mélange très complexe de corps nombreux, de substances diverses dont la })lu])art sont très compliquées. Cette masse protoplasmi({ue se prc'sente comme une substance visqueuse ou semi-liquide; plongée dans l'eau, elle présente la tension superficielle des liquides, force d'atti'action des molé- cules superficielles les unes pour les autres ({ui fait que la surface enveloppante de cette masse protoplasmique se comporte comme si elle était formée d'une membrane tendue. Nous pouvons maintenant assimiler la masse })rotoplasmique des organismes spliériques immergés dans l'eau, à un liquide sans poids abandonné à lui-même. Les forces moléculaires (|ui agissent dans ce li(piide tendent à rassembler le plus de molé- cules possible à l'intérieur de la plus ])etite surface possible. Or, ce volume n'est autre (|ue la sphère. Le physicien belge Plateau a montré ce i)hénomène par une expérience saisissante. Dans un mélange d'eau et d'alcool, dont les prO])Ortions sont telles qu'il a la même densitc' que l'huile d'olive, il introduisit une certaine masse d'Iiuile, au moyen d'une pipette. Cette masse d'huile se trouve ainsi dans un équilibre parfait au sein de l'eau alcoolisée, i)uisque les choses se passent comme si la poussée de haut en bas de la masse d'huile était annulée par la poussée de bas en haut de l'eau alcoolisée. Il n'y a plus en jeu dans cette goutte d'huile, liquide sans poids, que les forces moléculaires dont il a été (juestion plus haut. En consé(|uence, on voit que la masse d'huile s'arrondit en une masse spliérique parfaite et parfaitement stable. Les choses se passent absolument de la même façon chez les organismes spliéri(|ues, librement suspendus dans l'eau. Ils se trouvent là dans les conditions d'un liquide ou d'un semi-liquide sans poids, et par consé(pient prennent la forme d'équilibi-e de ce liquide sans i)oids, c'est-à-dire une foi'me parfaitement spliérique. On peut admettre aussi et du même coui) (pie les organismes spliériques immergés dans l'eau possèdent, en la totalité de leur masse, cela va sans dire, la même densité que l'eau. La Vésicile Contractile, orpne lijdrostatipe pai- A. -Maurice Ijoubier Docteur es scienct'S, privat-docent à l'Université de Genève On a beaucoup disserté sui' la vacuole ou vésicule contractile (les Protozoaires, mais la. ({uestion n'est pas entièrement résolue. (Quelques points ce})en(lant sont ou semblent ac({uis. C'est tout d'abord (jue la vésicule contractile est un a])pai'eil ti'ès répandu, que l'on rencontre dans toute la série des liliizo- podes (à l'exception des monères, oi'ganismes rampants et fluants), des Héliozoaires, des Flagellâtes, des Infusoires, mais elle parait manqu(,'r en général aux pi'otozoaires marins (Radio- laires, Noctilu(|ues). Cette large répartition démontre que la \ésicule doit jouei' dans la vie de tous ces organismes un rôle pliysiologique de première importance. La ou les vésicules contractiles sont localisées sous Tecto- l)lasme, lout proche de la surface de l'organisme; elles se rem- plissent (diastole) et se vident (systole) alternativement, à des intervalles plus ou moins rapprochés, suivant les espèces et suivant les individus. (^hez les Amibes, au moment où la vésicule entre en diastole, on voit api)araitre d'abord plusieurs petites vésicules situées côte à côte, ({ui finalement éclatent les unes dans les autres et confluent en une grande vésicule Mais le plus souvent, la vési- cule grossit régulièrement et S(î gonfle comme par osmose. Quel- quefois, coiiune chez Pclonujxd ., au li(Mi d'une seule grande N'ésicule, on en voit un très grand nombre de petites. Chez les Rhizopodes testacés et chez les Infusoires, la position de la ou des vésicules est plus fixe ; elles sont localisées, toujours sous r(;ctoi)h^sm(>, soit à la partie antérieui"e près de la bouche, soit à la partie postérieiu'e. . , — 215 — On obsorvo, à la diastole, (juc l;i vésicule eoniractile possède une tension osmotique très i'orte, due à la pression de son con- tenu. On n'est pas d'accord sur la natvu'e de ce contenu. BuTSCHLi et Rhumblkr adineitent (pie c'est tout simplement de l'eau ; pour Brandï le contenu serait à réaction légèrement acide; Penard pencherait pour un contenu composé d'eau chargée d'acide carboni([ue. Autre «piestion. Lors de la systol<', où va le contenu de la vésicule contractih,'? Celle-ci se vide-t-elleà l'extérieur de l'animal, dans le milieu ambiant ou à l'intérieur, dans le protoplasme même de l'organisme ? Depuis les expériences de Jennings (1) en 1904, l'accord parait s'être fait et l'on admet que l'expulsion est extei-ne. En employant l'encre de Chine, Jennings a observé sur des Infusoires ra})pa- rition à cluKpie systole d'un petit nuage blanchâtre à la place et au moment où se vidait la vacuole. Reprenant l'expérience avec Aniocba tcrricola, Penard constata le même phénomène et abandonna alors la thèse de l'évacuation interne de la vésicule, thèse qu'il soutenait encore en 1002 dans sa '• Faune rhizopodique du bassin du Léman -. " Il n'y avait plus de douie, dit-il après son expérience, la vési- cule se vidait au dehors et le nuage blanc n'était (|ue l'expression du contenu de la vésicule ré})andu au sein de l'encre de Chine •• (2). Relativement à la provenance du liquide qui remplit la \ési- cule, on admet assez généralement qu'il arri^•e à la vésicule de tous les points du corps et que ce li(pùde est constitué par l'eau entrée dans le corps par l'alimentation ou par voie d'osmose. Les uns admettent alors (pie la vésicule contient une eau forte- ment oxygénée, qu'elle fait circuler ensuite à l'intérieur du pro- toplasme. La vésicule serait ainsi un appareil de respiration et de circulation. Depuis que l'accord s'est fait sur le mode d'expulsion du contenu de la vésicule, expulsion externe, cette opinion est devenue insoutenable et doit être abandonnée. Du reste, on ne comprend pas comment cette eau pourrait être encore oxygénée en arrivant à la vésicule, après avoir circulé dans tout le corps de l'organisme. (1) Jennings. H. S. « A method of deinonstratiny the externat discharge ol' the contractile vacuole », Zool. Anz., Bd. 27, p. 656, 1904. (2) Penard, E. « Sur la décharge externe de la vésicule contractile dans rAmoel)a terricola », Rer. suisse de zool., vol. 12, p. 607, 1904, et « Observa- tions sur les Amibes à pellicule », Arch. fur Protistenkunde, p. 192, 1905. — 216 — Les autres tiennent au contraire le contenu de la vésicule pour un produit d'excrétion du proto])lasme, exci'étion (|ui est expulsée à l'extérieur au moment de la systob. La vésicule contractile serait dans ce cas un appareil d'excrétion. Contre cette opinion il faut relever, avec Penard, le fait que les Rliizopodes, })ar exemple, se débarrassent de leurs produits azotés solides au moyen de vacuoles spéciales, qui éclatent à l'extérieur et qui très probablement ex[)ulst^nt par la même occasion les produits azotés liquides. La vésicule contractile ferait donc doul)le emploi, d'autant plus (|ue les produits d'excrétion li(|uides peuvent très bien s'échapper par difilision à tra^■ers la membrane. Enfin, alors même que ces produits pourraient être é^'acués i)ai' la ^ oie de la vésicule, celle-ci est un appareil trop considérable et important pour n'avoir comme fonction que celle d'excrétion; il est de plus inadmissible tl'admettre (]ue la quantité des produits li(|uides d'excrétion d'un petit organisme protozoaire soit aussi considé- rable que l'exige l'activité intense des vésicules contractiles. Cliez les Infusoires Ciliés, par exemple, il faudrait admettre (pi'en moins d'une demi-heure l'organisme excrète une masse de déchets liquitles égale au volume même du corps, puisque la vésicule se contracte toutes les deux à trois minutes et cpie son volume représente environ 1/10*^ à 1/15^ du volume total. Chez un Infusoire du genre Lembadion, Penard a obser^'é une activité plus considérable encore de la vésicule contractile. •• M'étant aperçu, dit-il, (}ue dans cet infusoire la vésicule contractile battait avec une rapidité extraordinaire, j'en isolai un exemplaire, puis, après avoir recouvert la goutte d'eau d'une mince lamelle sous laquelle l'animal ne pouvait se déplacer, je comptai les pulsations et j'arrivai au chiftVe d'une pulsation pour deux secondes ; })renant ma montre à secondes, je la plaçai à côté de moi, je comptai 30 })ulsations, et je m'assurai qu'il s'en fallait d'une seconde poui* (|ue l'aiguille eût de son côté fait le tour du cadran; je renouvelai l'expérience })lusieurs fois de ■suite; toujours c'étaient de 30 à 31 pulsations i)ar minute; le synchronisme des battements était pour ainsi dire aussi parfait que l'auraient été les oscillations d'une pendule. Un autre individu, examiné dans les mêmes conditions, me donna le même synchronisme, et le même cliiti'rc de pulsations \y<\v minute -(l ). (1) Penard, K. « Etude sur la Clypeolina inarginata, » Arch. f. P rôtis tenkunde, Bd. 8, p. 81, 1906. — 217 — Quittons maintenant les })ro])l("'mcs se rattachant à la vésicule contractile elle-même, pour envisager un problèm*' plus général relatif aux conditions de la vie des protozoaires plongés dans le milieu aquatirpie. La densité de la masse protoplasmirpie prise dans son ensemble et qui constitue le corps des protozoaires doit être sensiblement la même que cidle de l'eau, car la forme de ces organismes est en principt^ s})liéri([ue. Ils sont au sein du li(piide ambiant comme des liquides sans poids. Les forces moléculaires qui agissent dans de tels liquides tendent à rassembler le plus de molécules possible, soit le plus grand volume possible à l'intérieur de la plus petite surface possible; ce volume est la sphère. C'est ce i)liénomène que le physicien belge Plateau a montré par une expérience saisissante. Dans vm mélange d'eau et d'alcool ayant la même densité (pie l'huile d'olive, il introduisit au moyen d'une pipette une certaine masse d'huile. Cette masse se ti-ouve en é(juilibre parfait au sein du liquide, puisque les choses se passent comme si la poussée de haut en bas do la masse d'huile était annulée par la poussée de bas en haut de l'eau alcoolisée. Or, l'équilibre de cette masse se traduit par la forme sphérique pai'faite et tout à fait stable ipie prend la niasse d'huile. Pour pouvoir changer de place, monter et descendi'e dans leur habitat a(|uatique, les organismes qui nous occupent doiveni donc pouvoir détruire cette stabilité parfaite qui tend à les main- tenir en un même point du liquide. Il est donc d'une nécessité absolue pour ces organismes de posséder un appareil qui leur permette de modifier le poids de .leur ,corps, autrement dit un appareil liydrostati(jue. Cette nécessité apparaîtra d'autant plus évidente si l'on réfléchit que par l'afflux de l'eau d'alimentation et d'osmose, le corps de ces organismes tend à devenir de plus en plus lourd et ainsi à descendre progressivement dans le milieu ambiant. La vésicule contractile est le seul organe du corps des proto- zoaires qui paisse jouer ce double rôle très important : servir de robinet de sortie à l'eau qui entre constamment dans l'organisme et en même temps d'appareil hydrostati(pie modifiant le poids du corps et permettant l'ascension et la descente au sein du licjuide, autrement dit la vésicule contractile est un organe servant à régulariser et à modifier la quantité d'eau contenue dans l'orga- nisme. U — 218 — Examinons maintenant à la lumièi-e de cette tliéorie le fonc- tionnement de la vésicule contractile. Par xoiQ alimentaire et par voie d'osmose à travers la paroi poreuse, l'eau pénèlrc à l'intérieur du corps des organismes protozoaires, v circule, y abandonne ses éléments nutritifs et respirables, puis pénèti-e, chargée peut-être de produits résiduels, dans la vésicule contractile, comme l'eau iiénMre dans k's '■ walerballasls ^- des sous-marins. Le poids total du corps de l'organisme augmente ainsi progres- sivement et plonge dans le milieu and)iant, jnsqu'au moment où survient la systole de la vésicule. Allégé de son ballast, le corps de l'organisme remonte dans le liquide. L'observation suivante, due à Penard (1), vient à l'appui de cette manière de voir. Dans VAinœha terricola on voit les mouvements en marcIie se ralentir quelque peu avant la systole et même ijarfois s'arrêter tout à fait. Mais immédiatement après la systole, la marche de l'organisme reprend de plus belle. Les choses se passent donc comme si l'organisme, alourdi de plus en plus par le trop-plein d'eau, a jx/ine à se mouvoir, tandis que l'évacuation du contenu de la vésicule lui permet de reprendre i)lus léger sa locomotion. Un autr<' fait vient encore à l'appui de cette théorie hydro- statique dela,\ésicule contractile. Chez les Infusoires ciliés on voit une notable diminution du volume de la vésicule chez les orga- nismes fixés : ()j)e]'cidaria, Cothurnia, Ophrijdhun, Vor- ticcUd. Il en est d(3 même chez les Tenlaculil'ères. Chez ces animalcules, la fixation n(3 i)ermet plus des cluuigemenls notables de place au sein du milieu, les déplacements très faibles, étant, assui'és par le jeu de leur ijédoncule contractile. La régi'ession dans le fonctionnement de la vésicule, appareil hydrostati([ue, entraine sa réduction anatomique. Il serait inadmissible (pie la vésicule entrât en régression si c'était un appareil d'excrétion ou de res])iration. Enfin, la vésicule n'existe plus chez les Oi)aHnes, Infusoires ciliés })ai-a.sites; ces organismes n'ayant plus que faire d'apiinivil ]iydrostati(pie, celui-ci a disparu par défaut d'emj)loi. Reste à interpréter l'absence de vésicule contractile chez les (1) Penaru, E., Faune rliizopodique du bassin du Lnnun, p. G59. — 219 — Radiolaires et les Cystoflagellés (Noctiluques), organismes marins. Il faut d'abord noter en thèse générale que la densité du milieu marin diffère de celle de l'eau douce, ce qui pourrait avoir quelque influence, encore à déterminer. Puis les Radiolaires sont des organismes à structure très compliquée, dont on ne connaît pas la signification des diverses parties. Enfin ces animalcules flottent au gré des vagues sans faire aucun efibrt pour se diriger. Ils peuvent agiter leurs pseudo- l)odes, se contracter et, i)ar ce dernier moyen, agir sur leur équilibre hydrostatique. Jusqu'à preuve du contraire, on peut parfaitement admettre avec Delage et Hérouard (1) (jue ■• les contractions, dues à la simi)le coniractilité générale du proto- plasme, déterminent un mouvement exosmotique des liquid(3S qui, étant plus légers que les autres substances, augmentent le poids spécifique et font plonger le corps. Quand cesse la con- traction, le corps absorbe de nouveau du liquide et reprend son volume et sa densité primitifs qui le ramènent à la surface ". Une simple correction est à faire à cet exposé, c'est que l'eau de mer qui baigne les mailles de protoplasme doit être plus lourde et non plus légère que les autres substances, prises dans leur masse, et que l'introduction de l'eau doit évidemment faire plonger le corps et non le faire monter. Quant aux Noctiluques, ces animaux flottent plutôt ([u'ils ne nagent. Gotiiard et Heinsius ont constaté qu'en eau libre ils modifient leur densité de manière à flotter toujours, mais il reste encore à savoir comment se produit ce phénomène. (1) Delage et Hérouard, La cellule et les Protozoaires, page 172, 1896. Reclierclies Mologipes sur le lac dlnnecï par Marc Le Ivoux Docteur es sciences, Conservatmir du Musée d'Annecy (1) INTRODrCTION Le lac (l'iVnnecy était resté jusqu'à ce jour, à peu de chose près, ignoré au point de vue de sa faune et de sa flore; d'autre part, il n'existait pas encore de travail d'ensemble sur la biologie d'un grand lac français. C'est la raison qui m'a déterminé à entreprendre les recherches dont ce mémoire est l'exposé. Deux notes très sommaires, simple esquisse des premiers l'ésultats que j'avais obtenus, ont été publiées, mais, depuis ce temps, les observations se sont multipliées, de nombreux maté- riaux ont été accumulés, dont la somme commençait à faire une contribution appréciable à l'histoire naturelle du lac d'Annecy. J'aurais volontiei's (uicore attendu a^ant de faire paraître ce travail, l'estimant encore bien incomi)l(>t et redoutant d'exposer des conclusions prématurées. Le désir de faire connaître un domaine inexploré l'a pourtant emi)orté en raison de ce fait que mes recherches, surtout en ce ipii concerne les allures du planc- ton, ont été continuées pendant une période exceptionnellement longue, régulièrement une fois par mois, de 1895 à 1905. Si. souvent des observations passionnémeni suivies m'ont (1) L'Ac;ulàmie de Savoie a décerné ;i ce mémoire en HK)7 le grand prix de la fondation Calle destiné iï récompenser le meilleur travail sur les sciences naturelles se rapportant à la Savoie. 221 • apporté de précieuses satisfactions, je ne dois pas eacliei- (pic des mécomptes, des faits inexplicables et déconcertants en eux- mêmes, ont parfois jeté le trouble et le décoiu'agement dans mon esprit. Tous ceux ([ui se sont occupés d'études lacustres me com- prendront ; ils ont éprouvé les mêmes im})ressions ! Parmi les nombreux organismes mentionnés, on notei-a cer- taines particularités individuelles qui distinguent les formes de notre lac de celles des autres lacs étrangers. Quelques différences mor])Iiologiques existent, mais peu importantes et non suHi- santes, à mon avis, pour justifier la création de nouvelles espèces. Ce ne sont, en somme, que des variétés locales. On ne saurait, en effet, assez réagir contre cette tendance, peut-être un peu trop répandue, de la fabrication d'espèces par la mise en relief de tel ou tel caractère d'un être qui n'est (]ue la résultante de son adaptation aux conditions de milieu. En matièri^ de biologie lacustre, on pourrait pres(pie dire : autant de milieux, aulanl de formes. Les recherches bil)liographiques sont, on le conçoit, ti'ès dilH ciles i)Our un travailleur isolé, loin de tout établissement scienti- fique d'enseignement supérieur. On Aoudra bien me pardonner les lacunes qui pourront être constatées dans cet ordre d'idées. Cependant, plus que celle de toute autre ville d'égale impoi'tance de pro\ince, la bibliothè(pie municipale d'Annecy est suffisam- ment pourvue d'ouvrages et d'excellents mémoires d'histoire naturelle, (jue les limnologistes pourront consulter avec fruit. D'autre part, le voisinage du grand centivï universitaire de Genève m'a été d'un grand secours. En outre de la lib(''i'alité avec laquelle la Ribliothèi|ue de rUniversité m'a comnnmi(|ué quelques ouvrages indispensables, j'ai rencontré chez nos voisins le plus bienveillant accueil. Ce m'est un agréable devoir de remercier ici tous ceux qui, par l'envoi gracieux de leurs publications on par des renseigne- ments épistolaires, m'ont mis en mesure de remédier à ce que mon information bibliographique pouvait avoir d'incomplet : MM. les professeui's Forkl, de Morges; Schrôïkk, de Zurich; Senn, de Bàle; Yung, de Genève; FiiiiRMANN, de Neufcliâtel, Amberg, Stingelin, d'Olten ; Pittard, de Genève ; Bedot, de Genève; Wesenberg-Lunj), de Copenhague; Favesi, de Pa- doue; Richard, de Guerne, Blanchard, Monier, Pavillard et Magnin. J'adresserai également l'expression de ma \ive reconnaissance 09'> aux savants qui, cliacun dans sa brandie d'activit/' sciontifîque, m'ont éclaiiV' de leui-s conseils : M. le professeur Tiiodat, de Genève, au sujet des Algues péla- giques et littorales. M. GoMONT, qui a mis la plus grande ohligeance à déterminer les Algues des tufs lacustres. MM. les docteurs Weber et Penaud, pour les Rotateurs, les Héliozoaires et les Péridiniens. MM. Corbière et Hy, qui ont contrôlé les Limnopliytes, les Carex, les Mousses et les Cliaracées. Enfin, mon témoignage d'affectueuse svmpatliie va tout parti- culièrement à l'adresse de mon ami Ph. Guinier, professeur de botanique à l'Ecole forestière de Nancv, en compagnie duquel j'ai fait d'intéressantes courses, en api)liquant sur le terrain les notions de la géobotanique pour l'intelligence des associations végétales. C'est à lui que . je dois la détemnination d'une bonne partie des plantes phanérogames. Annecv, le 80 janvier 1007. LAC D'ANNECY Altitude U6"'525 dkprès In crtU d'Lbt mkjor au 1 i S>% ooo Courbes Lsobatliês cllyyrès M A J)dehec(jiLe i__i I 1 — il MLK Entreverriesl Bout duLac\ Fis-. 1, — 224 — LE LAC D ANNECY Coord(h/j/<''(\s (j('og)7(jjh/ques. — Le lac d'Annecy, ainsi appelé du nom de la ville qui est bâtie à son extrémité Nord- Ouest, sur le i'és(?au de canaux de ses émissaires, le Thioux et lo Vassé, est situé dans le département de la Haute-Savoie })ar 3"ol de longitude moyenne Est de Paris et 15"51 de latitude moyenne Nord. Son altitude est de 44G'"525, étiage conventionnel correspon- dant à 0"^2r) au-dessus du zéi'O de l'échelle li3'drométri({ue du pont de la Halle, à Annecy. Il est figuré sur les cai'tes suivantes : Carte du service vicinal du ministère de l'intérieur au 1/100,000 f. xxiv-25 ; carte de l'état-major au 1/80,000 ff. UiObis et I6\)bis; carte des services de la carte g(''ologirpie de France au 1/80,000, mêmes numéros. La carte des profondeurs a été levée en ISÔO par DELKiiFX'QUK à l'éclielle du 1/20,000, avec éijuidistances des courbes isobatiies d(> 5 mèti'cs et [mbliée pai' le minisière des travaux publics. Deso'ijjfioj/ jilujsiqiic; les niitratUes du. lac. — Le lac d'Annecy, dont la direction générale est Nord-Ouest-Sud-Est, est creusé sur le bord extérieur des Hautes Chaines calcaires du Genevois dont les premiers jjUs en constituent la unu-aille orien- tale. kn Nord s'étend la vaste [)laine des Fins, ancien delta d'alln- vions d'un torrent (le Fier) postglaciaire, (|ui s'ai)})uie d'un côté aux collines molassi(|ues d'Annecy-le-A''ieux et (|ui de l'autre s'avance dans le lac par la côte marécageuse d'Albigny. Brusquement, à l'Est, montent les talus liauto'i viens boisés de la montagne deVeyrier, couronnés par une falaise calcaii^eui'go- nienne abru])te, qui s'élève jusqu'à lacote 1,300 mètres, pour s'abaisser par i'iq)ture de voûte, au i)assage de la trouée d(3 Bluffy, r(''snllaut d'un formidable (l(''l)layeiiient (bi à r(''i'osion postglaciaii-e. Sous les ci'éles décbi((iietées de Lanfon et de la Roclie Mura/^, dévalent des pi'airies el des i)ois arrèt(''s un moment par la butte — 226 — nummuliliiiuc de la fort(M'osso féoilalo do Méntlion ou tran- cliéos not par les escar[)om,3nts jurassiques de Saint-Germain. Tout en bas, comme une gigantesque masse effondrée, s'écrase ce paradoxal Roc de Chère, dont le plateau gréseux, sorte de sauvage toundra entaillée de vallons tourbeux, s'étend à l'alti- tude de ()1() mètres pour venir plonger par un eftVavant à pic de 100 mèires de hauteur dans les eaux profondes du lac. A l'abri de la muraille ensoleillée du Roc, où s'agrippe une ardente végétation d'él(''m(Mits méridionaux, l'anse calme de Talloires creuse un peu le littoral. La côte reprend ensuite vme direction Sud et il y a })lace à peine alors pour la route entre le rivage et les talus broussailleux de la, montagne de Verthier, premier degré du soubassement de la prestigieuse Tournette qui domine tout le bassin. Dans la région méridionale du lac, large de 1,500 mètres, les cours indolents de l'Eau-Morte et de l'Ire ont édifii'' une basse plaine d'alluvions en pai'tie marécageuse, qui se raccorde avec la vallée de Faverges, ancien thalweg d'un puissant cours d'eau, mais aujourd'hui •• vallée morte ", où les deux ruisseaux ont depuis longtemps atteint leur profil d'équilibre. La rive occidentale du lac remonte sans articulations vers le nord, limant les dépôts fluvio-glaciaires de Bredannaz et se rapproche de la montagne d'Entrevernes, (|ui par abaissement progressif de l'axe de son pli, s'avance en face de la falaise de Chère, par la presqu'île de Duingt qui éteint sa dernière ondu- lation dans le haut fond du Roselet. A l'orée de la b(?lle vall(''e d'Entrevernes, resserrée entre Tail- lefer et le Roc des Bœufs, le paysage change. C'est la simple harmoni(> des lignes de la grande dépression de Leschaux s'ouvrant largement vers le Sud dans le massif des Bauges et qui se raccorde a.ux pentes boisées du Semnoz. Cette verdoyante vallée, accidentée mollement d(> collines molassiques et de buttes morainiques, s'étend entre les marécages de Saint- Jorioz et de Sevrier et la montagne prochaine : la croupe du Semnoz, qui développe lentement sa tranquille silhouette depuis la, plaine d'Annecy jusipi'à la cote 1,704 mètres au Crèt de Chà- tillon. Puis le rivage du lac s'approfondissant rapidement, se rap- proche de la montagne jusqu'au rocher de la Puya, qui projette ses splendides~T3hàtaigneraies sur la nappe l)leue des eaux. Enfin, la cuvette du bassin lacustre est fci-mée ])ar le prolon- ^P — 2-28 — gement septentrional du Semnoz, accidenté de cassures qui isolent le Crèt du Maure de la, colline du Cliàteau et dont les couches se perdent dans la plaine d'Annecy avec des allures de « dôme •• (1). Dans la boue glaciaire et les alluvions, corrodant ensuite la molasse sous-jacente pour y creuser son lit, l'émissaii'e du lac, le T]iioux,va se précipit<'r dans le Fier, dont l'érosion régressive, (pu a d(''jà cisaillé les gorges de Lovagny, est parvenue à entamer le dur seuil de Cran. Eléments Ibn/wlogiques (2). — Ainsi délimité géographi- (piement, le lac d'Annecy se compose de deux bassins : celui du Nord, le •■ Grand Lac ", long de 10 kilomètres, large de sKoOO, avec une profondeur de 64™70 ; celui du Sud, le " Petit Lac •• , long de 4 kilomètres, large de l''500, avec une ])rofondeiu' de 55'"20. Ces deux parties sont séparées topographiquement par un détroit entre le Roc do Chère et Duingt, mais batliymétrique- ment par une sorte de barre très aplatie, rejetée à 1 kilomètre au Nord de Duingt, sur un fond d(î 49'"30, et qui est due au cône de déjection torrentiel du Laudon. Relief. — La plaine lacustre ou plafond du lac est accidentée de hauts IVmds : l'ilot rocheux du Roselcl, prolongement de la montagne de Duingt; plus au Nord s'élèvent deux moraines sous- lacustres, le Ci'ét de Chàtillon, à 800 mètres à l'Est de Sevrier, recouverte seulement par 3™30 d'eau, la région voisine étant à 40 mètres de profondeur; le Crêt d'Anfon, à 5()(t mètres à. l'Est de Stnrier, à une i)rofondeur de 8"'(30 par des fonds de 25 à 30 mètres. Une plate-forme littorale, plus ou moins développée, dont la profondeur n'excède pas 5 mèti'es, la Beine ou le " Blanc » qui s'avance jus(pi'au •• Bleu •• (partie profonde), occupe certains points ; vers Albigny, surtout entre Sevrier et St-Jorioz, où elle s'étend sur une largeur de 000 mètres, et enfin toute la rive Sud du lac. (1) Ri;vii. et Lk Ukux, « Observations nouveUes sur la terminaison ]ièri- clinale de la chaîne Nivolet-Semnoz », Rev saroisienne, 1906, p. 173 (2) Ces éléments sont décrits d'après Delebecque, « Les lacs français», 1S98, et L. DuPAiio, «TEb Lac d'Annecy ». Arch. des Se. p/iy.v. el nat. de Génère, fé- vrier 1894, et (les observations personnelles. oog La côto est très déclive sui' le littoral Ouest entre Sevrier et Annecy, ainsi que sur toute la l'ive orientale. Elle est accidentée par l'escarpement formidable du Roc de Cliè're, qui plonge presque à pic dans le lac (pente 87 p. c). A une distance de 2 mètres de cette falaise, la sonde accuse des fonds de 42 mètres tandis que le promontoire du Duingt, en face, plonge par ime pente de 63° jus(|u'à la profondeur de 35 mc'tres. La plaine centrale du lac est horizontale ; elle occupe la plus grande partie de la surface dont les 3/5 sont, en effet, à l'inté- rieur de la courbe isoijatlie de 45 mètres. Superficie. — Le lac d'Annecy a 27 kilomètres carrés 04 de superficie. Son cube est de 1.123, 500, 000 mètres cubes. Le rap- port de sa profondeur à sa surface est de 1/(54,51. Ce rapport est influencé par la profondeur considérable, 80"'6, d'un gouffre, le " Boubioz ", dont l'entonnoir elliptique aux axes respectifs de 250 mètres et 200 mètres s'ouvre à 800 mètres au Sud-Est d'Annecy, et à 200 mètres du rivage entre les courbes isobathes de 25 et de 30 mètres. Pluies. — Les précipitations nnnuelles sont en moyenne de 1™32 d'eau à Annecy. La surface du lac étant de 27 kilom. c. 04, il résulttî des calculs de Delebecque qu'il reçoit annuellement 6,615,000 mètres cubes d'eau. Le débit de l'émissaire est de 10 mètres cubes 75 par seconde, soit annuellement de 340,000,000 de mètres cubes. Il résulte des graphifjues établis depuis 1892 l^ar le Syndicat des industriels du Thioux que les extrêmes des niN'eaux des eaux ont été constatés : maximum le 17 jan- vier 1809 avec la cote + r"39, et le minimum les 23 et 24 no- vembre 1906 avec la cote — 0">44 (1). Température . — La température de l'eau du lac varie entre les extrêmes suivants que j'ai notés : le plus fort maximum des couches superficielles était de 23" le P'' août 1904 ; le minimum le plus bas a été de 0°3 le 13 janvier 1903. Le lac d'Annecy appartient, d'après la classification de Forel, au ti/jie tempéré, à stratification thermique alternante, c'est- à-dire directe en été (décroissante de la surface au fond) et (1) Communication de M. rinyénieur A. Croi.auu, de Cran. — 230 — inverse en hiver (croissant de la surface aux parties profondes). Le lac gèle parfois entièrement. La congélation totale est sur- venue en 1573, en 1583, en 1681, en 1G84, en 1830 et dans les hivers de 1879-80 et de 1890-91. Couleu)'. — La couleur des eaux correspond, d'après mes observations, au n" IV de l'échelle de Foi'cl, c'ost-à-dii-e au bleu outremer foncé. Transparence. — La plus grande limite de visibilité que j'ai constatée a été de ll'^lO, la plus faible de 3™5. (Voir chapitre du Plancton.) Affïuents. — Nature pétrograpliitjue du bassin d'ali- meyitation. — Le lac est alimenté par un certain nombre d'affluents et par C[uel(|ues sources sous-lacustres. (Voir carte fig. i.) Les deux ruisseaux des Marquisats sortent du glaciaii'e cpii a comblé les deux vallons d'éi'osion consécutifs aux cassures du Crèt du Maure et des Espagnoux (1). Les Nants de la Planche et du Loi proviennent des niveaux aquifî'res du Gault et des boues glaciaires morainiques. Le Laudon draine les bombements molassiques de la dépres- sion de Leschaux. Il recueille les eaux qui ont filti'é au travers des fissures de la carapace urgonienne du Semnoz et qui sont collectées par les marno-calcaires de l'Hauterivien. Le ruisseau de Péris ou Bourdon prend sa source dans les moraines glaciaires et recueille également les eaux de la, Molasse. Le torrent d'BrUreverjtes descend du col du Golet, collec- tant les eaux des marnes nummulitiques et albiennes qui repo- sent dans le synclinal urgouicn de la vallée. Le ruisseau de Bournette draine les dépôts morainiques de la Tliuile et recueille les eaux des pentes néocomiennes dans lesquelles se creuse le col de IJoi'nette. Vire provient des niveaux néocomiens qui forment les sou- bassements du Charbon et du Trélod. VFau-Mo)-te court dans les alluvions modernes, rassemble (1) M. Le Roux, « Le terrain glaciaire et les blocs erratiques du Crèt du Maure », Rev. sav., 1905, p. 55. — 231 — les ea,iix des montagnes de Faverges et celles du ruisseau de Montaiin qui descend des flancs de la Tournette. Les torrents d'A)tgo)t, le Ncmt du Crot et le Nant Sec à Talloires, sortent des marno-calcaires jurassiques de la Tour- nette. Les faibles sources (jui suintent dans les fissures de la falaise du Uoc de Clièi'e, près de la faille occidentale, déversent les eaux (jui ruissellent dans les dépressions du grès nunnnuli tique et fuient par deux ou trois bétoires en relation avec le soubasse- ment urgonien de ce massif. La source sulfureuse de Mentlion jaillit de la boue glaciaire; ses eaux sont collectées par les grès nummulitiques. Le Bioson descend du col de Blufïj, où il recueille les eaux des marnes hauteri viennes et des marno-calcaires jvu-assiques. Enfin, les petits torrents du mont Veyrier sortent des schistes et marnes du Flyscli et des niveaux liauleriviens du flanc Ouest de la montagne. Les ruisseaux des Barattes descendent du Tongi'ien, celui de la Pesse ou d'Athigt/!/ des marnes de l'Aquitanien et des allu- vions postglaciaires. Les affluents sous-lacustres ont une certaine inq)ortance. Le principal est le Boabio:-. .Vm pu me rendre compte que cet entonnoir, d'où jaillit la source sur sol rocheux, est dû à un accident tectonique intéressant. Il se trouve, en effet, au [)oint d'intersection de deux failles conjuguées dans la partie Nord du Senmoz, ayant déterminé une dénivellation i)ar faille entre le Crét du Maure et la Colline du Château (cassure Noi'd) et entre le plateau des Espagnoux-Puya et le Crét du Maure (cassure Sud)(l). D'auti-es souires ont été signalées par I)p]LEBECQUE ; deux près du Boubioz, température 10"4 et 10"G; l'autre près de Lettraz, tem})érature H"4. La présence d'une source dans le Boubioz est également con- firmée par les analyses de Duparc (2). Les eaux sont, en effet, plus riches en matières dissoutes (résidu fixe : gr. 1624 par litre) (pie les eaux du lac, (pii ne titrent (pie gr. L511 par litre. Ce caractère est commun à tous les affluents du lac. (1) M. Le Roux, « Quelques points de la géologie du Semnoz », Rev. sav., 1897, p. 9, et J. Revil et M. Le Roux, Rev. Sav., 1906, p. 173. (2) L. Duparc, « Le lac d'Annecy », loc. cit., p. 21. 232 II LES ORGANISMES FLOTTANTS Les recherches efFeetuées sur le lac d'Annecy, antérieurement à celles qui font l'objet de ce travail, se réduisent aux trois notes suivantes. Au point de vue faunistique, en 1883, Imhof (1) explore le milieu du lac à la liauteur de; Veyrier. Il note dans une capture pélagique douze espèces, signale l'absence de Bytotrephes lon- gimanus et l'abondance ù!Aspîanchna helvetica, plus nom- breuses que partout ailleurs. La même année, Forel (2) faisait une exploration rapide du lac, mais seulement au point de vue de la faune profonde. Dans une note postérieure (3), il l'appelle les recherches d'Imhof en s'étonnant également de l'absence de Bytotrephes, '• l'un des crustacés les plus grands et les plus caractéristiques de la faune' lacustre «. En 189G, Chouat étudie le pliytoplancton du lac d'Annecy (4) et donne une liste de trois espèces dominantes et de dix-neuf autres espèces observées comme accessoires dans le plancton. A. — La flore pélagique Phytophuicton : Limnoplancton Haeckel, Warming A toutes les époques de l'année on rencontre à l'état pélagique un certain nombre d'algues en quantité plus ou moins considé- rable et se groupant souvent en associations végétales dont la (1) O.-E. Imhof, « Die pelagische Fauna und die Tiefsee Fauna der zwei Savoyerseen », Zoologischer Anzeiger, VI, n" 155, 1883. (2) Forel, « Dragages zoologiques et sondages thermoinètriques dans les lacs de Savoie », Rev. sav., 1883, p. 87. (3) Forel, « Etudes zoolo^iques dans les lacs de Savoie », Eev. sav., 1884, p. 1. (4) Chodat, « Remarque sur la flore superficielle des lacs suisses et fran- çais », Bull, de l'herbier Boissier, t. V, n" 5, mai 1897. — 233 variation est fonction des saisons et en général des facteurs clima- ti(iues. Elles ap[)artionnent aux classes des Schizophycées. des Phœopiiycées, des I)Accillariacées et des Ciiloropiiycées I. — Schizophycées Les espèces dominantes sont : Anahœna ffos aquœ var. circinalis, GQmphosj)hœria lacush'is. Les espèces disséminées sont: Merismopcdia clegruis, Oscil- laioria proUfica, Oscilldloria rubescens, Chroococcus tur- gidus. 1. Anahœna circinalis Kircli. — Cette Scliizopliycée, qui est constante et très abondante dans le i)hjtoi)lancton, mais moins fréquente près du ri\'ag-e qu'an lai'ge, se groupe en petites masses tioLtantes irrégulières d'vm ^ert sombre avant parfois jusqu'à 3 et 4 millimètres de diamètre. Elle sert constamment de siq^port à un infusoire : VorticeUa convallaria, qui vit en commensalisme avec son bote. Anahœna se maintient, parles temps très calmes, tout à fait à la sui'face, mais on la trouve plus communément à 0"'50 ou 1 mètre de profondeur. Elle se dévelojjpe par njvi'iades à cei'lains moments de l'année. Février et mars semblent marquer l'époque de son maximum. Elle est peu fré<|uente (iu automne, mais die est rare en été. 2. Goniphosphœria îacustris Cliodat. 3. Merisnwpedia clcgans{A. Braun) Nœgeli. 4 . Oscillaloriapi'oUfica Goinont = LynghiaproJillca Grev. — Cette oscillaire, extrêmement fine et délicate, est fi'é(piente dans le pliytoplancton. C'est à cette algue, extrêmement ténue, de couleur purpurine, qu'il faut rapporter ces fins tricliomes (dia- mètre : 2.7 a) qui s'enclievêtrent parmi les autres organismes flottants. 5. Oscillatoria r-ubescens I). C. Cette Scluzoplivcée caracté- ristique des lacs de Neufcliàtel, de Bienne et de Morat, ne consti- tue jamais ici de - fleurs d'eau ■. On rencontre ses filaments de 15 — 234 — teinte rougeâtre disséminés à la surfaeo on lii\'or et au prin- temps. G. Chroococcus twgidus Noeg. Chodat signale dans le lac Chroococcus 7ninutus var. carneus en qualité d'algue péla- gique. Je n'ai pas su retrouver cette espèce, mais j'ai rencontré par contre, rarement d'ailleurs, une autre Scliizoplijcée voisine, formée de cellules sphériques de 18 ij. de diamètre, associées par 2, 3 ou 4 et légèrement lavées de bleu pâle. II, — Phseophycées Espèces dominantes : Cerathim hirnmUnelUi, Dinobryoïi divergens, D. cyUndricnm. Espèces disséminées : Ceratiiim cornutum, Per'id'niium tabidatum, P. apiculatum, Glcnodhiium pifs/ïliun, G. hel- veticum, G. ciiictum. G. viride, Dinobryon stipitahim vf laciistins, Stichogloca oIwacea,McdIomonas acaroides ar 1. CercUiiuii hirundineUd 0. F. Millier = G. macroceros Schrank. C'est la forme dominante par excellence dans le plij- toplancton, toujours mêlée au cortèg(3 des autres organism(>s pélagiques : Diatomées, Entomostracés, Rotateurs. On la rencontre à toutes les époques de l'année en plus ou moins grande abondance, mais elle est certainement plus rare en hiver et parait oiirir son maximum en juin et juillet, mois où se développent les Péridiniens, à cause de l'élévation de temi)é- rature. Le procès-verbal d'une de mes pèches montre qu'en juillet 190(), Ceratium existait par milliards dans le lac, à tel point que l'eau en était toute troublée dans le bocal où j'avais jeté la capture . Cet organisme est essentiellement i)olymoi'phe ; son cycle de variabilité est très curieux (fig. 4). La forme type est caractérisée en avant par ime longue corne droite, tandis qu'à la pai'tie postérieure, s'écartent, en divergeant plus ou moins, deux longs a})pendices et un troisième })lus court (fig. 1, 5,7, 14 et 5b). Comme dimensions moyennes, la distance entre l'extrémité de la corne antérieure et celle de la plus longue des cornes posté- rieures est ÏÏe 205 u, tandis que le diamètre maximum est de (34.8 p.. — 235 — Une autre forme montre deux cornes postérieures de longueur presque égale, mais moindre (pie celle de la corne antéiieure. Elle est beaucoup plus rare (flg. 2, 8, 23, 31 et 31ii). Le tv[)e à trois cornes, une antérieure et deux })Ostéi'ieures i. — Cycle de variabilité des Ceratium hirumiinclla et conuiium- Les figures i, 2, 32, très grossies, montrent le globule rouge; (ig. 5. l'orga- nisme en voie de dédoublement ; fig. 6, le type à trois cornes; les autres ligures à plus faible grossissement montrent les variations luorpliolo- giques des Ccralium. — Fig. 3i et 35. variété de Dinobvjion cjilindviCKin = (B. protnberans var. pedi forme [.emm) — 236 — ])arallèles, est encore moins fréquent. Il r(''i)ond à la figure donnée par Imiiof (1) pour son Ccratmm reticulahun. Il semble cerlîiin, à cet égard, quel'ondoit faire rentrer cette forme au titi'e do variation individuelle et saisonnière dn tjpe, car je l'ai toujours rencontrée pendant les mois d'hiver : février et mars; jamais à nne autre époque (fig. 6) (2). Le passage de cette variété au tjpe se fait par l'apparition d'une corne postérieure extrêmement courte (fig. 1, 4, 14, 24, 20, 12 et surtout fig. 1) où le parallélisme des cornes postérieures est très accusé en même temps que se dessine un rudiment de la troi- sième corne. Cet appendice, beaucoup plus court, peut se déformer ou s'in- curver (fig. 13, 20 et 27), ou encore rarement se garnir d'un denticule accessoire (fig. 10). Les cornes postérieures se raccour- cissent parfois en divergeant fortement de manière à donner l'aspect caractéristique des figures 142, U.-?- Enfin, les cornes peuvent être rejetées d'un côté, tout en se maintenant parallèles (fig. 9), en mémo temps que la troisième corne est très réduite. Les Ceratium se rencontrent à la surface et ils sont très rares dès que l'on dépasse la profondeur de 20 mètres. Ils se reproduisent par division nucléaire et par dédoublement ainsi que l'a bien vu H. Blanc (3). J'ai pu constater ce fait sur un individu captur('' dans une pêche de nuit. La figure 5 montre, en effet, h^ novau qui com- mence à s'étrangler, la corne antérieure d(\jà (L'-doublée et la ligne de rupture de la carapace très visible. 1. Cerat'nmi cormUumWLw . = C. te1raceros^Q\\v\mk. Cette espèce, bien moins fréquente, n'ai)[)arait qu'en hiver, depuis octobre jusqu'en février. C'est un organisme (fig. 32, 25, 16, 19, 28, 29, 30 et 33), trai)u, massif, présentant trois cornes dont (1) Imiiof, Resultiite yneiner Suidien ûb. die pclagische Fmma klein. u. grosserer Siisswasserbecken derSchiceic. Zeitsclir. fiir wiss. Zoologie, XL. Btl., tab. X, f. 1. (2) Une variété identique de C. hirundinella a été décrite par Apstein coaime caractéristique, en automne, du Dobersdorfsee — Schroter, Die Schivebcflora unserer Seen, p. 26. (3) H. Blanct « Note sur le Ceratium hirundinella, sa variabilité », /i/r?/. Soc. vaudoise des Se. nat., XX, 1885, p. 305. — 237 — l'antérieure est grosse et recourbée. Sa manière de progresser est curieuse, il nage, en effet, très vite en effectuant une série de culbutes. Ce Péridinien habite uniquement les eaux superfi- cielles, à l'inverse de ce qui se passe dans le Léman, où, d'après Penard (1), il se tient toujours au fond. C. cornutum,qui n'apparait qu'en hiver, peut être i)ris comme un exemple typi(|ue de l'influence des variations climatiques sur la morphologie d'un organisme, ainsi qu'il sera expliqué plus loin. Les Peridiniens sont constants dans la flore pélagique, surtout en ce qui concerne Peridinium tabulatuni et Glenodinium piisiUitm, sans être toutefois dominants au même titre que Ceratium ou Dinobrjon. Les autres espèces n'j figurent qu'à l'état disséminé. J'ai retrouvé dans le lac d'Annecy 6 espèces sur 9 des Dinofla- gellés du Léman, décrits par Penard (2). 3. Periiliiiiu))} tahuldliun. Clap et Lachm. généralement coloré en brun jaunâtre, nage en tournant continuellement autour de son axe l^^A^ à 50 ^j.. On le trouve depuis le printemps jusqu'à l'automne. 4. PerUrniium a]jic'i(Jatnm Fennix], Très rare, 5. Glcnodhii/nji /)UsiIl({j)/Pi.nv,m\. Le pins souvent incolore, mais parfois munidechromatophores d'un jaune verdàtre l^ 18 a la := 8 y. Abondant en juin et juillet. 6. GIe)iodinuiin cbictuni Ehr. Rare, 7. GloioduiiiDU lielteticiDti Penard. Espèce très rare / = 51.3 a, je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois : le 28 avril 1898. 8. Gloiod'niiuin, rirlde Penard. Egalement très rare, n'a été recueilli qu'une seule fois. / = 37.8 p.. Ces Peridiniens se rencontrent à la surface ou à une faible pro- (1) Penard, « Les Péridiniacées du Léman », Bull. Soc. Bot. de Genève, n'ô, 189L (2) Penard, « Les Péridiniacées du Léman », loc. cit. — 238 — fondeur : 0™50 à 1 mètre. Ce sont de bons nageurs, mais au delà de 3 ou 1 mètres; ils deviennent rares. Les DiNOBRYONS sont un élément eonstant dans le pliytoplane- lon où ils atteignent leur maximum en juin et juillet. Ils sont plus rares en hiver et cependant l'un de mes procès-v(>rbaux de pèclie montre que le 18 janvier 1901, les Dinobryons pullu- laient tellement (jue l'eau en était toute brune dans les bocaux (pli contenaient la pèclie (1). Par les temps couverts ou orageux on les rencontre en grande quantit('', mais après une série de pluies et en raison de l'abaisse- ment de température (pii en résulte, môme aux époques de leur maximum, ils peuvent subitement diminuer considéralilement en nombre. Ehrenberg avait établi pour ce Flagellé, en 18o3, le genre Sertularia Imhof a depuis distingué quatre nouvelles es})èces (2), mais c'est surtout récemment que, grâce à Ciiodat (3), la sjsté- iuati(|ue de ce genre a été nettement établie. U. D'inohrijon dlvo'geiis Imliof. Espèce dominante en com- pagnie de la suivante Caractérisée par ses bi'anclies divergentes inclinées chacune de 45° sur la i)récédente. Longueur mojenne des colonies = 190 p. Les cui)ules / == 41 a, la = 10 u pré- sentent un étranglement caractéristique sépai'ant riiypoplnse du corps. 10. Dlnohvjon ci/lindricum Imliof. Arbuscules coniques à ramifications dressées, peu divergentes.Colonios^=280y; cupules /^80a, Ja= 10.5 p.. Celles-ci ont les pointes incurvées, mais ne présentent pas de sillon à la base de l'hypophyse. Il faut rattacher sans aucun doute à D. cyllndricum une foi'me très rare dans le lac d'Annecy (fig. 34 et 35). La base de la cupule s'allonge en corne légèrement recourbée, à sillon hypo- physaire bien marqué. Lemmermann a fait de cette forme, ren- contrée par lui près de Pion, l'espèce D. p7'otuberans Lemm. (1) L'abondance de ces flagellés a notalilement relevé la quantité de plancton qui l'ut dosée ce jour-là. (2) Imhof, Zoulo;jischcr Anzeiger, 1883. p. 655. (3) Chodat, Etudes de biologie lacustre, p. 304. — 239 — xiiv. /)('(/! fb)-)uc (1). Le mémo autour dit (^ue ce Dinobrvon a été trouvé dans le Brandebourg, en Silésie et on Nouvelle- Zélande (2). 11. D'ninhi'i/ciii sfipitatuni Stein var. If/c/f.s/r/s Chodat. Espèce très rare dans le lac, rencontrée seulement deux fois, on hiver et en été. Colonies / = 200 u, cupules l — 40.5 p., la = 8 y, prescjue régulièrement conirpKJs. 12. Mallomonas (ic(iroides7j-àd\\. J'ai longtomi)S rechorclié ce Flagellé que Chodat considère comme un dos éléments caracté- risti(|ues de la flore superficielle. Dans une poclio (12 mars 190()), il s'est enfin rencontré, mais en très petit nombre. Cet organisme (/ = 50 u. est reconnaissal)lo à ses longs cils, à ses deux chromatO})liores bruns })lacés en bande de clia(]ue coté du corps. On rencontre également l'organisme suivant, mais assez rarement. 13. Sticliof/Ioerf oJirncca Cliodal. C'est une algue très petite dont les cellules sont incluses dans une gelée. Ciiodat (3) range Slicbogloea parmi les Pliéopliycéos, malgré la similitude que leur tliallo i)résonto avec celui des Botrijococcus, surtout à cause de la couleur olivâtre des chromatoplioros privés de pjrénoides. in. — Bacillariacées Espèces dominantes : Asterionella gracillinid, Fragilaria crotoncusis, Cijclotella comta var. Lemcmensis, C. comta var. operculata, C. comtccYRr. Bodanica, C. comta var. melo- siroides. Espèces disséminées : Cj/clotella catenata, Tahellaria foc- cidosa, T. fe)u'si)'afa, T. fen. var. asterioneUoides, Fra- gilaria capucina. (1) Lemmekmann, « Algen eines Moortiimpels beim Pion», in Fors'chungs- bericht. ans d. Mol. Stat. zu. Pion Th. 8, 1981, p. 78, f. 2. (2) Lemmermann', « Beitriige z. Kenntn. der Plankton alg. », in Bericlit dor Beulsch Botanisch. Gcsellschaft. Bd. XVIII, 1900, p. 514. (.3) Chodat, Icc. cit., p. 182. — 240 — Espèces erratiques : Sijnedrn delicatissiuifi, S. uhui var. amphiy^hynchus, Epithemia argus \h\\ alpestris. Cijmhclla ciimhiforme, C. lanceolata, Si/nedra lUna var. longissima, S. hinaris,S. radians, S. i^aitcheriœxhv. pari'ula, Cymato- plcura clUptica, SurireUa. biseriata. 1. Aster ioneUa graciUiina (Hantzscli) Heiberg. Cette diato- mée pélagique par excellence est une des plus élégantes que l'on puisse rencontrer. Sa forme type est celle à huit rayons égaux, variant de 65 à 90 //, inclinés régulièrement de 45° les uns sur les autres. Les individus du lac d'Annecy possèdent des rayons un peu plus courts que ceux du Léman, qui atteignent jusqu'à 100 u ; mais ils présentent en été un élargissement très marqué des rayons à leur base, ce qui donne une sveltesse remarquable aux frustules (fig. 0,-3). Chodat qui a noté cette particularité, voit dans le tyjie du Léman une forme gracilior qui peut s'appliquer pendant une certaine période de l'année à la jolie Diatomée de notre lac. Le polymor])liisme de celle-ci est assez marqué. Les rayous peuvent se grouper au nombre de 9, 10, 12, jusqu'à 20. Les for- mes à rayons, dont deux sont exactement parallèles, peuvent être considérés comme un stade du développement de l'algue qui se reproduit par dédoublement des frustules. Ceux-ci peuvent s'accoler également suivant un».- disposition particulière figurant une courbe spiralée qui peut devenir irré- galière en s'ouvrant de plus en plus, mais en condensant les ravons de manière à donner un éventail sur une surface gauche (fig- ^^,-2). Nous verrons, à propos de la biologie du plancton, la raison de cette organisation (1). Le maximum des Astérionelles est en avril et mai avec un plus petit maximum en automne. Elles sont bien moins abon- dantes en été. 2. Fragilaria crotonensis Edw. Kitton = Nitzschiclhi p)ecten Brun. Les frustules de cette Diatomée, longs de 110 à 120 y, sont agglomérés en longues bandes aplaties qui com- (1) Ces colonies spiralées sont citées par Rikli dans le plancton du lac de Liigano. ScHROTER, Die Schicehepora, pp. 29 et 52. — 241 — prennent jns(iu'à 150 individus. Ces l'nhans subissent souvent un mouvement de rotation autoui' de leur axe longitudinal de manière à présenter des étranglements. Leur maximum se présente en novembre et aussi en février et mars. 3. Fragilaria capuchia Desm. Cette espèce est moins fré- quente. Ses frustules / = 21 à 30 y, fortement colorés par la diatomine, s'accolent en rubans comprenant une cin(|uanlaine d'individus. 4. djcIotcUa comta Ktz. Dans cette espèce très polvmorphe, on i)eut distinguer plusieurs variétés. On trouve les grandes Cvclotelles caractéristi(pies des grands lacs, aux frustules novés en série linéaire dans une bande gélifiée. 5. G. comta Ktz. var. Bodanica Eulenstein, la plus belle de nos Cyclotelles, est rare, mais elle est remplacée ])ar une forme plus grande et plus comnnme. C. coiiita var. Lenicoioisis O.-F. Muller (1). 0. C. operciilata Agardh. var. antiqua Brun. Diatomée assez abondante, aux frustules de 32 a de diamètre. 7. C. mclosirohles Kircli, espèce rare. 8. C. cafenafa Bvixn. Rare. Frustules / = 13 y, reliés entre eux pai- de petites dents engrenées. Le maximum des Cvclotelles a lieu en février et mars avec un autre sensible en décembre. Deux autres espèces habituelles des sociétés littorales, mais bien organisées pour la flottaison, se rencontrent à l'état erra- tique dans le plivtoplancton. 9. Tabellaria fenestrata Ljngb. avec sa variété proxim. asterionelloides Grunow, dont les frusttdes s'organisent en une disjjosition pseudo étoilée. 10. T. ffocculosa Roth. aux frustules disposés en zigzag. Le (1) Chodat, Biologie lacustre, p. 187, fig. 3. 242 maxirauiii des Tabellaria est en tevrior et mars. Elles devien- nent très rares en été. Le groupe des Svnedra est également bien représenté dans le plivtoplancton, surtout à la fin de l'automne. 11. Sipicdra acus Ktz. var. (IeUcaf/ssi))iaW.Sm. l = 205 p. 12. f>. uliKi Ehr. var. anijili'rrhyuchus Elir. D'autivs vivent en parasites sur les algues elles Entomostraeés. 13. S. l'a nchcr-i œ \cxv. [)((}■ rida Kiz. sur filaments de Mou- geotia. 14. S. Innaris Ehr. dont les l'rustnles ar(|ués diverg<'nt d'un coussinet muipieux fixé le i)lus souvent sur la furca ou les soies caudales des Cvclops et aussi sur les téguments vides des larves de Coretlu'a. 15. 5'. r-adiaiis Ktz. dont les t'rustules rayonnent d'un coussin gélifié accrocli('' aux algues flottantes. Les Surirellécs sont des formes Iiabitucdles du littoral ou du limon de fond, mais on les rencontre fré(juemment à l'état erratique. 1(). Cymaloplcnra cUiplica W. Sm. 17. Sin-'n-eUa hiseviata Breb. Rentrent également à litre accessoire dans le pli\ toiilancton. 18. l'ijmbeUa ci/jiibifb)-j/ie Breh. 19. C. lanceolata Ehr. — C. gastroldcs Ktz. dont les t'rus- tules pédoncules dans le jeune âge et fixés aux cailloux submer- gés, deviennent libres. 20. Lpithemia argun Ehr. var. aljicsh-is lîrun. (|ue l'on rencontre communément dans le tapis nuiqueux des pierres immergées et qui sont entraînées de leur habitat i)Our mener une existence erratique. — 243 IV'. — Chlorophycées Espèces dominantes. — Boti'ijococcus B)-nniN, Sphocro- cijstis Schroeteri, Glococf/sfis ntnpla. Espèces disséminées. — Dncti/Iococcus natans, Ooci/slis lacustris, Neph?'Oc>/tiH//i Agardliiaituin, SccacdcsiJius obliquas, S. quadricauda, Pediasi)'ii))i BorijaniDn, Moii- geofia gracUlima, M. glyptosperma, M. genufiexa, Sjth^o- gi/ra varia7is, S. quinina, S. quadrata, S. W^cbo'}, S. TFt'^eri var. elongata, Zygnema criiciatuni, Z. anonudaiii, Zi/gogoniam pectinatum, Hyalotheca dissiliens, Chœtos- plicridiiun P^'iiigshehnii, (liardcium obtusiDn. 1. Botryococcns Bi'duul Klz. Cette Cliloroplivcée qui, à certaines êj)oqiies de l'année, forme une association végétale ti'ès nette avec la Scliizoplijcée Anabœnacircinalis, se tient de préfé- rence an large. Par les temps calmes ses thalles, qui forment des colonies mamelonnées d'un beau vert, flottent exactement à la surface, mais à la moindre agitation des eaux ils s'enfoncent pour se maintenir à une profondeur de 0^50 à 1 mètre. La taille des colonies atteint jusqu'à 2 et 3 millimètres de diamètre. Cet organisme développe des gouttelettes huileuses (pli im])régnent tout le réseau delà membrane. Cette huile prend à certains moments de l'année une teinte rouge brique. J'ai noté des Botryococcus uniformément teintés de rouge en été, en liiver et au ])rintemps. En liiver, les algues devenaient rouges à la suite d'une période de temps clair et ensoleillé. Les colonies de Botryococcus, de même ([ue celles d'yVnabœna, servent souvent de support à un commensal, la VorliccUa convcdhiria. Leur développement maximum a lieu de mars à octobre ; elles sont ])lus rares en hiver. 2. Sphœi'ocystis Schrœtcri Cliodat. (1) se rencontre en toute saison. Elle semble être })lus fréquente au printemps, en été et en automne; elle devient rare en liiver. (1) Chodat, Etudes de biologie lacustre, p. 292, pi. 9. — 244 — 3. (Tinrncj/s/is ronpin Ktz., moins frcnjucnfo qu(^ la prccé- dente. 4. DadylococcHS iiatayis Cliodat., très rare. 5. Oocystis /ficus/ris Cliodat., rencontrée une seule fois en avril 1809. 6. yephroci/tinm Agardhianuml^oeg., également rencon- trée une seule fois dans la môme ])èche que la jirécédente. 7. Scenedesj/N(.s o/^Iiqu)is Kiz., rave. 8. S. qu((ilric_v. 13. Mougeotia genuftexalv\z.=^PIeuroc(ir}nis inir((J)His \. Dr. 14. Spirogyra lYcrians (Hass) Ktz. 15. N. quinina (Ag) Ktz var. yV' iiorlicuJ/s \'aucli. 10. .S', qnaih'atd Ktz. 17. !S. Weberi Ktz. 18. S. Weberi var. elongata Rab. 19. Zijguema crnciatnin . Ag. 20. Z (i.noinahun Hass. 21. Zijgogonium {Kiz) j)ectin(itum Vaucli. 22. Enfin une Desmidiée : Ugalotheca dissiliens (Smith) llalplis. minor forma y de Delponte — ei-ratique évidemment, car elle est fréquente dans l'enduit muqueux qui revêt les tiges des Roseaux. Il est intéressant de signaler, dès à ])résent, l'absence dans le lac d'Annecy des Volvocacées pélagiques si communes dans les lacs suisses : Pandorina moriim, Emlorrna elcgans, Volroor- globator. Parmi les éléments satellites du jjlijtoplancton, on rencontre constamment des fragments d'organes de ])lantes i)lianérogames qui constituent un faciès spécial de la flore flottante : le Pleuston (Schrôter), dont font également partie à titre macropliytique Lemna, Ccrafophi/lfum et Utricnlnrui . (1) ScHROTËK et KiRCHNER, Die Veyetalion des Bodensecs. Th. I, p. 14. — 246 — On recueille ainsi en quantité des poils épidermirpies de Platanes. On sait que 1 epiderme des jeunes feuilles et des rameaux de cet arbre est recouvert d'un tomentum très dense formé de poils doublement étoiles qui se détachent assez rapide- ment au cours du développement. Etant donnée l'abondance des Platanes sur la rive nord du lac, il est naturel que les poils entraînés par le vent aillent se répandre à la surface de l'eau. Dans le même ordre d'idées, il faut citer aussi les grains de pollen des Conifères, (juelquefois très abondants, des zvgospores d'algues. Les champignons inférieurs parasites ne manquent également })as, ce sont : Leptothrix rigidula Ktz., dont les filaments hvalins hérissent les Hvalotheca; les Cjmbella et un certain nombre de Diatomées; Saprolegiiia ferax, couvrant de ses houppes blanchâtres les catlavres des larves d'insectes et des crustacés pélagiques. B. — La Faune pélagique ZOOPLANCÏON Mêlées aux algues i)élagiques, cliaque coup de filet ramène d'autres espèces fort nombreuses en individus, et qui font partie de la faune pélagique : le Zooplancton. Ces êtres, qui se ren- contrent en plus ou moins grande abondance en toute saison, présentent des maxima sensibles à certaines é[)oques. Ils a])})artiennent aux groupes des Sai'codinés, des Infusoires, des Rotateurs et des Entomostracés. Les Sarcodinés ( )n ne trouve à l'état iiélagique que certaines espèces d'Hélio- zoaires habituelles des grands lacs aux eaux })ui'es et transpa- rentes. Elles ne doivent cependant figurer dans le ])lancton qu'à titre erratique, car elles vivent sur le limon dans la région litto- rale ou profonde. Le grou})e des Rhizo])odes est peu représenté dans le zooi)hui('- lon, car ces animaux sont surtout confiné-s sur la plaine centi'ale du lac d'oti ils ne sortent presque jamais. — 247 — 1. Acanthocystîs turfacea Carter. Penard (1), p. 235. Cette espèce est très abondante et mesure -10 à 48 y. de dia- mètre; les aiguilles les })lus longues atteignent 07 à 70 a. J'ai rencontré une fois un individu teinté en vert par des Clilorelles. 2. Acanfhocf/sfis spinifori Graett' Penard, /oc. f77.,p.245. 3. Rajihidocn/sfis Lemcoii Pen. Penard, loc. cit., p. 196. Ce curieux Héliozoaire est caractérisé par des spicules en forme de trompette, diamètre = 35 y, longueur des aiguilles = 07.5 y. Il diilère un peu de celui du Léman par l'évasement plus mar- qué de l'extrémité des grandes aiguilles. Le corps est fortement coloré en brun })ar les Dinobi"sons dont l'animal se nourrit. J'ai rencontré cet Héliozoaire en assez grand nombre le 18 janvier 1904, jour où l'eau était extraordinairement chargée de ces Pliéoplivcées. Il est curieux de rapprocher ce fait de celui observé par Penard qui trouva en abondance R.Lemarti, en 1891, dans le Léman en un moment où les Dinobryons pullu- laient également. Les Infusoires A l'exception de Vorficella co}ii'all(n-}(i , qui est nettement pélagique, ce groupe est [)eu re})résenté. On ne peut signaler ([ue des espèces erratiques vivant normalement sur le littoral dans l'enduit muqucnix des cailloux ou dans celui des tiges de Roseaux, et entrainés en plein lac avec les flocons d'algues flottantes. 1. Lageiiophï'jjs raginicnJa St. Roux (2), p. 135. 2. Ei)tsfyJtH [dicdtUis Elu*. Roux, loc. cit., \k 1~3. Rencontré sur le corps des Copépodes et des Nais, 3. VorficcIIc conrc/Uaria Elu'. Roux. loc. cit., p. 119. (1) Penard, Les Iléllozoah^es d'eau douce. Genève, 1901. Voir aussi : Id., Les Harcodinés des grands lacs. Genève, 1905. lu., Faune rhizopodique du bassin Léman. Genève, 1902. ^2) J. Roux, Faune infusorienne des environs de Genève. 1905. — 248 — Cet Infusoiro est constamment fixé en quantités innom- brables sur les colonies d'Anabœna et de Botrjococcus. L'algue est en commensalisme avec son Iiùte et non en sym- biose, car on ])eut observei' la Vorlicelle se nouri'issant et digé- rant à part. 4. AspicUsca lynceiisO. F. MiiUer. Roux, lue. cit., \). 110. 5. Aspidisca costata Dujard. Roux, loc. cit., p. 111. Ces deux Infiisoires vivent ])armi les masses iiottantes des Conjuguées filamenteuses. G. Mesodinium acarus St. Roux, p. 33. Espèce rare, rencontrée parmi les algues flottantes. 7. CoIep^hirtusO. F.WnWav. Roux, p. 30. Le corps contient toujours quelques Chlorelles et des globules graisseux de couleur bleue. 8. Holophri/a orum Ehr. Roux, p. 21. Corps fortement coloré en vert par les Chlorelles. Vit au milieu des masses flottantes de Conjuguées. On rencontre à peu près constamment des Infusoires dans les pèches }!élagiques, mais ainsi que l'a fait remarquer Roux et que j'ai pu le vérifier, leur maximum de dévelopjjement coïncide avec celui des Diatomées qui leur servent de nourriture, soit en automne et au commencement de l'hiver. J'ai constaté que les espèces garnies de Chlorelles se trouvent surtout au printemps et en automne, rarement en été. L'algue et l'infusoire vivant en symbiose, il y a évidemment avantage pour l'algue à ce que son hôte l'entraîne à la surface pour profiter de l'action de la lumière. On peut penser, d'autre ])art, que l'insolation trop vive, en })lein lac, pendant les mois d'été, ralentit le développement des Chlorelles, (pji finissent par disi)araître. Cette question de biologie est d'ailleurs fort obscure. Il faut noter, en outre, que les esj.èces à Chlorelles existent toute l'année dans la région littoi'ale. Les Rotateurs Les espèces purement pélagicpies de ce groupe sont toutes excellentes nrrgeuses. transi)arentes, délicalcs et constituent une bonne partie du zooplancton. — 249 — S'il est absolument indispensable d'étudier les Rotateurs à l'état vivant, il est bon également de les fixer pour examen plus complet. Dans ce but, on peut employer la formule de Weber (1) ou bien le procédé de Beauchamp (2). La faune rotatorienne du lac d'Annecy est toujours, suivant la règle, pauvre en esjjèces, mais nombreuse en individus. ■ Espèces dominantes : Notholca lo7igisinna,Amirœa cochlea- 7ns, Asplcmchna p7nodonta, Triarthra longiseta. Espèces disséminées ou saisonnières : Polyarihraplatyptera, Notholca striât a, Gastropus stijlifer, Anapus oral/s, A/m- roea aculeata. 1. Notholca longispina Kellicot. Weber (3), p. 728. Très commune et très abondante. Deux formes se rencontrent dans le lac,simi)les variétés individuelles; l'une aux deux grandes épines antérieures égales, l'autre dont une épine latérale atteint la longueur des deux autres. Elles sont également notablement plus jjetites que l'espèce type du Léman, l = 420 à 500 p. 2. Anuroea cochlcai'is Gosse. Weber, p. 709. Aussi abondante cpie la précédente, surtout en aviil et en mai. Il y a diminution en été et réa]jparition en octobre. 3. Asplanchna priodonta Gosse = A. helretica Imhof. Weber, p. 377. Cette magnifique espèce est d'une transparence absolue. Sa longueur varie de 528 à 627 u. L'œil est toujours pigmenté de brun. A. priodonta est assez rare en été. On le voit ajjparaitre en décembre pour se développer extraordinairement en mars. La {\) Communication inédite de l'auteur, le D'" Weber. — Pour lOO'''"^ de pèche ajouter 20^m:5 de solution de chlorhydrate de cocaïne à 2 p. c; laisser agir un quart d'heure ou une demi-heure au maximum. Ajouter 20«ni3 de solution osmique à 1/1000. Laver à fond sept ou huit fois ou bien pendant un quart d'heui'e au moyen d'un courant d'eau dans lequel on agite la pèche contenue dans un entonnoir en verre, fermé en bas par une gaze serrée par un caoutchouc. (2) UE Beauchamp, « Instruction pour la récolte et la fixation en masse des Rotifères », Arch. de Zool. e.rp., 1906, vol. IV. Notes et revue, n" 2. (3) Weber, « Faune rotatorienne du bassin du Léman », Rev. suisse de Zoologie, t. V, fasc. 4, 1898, 16 — 250 — femelle est beaucoup plus abondante que le mâle, dont le corps est cylindri(jue et plus petit / = 330 u. Je n'ai d'ailleui's rencon- tré qu'une seule fois ce dei'nier. 4. Triarihra loitgiséta Ehr. vai". 1/mnetica Zacharias. Weber, p. 40G. Très commun également, ce Rotateur possède dans la forme du lac d'Annecy des é})ines qui ont jus(prà cinq fois la longueur du corps, ce qui permet de le rapprocher de la variété limne- tica de Zacharias (1). On le trouve abondamment en mai-s, il diminue en été pour reparaitro en octobre. 5. Pohjarthra phitijptera Ehr. Weber, p. 401. Cette espèce très rare dans le jjlancton de printemps et d'été, se rencontre surtout d'octobi'e à mars. 6. Notholca striât a (). F. Millier. Weber, p. 720. Très rare, rencontré une seule fois au large de Saint-Jorioz. Ce Rotateur doit être erratique dans le })lancton. C'est d'après Weber une forme littorale. 7. Gastropus stylifcr Imliof. Weber, p. 753. Très rare. 8. Aiiapas oralis Bergendal. Weber, p. 700. L'estomac est toujours remi)li de corpuscules jaunâtres (à cause des Dinobrvons dont l'animal se nourrit), et de masses colorées en noir. 9. Anurœa aculeata Ehr. Weber, p. 701. Espèce rencontrée une seule fois en avril 1899. Les Copépodes Ces agiles petits Entomotracés, très transparents et parfois teintés de vives couleurs, sont essentiellement pélagi(|ues et constituent avec les Calanides la majeure partie du Zoojjlancton, (1) Zacharias, Forschungsherichte ans d. Mol. Stat. :u Plein, 1892. Th. I, p. 23. j)réscntant des varialions saisonniôros très noites. On rcnconiro dans lo lac d'Annecy les es})èces snivanic^s : 1. Cyclops strenuus Fischer. O. Sciimeil, I. IT, fig. 12 à 15 (1), J. Richard (2), p. 227. La coulenr des individus est rouge ou orangée, sui'lout au ])rinteinps, où a lieu le maximum de celle es})èce (aM'il). En clé, ils sont souvent incolores, ils diminuent en automne. 2. Cj/clops alxjssorum G. (3. Sars. Brady (3), ]>. 8. Ce Co])épode est assez rare. Il est toujours incolore. C'est une forme arctique abondante dans les lacs d'Ecosse. Sars l'a décrit sur des spécimens péchés dans le lac Maridals près de Christia- nia. C'est une espèce très voisine de (7. strenuus, et comme on ne la trouve jamais en été dans le lac d'Annecy, il faut proba- blement la définir comme une forme saisonnière hivernale de ce dernier. 3. Ci/clops pentagoitus A^osseler, = C. prasinus Fischer. Richard, p. 233. Schmeil, taf. V, f. 2, Furbes (4), pi. XIX, f. 1 et2, pi. XX, f. Iet2. Espèce \)Q\\ commune. 4. Ci/clopjs serrulatus Fischer. Richard, p. 234. Sciimeil, taf. V, f. 6 à 14. Espèce également rare Les Gladocères. Une grande et très belle espèce domine ce groupe et représente l'unique espèce des Leptodoridae, qui est, par sa transj)arence absolue, hautement adaptée à la vie pélagique. (1) Otto Schmeil, « Deutschlands freilebende Siisswasser Copepoden Cyclopidae ». Bibl. zoologlca, Heft II, p. 191. (2) J. Richard, « Recherches sur les Copépodes liljres d'eau douce ». Ann. des se. nat. zooJ., XII, n° S. Paris, 1891. (3) Brady, « A revision of the British species of fresh water Cyclopidae and Calanidae. » Nat. hist. transact of Northumherland, vol. XI, p. 68. (4) E. FoRBES, « A contribution to a knowledge of North American IVesh water Cyclopidae. » Bull, ofthe Illinois State lahoratory, vol. V, p. 27. — 252 — 1. Lepiodora hyalina Lillj. = L. KhuU'n Fockc. Hellich p. 110 (1). Ce cladocère est carnassier, il ne se nourrit que de petits ento- mostracés qu'il vient chasser pendant la nuit dans les couches superficielles du lac. Il se tient au large et dans les profondeurs ])endant le jour. Je ne l'ai jamais recueilli qu'après le coucher du soleil. 2. Sida cristaUina O.F. Millier Hellich, }). 15. Sïingelin(2), p. 187. Cette Sida est toujours rare, mais elle se rencontre plus fré- (juemment en novemljre et décembre. 3 et 4. Diaphanosoma (Daplmella) hr-achyurum Lievin. Didphanosoma (Daplmella) Brandtianum Fischer. Ces deux espèces sont rei)résentces dans le lac d'Annecy, mais la deuxième est de beaucoup la plus fréquente. Chez D. hrachyura les épines des grifiés caudales sont parai-, lèles et les bords de la carapace sont munis d'épines courtes. Les dimensions du corps chez celle-ci sont plus grandes r"™2 à 1 """32 que chez D. Brarultiana qui ne dépasse pas 700 ij.. Il n'y a pas de différences sensibles dans la grosseur des yeux, quant à l'étranglement qui sépare la tète du corps, il est moins accusé chez D. Brcmdiiana. Cette dernière se rencontre surtout en hiyer. C'est une des espèces ({ui montent la nuit à la surface, ainsi que le montrent les notes relatives aux pêches nocturnes. La majeure partie du groupe des Cladocères est formée par le genre Daphnia, pour lequel on a établi de nombreuses espèces. I)URCKiiARi)T(3)a bien débrouillé cette systématique un peu con- fuse en restituant à des variétés (forma) du type la plupart des formes (ju'il a rencontrées dans ses investigations des lacs suisses. De l'examen des nombreuses formes du lac d'Annecy, il résulte qu'il faut les considérer uniquement comme des variations sai- (1) BoiiusLAv Hellich, «. Die Cladoceren Bohmens ». A}-ch. cler naturic. Lundeadurchforsch. von Bdhrnen, III. Bd, IV. Abth., II. Heft. (2) Stingelln, « Dio Cladoceren der Umgebung von Basel », Rei\ suisse de zoologie, Bd. III. — Id. « Neue Beilrage z. Kenntn. der Cladocerenf'auna der Schweiz ». Rev. suisse de zool., t. XIV, 1906. (3) G. BorckhXrdt, « Faunist. u. System. Studien ul)er das Zoo])lanclon des gross. Seen der Schweiz ». Rcv. suisse de zool., t. 7, 1899. — 253 — sonnières, du moins en ce qui concerne D. longlspiua var hija- luui, qui se ['encontre très polymorplie en tout temps avec des maxima au printemi)S (mars, avril) et en novembre, époque à laquelle existent les ephljjpliun jusqu'en avril où la cavité incubatrice contient des jeunes. 5. Daphiiia îongispina (ivpe) (3. F. Millier, avec sa variété D. liyalina est constante en toute saison. Il est maintenant reconnu, d'après les travaux récents de G. 0. Sars, que toutes les formes de D. hyalina doivent rentrer comme variétés indivi- duelles locales et saisonnières de D. longispnna (1) (fig. 5-1). 6. Daphnta hyalina Leydig forma typica Leydig. Rurck- HARD, p. 40.5, pi. 10, fig. 2, abondante au printemps, devient plus rare à la fin de l'hiver (février, mars) où elle est remplacée par les formes suivantes «, b, c, d, e, parmi lesquelles on trouve tous les passages depuis la normale jusqu'aux formes les plus aberrantes. Les modifications portent sur les silhouettes de la tète et du bec (v. fig. 5, a, h, c, d, e). a) D. hyalina foi-ma galeafa Sars. = D. galeata Millier. = D. oxyccphala Sars. Burckhardt, p. 502, f. 12 et 13. La tête porte au vertex une légère éminence, })arfois nette- ment mucronée. La coquille est réticulée et porte à son bord postérieur une rangée de pointes. Forme analogue à celle du Léman. h) D. hyalina form. lucernensis Burck. Burckhardt, p. 497, t. 10, fig. 7 et 20. Le corps très ovoïde est allongé, le bord ^'enf rai de la tête est légèrement concave, le bord dorsal se raccorde en ligne di-oite avec le contour du corps. Forme ana- logue à celle du lac des Quatre-Cantons. c) D. hyalina forma turicensis Burck. Burckhardt, p. 40(3, t. 10, f. 17. Tète aplatie, bec très détaché, ovoïde avec pointe bien indiquée. Analogue à la forme du lac de Zurich. d) D. hyalina forma p)rimitiva, Burckh. Burckhardt, p. 403, t. 10, f. 8. Tète arrondie surélevée en bosse frontale, rostre très séparé de la tète par un étranglement. Analogue à la forme du lac des Quatre-Cantons. (1) G.O. Sars, « On the Crustacean fauna of Centival-Asia», Ann. du mus. de Sl-Pétershourg , vol. 8, 1903, et Stingelin, « Unser heutigos Wissen ii. die System, u.d. geogr. Verbreitung der Cladoceren », Co)igrés lut. de zool., Berne, 1904, p. 536. 254 e) D. hijnlinn forma Sfech'i Biirckli. Burckiiakdt, p. 407, t. 19, f. 4. Tète suréknrc })rolongée sans étranglement dans le rostre qni est coniqne. Analogne à la forme dn lac de Thoune. A la fin de l'hiver et an commencement dn printemps, j'ai ))u observer toîis les pr/ssfffjes de l'iuw ('/ Vautre des formes décrites ci-dessus. An j)rint('m])s, celles-ci se raréfient et en été on ne rencontre presque plus que 1(; type. 11 semblerait donc que Kig. 5 — Variations saisonnières de Dapluna lonf/ispina 0. F. Muller, var. InjaUrm Leydiij;-. Fig. 1. f. ti/pica Burcii. fig. a, f/aleata Biirck ; fig. b. f. lucerncnsia Biirck.; lig. c. f. tnriccHSis Burck.; lig. il. f. primiliva Burck.; lîg. e. t. SU'.cki Barck. — (Réponilant comme fonnae proximae de celles décrites par Burckhardt.) dans l'évolution ontologique de l'animal, ces formes p-lus ou moins aberrantes représenteraient les divers stades mori)]iolo- giques qui gravitent autour du t.vj)(! Dai)hnia liyalina forma typica (lato sensu) Daplmia longispina, avant de se fondre en lui et ne seraient en somme que des variations saisonnières de ce Cladocère. — 255 — 7. BosminalongispinaLejc][g,=^B.bohemica Stïugl. Stin- GELiN, p. 230, t. 6, f. 26. Fréquente en tout temps, mais semble cependant avoir son maximum du printemps à l'été. On rencontre parfois en hiver des individus portant dans leur cavité incuba- trice des œufs ou des jeunes teintés d'une belle couleur azurée. 8. Bosmina loiigirostris-cornuia 0. F. Millier- Jurine.STiN- GELiN, p. 224. Moins abondante que la précédente, elle se trouve surtout de noAembre à ianvier. Notre forme mesure 430 u. ; elle a donc une taille supérieure à celle du tvpe qui n'excède pas 350 a. Les espèces sui^■antes jouent un rôle beaucoup moins im])or- tant dans la composition du zooplancton où elles ne figurent pour ainsi dire qu'à titre erratique. Elles vivent en effet au milieu des touftes flottantes d'algues filamenteuses arrachées au littoral et entraînées au large. 9. Acroperus leucocephalus Ivoch. Hellicii, p. 79. Stinge- LiN, p. 239, f. 28. Ce cladocère est ici beaucouj) plus petit 183,6 u. que le tvpe, qui atteint jusqu'à 800 ij.. 10. Alona affinis Levdig. Stingelin, p. 245, f. 32. Individus également plus petits 229 y. que le type, ([ui d'après Stingelin, atteint 770 y. . 11. Plenro.i'us excisas Fischei'. Stingelin, p. 253, f. 38, 39. Cette espèce / = 320 y. parait au printemps ainsi que la sui- vante : 12. Pleuroxns hastatus Sars. Stingelin, p. 265. 13. Chijdorus sphœrlcus 0. F. Midler. Longue de 243y, cette forme se rencontre en hiver. Les Calanides. Ces Entomostracôs sont peu variés comme espèces, mais innombrables en individus. Ils forment avec les Co])épodes la majeure partie du zooplancton. — 25n — Généralement teintés en l'ouge par un pigment formé d'une matière colorante spéciale (1), ces êtres sontdonés d'un liant degré d'iiéliotropisme positif, ce qui ('X})lique leur abondance dans les couches superficielles, particulièrement sur la beine qui est for- tement ensoleillée. On constate d'ailleurs que, mis dans une cuvette en verre, ils se massent toujours du côté de la lumière. En hiver, les femelles portent des paquets d'œufs colorés en rouge vermillon et aussi de un à cinq spermatophores accrochés à l'abdomen. J'ai vainement cherché dans le lac deux formes glaciales et alpines Diaptomus denticornis et D. baccilUfer qui sont fré- quentes dans les lacs élevés des Hautes Alpes (2). 1. Diaptomus gracills G. 0. Sars. Burckh., p. 045, t. 22, f. 1, 2. Ce Calanide hautement pélagique a une distribution géogra- phique assez étendue. Sa présence, d'après de Guerne et Richard (3), n'avait pas encore été constatée en France. Son développement maximum parait être de janvier à mars, époque à laquelle on rencontre des femelles chargées d'œufs et mêlées à de nombreux nauplius. 2. Diaptomus hiciniatns lÀW]. de G. et Rich, p. 47, pi. I, f . 25. Notre espèce est caractérisée par la forme extrêmement laci- niée des lobes latéraux des deux derniers segments de l'abdomen, qui sont très divergents et fortement mue roués. C'est une forme alpine et une espèce arctique, particulièrement abondante dans le lac où elle trouve son maximum au printemps (avril, mai). {1)R. Blanchard, « Sur une carotine d'origine animale », Méin. de la Soc. sool. de France, III, 1890, p. 113. (2) Blanchard et Richard, « Sur la faune des lacs élevés des Hautes Alpes », Mém. de la Soc. zool. de France, 1897, p. 45. (3) DE Guerne _et Richard, « Revision des Calanides d'eau douce », extr. des Mém. de la Soc. zool. de France, vol. II, 1889, p. 1(5. — 257 — III LA REGION PROFONDE A. — Conditions physiques du milieu Indépendamment du gouffre du P)Oul)ioz, dont le fond atteint 80™G0, la plaine du lac d'Anne(?y s'étend par des fonds moyens de 60 mètres. En raison de cette profondeur relativement faible, y a-t-il une faune et une flore véritablement spéciales ? Les espè- ces ne s'y rencontrent-elles au contraire qu'à l'état erratique ? Ce sont des questions qu'il était intéressant d'étudier, aussi, à l'exemple de Forel pour le Léman, ai-je essayé de me rendre compte des éléments climatiques et de tous les facteurs géné- raux du milieu : la température du fond, la profondeur à laquelle pénètre la lumière, la nature du limon. La te7npéraUire. — Les premières observations ont été effectuées par de Saussure (1) en 1780, qui descendit son ther- momètre à 163 pieds dans le gouff're du Boubioz et trou^'a 4"5, alors que la temi)érature de la surface était de 11°5. En 1860, BoLTSiiAUSER (2) déterminait les limites extrêmes de la variation de température des eaux du lac. Il trouvait pour la surface 20° et 2° : moyenne = 11": pour le fond (de la })laine lacustre) 8° et 4° : moyenne = 6". En 1883, Forel (3) constatait 17"5 à la surface et 6"1 à la profondeur de 55 mètres. Les sondages de Delebecque donnent plus tard les résultats suivants : 1890 27 juillet plafond du lac 4«7 10 septembre id. 4"8 1891 10 juillet à 63 mètres 4"6 1895 27 février à 63 v 3°8 Pour le Boubioz en 1891 à 80 ■■ 11"8 25 » 3°5 Au-dessus de 25 " 3°4 (1) DE Saussure, Voyage dans les Alises, 179G, vol. III, § 1162, p. 4. (2) BoLTSHAUSER, « Le lac d'Annecy », Rev. Saroisienne, 18G0, p. 2. (3) Forel, « Sondages zoologiques et thermoni étriqués », Eev. Savais., 1884. — 258 — A plusieurs reprises au cours de mes péclies, j'ai eu ?oin de prendre la temjîérature du limou de fond pai* 55 mètres environ, soit en été, soit en hiver, en utilisant le procédé conseillé par FoREL. Voici les résultats : Année 1890 30 mai 4°5 « 12 juin 4"5 V 15 juillet 4°5 1897 13 juin 4"3 \ Moyenne - 30 juillet 4-^0 de l'été '^ 10 août 4^5 ; 4-'5 1898 13 juin 4"G » 20 juillet 4"4 189G12mars 3"5 ) Moyenne 1897 4 janvier 3"7 ( de l'hiver » 8 février 3"(') j 3"6 J'ai i)U ainsi constater (|ue la moyeluie de huit sondages en été a donné pour la température du limon 4"5,ci plus forte en hiver qiCen été, en raison inverse du développement des micro- oi'ganismes. On peut établir la limite d'obscurité à la profondeur de 80 mètres en hiver et de 70 mètres en été. Sur le ]>lafond du lac, l'éclairage est assez faible ; dans les profondeurs moyennes règne un demi-jour plus ou moins long pendant les mois d'hiver et un crépuscule constant pendant l'été. Des deux procédés de dragage employés par Forel, le râteau à poche de mousseline ou le seau ovale en fer l)lanc lesté })ar un plomb à la ligne de sonde, j'ai employé surtout le dernier. Le produit de la drague était versé dans un cristallisoir et abandonné sur la table du. laboratoire dans un endroit sombre ou à la. lumière diffuse. On constate qu'a})rès quelques heures, la surface reposée du limon se colore d'une légère teinte brune composée d'une innom- brable quantité de Diatomées mêlées à des filaments éCOscil- I/dres. Lorsqu'on soumet à une vive lumière une partie seulement du vase contenant le dépôt, cette couche brune n'apparait pas. C'est là une indication probable que ces organismes sont adaptés déjà par leur genre de vie à un milieu totalement dépourvu de radia- tions puisqu'ils cherchent à se soustraire à l'éclairement en s'enfoncant dans la masse du limon. (1) Forel, Le Léman, vol. II, p. -134. (2) M. Le Roux, « Notes bioloj^iques sur le lac d'Annecy », licv. saroi- sienne, 1899. — 26. — B. — La flore profonde Il n'a pas été fait jus(|u'à présent de recherches sur \-à région profonde au point de vue de hi flore. J'ai exploré seulement le Grand Lac par des profondeurs de 30, 40 et 50 mètres en une trentaine de coups de drague en été ou en hiver. Le gouffre du Boubioz a été également fouillé trois fois. Les résultats obtenus donnent ainsi une notion assez complète sur la physionomie générale de la vie dans les profondeurs. Rappelons rpie les conditions de milieu dans cette région sont les suivantes : Température basse : en hiver 3"0 et ne dépassant pas 4°5 en été. Affaiblissement ou extinction pres(|ue complète de la lumière. Tranfpiillité absolue des eaux. Pression considérable, 6 atmosphères en-siron, sur le plafond du lac. Tous ces facteurs contribuent à assurer aux organismes une région de calme et des conditions d'uniformité d'existence. Les plantes à chloro})h}lle ne pouvant plus ^■ivre à cette pro- fondeur, toute végétation jjhanérogamique a disparu. Les bords de cette immense cuvette désertique sont seulement garnis, comme nous le verrons plus tard, jusqu'à 8 ou 10 mètres au- dessous de la surface, des derniers gazons de Characées. La flore des profondeurs, végétant sur le limon, se compose uni(piement de Schizopiiycées et de Diatomacées, aux espèces peu nombreuses mais en nombre d'individus considérable. Schizophycées. Ce groupe n'est représenté que par des Oscillariées, dont les filaments forment comme une trame lâche au tapis uniforme des Diatomées. Phormidium subfiiscum Ktz. = Oscillaria subfusca Agardh. Phormidiam uncinnturn Gom. = OsciUdtoria arach- noidea Aoardh. — 26::! — - Diatomacées Régions 30"" 40-r>0n 80" Epithemia ocellata Elir E. gihba Ehr E. argus var. alpestris Ehr. ...... Himanthidium arcus Ehr. . . . . • Ceratoneis arcus Ehr. Amphora ovalis Ktz Cymbella Ehrenbergii Ktz C. alpina Grun Navicula elliptica Ktz \. pusilla W. Sni. forma alpestris Brun Pinnularia viridis Rai) P. viridis Ehr. forma major Rab. . Stauroneis Cohnii Hilse var. minuta Ktz. Pleurosigma attenuatum W. Sm. . PI. acuminatum Grun PI. » » var. ScalproidesRab. Cymatopleura solea Breb. et Sm. . . C. solea var. apiculata Pritsch C elliptica type Breb. et Sm C. » var. Constricta Grun. . . Surirella spiralis Ktz Sur. norica var. costata Ktz S. biseriata Breb S. gracilis Grun Synedra ulna Ehr S. biceps W. Sm ( yclotella operculata Ag. var. anticjua Ktz. Melosira arenaria Moor Nitszchia sigmoidea var. Brebissoni . . . + + + + + + + + + + + + + + + + + + + Spéciales à la région profonde + + + + très -f noml)reux + fortement ■ coloré + — 263 — La comparaison des éléments de cette liste avec cenx des espèces littorales qui est donnée \)\n^ loin, est instructive, car elle montre qu'un certain nombre de formes sont communes aux div43rses régions, tandis qu'on ne trouve ])as ailleurs que sur le limon tie fond les deux Oscilhiriées et les Diatomées : Ceratoneis rn'cus, Cymbella alpina, Naricula eUijdica, Pinnularia riridis form. 7najor-, Pleurosigtiia atleuuatum. PI. aciuniuatiDu var. scalproides. PL aoonhtatuin et les belles espèces Sitrirella spir(flis, S. norica, S. (jracUis. Un fait curieux à noter est également la présence exclusive dans la région profonde d'une Mclos'n'd arenaria; toute autre espèce de ce genre man- ([uant absolument dans le lac d'Annecy. Doit-on voir là des espèces ada])tées? Il n'y a aucun doute pour les formes communes aux deux régions qui résultent d'indi- A idus vivant et se re})roduisant liabituellement sur le littoral et ([ui ont été entraînés au large, tombés sur le fond où ils conti- nuent à végéter. Ce sont des formes eri'ati(|ues dans la région profonde. En ce qui concerne les espèces qui ne se rencontrent que sur le fond, elles pourraient bien être définitivement adaptées, car elles s'y reproduisent. .T'ai constaté en eiïet plusieurs fois le pro- cessus de la sporulation. D'autre })an, les espèces sont presque toutes de très grande taille ; particulièrement Su7HreUasplr((Us et P'ninnlarid . Les Surirelles spiralées des grands fonds du Léman ont au plus 140 a de diamètre. Les nôtres atteignent près de 300 a et ne présentent })as la même toi'sion que les })récé- dentes. Le frustule a en etiét la forme d'une liélice de l)ateau à branches égales. Pleiirosigma ne se rencontre également qu'en profondeur. Chez SurireUa norica, i'endochrome est fortement teinté en rouge brun. Y a-t-il là une relation entre cette intense coloration et cette constatation faite par Forel (1) que certains animaux de l'eau profonde du lac d'Annecy sont plus fortement pigmentés que les mêmes espèces qui vivent sur le littoral ? Je ne saurais le dire, me bornant à enregistrer le fait sans pouvoir en donner une explication satisfaisante. (1) Forel, Faune profonde du Lànan, p. 13-t. 264 (\ — La Faune profonde Quelques indications sur la faune profonde du lac d'Annecy ont été fournies par deux dragages effectués en 1883, l'un par Forel(I), l'autre par Imiiof (2), devant Verrier, par 55 mètres de fond. Le premier donne une liste de douze espèces, le second en ajoute six autres, soit en définitive un total de dix-huit espèces. Forel conclut en outre que la faune y est abondante et variée et qu'elle se distingue de celle des autres lacs par la grande taille et la pigmentation plus foncée de certains animaux (AseUus, Fi -eda ncella) . Un certain nombi-e de dragages effectués en toute saison à la profondeur de 40 à 45 mètres, soit à 80 mètres dans le Boubioz, m'ont pei'mis d'ari'iver à une connaissance plus com])lète des espèces (jui peujjlent la région profonde. Les Sarcodinés Ce groupe est l'oprésenté par un certain nombre de Rhizopodes et d'Heliozoaires. Atnœha Umax Duj. Penard (;J), p. 35. Sur le limon par 30 m. A. profeus Rosel. Penard, p. 57. Sui' le limon par 30 m. Dt/fliigia scdlpelUiim Pen. Penard p. 243. Sur le limon par 30 m. D. constricta Eliv. Penard, p. 258. Sur le limon i)ar 40 m. Hyalosphenia puncfatd Peu. Penard, p. 341. Rare. Je ne l'ai rencontré qu'à l'état de coquille vide par 40 m. de fond. Quadrilla irregidaris Arcli. var. glolmlosa Pen. Penard, ]). 380 et Sarcodinés (4) p. 42. Rencontré dans le Boubioz par 80 m. de fond. . Cyphoderia rnargaritacca Eliv. var. major Pen. Penard, p. 475. Boubioz 80 m., très fréquente. (1) Forel, La Faune profonde des lacs suisses, 1884, p. 134. (2) Imhof, « Die pelagische Fauna u. die Tiefseefauna der /wei Savoyer- seen », Zool. Anzeiger, VI, n° 155, 1883. (3) Penaru, Faune rhizopodique du bassin de I.éman. Genève, 1902. (4) Penard, Les Sarcodinés des grands lacs. Genève, 1902. — 265 — Gromia squamosa Pen. Penard, p. 501. Sarcodinés, p. 73. Boubioz par 80 m. Clathridina Cienkowskii Menoscli. Penard (1), p. 276. Sur le limon par 40 m. Acaritlux'ystis turfacea Carter. Penard, p. 23.3. Cet H("liozoaire, qui est fréquent à l'état pélagique, se ren- contre souvent sur le limon par 30 mètres où je l'ai observé plusieurs fois en état de reproduction. Rcqthidiophri/s paUida Schultze. Penard, p. 176. Sur le limon par 30 m. Le corps est souNent rempli de Diatomées qui lui donnent une teinte jaunâtre. Actinophrys sol Ehr. Penard, p. 98. Sur le limon par 30 m. Notre espèce, qui se nourrit de Diatomées, est remarquable par sa taille, qui atteint 85 a. On constate dans cette liste quelques formes communes au littoral et à la région profonde ; mais les Sarcodinés de fond ont une taille plus considérable. Quelques-uns sont spéciaux à la région profonde et ne se rencontrent jamais ailleurs, tels : Cyphoderia mat^garitacea, Quadrida irregidaris, Diffftt- giascfdpellum, D. constricta, Hyalospjhœnia, ClcdhruUna. Leur taille exceptionnelle coïncide avec celle des grandes Diato- nées dont ils font leur nourriture (exemple les Surirella et Pinmdaria du Boubioz où se rencontrent les très grandes Cyphoderia). Les Infusoires. Ce groupe esi pauvrement représenté par deux espèces de pro- fondeur. Lionotus anser Ehr. Roux (2), p. 37, pi. II, fig. 5. Sur le limon par 40 mètres de fond. Stentoi' cœruleus Ehr. Roux, p. 86, pi. V, fig. 7. Cet infusoire non fixé vit sur le limon par des fonds de 50 mètres, il est toujours plus coloré en bleu vert que le type décrit par Roux. (1) Penard, Les Heliozoaires d'eau douce, 1904. (2) Roux, La Faune infusorienne des environs de Genève, 1905. 17 — 266 — Les Hydres. Lorsque l'on abandonne dans une envotte le limon de fond, après un certain temps de repos apparaissent de petits points rouges qui piquent la surface. Ce sont des Hydres au corps allongé, grêle et bourgeonnant, parsemé de nombreuses taches .pigmentaires rouge bri(pie. Cette forme de fond, loujours liljre, correspond à la Ya^riéié riibra Lewes. Les hydres sont d'ailleurs très fréquentes dans la région litto- rale, fixées aux rameaux des Chara, des Myrio])hylles de la beine ou à la partie inférieure des feuilles des Lemna (Albi- gny). Cette espèce littorale est //. ridgaris présentant des variations de couleurs, dues évidemment à l'alimentation de ces animaux, qui ont amené certains auteurs à établir les espèces H. griscd, IL riridis, H. i-ubjrc. C'est à cette dernière variété adaptée et à l'état non fixé qu'il faut attribuer l'hydre de la faune profonde. Les Turbellariés. Ce groupe est représenté par un petit nombre d'espèces api)ar- tenant aux AUoiocoeles et aux Rliabdocoeles. PlagiosloyiKi Leutani G. du Plessis (1). Rencontré une seule fois par 30 mètres de fond. Mcsostoma rostratiun Ehr. Sur le limon })ar 35 mètres. M. riridiihon M. Sch. = Tupldophnia riridis ( ). Schm. Vortea;trunccdu!i Ehr. Ces deux espèces par 30 mètres de fond. Les Cestodes. Dn peut considérer comme faisant i)artie de la faune profonde, à, l'état de parasites chez des i)oissons (pu descendent très bas à certains moments de l'année. Dihoihyiiîin Vnjnhi Donad. ^= Liynhi sii//j)Iicis.sijji/( Aucl. (1) Gkaff, « Note sur la position systèinaticuic «lu Vofti-x Lennaii à\\ Ples- sis », Matériaux ■pour Vliisluire du Léman, XXXVI, [). 2VA. — 2G7 — Parasite de la Perche, du Gardon, du Chovainc. Chez ce der- nier, elle envahit la cavité générale d'une façon extraordinaire, à tel point que l'animal en est très dilaté. Je n'ai jamais constaté Botryocephalus latas Br. dans aucun des poissons que j'ai pu disséquer. Ce Cestode paraît donc manquer dans le lac. Les Nematodes. Gordhis aquaficns L. Se rencontre en indi^•idus assez courts (4 centim.) dans le limon par 35 mètres. Dorijlaimus stagiialis Duj. Mei^mis aquatilis Duj . Parasite dans les larves de Tant/pus, vit également dans le limon, à l'état libre, par 30 mètres de fond. Les Oligochoetes Les Choetopodes d'eau profonde sont i-eprésentés seulement par deux espèces. Tubifeo! rivulorum Lam., (lui vit aussi bien dans la région littorale. Embolocephalus reJutinns H. Randolph = Sœnaris rchi- tina Grub. Piguet (1) p. 74. Brktsciier (2) p. 500. Ce beau ver est très rare. Je l'ai recueilli une seule fois dans le limon de fond par 40 mètres. Les Bryozoaires Deux espèces existent seulement dans le lac, l'iuie exclusive- ment littorale Plumatella repens L., qui applique étroitement ses colonies sur les pierres, l'autre formant un zoarium libre ([ui ne se trouve que sur le limon de fond. Fi-edericella Duplessii F. -A. Forel. Le zoarium est ramifié en corne de cerf, à branches irrégulières, d'une couleur brune ; les zoecies sont disposées du même côté des rameaux. (1) E. Piguet, « Note sur la répartition do quelques vers oligochœtes », Bull, de la Soc. vaud., vol. XXXV, n" 131. (2) Bretscher, «Die Oligochœten von Ziiricli », /îfr«e suisse de Zool., t. III, fasc. 4, 1896. — 268 — Ce Bryozoairo est toujours libre dans le limon sur lequel il est susceptible de se déplacer. 11 ressemble énormément à celui qu'AsPER (1) a découvert dans le lac de SilvajJana, en Engadine. — FoRKL, qui a le j^remier signalé cette Frédericelle dans le lac d'Annecy, tient sa congénère du Léman i)our une modifica- tion adaptée à la région profonde de la Fredcricclla snltana van Bened., du littoral. Ce qui (3st vrai pour le Léman ne l'est. l)as pour le lac d'Annecy, où nous ne connaissons pas d'autre espèce littorale que P. l'epens. Les Rotateurs Une seule espèce de ce groupe appartient à la faune profonde. Floscularia probosculea Ehr. Weber, loc. cit. 277, pi. 10, f. 10 et IL Trouvé pour la première fois par Imhof fixé sur une branche de Frédericelle, ce Rotateur est entouré d'un tube très transi)arent et mesure 127 u. de long. Je ne l'ai rencontré que dans cet habitat. Les Mollusques Parmi les Pulmonés, un seul se rencontre sur le limon par 48 mètres de fond. Lymnoea abyssicola L. Brot. Brot (2), p. 109. Cette coquille transparente et d'un blanc laiteux n'est proba- blement qu'une variété adaptée à la région profonde de L. auri- cularia fréquente sur le littoral. En tout cas, dans ce nouveau milieu cette Lymnée a diminué de taille et ses tours sont moins nombreux. Sur le fond par 40 mètres et trouvé aussi dans l'estomac d'un Corégone. Pisidium amnicum Millier. C'est l'espèce du littoral, mais beaucoup plus petite. Il est probable que ce mollusque a été entraîné dans la profondeur où il trouve des conditions de vie analogues, et si la taille a diminué, c'est que le limon est évi- demment plus ])auvre en matières nutritives, d'où l'arrêt de dévelopi)ement qui en est la conséquence. — Trouvé dans l'esto- mac d'un Corégone l = 2'»/'" h = 1"V™G. (1) AsPER, « BeitrJlge zur Kenntniss der Tiefsecfauna der Schweizer Seen ». Zool. Anz., III,tB80, n' 54, p. 206. (2) L. Brot, « Matériaux ^wur l'histoire du Léman », XV, n" 109. — 269 Valvata piscinalis 0. F. Mûllei* var. ohtusa Draj). Rencon- trée une fois dans l'estomac d'un Corégone. Les Ostracodes Deux espèces sont spéciales à la l'aune profonde. Elles ram[)ent sur le limon où elles ])euvent s'enfoncer au moyen de leurs antennes en laissant le trou d'entrée visible derrière elles. Candona liicens Baird = C. candida Lillj. = C. lucens similis. Forel Cet ostracode d'une couleur nacrée / = P'/'^S se trouve sur le limon [)ai' 30 mètres. Acanthopiis proxim . clongatus H. Vernet Vernet (1). Je dois dire que c'est avec un point de doute que je signale cette espèce dont je n'ai rencontré qu'un seul exemplaire en très mauvais état. La coquille étant vide ne permettait pas d'arriver à une détermination rigoureuse ])ar l'examen des organes internes. Celle-ci est jaunâtre, transjnirente sur les bords qui sont garnis d'une frange de petits cils au milieu de laquelle partent des poils assez longs. Vue de dos, la coquille offre une écliancrure au milieu des valves qui baillent en avant et en arrière. La présence dans le lac d'A. elongatus serait intéressante, car cette esjjèce d'affinités marines, décrite jmr Vernet dans le Léman, n'a encore été signalée qu'en peu de points. Notre Ac. ditière cependant du ty[)e par la réticulation assez nette du champ de la coquille et se rapprocherait de Limnicythere reti- cidata Scharpe (2) découvert dans l'Illinois. Les Cladocères Les animaux de ce groupe sont surtout adaptés à la vie péla- gique. Quelques-uns s'égarent cependant dans la région pro- fonde. C'est de là que la drague ramène avec le limon de toute la plaine centrale. Alona affînis Leydig. = Lyiiccus quadrangularis Nor- man et Brady. (1) H. Vernet, « Acanthopus, un genre nouveau d'Ostracodcs ». Bull, de la Soc. i^atid. des Se. nat., vol. XV, 80, p. 506. (2) Scharpe, « Contrib"" to a knowledge of the N. Americ. fresh wat. Ostra- coda ». Bull. Illinois State Lahor., vol. IV, p. 423, pi. XXXIX, f. 2, — 270 'e Noti'e espèce correspond bien à la, (lesci'ii)ti()n et à la figui données par Stingelin, loc. cit., p. 244, f. 33, avec cette diffé- rence au point de vue de l'ornementation de la coquille que celle de la forme d'eau profonde, est complètement lisse, / = 770 y, tandis que notre espèce pélagi(|ue est beauc()U[) jjIiis petite, 229 p, mais conforme au type. Sujwcephfflns vetulns 0. F. Millier. Sur le limon par 30 mètres. Les Calanides On ne rencontre dans ce groupe aucun Diaptomus, mais seule- ment Canthocamptus staphyliniis Jurine. assez fréquent sur le limon à toutes profondeurs . Les Amphipodes Des deux Gammarus ipii sont nettement littoraux, un seul habite parfois sur le limon de fond. Gammarus Delebccquei Chevreux et de Guerne (1), fut recueilli par Delebecque au cours de ses sondages du Boubioz, en février 1891. C'est une espèce ubiquiste qui vit aussi bien sur le littoral que sur le limon de fond, où ce])endant il est moins fré- quent. Les Isopodes Ase/lus Foi'cU H. Blanc (2). Cet Isoi)ode péché pour la pre- mière fois dans le lac par Forel, est extrêmement rare. Il est d'un gris plus foncé que le type du Léman, sa taille est également plus réduite, 4™/'". Il est aveugle ou du moins ne possède que des taches pigmentaires rudimentaires. Blanc en fait une espèce voisine d'yi. fY/r«'//«'C?f.ç Schrodte, Aselle des cavernes, aveugle et incolore. Notre espèce, privée d'yeux, ne peut être le résultat d'un fait d'adaptation à un milieu privé de lumière, ce qui n'est pas le cas pour le lac d'Annecy, où il n'existe pas d'obscurité absolue dans les profondeurs. Ce ne peut être un produit de transformation d'A. aquaficns, ([i\\ n'existe pas dans notre lac. Il est plus vraisemblable de su})i)Oser (pie A. Foi'cli est une forme échap]x'^e de queli, L, pi. Xll. — 271 — Les Tardigrades. TTn seul est eomniuii au littoral et à la rauiie profoiKle : Mihie- shi/^/=Arcliscnj/ ((Dul/gradum Schrank, qui habite aussi bien les buissons de Mvi'ioj)hvlles et l(>s gazons de Cliara, que le limon de fond, où il est cejjendant beaucoup ])lus rare. Les Hydrachnides. Trois espèces sont caractéristiques du limon de fond : Hygro- bates longipalpis Kœnick = Campognatha Foreli Leb. AtaX' crassipes }^h\W'\\ Espèce })ourtant excellente nageuse, que l'on rencontre sur le littoral, mais qui s'égare aussi dans la profondeur. Lcbertla insigiita^owm-An, Neuman (1), p. 09, T.VIII,fi'. 4, foruie répondant parfaitement à la description de l'espèce scan- diuave qui n'a pas été encore rencontrée, dans le Léman ni les autres lacs suisses. Les Insectes. Ce groupe est représenté par des larves de Diptères très fré- quentes dans le limon à toutes les profondeurs. C]iiro)iO)nns plnmosus L. Corethra pjhti/NCO)')tis Fabr. Trnn/pus (Meig.) Sp. En résumé si on ('"tablit une statistique de la faune et de la flore profondes, on constate qut^ les plantes sont représentées par 31 espèces, tandis (pie l'on compte 44 espèces d'animaux, et cette liste est naturellement loin d'être complète. En ce qui concerne ces derniers on a vu que les R]iizo})odes sont dominants et sont des formes exclusives de la ])rofondein\ La densité de la population, sur cette plaine du lac uniforme et soumise à des variations climatériques nulles, est relativement faible. Certaines espèces y sont jjIus abondantes que les autres : Cam- pognathn, Tiihifcr, T)o}'gIaim}is, Mermis et les larves de ( It'n'oiiointis et de ('orctliva, mais on les trouve également dans la réuion littorale. (1) Neuman, « Oin Sveriges hydraclinider », Konijl. Urensha i-eteiiskaps- Aka/;e))uens Hcindlinyar, Bd. 17, n° 3. — 272 — Au point de vue des caractères biologiques, la pigmentation est plus marquée que dans les formes littorales et à part les grandes Cyphoderia et Actinophrys, la taille est généralement l)lus faible. Est-ce une faune autocliLone ou bien une faune littorale adaptée? La réponse à cette question est difficile... Doit-on y voir une faune émigrée? Dans le cha[)itre relatif aux origines de nos espèces lacustres, nous verrons ce que nous devons en jjenser. Si une affirmation troj) précise n'était pas jjrématurée, il semble que, à part certains animaux tels que Plagiosloma, Accudhopus, Frederïcella, il faut considérer la population delà région profonde comme composée d'espèces littorales accom- modées à ce milieu, qui non seulement y vivent, mais encore s'y re})roduisent, témoin les œufs d'insectes, de vers, d'iiydrach- nides, et toutes les formes larvaires que? la drague ramène presque chaque fois. Un autre groupe d'animaux fréquente temporairement les eaux profondes : certains poissons. On connaît, en efïét, les migrations hivernales des Cy])rinoides qui quittent les eaux refroidies de la beine pour descendre vers le « bleu ». L'eau étant plus transpa- rente à cette époque de l'année, ils peuvent plus facilement trouver dans cette région leur nourriture com})Osée des petits animaux qui fuient la beine devenue pres(|ue désertique en raison de l'ar'rêt de la végétation. La microfaune normale des profondeurs n'est pas influencée par les variations climatériques; elle est d'ailleurs toujours aussi abondante en hiver qu'en été. C'est ainsi que les bandes de Lottes viennent y j^oursuivre le frai des Corégones ; les Perches descendent également en eau profonde pendant l'hiver; la Truite émigré en tout temps pen- dant le jour dans les profondeurs pour revenir se nourrir de nuit sur la beine; l'Omble Chevalier se tient toute l'année dans les régions de profondeur moyenne ; de même que les Corégones qui viennent frayer en hiver sur les premières pentes du " mont ". Ceux-ci deviennent ])élagiques pendant la nuit, car ils chassent à ce moment en plein lac dans les couches superfi- cielles. Enfin, les Gardons, Blageons, Chevaines se retirent en bandes nombreuses pendant l'hiver dans la région de profondeur moyenne pour revenir frayer en beine lors du renouveau de la végétation. 273 IV RECHERCHES PLANCTON IQUES A. — Variations annuelles et décennale du Plancton Pour étudier le plancton, j'ai eu recours d'aljord aux pêches horizontales en ce qui concerne sa distribution et surtout aux péclies verticales pour les évaluations quantitatives. Ces der- nières ont toujours été effectuées, pour donner plus d'uniformité aux résultats, depuis la profondeur de 20 mètres en remontant le filet jusqu'à la surface. L'expérience m'ajant appris (|ue les pêches effectuées au delà de 30 mètres ne donnent (pie des quan- tités négligeables d'organismes. Mes recherches ont été poursuivies régulièrement pendant onze années de 1805 à 1005 ; j'ai effectué une pèche par mois en notant exactement les tem])ératures de l'air et l'eau, la transpa- rence et l'état du temps. Pour obtenir plus de i-igueur dans le dosage du plancton le filet était descendu en un même point dix fois de suite après avoir, à chaque remontée, recueilli soigneusement hi cajjture. Il eût été, en effet, difficile dans un seul trait de filet, d'évaluer une quantité de matériel très faible. La quantité brute de plancton inscrite dans les tableaux suivants est donc calculée en prenant le dixième de la totalité prise dans les dix coups de filet. L'éprouvette de mesure était un tube divisé en dixièmes de centimètres cubes. Le tassement du plancton pouvait être considéré comme complet au bout de vingt-quatre heures, mais je le laissais reposer pendant quatre jours pour diminuer les chances d'erreur. Il était facile de ramener par le calcul la quantité obtenue en cm^ à l'unité de surface Im^ et d'évaluer ainsi la quantité de i)lanc- ton contenue dans le cylindre d'eau avant 1 m- de section qui a été filtré par la remontée du filet dei)nis la })rofondeur de 20 mètres. Mon filet ayant 0'"22 de diamètre : sa surface est de SSO'^^^h. Pour obtenir la quantité de plancton recueillie par la filtration d'une colonne d'eau de 20 mètres de liauteur et de 1 m- de base, il suffit de multiplier la dose brute de plancton par le facteur 26.31. — 274 — Pêches pélagiques. — Année 1895 MOIS. 1 1 ^ jT 'l'l'lll]IS. IK.ISES DK PI ANITON H H ^ Brut. l'ariiictre'' 22 janvier . 3\5 4" 10'"5 Couvert 0.07 1 848 12 février 3^ 3'" 7"'50 Couvert 08 2.112 21 mars . . . 8° 5" g.,. Ciel clair . 09 2.376 8 avril . . . ir 5''2 ~m Id. 0.24 6.336 10 mai . . . 15' 12 5"'5 Nuageux 0.25 G . 600 25 juin . 20" 16°5 4"'5 Très clair . 40 10.560 26 juillet. . . 23° 21" 5- Ciel clair 0.32 8.448 août . . . — — — — — 30 septembre . 17" 17" 6"'5 Couvert 0.13 3.432 2 octotjre . 16' 17" 6^5 Id. 0.09 2.376 4 novembre 7" 9"5 9"' Id. 0.17 4.488 16 décembre '•:>' ^i-l 9'" Beau 0.09 2.376 12 11 10 9 m IV VI VII VIII IX X XI XII 1 -J. ^ 275 — Pêches pélagiques. — Année 1896 t. Ç.' ■- IXJSIiS 1)K IT.ANCTdN MOIS. S '= ? 1 'l'cmiis. lii-ut. l'nriiii'tiT- 6 janvier . 2" 5" 8"75 Beau 05 1.32(t 7 février . . r 2°5 8'"50 Couvert 0.06 1.584 12 mars . 8" 4°5 8"' Clair 0.07 1.848 16 avril . 7°5 7° 7-50 Id. 0.11 2.904 9 mai . 15°5 9° 6" Id. 0.21 5.. 544 6 juin . 17° 16°5 5"' Couvert et plnic 0.22 5.808 15 juillet. . . 24° 22° 5- Beau 0.16 4.224 2 août . . • 23° 20° 5-50 kl. 09 2.376 28 septembre . 17° 15"5 6"' Couvert . 08 2.112 14 octobre . . 1.3° 12°5 6"'50 Id. 0.11 2.904 22 novembre 7° 7°5 8"50 Beau-gelée 0.08 2.112 18 décembre 3° 4o *)"■ Couvert 0.06 1 . 584 1 Qm3 J I II III IV V VI VII VIII IX X X I XI / ■\ /^ X / "^ ^,,.-^ \ ~~-^ , ' ~~~^ — — 276 — Pêches pélagiques. — Année 1897 5 cj p Tt;in]is. DOSES DE PLANCTON MOIS. & çla /^ -., y/^ *'«, _^ y^ ■ — -^^ " — 281 — Pêches pélagiques. — Année 1902 j; t è DOSES DE PLANCTON MOIS. '1 '^ 1 " p Temps. Brut, Par mètre 2 25 janvier . . 6° 5^2 10-20 Couvert 0.04 1.056 4 février 2" 6°6 9"'50 Neigeux 05 1.320 23 mars . . . r 5°7 9™ Pluvieux 05 1 320 12 avril . . . 15°5 7-7 4"'50 Nuageux 0.30 7.920 17 mai . . 16^ 107 3-50 Nuageux 0.29 7 656 5 juin . 20 15 7 4-70 Clair 0.27 7.128 30 juillet . . 23^ 20''2 5'"80 Très beau 0.16 4.224 août . — — — — — — 29 septembre . 17' 13-7 7-50 Pluvieux 0.04 1.056 9 octobre . 12° 1Û°7 8-70 Nuageux 0.06 1.584 G novembre 10^5 6'2 8"'90 Nuageux 0.05 1.320 17 décembre 3 1 l'ô 9"'G0 Pluvieux 0.03 0.792 03 I 13 12 11 10 9 7 6 5 4 3 2 III VI VII VIII IX XI XII jt 1 ^; 18 282 Pêches pélagiques. — Année 1903 , j/ ^ 1 . f Temps. UOSES DE PLANCTON MOIS. "£h '3 'ë. 2 " = lii-ut. Par mètre - ^ 13 janvier . . 2" 0°3 10-20 Neigeux 05 1 320 U février 6°5 5°2 9"'80 Clair 06 1 584 11 mars . . . 8" 5°7 8-" Beau 0.09 2.376 19 avril . . 7° 6°5 6-50 Beau 0.14 3.696 6 mai 17° 8°5 ô-SO Pluvieux 0.21 5.544 20 juin . . . 16° 1C)°5 6- Pluvieux 22 5.808 30 juillet. 18° 20° 6'"50 Pluvieux 0.20 5.280 août . — — - — — 28 septembre . 23° 17°6 7"'3 Beau 0.13 3.432 15 octobre . 18° 1C.°2 7-10 Pluvieux 0.09 2.376 G novemljre 9" 13° 9-2 Nuageux 04 1.056 10 décembre 5° 7°2 9-4 Pluvieux 0.06 1.584 C"'» I 13 \t 11 10 y 7 6 5 4 li I II III IV V VI VII VIII (X X XI XI] y ~^ ^ ""-- .■'^""^ *-^, ..^ , - "^«>, , — 283 — Pêches pélagiques. — Année 1904 iAIOIS. ci 1 ^. :j Temps. DOSKS UE PLANCTON H H H Brut. Parmètn;- 18 janvier . . 3^ 5"5 9-50 Beau 0.08 2.112 3 février . . '3" 4"5 10'"40 Nuageux 0.07 1.848 12 mars . . . 11' G'2 10™ Nuageux 0.07 1.848 8 avril . . . 12 7'5 8-20 Nuageux 11 2.904 11 mai 13° ir 6-10 Couvert 0.23 6.072 15 juin . 22'' 19- 6"50 Beau 0.21 5.544 30 juillet. . . 26' 22'7 G"'80 Beau 0.18 4.752 1" août . . . 29' 23" 7'"70 Beau 09 2.376 28 septeml)re . 19" 167 8'°30 Nuageux 0.05 1.320 22 octobre . 15" 13 '6 7'"80 Beau 0.08 2.112 12 novembre 11' 123 9- Nuageux 0.07 1.848 17 décembre 5'2 7"2 9"'10 Beau 0.04 1.056 C"" I 13 r2 11 lù 9 « 7 6 5 i 3 •2 I n III rv V V I VII VIII IX \ XI XII --■ / / ^^ / rx i N ^ ^-- " . — ^ *"- — -~ 284 Pêches pélagiques. — Année 1905 MOIS. ça 1 ^. vT T(!nips. DOSES DE PLANCTON ^ H H ]5rat Par uiétre '' 30 janvier . r9 4" 7 1)"80 Couvert . 05 1.320 12 février . 12 4"3 9"' Clair 1 1 . tlC) 1 . 584 2\ mars . . . 8"9 5°7 7"'80 Beau 11 2.904 7 avril . ()7 S"2 7 ■■10 Clair 0.31 8 184 14 mai 12" 117 ■1-90 Couvert 0.38 10.032 l'J juin . 1!» 14 2 5^" (.'iiuvcrt et pluie 0.42 1 1 . 088 juillet. . . — — — — — — 2 aoilt . 23" 215 8^^'20 Couvert 0.09 2 37(J 30 seplemlire . 12 8 17 V) [rr>{) Nuages et pluie 03 . 792 17 octoI)re . 8o 12"8 8"^40 Beau 0.09 2.37C) 20 novembre . U2 8"7 O^'^lO Brouillard 07 1.848 7 (léeeml)re 4" 7 5 9^'7() Couvert . 0(j 1 . 584 Cm. I I II III IV V VI VII 7III IX X XI XII ,,— ^-^ y ■\ y \ ■\ / *^ / '., / \ 1 / \ 1 ^^ N^ ^t^ , — ■^ \, ^ '~~~- ~ — 285 />. — La transparence On ;i \u ({lie dans une colonne des tablcïaux pivcùclonls, la Li'anspai'(Mi('o é\ aliK'C i)ai' la limite de visibilité d'un corps éclairé descendu dans la profondeur (par le disque de Secclii) avait été soigneusement notée au cours de chacune des pèches mensuelles. Il y a, en effet, une relation très nette entre cette propriété de l'eau et les variations du plancton. L'opacité ou la transparence sont dues à la plus ou moins grande abondance des minuscules éléments en sus})ension dans le liquide et sont fonction de la vie animale ou végétale et de la multiplicité des organismes. Tableau de la transparence observée de 1895 à 1905 MOIS I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII Année 1895 1896 « 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 « 1905 Totaux . . . Moyennes décennales . 10"' 5 8"' 75 T2 10- 7 "'5 9'" 9 10"' 70 10 "2 10-2 9-5 9'" 8 7'" 50 8"' 50 9-5 11- 8'" 8-7 11" 9"' 5 9-8 10-4 9™ 8"' 8- 9-2 9-5 7- 8-4 6" 8 9"' 8"' Kr 7-8 7°' 7-50 6- 7- ()-5 (5-5 7-5 4-5 6-5 8-2 7-1 5-5 6"' 4-5 3-5 4-5 5-7 G'" 3-5 5-8 6-1 4-9 4'" 5 5- 5-3 4- 5-2 5'" 4-5 4-7 6- 6-5 5'" 5- 5- 5°' 5- 5-5 5-9 5-5 5-8 6-5 (V"8 » » 5-5 4-5 » 6'" 6 » » » 7-7 8-2 6-5 6'" 4-3 5° 5 7"° 5 7-1 6° 5 7°'5 7-3 8-3 9-5 6'" 5 6-5 8'" 2 8"' (5-5 8-6 ('- 8-7 7-1 7-8 8-4 9- 8-5 7-5 8-5 6-7 9-4 8-2 8'" 9 9-2 9- 9-1 9- 9" 8-1 11° 8™ 10-1 9° 9°' 6 9-4 9-1 9-7 104-25 103- 91-7 74-3 56"" 55-7 5()- 32-5 7(r 83-3 94- 102- 9"' 48 9-35 8-34 G'°75 5-09 5'° 0(5 5-6 6-5 6-91 7-57 8" 55 9-27 Il résulte de ces observations (|u'une variation saisonnière très mar(juée existe pour la transparence. — 286 — Lapins fort(3 limilo do visibilité constatée est do 11 "UO en lovri(;r 1898, la plus faible de ;i'"5 on mai 1902 (1). On voit par comparaison, à la lecture des tableaux annuels, que le 22 fé- vrier 1898 la quantité de plancton par mètre carré est très faible = 0.792 cm^ et que le 17 mai 1902 le maximum annuel est atteint avec 7.656 cm^. La transparence est plus grande en hiver qu'en été. La moyenne déduite de la période décennale est de 8"'7() d'octobre à mars et de 5^98 d'avril à septembre. L'écart des limites de visibilité entre les périodes froide et chaude de l'année est moins considérable dans le lac d'Annecy que dans le Léman où Forel a trouvé (2) comme moyenne, d'octobre à avril, r2'"5 et de mai à septembre 7'"3. Les maxima du printemps et du commencement de l'automne sont dus au développement des organismes qui se multiplient à ces époques de l'année. L'abondance du plancton et la transpa- rence varient en raison inverse. (V. graphique.) (1) DELEKErQUE {Les Lacs français, p. 176) a constaté qu'au milieu du Grand Lac la transparence variait^ entre le niininiuni de G'.SO (10 mai 1890) et le maximum de 13 mètres (14 février 1894): en outre iju'en deux jours, à la fin de juin 1890, elle toml)ait de G^SO à 2'"50 à lu suite do pluies torrentielles. (2) FoREL, Le Léman, t. II, p. 421. — 2^7 — COURBES RÉCAPITULATIVES de la variation quantitative du Plancton et de la transparence Les quantités totalisées par mois pondant onze, années consé- cutives donnent le schéma général de l'allure des variations planctoniques de 1895 à 1905 : ' Janvier féuier Mars %fll Mai Join Juillef Aoû» Sapfamb. Octobra llo»emti. Oécamb. 1.193 1.320 1.6(53 4.078 7. 500 7.424 4.106 2.349 1.954 2.790 2.354 1.701 f ^ .9€- 'v / \ / N V / ,^ /■ \/ ^' /\ V-" --'' ' / \ / \ / \ »n«m / \ ■^, / % - / /^ ^v . rrct**'' n Moyenne Hiver : janvier, février, mars .... 1.390 Printemps : avril, mai, juin 6.354 Eté : juillet, août, septembre. . . . 2.803 Automne : octobre, novembre, décembre. . 2.280 — 288 - V BIOLOGIE DU PLANCTON A. — Variations diurnes et nocturnes du Plancton En ce qui concerne les variations diurnes et nocturnes du plancton, je n'ai à fournir que trois observations : l'une allant de 8 h. du matin à 9 h. du soir, les deux autres allant de 8 h. du matin jusqu'à la nuit (9 h. du soir), pour être reprises à 4 li. du matin. A ce dernier moment la partie explorée du lac, entre Annecy et Chavoire, n'était pas encore atteinte par les rayons du soleil levant. La pèche a été effectuée en tirant le filet horizontalement, pen- dant dix minutes, à la surface et à 20 mètres de profondeur. 2 juillet 1897. — Petite brise et beau soleil, température de l'eau : 21°; le temps se couvre à partir de 9 h. du soir. à 20 mètres cm^ 5 Surface 8 h. M. 4 cm=^ 4 10 h. 4 4 Midi. 2 G 4 h. S. 3 7 9 h. S. 5 2 (3juillet)4h.M. 4 7 2 8 1 2 1 9 2 1 L'examen de la courbe de surface montre que la (juautité de plancton diminue à midi, moment où le soleil est très brillant, pour augmenter à 4 h. et atteindre son maximum à 9 h. du soir. Une légère diminution est constatée à 4 h. du matin. La courbe à 20 mètres donne une quantité beaucoup moindre et montre im fléchissement vers 10 h. du matin pour reprendre une ascension continue jusqu'au matin. 22 juin 1899. — Pluie à 10 h. du matin, tempér. de l'eau 17". Surface 8 h. M. 3 cm' '9 à 20 mt 'très 1 cnr^ 1 10 h. 3 1 (3 Midi. 4 1 1 7 __4li.S. 4 3 2 1 9 h. S. 4 8 2 5 •2H9 — 3 .S • i ce "" ^ -M S ■":2 S - CI H-^ ' ' il S j^ 1^ CJ 1 '1 1 — 1 r 1 1 î -4— 1- ' Cl 02 00 in CM' t 1 l \ « \ sh {- CJ 1- \ 1 t ^ l CMl cOi nî — ■ml CT S \ "^ -^i 1 •0) ^\ t oc A 1 ', \ \ » ^ 1 1 \ (p» \ — i , a 1 Ln\ X \ v)?« c i \ 1 / I V i / y 1 \ / ^y cy\ \ .al } - o ir 't co c " = .^ -* oo ÎM - o — 290 — La courb(^. <1(? suri'ac(^ indique une diminution pendant la pluie, à 10 11. du matin, puis une augmentation continue, mais extrêmement faible, jusqu'à 9 heures du soir. La courbe de ])ro- fondeur maiv]uc un léger acci'oissement continu. 11 juillet 1900. — Temps très beau, ciel clair, le soleil se couvre légèrement à midi. Pendant la nuit, beau clair de lune. Sui'face 8 h. M. 1 cm- ^8 à 20 mètres cnr ^3 10 h. 2 2 .. . 7 Midi 2 9 „ 5 4 h. S. 3 5 3 9 h. S. 3 2 « 1 8 (12 juillet) 4 11. M. 4 5 V 2 4 La courbe est ascendante avec une faible quantité de })lancton jusqu'à 4 heures du soir; elle redescend un peu pendant la péi'iode d eclairement de la lune pour l'ecroitre et atteindre son maximum à 4 heures du matin. La courbe profonde accuse une diminution à midi avec remontée lente vers le maximum à 4 heures du matin. Il résulte de ces observations que la migration vei'ticale des organismes est évidente dans le cours d'une journée. Des variations quantitatives s'affirment avec des différences notables pour le jour et pour la nuit. En moyenne, la courbe est ascendante depuis midi jusiju'à la nuit. La période d'éclairement, soit par le fait du soleil, soit par celui de la })leine lune, détermine une descente du plancton dans la profondeur. Celui-ci est à peine influencé dans les couches profondes, mais il a cependant une tendance à i^emonter vers la surface en raison directe de l'affaiblissement de la lumière. . Le rafraicliissement de température causé i)ar la pluie semble avoir également une certaine influence sur la migration résultats obtenus n'ont pas été propor- tionnés à l'efibrt et j'en arrive à être convaincu qu'en ce qui concerne les lois déterminantes des variations du plancton, il est impossible, à l'heure actuelle, de démêler un fil conducteur ({ui permette de les dégager de l'ensemble complexe des influences physico-chimiques ou climatiques auxquelles sont soumis les organismes. — Je me suis borné à enregistrer des faits. Peut- être l'espoir subsiste-t-il que de la multiplicité des observations et de la coordination des matériaux accumulés sortira un joui- une explication satisfaisante de ces phénomènes très attachants de biologie générale qui, jusipi'à i)résent, n'ont pas laissé péné- trer leur secret. I). — Eléments de la variation des espèces La température La température a une certaine intluence sur la variation morphologique ou la pi'Tiodicité de certains végétaux ainsi que sur l'époque de leur multiplication ou de leur diminution. Cerathmi cornutum par exemple apparaît en hiver. Ce Péridinien est, par contre, extrêmement rare pendant les mois chauds de l'année. — Cette forme a-t-elle une véritable valeur spécifique ou bien n'est-elle que la physionomie dimor- phique d'une espèce modifiée par l'action d'un facteur thermique !* C. Cornutum montre un corps trapu, ramassé, nuuii de coui'ts prolongements et offre une surface plus réduite que C. Jiirun- dineîhf, dont les cornes longues et très déliées favorisent la flottaison en multipliant la surface dans un milieu d'une densité moindre, puisque ce dernier otîre son maxnnum en été. — 296 — C. Cornutum up])arait donc naturellement pendant l'hiver avec des pj'0})riétés hydrostatiques adéquates à un milieu plus froid et plus dense et n'ayant pas besoin de dévelo^jper une grande surface. Il disj)arait ou regagne les profondeurs pendant les mois d'été. Pour C. Jiir-iiiidiiicUd , la forme à deux cornes ])arallèles courtes et épaisses'est probablement une variété saisonnière du type, car je l'ai toujours rencontrée pendant les mois de janvier, février et mars. Une adaptation analogue se constate chez certaines Diatomées l)élagiques. AstcricmeUn gracUluna est ])lus grêle en été qu'en hiver, pas d'une façon absolue, mais c'est un fait général -(fig. 6-3). Sa forme se rapi)roche de celle d'A. (ji-adJUma var. gracilior Cliodat, du Léman (1). La longueur de ses frustules est de 80 à 90 u; ceux-ci s'organisent en étoiles dont les rayons sont en nombre supé- rieur à 8 (mai à juillet). Depuis la fin d'octobre et pendant les mois d'iiiver, la longueur des rayons est moindre; elle ne dépasse pas (38 [j- et leur épais- seur est sensiblement plus considérable (fig. 6-1). C'est pendant la saison froide que l'on rencontre plus spécia- lement la dis[)Osition sjjiralée (fig. 6-2) ou du moins l'accolement plus serré des frustules se groupant suivant une surface gauche (2). Voilà encore un fait d'adaptation à un milieu plus froid et plus dense. On ne renwmtre i)as dans le lac d'Annecy Tahelhn-ia fenes- ii-ata dans la disposition très régulièrement étoilée (ju'elle prend au lac de Zuricli (3), mais nos Tabellaires ont cependant en hiver une tendance à organiser leurs frustules en rayons par 3 ou 4 (fig. 6-4-5) donnant ainsi une forme pseudo-asterionel- loïde. h]n été, à cause de la plus faible densité de l'eau, ces Diatomées pélagiques se disposent en chaînes plus ou moins ■sinueuses. (1) Chodat, Eludes de hioJofjie lacustre, p. 22. (2) L'existence (runc Asterionelle de taille très réduite, rencontrée par PiTTARu dans les eaux très froides du Daubensee, à 2,174 ni. d'altitude, vient encore confirmer ce fait de la variation individuelle de cette Diatoniée pélagique en fonction de la teinjiérature du milieu où elle vit. (3) C. ScHROETER, Die Sclnoeheflora ut^serer Seen, taf. 1, fig. 34. 297 Les CycloteUcs organisent leurs colonies en bandes très longues, sortes de chajx'lets incdus dans une gelée qui est émi- nemment favorable à leur tlottabilité. Dans un lae tle tvpe tempéré comme celui d'Annecy, où la Fig. (). —Variations saisonnières d'Astorionella gracilUma, fig. 1, forme d'hiver, long, des ray. = 6i ;j ; lig. 2, forme spiralée; fig. 3, forme d'été (forma gracilior Chodat) long, des ray. = 89 [j. — Fig. 4 et 5, Tabidlaria fenestrata montrant la tendance à l'arrangement asterionelloide pendant l'hiver. température de l'eau ne descend jamais bien bas, ces Diatomées n'éprouvent pas le besoin de condenser leurs bandes en spirales surbaissées comme les individus du lac de Zoug. Les colonies de Fragilaria crotoiiensis semblent, pour la même raison, formées d'un nombre beaucoup plus considérable d'individus pendant l'été. 19 298 — Aptitude à la flottaison Les Tahdhiria sont admirablement adaptés à la flottaison, à cause de la plus grande surface (qu'elles peuvent développer par la disposition de leurs frustules et aussi à la faveur des petits coussinets de gelée hyaline qui séparent ces derniers. On retrouve le même processus chez T. pocculow. Les Chlorophycées nettement i)élagiques : Rpluerocustis, Ooci/stis, etc. , sont incluses dans une enveloppe hyaline, sorti; de gelée qui augmente le volume de l'algue et la rend plus apte à la vie flottante. Il faut également citer pour mémoire, les flocons de Conjuguées filamenteuses dont la faculté hydrostatique est favorisée par l'émission des bulles gazeuses résultant de l'activité biologique de ces i)lantes, ainsi que les plaques d'Oscillaires arrach(''es au fond et ({ui montent à la surface en raison de la production de nombreuses bulles d'oxygène. Les Anabœna sont criblées de vacuoles où se développe un gaz que Ciiodat a reconnu comme étant une aminé (1). Ce dernier auteur a démontré que les vacuoles {\!OsclUalu)-}(( rttbescens contiennent le même gaz (2). Ce sont des conditions éminemment propres à la flottaison. Les Botryoccoccus sécrètent ime huile qui inqjrègne tout le réseau de la colonie. " C'est le seul exemple, dit CiioDAT(AK*.r/7.), d'une Algue flottant j^ai' ce procédé et s'organisant une demeuiv aux dé])ens d'une huile. " Rôle de la lumière. Moyens de défense contre l'insolation Si l'énergie solaire est nécessaire à la vie des })lanles, les r<'c]iorches de WiESNER (3) ont montré que les végétaux n'uti- lisent qu'une certaine partie de la lumière qu'ils reçoivent, soil parla disposition particulière des organes, soit par leur ombre portée. (1) Chodat, « Flore pélagique superficielle des lacs suisses et français ». Bull, (le Vherhier Boissier, t. V, n^ 5, p. 311. (2) Chodat, « Structui'e et biologie de deux algues pélagiques ». Journal (le Botanique, 18ÎK). (3) Wiksneïï; « Die liLdiotropischea Krschcinungen im Pflaiizenreicli ». Akad. d. Wiss. eu U'ien, t. XXXIX, II. T. — 299 — Il est coi'Lain que les algues vertes ne se trouveraient pas bien d'une trop forte insolation et ce fait est surtout très net chez quelques-uns de ces organismes habitués à la vie pélagique, c'est-à-dire vivant dans une région superficielle où aucune fraction de la lumière incidente n'est perdue. Chodat (1) avait déjà fait remarquer que l'huile rouge sécrétée })ar Botr-yococcus Braimi n'était pas seulement destinée à faciliter la flottaison de ces algues ; cette production concourt surtout, en tant qu'écran coloré, à protéger le végétal contre l'action trop violente de la, lumière. L'expérience m'a prouvé cette assertion, car j'ai pu obtenir des colonies rouges en maintenant des Botrjococcus verts dans un bocal exposé au soleil pendant tout un mois de juillet. J'ai d'ailleurs toujours noté exactement l'apparition des Botrjococcus colorés et mes observations confirment les faits établis par le professeur genevois. Dans l'été-, au lac d'Annecy, les colonies sont rouges numéri- quement dans la pi-oportion de un tiers. La production du pigment a donc lieu à l'époque où la température de l'eau est très élevée et où l'insolation est la plus forte, deux facteurs qui agissent dans le même sens. En hiver et au printemps, les Botryococcus colorés apparaissent dans les journées très claires et ajjrès une période de temps très découverts ou de beau soleil hivernal; les colonies rouges et vertes sont alors en quantité égale. Amberg (2) a fait connaître que dans le lac de Muzzano, qui s'échauffe fortement en hiver, on ne rencontre que des Botrjo- coccus rouges. Il en est de même pour le Katzensee. Il y a évidemment une relation entre l'élévation de tempéra- ture et la foi'te insolation, qui agissent dans le même sens (comme c'est le cas pour le lac d'Annecj), de manière à provoquer une réaction de l'organisme en vue de développer des mojens de protection. Les Pliœophjcées (Ceratium) sont douées d'une grande faci- lité de flottaison, à cause de la présence dans ces organismes de (1) Chodat, V. dans « Ilech. sur la flore superficielle » {Bull, de Vlierbier Boissier, t. V, n° 5, p. 58) la théoi'ie de cette action physico-chiaiique. (2) Amuerg, Beitràge z. biol. des Katzensees, 1900, p. 45. — « Bioloy. notiz. iib. den Layo di Muz/.ano ». Forscli. ans d. biol. Station ou Pion. Bd X, 1903. — 300 — globules incolores de nature graisseuse. Bergii avait admis une telle composition pour d'énigmatiques taches l'ouges ({ui a})pa- raissent à certaines époques de l'année, ainsi que je l'ai constaté maintes fois en été (fig. 4-1, 2, 32). L'apparition de cette tache rouge, précisément dans les mois où l'insolation est la plus forte, permet de supi)Oser qu'elle joue, comme chez Bolrvococcus, peut-être pour une faible part, le rôle d'un écran protecteur. E. — Périodicité. Variations saisonnières Lorsqu'on examine comparativement les captures faites au filet fin aux différentes époques de l'année, on constate qu'à côté d'espèces permanentes qui figurent en plus ou moins grande abondance et en tout temps dans le plancton, certaines formes animales ou végétales temporaires apparaissent, deviennent progressivement ou parfois brusijuement Oominantes pour dis- paraître ensuite ou ne laisser subsister que ipielques individus dissé?m?iés. Il y a donc là des sociétés animales ou des groupes d'associa- tions végétales qui déterminent des physionomies saisonnières. L'allure de la périodicité est particulièrement intéressante à noter pour le lac d'Annecy, où les recherches ont été poursui- ^■ies pendant une longue période. En ce qui concerne les végétaux, on remarque d'abord que le Pliytoplancton est plus riche en hiver qu'en été. Anahœna cïrcinaJis présente son maximum de développe- ment en février et mars. Oscillatoria rubescens est abondant en hiver et au com- mencement du printemps. Ceratium hirundinetta présente tout son développement en juin et juillet, avec \\n deuxième maximum en octobre. Parmi les variations individuelles de cet organisme, le type à deux cornes parallèles se rencontre principalement en février et mars. C. cotmutum est une forme exclusivement hivernale. Les Dinobrjjons abondent en juin et juillet. Je n'ai constaté ({u'une fois le fait anormal de leui- extrême nmltiplicalion en janvier. — 301 — Po'idiniiuji t(ibalatit))i se rcnconti'o (l('j)uis mai jusqu'au commencement de l'automne. Glenodinliun pusilliim de juin à fin juillet. Asterionella gracilUma est abondante en avril et mai. Elle diminue en été. CycIotcUa comta présente deux maxima : l'un en février et mars, l'autre en novembre et décembre. Tabellaria fenestrata est abondante en février et mars. Synedra deHcatlsshna est pérennante, mais parait plus fré- quente à la fin de l'automne. Botri/ococcus Brauni est pérennant, mais surtout al)ondant en mars et aM'il, avec un nouveau maximum en octobre. Sphœi'ocjjsiis Schrœteri parait depuis mai jusqu'à la fin de l'automne, toujours disséminée. Cette algue devient rare en hiver. Pediastr-uin Boi'ijcuiiun est pérennant, mais semble être plus abondant en automne. Quant aux Conjuguées filamenteuses, errati(|ues pour la })lu- [)art dans le plancton, leur maximum se place depuis a^■ril et mai jusqu'en automne. En particulier, Mongeotia gracUluna se rencontre en tout temps dans les pèches pélagi(pies. F. — Les associations végétales saisonnières Il existe des espèces saisonnières appai'aissant sous rinfluenc(> de conditions climati(jues ou physico-chimiques encore indéter- minées, qui constituent des associations comjjosées de formes se groupant pour donner en quelque sorte un faciès teynporaire et variable à la végétation flottante. Certains types sont en nombre restreint, dissémiités ; d'autres sont dominants. Ceux- ci impriment au passage végétal une caractéristique analogue à celle que l'on a décrit sous le terme de Groupes d'associa- tions (Flahaut) ou dans le cas liRvticiûier A' Associations planc- ton iqnes. On pourrait interpréter ici avec Pavillard (1) le Phyto})lancton comme un •• ensemble, nuancé dans sa physiono- mie par l'intervention de quelques éléments secondaires, décom- (1) J. Pavillard, Recherches sur la flore jyélagicjue de Véta7ig de Thau Montpellier, 1905, p. 97. — 302 — posé ainsi en so?is-fo7V)?ations chronologiquement encliainéos dans un ordre plus ou moins régulier suivant le cours des temps et le caprice des évolutions individuelles « . Il y a donc lion de considérer en faisant cadrer nos grandies formations saisonnières avec les sous-formations précédentes : 1° Phytoplancton d'hiver (novembre, décembre, janvier, février, mars) caractérisé par les Diatomées dominantes : Fragi- laria crotonensis, Cyclotella comta, Tahellaria fenestrata, Asterionella gracillima (forme moins grêle à rayons plus courts; des Péridiniens : Ceratimn comutuïn eX des Schizo- pliycées dominantes : Anabœ}ia circincdis, Oscillatoria ru- bescens. (Sous-formation : Diatomo-Schizophycaie). 2° Phytoplancton de printemps (avril, mai, juin) caractéris(' par la multiplication de CercUiumhiru.n(UrieUa, AsterioneUa ^rrtci//ima dominants ; l'apparition des Dinobryons et de i?o- tryococcus Brauni; la diminution des Diatomées. (Sous-forma- tion : Ceratio-Asterionellaie.) 3° Phytoplancton d'été (juin, juillet, août) caractérisé par les Péridiniens dominants : Peridinimn tahulatnm, Gleno- dinium pusilhun, Dinohryon divergens, D. cylindriciun, D. stipilahmi; Conjuguées filamenteuses et Chlorophycées géli- fiées : Sphœrocysfis et Oocysfis disséminées. (Sous-formation : Peridino-Ciilorophycaie.) 40 Phytoplancton d'automne (septembre, octobre) caracté- risé par Pediastriim Borya}ium dominant, diminution des Péridiniens et la réap})ai'ition des Diatomées pélagiques (Cyclo- tel/a) qui commencent à redevenir dominantes. (Sous-forma- tion : Pediastro-Cyclotellaie.) G. — Périodicité du Zooplancton Les Héliozoaires se rencontrent toute l'année, toujours peu nombreux dans le Plancton. Les Infusoires semblent présenter un uiaximum d(.' dévelo})- pement à la fin de l'automne et en hi^•er, à cause de l'abondance excessive des Diatomées dont ces petits êtres font leur nour- riture. Les Rotateurs existent en toute saison, mais sont plus fré- quents à certaines périodes de l'année. Triarthra longiseia est abondant en hiver. Il atteint son — .••!03 — maximum en févri(îi' et mars, dcAieiil, très rai'c en (''(/', poui* i"ei)ai'ai(.i'e en octobre. Poluarllira platijptcvd^ est relativement rare. On le ren- contre très disséminé d'octobre à mars. NotJiolca longispiiia présente un maximum en mars-avril. Anurœa cochlenris parait depuis avril jusqu'en juillet. Asplanchna priodonta est fréquent de décembre à mars. 11 devient rare en été. Les Entomostracés, qui forment le plancton de grande taille, existent pendant toute l'année, mais en quantités variables et présentant des variations sensibles. Cyclops sti'OiuHS offre son maximum au printemps ; il diminue en automne. C. abi/sso}'HtJi est une forme d'hiver. Sida crlstaUina existe en tout temps, mais toujours en petite quantité; elle semble plus fréquente en novembre et décembre. Daphnella Brandtiana est une forme d'hiver, tandis que D. brachyura existe en toute saison. Bosinina longispina se rencontre toute l'année, mais elle semble présenter un maximum du printemps à l'été. Dfiphnia Jo)Ujisphia var. hycdina est très polymorphe. Dans sa forme tyi)e, elle est plus fréquente au printemps et en été. Ses ixtru'fés ))iorphologiques existent surtout à la iin de l'hiver. Bosmina loii/s i^aluMi^is, Alisma plaiitago, Pediciihiris pfdustris, Scifccio pr/IffdosKS, PohjfjnniDri rmiphiblun} var. ier-)'estre, S/jargani/u/f ramosHni, Carex para, C. Daixi- liana, C. hhia, C. )nax'iyna, C. disticha, C. stricta, C. palu- dosa. — 309 — Les espèces végétales qui habitent la prairie liumide sont : Caltha [jalustris, Thalictriun ffavuni, Œiianthe Lacheua- lii, Spirœa ulmarin, EiJipactis palusfris, Scahiosa siiccisa, Lysbnachia mdgcu-is, Cirsintjt pcdustre, Anyelica s;/Jves- tris, Lythriun salicaria, Gal'nmi palustre, Hi/pericimi tetrapterum, Scutellaria galericulata, Mentha aquatlca, Sc7'ophularia nodosa, Juncus ohtusiffo7'us, J. coïKjlomera- tus, J. effusus, J.glcmcus, J.bufonms, Scirpiis compjressxs. Quelques plantes montagnardes, adaptées à cette basse alti- tude, s'y reproduisent exceptionnellement par individus isolés. Ce sont: Tofieldia ccdycidata, Soyeria palu.dosa, Spyirœa arunciis, Alnus viridis, Phyteuma oj'biculao'e, Ph. spica- fum, Gymnadenia odoratissima, (kimpjanida rhomboi- dalis, Asfrnnfia maj07', Rmnrncîdîis panvmnhi , Orchis simia (1). La Bryophytaie. Dans la Caricaie s'associent fré([uemment deux mousses, Hypnuin cuspidatum et Climaciiun dendroides, mais dans la zone littorale, alternativement émergée et submergée, dans les endroits où les enrochements, les éboulis ou les murs de soutè- nement des quais empêchent l'extension de la Caricaie, se développe un autre groupe d'associations : la Bryophytaie. Parmi ces mousses, les unes s'accommodent indifféremment de la sécheresse ou de l'humidité. Orthotrichum saxatile Brid. Hypmum eiiryngium. Sch., espèce rare dont les touttes brun jaunâtre sont associées aux feuilles vertes de Bcwbida vinealis Brid., nus.- quelles se mêlent également les touffes brunes de Barbida recurvifolia Sch. = B. refiexa Lind., aussi associée à Euryn- chium ctYùSsinervum Tii\\.; Barbida miiralis Tim.; Brymn argenteitm L. ; Grimmia pidv'mata, Sch. ; G. apocarpa Hedw. Les autres, franchement hydrophiles, laissent flotter leurs touttes lâches au-dessous de la surface de l'eau, s'accrochent aux cailloux submergés, ou tapissent les cavités ombreuses creusées dans le Roc de Chère, Fissidens crassipes, Cindidotus foidi- naloides, P. B. Amhlystegium riparium, Br = Hypn. y- distichum. BouL; Fanaria hygrometrica ; Mniajn undu- latum Neck. (1) Ces huit dernières espèces m'ont été obligeaninient signalées par M. G. Beauverd, conservateur de l'Herbier Boissier. — 310 — Les groupes d'associations suivantes, représentés par des plan- tes amphibies ondes limnophvtes exclusifs, rentrent entièrement dans le domaine lacustre. C'est d'abord la puissante formation de la Roselière {Rohrsûmpfe de Warming) qui comprend les sociétés de Scirpes et de Phragmites. C'est à cet horizon batliymétrique que se développe ce tyne de végétation particulier des microplijtes, constructeurs des tufs lacustres résultant de l'intense décalcification des eaux produite par l'activité biologiijue de certaines algues Schizopliycées, ainsi (jue nous le verrons dans un chapitre suivant (pi. III-2). La Scirpaie L'association de Sci.rpus lacnstris, le Jonc des chaisiers, se constitue en zone plus ou moins discontinue qui est pres(|ue tou- jours présente le long du littoral. Elle s'étend jusqu'à la profon- deur de r"50 au maximum et est habitée par des plantes aux rhizomes traçants qui s'enracinent au fond de l'eau, mais déve- loppent à l'air libre leurs tiges et leurs fleurs. La Scirpaie, nette- ment individualisée au lac d'Annecy, est plus ou moins développée ou réduite et ne manque, pour ainsi dire, (|ue dans les endi'oits où la côte s'abaisse trop rapidement ou plonge à pic sous les eaux. Elle est, dans la règle, bordée au large par la ceinture des Roseaux. La Scirpaie p(ait être envaliie par des associations représenta- tives de plantes telles que Tjjjjha, Equisetum, Heleochco-is, rarement Lemna, qui constituent ainsi une Typhaie, une Equisetaie, une Heleocharaie, une Lemnaie. On y rencontre donc les espèces suivantes : Typlia UUifoIia, Equisetum limo- siun, Heleocharis palustris, Balclingera arundinacea , Iris pseudo acoi'us , Leinna ininor , Spcu'gcDihnii rainosuiii, S. siynplex, Hippuris rulgaris, Menyanthes trifoliida, Trapa natans, Roripa mnpjhibia. La Phragmitaie Voici, maintenant, la i)lus importante association de la Rose- lière qui occupe des étendues considérables au nord, à l'ouest et au sud du lac, en raison du grand développement de la beine dans ces régions. Les sociétés de Roseaux Phrayinltes cidyaris (Arundu — 311 — phragmiles L.) se multiplient en l'ouiTésdans une zone qui ne dépasse pas la profondeui' de 3 mètres. Cette espèce, dont les individus'atteignent parfois la liauteur de quatre mètres, possède la propriété d'assécher le sol qu'elle occupe en le recouvrant de ses débris et en le transformant peu à peu en prairie mai'éca- geuse. Les Roseaux subsistent encore en groupes disséminés sur le sol con({uis (pi. VI-2), et leurs tiges brisées apportées au bord par les vagues contribuent aussi (pi. III-2) à la formation d'un cordon littoral de matières organiques décomjjosées qui servira de substratum à l'établissement du la Strictaie. Cette formation couvre la Beine proprement dite, sur laquelle elle s'étale pai'fois sur une largeur de 400 mètres. C'est sur les Roseaux que s'organisent d'autres associations littorales micropli}ti(|ues formant un enduit glaireux recouvrant leurs tiges au-dessous du niveau de l'eau. On retrouve égale- ment sur les Joncs ce même enduit brunâtre dont il sera (piestion plus loin. La Plu'agmitaie est souvent envahie, dans les anses abritées où l'eau est tranquille, par certaines associai ions. Ainsi se con- stituent une NuPHARAiE(pl.V-l), une PoLYiioNAiE où se groupent les espèces : Xupluir hiteum, Nymjiliœa (dhn , Rdinniculiis diraricafas, R. ti-ichophyUiis, Ilijjp/uis rul(j(u'i.s,G^!/ceria aquatica, Utricnlur'ui l'ulgaris, Poli/goiuon (unphih'nnn variété un (ans. La Potamaie La région lacustre proprement dite ou zone des eaux pro- fondes est habitée par des })lantes essentiellement limnophjtes {Limnées de Warming). Quelques-unes élèvent leiu's tiges feuillé<;s et leurs fleurs jus(|u'à la surface de l'eau et constituent les groupes d'associations des Potamogeton et des Myriophjlles. C'est la PoTAiNiAiE ou SuBMERSiPOTAMAiE (Magnin). Elle s'étcnd dans sa situation normale de 4 à 5 mètres de profondeur sur la ])eine, mais peut aussi se rapprocher du rivage dans les endroits où la profondeur s'affirme rapidement, près des estacades des embarcadères où l'agitation de l'eau causée par le mouvement des bateaux à vapeur contribue à une aéi'ation intense. Comme association représentative, on trouve sou\ent dans cette zone la Naiadaie. Les espèces liabituclles de la Potamaie sont : PoUdttoyelon pcffuliiifiis^i' groupant qui'l(|urf()is uettenit'ut — 312 — à l'exclusion des autres espèces pour former une Perfoliati POTAMAIE (Magnin), P. crispus, P. lucois, P. nitens, P. pec- tinatus, P. piisillus, Myriophylliiin spicatum, M. verticil- latum, Ceratopjhyllum demet'sum, Naias major, Ranuncu- /i(s divaricr/fus, R. frichophyllus, FontinaliH antipjyretica. La Charaie La. végétation des i)lantes phanérogames est cantonnée au rivage et sur la beine. Mais sur celle-ci, même tout près des bords et descendant sur le talus de la beine jus(|u'à la profondeur de 8 mètres, s'installent les associations des Cliara en gazons courts et denses. Au delà de cette limite batlivmétrique s'ar- rêtent les macropliytes et la vie végétale n'est plus représentée sur le limon de fond (pie par des micropliytes. Les limites de la Charaie sont, d'autre part, très extensibles, car ces plantes s'accommodent fort bien du peu de profondeur des eaux. On les voit, en eftét, en compagnie des Mjriophylles envahir toute la beine nord et couvrir de leur tapis, au-dessus duquel s'in- clinent dans le sens du courant les longues tiges des Potamots, les émissaires du lac : le Thioux et le Vassé. On y trouve associés : (ïkara fœtida (mêlés aux rares Nitella f.exilis), Ch. aspjera Wild var. curta, Ch. ceratophylla, très abondant, Ch. gymnophylla Braun, dans la forme paragym- nophylla Unger, par laquelle elle se rattache à Ch. fœtida (feuilles cortiquées ça et là sur leur premier entre-nœud). B. — Biologie de quelques limnophytes Nous avons noté ({ue les Joncs (Scirpus lacustris) peuplent la région du lac comprise entre les Roseaux {Phragniites vul- ga?'is) du large et la grève rocailleuse. Ils pénètrent parfois ces derniers en déterminant ainsi un groupe d'associations, la Ph}'ag)uitoScirpaie. Ce n'est qu'à tilrede disposition toutà fait anormale, en regard de ce qui se passe pour les autres lacs, que dans celui d'Annecy la Scirpaie peut se développer en dehors des Roseaux vers le large (1). J'ai longtemps clierché la raison (1) Cette inversion a été signalée par Magnin (loc. cit.) comme fait excej)- tionnel, aux lacT du Bourget et (rAiguelielelte, ainsi que clans quelques lacs du Jura. — 313 — de cette curieuse inversion et ce n'est qu'à la suite de la longue période de sécheresse de l'été et de l'automne 1906, où le niveau du lac a baissé de plus d'un mètre, laissant à découvert de vastes étendues de beine (100 métros en face de Saint- Jorioz), que j'ai pu Fig. 7. — lUologie des Joncs. Rhizomes de Scivpus lacustris, R. Racines. A droite, Se. lacustris, variété volubiie. me rendre compte des conditions biologiques qui influent sur la. localisation de ces associations (pi. IV-1). Sur le sol desséché, encombré de cailloux, serpentait le lacis 20 — 314 — noir des rliizomos des joncs, sigillés do nombreuses cicatrices l)rovenant des anciennes tiges brisées et présentant vers l'extré- mité vivante un faisceau de deux ou trois tiges, tandis que le bout du rhizome se rele^'ait en un bourgeon terminal (1) (pi V-2). Partout où le sol, soit par le fait de l'érosion qui déblaye les rives, soit par suite de l'établissement d'un cône de déjection torrentiel à gros éléments, est formé d'un cailloutis mélangé de sable et de dépôts détritiques, les Scirpes s'installent à l'exclu- sion des Phragmites. Ces derniers, au contraire, semblent trouver leur optimum végétatif sur les beines i)lus ou moins développées où le sol est limoneux et extrêmement meuble. L'examen comparé de la structure des racines de ces deux plantes donne l'explication des préférences écologiques de celles-ci. Considérons le rhizome des Joncs ; il est formé de sortes de longs câbles noueux, souvent anastomosés, de couleur noire, hérissés de toutes parts de rcwines relativement courtes, épaisses, robustes, munies de radicelles pe?t nombreuses (flg- ^)- Tout autre est l'aspect d'mi pied de Roseaux fraichement extirpé. D'un rhizome de couleur blanche, de consistance faible, muni à l'extrémité d'un bourgeon terminal à écailles, minces et soiq)les,se détachent des faisceaux de tiges se ramifiant par le développement de bourgeons basilaires. Des entre-nœuds part un chevelu de racines munies de radicules secon- daires ténues, fieœibles, formant dans l'ensemble des touffes très lâches s'échajrpant latéralement du rhizome. (flg. 8). Or, les bords du lac sont en général garnis d'un talus d'eboulis caillouteux. C'est là que se groupent les Scirpes dont les racines courtes et robustes s'introduisent dans les interstices des pieri'es y trouvant, par adaptation morphologique, des conditions bio- logiques excellentes. ■ Plus au large, les cailloux n'existent plus; les matériaux d'alluvion des torrents, superposés par ordre de densité décrois- (1) Il est a remarquer que les bourgeons des Scirpes et des Phragmites qui se développent normalement l'année suivante, montraient, ainsi que les jeunes tiges de l'année, une Ibliaison nouvelle d'un vert tendi'e, le 8 octo- bre 1906, conséquence de ce lait que ces organes avaient été exondés pendant longtemps. — 315 - santé à partir du i'i\ago, no sont })lus com})Osés (juo de fins limons. C'est im sol des plus favorables pour la végétation des Roseaux, (|ue les racines minces et flexibles pénètrent facilement et qui sont adaptées à la nature meuble du substratum. Fig. 8. — Biologie des Roseaux. P\\ihomes de Phragmitesvnlffaris. R. = chevelu des racines. Dans les fourrés de Scirpes,on rencontre parfois des individus déformés d'une façon curieuse. Cette anomalie consiste cliez certains de ces Joncs en une torsion spiralée de la tige résultant d'une inégalité de croissance des faisceaux. Les })la,ntes attectées de cette déformation végètent toujoui's près du l)ord et ce cas — 316 tératologiriiie ost dû ])robabloment aux périodes alternantes de séclieresse et d'immersion auxquelles sont soumises les tiges dans cette région (fig. 7). La biologie de Polygonum amphibiiun offre un fait paiii- Jicre et feuilLes sur uii- j'hi^ome de vAr. n^itAns a.u3Lnl prti ui forme terrestnl A là suite dune émersion cfi lonsut durée. V'vji. '.I. - l!i()loi;i(; de Poluffonum ainphibium. Adaptation d'iiiin forme submergée au milieu aérien. — H17 — culièi'cnitMil intéressant. Près du [)Oi't de la. Tour, en un point ou l'association de P. amphibiiun var. natftns est i'ei)résentatif de la Potamaie, je trouvais en octobre 100(3, à la suite d<^ la longue sécheresse de l'été, un certain nombre de tiges s'écliap- pant de rhizomes sur lesquels j'avais recueilli, les années précé- dentes, P.amphib. var. ncdoMS type, dont les feuilles flottaient à la surface par 1 mètre de profondeur (pi. II), De ces rhizomes émergés poussaient des rameaux dont les feuilles reproduisaient (ainsi que le montre la fîg. 9) sensible- ment la forme terrestre caractérisée par le long pétiole, la pubescence et les gaines ciliées. Il y a donc lieu de remarquer ici un phénomène remarquable d'adaption au milieu aérien d'une plante habituellement sub- mergée, et une variation morphologique très nette, marquée par le retour d'un type à feuilles nageantes à la forme terrestre, à la suite d'une émersion prolongée. C'est dans la région de la beine nord que l'on peut surtout se rendre compte de la marche de la végétation des limnophytes. L'arrêt de la vie végétale est complet en hiver, et il est marqué en outre par la mort de beaucoup de plantes lacustres, tandis que chez certaines autres les rhizomes vont reprendre au printemps une nouvelle vigueur pour développer les jeunes tiges. En hiver, on n'aperçoit sur la beine que les teintes neutres ou rouillées des fourrés de Roseaux ; la ceinture littorale des Joncs a disparu, car les vagues ont brisé toutes les tiges au niveau de la surface, saules les feuilles radicales en longues lanières de ces dernières plantes végètent en rosettes sur le sol. Quelques buissons de Potamogetoii pectinatus restent vivaces, tandis que les gazons vert sombre des Charas couvrent le fond de leur morne ta})is pendant toute l'année. " A la fin du printemps, le développement de la végétation lacustre est très rapide. On a pu constater récemment, après les travaux de curage des canaux (21 mai 1005) qui avaient boule- versé les rhizomes et racines des plantes aquatiques, que huit jours plus tard les Potamots et les Myriophylles ai)paraissaient hâtivement et qu'à la fin de juillet tous ces végétaux étaient en fleurs. 318 — C. — Répartition des associations littorales Après avoir énuméré les divers groujx'meiits biologiques (jui caractérisent les zones de végétation du lac, il y a lieu mainte- nant d'entrer dans le détail des stations, en indiquant la succes- sion des associations i)articulières aux régions lacustre, stagnale et palustre. On devra j rattacher les sociétés des espèces des marécages et des prairies fraîches, qui ne peuvent être disjointes des formations littorales; leurs stations sont en effet fondées sur un substratum (pii se relie étroitement par son origine aux précé- dentes régions, car il n'est que le résultat do l'envahissement de la végétation consécutif à la période de comblement, le terme ultime du cycle vital d'un lac. Les éléments topographiques du lac d'Annecy qui déterminent les stations sont les suivants : 1" Les bords marécageux et les larges beines : Bout du Lac, Albigny, Sevrier-St-Jorioz-Duingt ; 2" Le littoral oriental du Petit-Lac, caractérisé par une pente caillouteuse et une beino presque nulle ; 3° La rive est (pii, de Menthon, va r< 'joindre les marécages d'Albigny; 4" La rive ouest, depuis le Beau- Rivage jus(|u'au port d'Annecy. Ces deux dernières régions à beine absente et à pente très déclive. 5° La falaise abru])te du Roc de Chère, aux associations litto- rales très réduites, avec les éléments xérothermiques des parois méridionales. Dîi Port du Bout du Lac à la Tour Beauvivier (Section A-L., flg. 10) (1). Au ponton des bateaux à vapeur, la beine est très réduite et la profondeur tombant à cinq mètres, permet l'association d(^ (1) Il ne faut pas espérer trouver ici une liste floristiqiie comjilète. Tel n'a pas été mon l)ut, je n'ai eu que la pensée d'esquisser à grands traits la pliysiono- niie spéciale de Ja^végétation,en faisant ressortir le groupement principal des associations. — 310 — Pot(i)nofj('ton pcrfoUcUn.s et P. lucens, ceilo dcmipri^ aux rouilles non incrustées do calcaire. Cette Perfoliati-Potainuio, Po/. ()j)p<)si/i/"()nus, forme |6 et a, P. crisjucs, P'oîijynitifiH amphibinriiY. nataiis, Mijriophi/Uum vcrtkùJhduiii ost])éno- ti-ée d'une petite Nupliaraio et au Sud d'une Phragmito-Scirpaie. Jusqu'à l'embouchure du ruisseau do Bournette s'étendent concentriquement : 1° Une Magno-Caricaie, Car ex strict a, en toufies bien déve- loppées, piquée de quelques buissons de Salix trkindra et offrant la végétation des prairies humides : Alis)na plantago, Festiica ariindinacea, Juncus effusus ; 2" Une Heléocliaraie (Heleocharis palustris) formant une bande entre la zone inondée et la grève exondée périodiquement; 3° Une Scirpaie (Scirpus tacustrls) avec taches de Nijm- pliœa et disséminés : ŒnaïUhe crocata, Stachys palustj'is, Equïsetmn arvense ; 4° Une Phragmitaie. La série se complète ])lus loin d'une Potamaie (Pot. pecti- tiatiis) pénétrant la Scir})aio avec associations l'oprésontatives de Poljjgoniim auiphibium var. nataus^Raniuiculus t)-icho- phi/llus, Hijjpuris imigaris. Les éléments marécageux de (;ette région sont : Senccio ])alH- dosus, Galium palustre, Spirœa ulmaria, Li/siniKchia ndgaris, Stachi/s palustris, HeleocluD'is 'palustris, Cir- siujii palustre, Xlisyna plantago. A l'embouchure du ruisseau se dressent les épis violets de Baldingera arundinacea accompagnés de Mentha aquatilis, Ilippuris rulgaris, Ranunculus divaricatus ei R. tricho- pliglhis. Jusqu'à l'embouchure du ruisseau de la Nubière se dé\oloi)po une formation marécageuse avec dominants : Tlio/i^zirt cœrulea, Scabiosa succisa et {mrsemés : Epipjactis pialustris, Pedicu- laris palustris, Parnassia palustris, Lotus tenuis, Roripa amphibia, qui a pour ceinture le long du littoral les associations suivantes en série complète : 1" Saulaie {Salix alba, S. triandra) en rares buissons, et un pied ^\'Alnus viridis ; 2" Magno caricaie; 3° Equisetaie com- prenant l'association de Equisetuin limosum et E. variegatuni pénétrant lesScirpes; 4° Scirpaie avec taches de Naias major ; 4" Phragmitaie; 5° Potamaie; (3° Charaie. Dans toute la prairie humide jus(prau moulin de la Nubière — 320 — se dressent des Joncs (,T. obtusifolius) dominants avec Phragmites parsemés au-dessus d'un tapis végétal com])Osé de Ranunculus flammula, Pediculat^is pahtst?ns, Œnanthe Lachenalii, Parnassia jmlustris, Senecio ixtludosits . Vers le bord ap])arait une zone de Molinia cœrulea suivie d'une Caricaie pénétrée de Roseaux et réduite à 1 mètre où végètent Salix p^irp^^rea, S. triandra, Alnus incana, Rhamnus frangula. Plus loin la Molinie forme une bonne moitié des associations : Joncs dominants et Phragmites disséminés. Apparaissent par- semés : Lotus tenuis, Œnanthe Lachenalii, Symphytum officinale, Pedicidayns jMlustîHs. La prairie humide passe à une véritable Molinaie avec M. cœ?ndea et Eqnisetum limosum parsemé. Sur le bord, dans l'eau peu profonde ajjparaissent : Myriophyllum verti- cillatum, Potamogeton hicens, Nuphar hUeum. C'est alors que se développe une colossale association de Phragmites hauts de 3 à 4 mètres, se serrant en une sorte de brousse presque impénétrable qui s'étend vers l'est, jusqu'au bord de l'Ire, en remontant jusqu'à la prairie humide qui est bordée au sud par le cours d'eau, d'où émergent sur la lisière quelques buissons de Saliœ alba. et (X Alnus glutinosa. Sous le couvert de ces fourrés végètent sur le sol de plus en plus inondé : Menyanthes trifoUata en tapis; dominants : Juncus obtusiflorus, Molinia cœrulea, Scahiosa. succisa, Equisetum pjalusfre; parsemés : Orchis conopea, Hype- ?Hcum tetrapterum, Parnassia jjahistris, Œnanthe Lache- nalii, Galium tdiginosmn, Lysimachia imlgaris. En se dirigeant vers le sud, le marais s'assèche progressive- ment. Là se développent les groupes d'associations de Juncus obtusiflorus et de Schœnus nigi^icans, ce dernier établi dans les dépressions et formant dans l'ensemble de l'association des taches brunes. Sont parsemés : Eriophorum latifolium, Carex ffa/va, Pinguicula vulgaris, avec buissons isolés do Salix triandra et S. purpnirea. On constate ici la présence inattendue de Tofieldia calyculata, très abondant au milieu des Schœnus. Cette plante montagnarde vient s'associer dans la prairie humide avec Molinia cœridea (1). Quelques taches (1) Cette Colcliicacée a été signalée également par Magmn dans une station analogue (marais du Bourget). 321 DuinçU ^;F"' ""Bjilmette Bredri/iiuiz .-.S^"-- Pig. 10. — Les associations littorales. — Le Petit Lac et les marais du Bout du Lac. (Sections A-B, A-L, L-K du plan, voir légende tig. 12.) — 322 — disséminées de Ti/jiha latifolia viennent également se meiei- avec Œnaallic LdclicnaUi. Celte })rairie marécagense est drainée par un riiisseau ravi- nant un cône de déjection i)lus ancien qui amène l'apparition de Salioc incana, de Jitncus tciiageia, EquisctiDn palustre et Air a cœspiiosa en raison du colmatage du marais par les alluvions. Ces alluvions se poursuivent vers l'est jusqu'au bord de l'Ire où l'on constate l'envahissement de la végétation forestière dans un bois d'Aulnes blancs et de Peupliers noirs, constituant l'étage dominant. Apparaissent comme sous-bois encombré de lianes : Ihomihis fiqndas, Loniccra peridhnenitm, Ij. .iv/Iosteum; les espèces sylvatiques sui^'antes, abondantes : Salioc incana, S. purpwea et parsemées : RJun/itia.s frangula. Prunus spiiwsa, Vibunium opulu.s, Ligustrum vulgare, Salix incana. En se rapprochant des bords du lac, la })rairie devient de plus en plus humide avant de passer au marécage inondé. C'est une grande Joncaie à Jiuwus obtusiflorus et Scabiosa succisa dominants avec Lotus tennis, Galiuni uligiuosuni abondants, Trifoliurn pi'atense, T. uioiitanum, Œnanthe LachenaUi, Orchis co)iopea, Epipactis palusfris, parsemés. ■ Puis l'association de Juncus obtusi/for'ns, avec les Ph}'ag- mites de plus en plus dominants, s'étend pour se relier à la grande Pliragmitaie, très dense, qui, sur une largeur de près de 150 mètres, (mvaliit la beine du lac. Sur bi rive droite de l'Ire, près de la Tour Beaiivivier, sur chaque rive de l'Eau morte, se reproduit la même })hjsionomie de paysage, car les mêmes groupes d'associations se continuent avec une parfaite monotonie, pour s'éclaircir progressivement et se raccorder aux associations littorales de la rive orientale du Petit Lac (section L-K.). ■ En résumé, le champ de cette exploration, sur laquelle il est nécessaire d'insister, offre, a\'ec une régularité que nous ne retrouverons plus ailleurs, la série des associations types ou de ses faciès représentatifs correspondant aux unités topogra- plii(]ues, c'est-à-dire aux stations représentées par l'eau peu l)rofonde, le marécage, la prairie inondée, les alluvions. Ces différentes coîMlitions sont caractéristiques de l'une des phases cycliques de la vie du lac correspondant au stade du marais et à — 323 — celui où la profondeur (1<> \\\n\ csl (Icvciuic nsscz r.-iihlc pour permettre) le (léveloppeiueuL de la zone i)alusli'(>, où le riMigc se fixe par l'ariivée des Laiches ci de la Molinie, et aussi celui où la végétation sylvaticpio apparaît sur les cônes de déjection des cours d'eau. En schématisant les zones et les associations végétales du Bout du Lac, on se représentera une ceinture littorale constituée par les plantes des terrains humides qui plongent leurs racines dans un sol constamment imprégné d'eau : 1° La Molinaie où, dans la prairie humide, Molinia can'idca joue un certain rôle dans l'empiétement de la végétation sur l'eau et dans certains cas arrive à constituer, d'après Sciirôter, l'espèce définitive de la prairie. Cette association végétale est peu développée au lac d'Annecy ; 2'' La Magno-Garicaie (Magnin), représentée par les gi-andes espèces de Carex C. Stricta et C. paludosa; 3° La Saulaie ou son association représentative l'Aulnaie, disséminée dans la Caricaie ; 4° La Scirpaie, pénétrée par les associations représentatives Equisetaie et Heléocharaie ; 5° La Phragmitaie, souvent pénétrée par les Scirpes ; 6" La Potamaie, accompagnée des associations représentatives Nupharaie, Mjriophyllaie, Naiadaie, tandis que sur le talus du mont de la beine s'étalent les gazons de Chara IbrmanL: 7" La Charaie. Du Portait Bout du Lac au 'promontoire de Duingt. (Section A-B., flg. 10.) La côte se dirige sans articulations du sud au nord et ne pré- sente i)artout qu'une beine excessivement réduite. On en trouve une sensible en face du hameau de Bredannaz, à cause d'un ancien cône do déjection. Au nord de ce point, le lac a entanK" les alluvions fluvio-glaciaires qui s'élèvent à une assez grande hauteur et la live est, par suite, caillouteuse et très déclive. Les associations littorales se composent d'une zone de Carex, Magno-Caricaie, très réduite, piquée de quelques Saules buisson- nants : SaVix cinerea,S.alba,S.i)ur})iu'ca etd'A/;r?^s• ivicana. Jusqu'au niveau de Bredannaz, une zone continue de Joncs jalonne la côte, pénétrée ça et là par de rares taches de Roseaux. — 324 — Au port (le Duingt, où la profondeur do l'oau augmente brus- (|uenient,se développe une belle Perfoliati-Potamaie avec groupes d'associations de Polygo7iUïn amphihlum var. milans et de Nuphar luteum, tandis que le fond est tapissé des gazons noirs de Naias major. Une zone très clairsemée de Scirpes entoure le promontoire du château de Duingt; on retrouve également au large une Scirpaie très réduite autour des gros cailloux qui servent de soubassement à la balise du haut fond du Roselet. Du promontoire de Duingt au delta du Laudon. (Section B-C, fig. ll-I.) En contournant le promontoire de Duingt, on ne rencontre qu'une Phragmitaie très lâche avec Scirpes disséminés. La présence de trois petits ports, où la profondeur est un peu plus grande, détermine des anses abritées où l'eau est tranquille. Dans la première nagent les feuilles de Polygonum mnphi- bium; dans la deuxième se groupent Typha latifolia, Alisma plantago, Lemna w?,/nor; dans la troisième où Typha laii- folia domine, végètent Potamogeton pecfmafas, Nuphar luteum, Polygonum amphibium abondants, Sch-jj/ts lacus- tris, Alisma plantago, Slachys palaslris, Glyco-ia aqua- tica parsemés. En dehors, les Scirpes forment une zone enveloppée elle-même par une Phragmitaie très dense (pi. I). A l'ouest s'étend une prairie marécageuse à Roseaux domi- nants et à Joncs disséminés, dont les éléments caractéristiques sont : abondants : Phagmitcs rulgaris, Caltha palnstris, Œnanfhe Lachenalii, Spiram idmaria; parsemés : Juncus oUusiflorus, Epipadis palustris, Lotus uligiuosns, Sca- hiosa siœcisa, Lyshnachia mdgaris, Cirsium palu.slre, Angelica sylvestris, Lychnis ffos cucidli, Lyfhriim sali- caria, Soyeria paludosa (1). Cette prairie va se raccorder à une association de Carex stricia et C paludosa formant Magno-Caricaie appujée par un (1) La présence, en cet endroit, de cette plante montagnarde estintéressante comme exemple à rapprocher de Tofieldia, d'adaptation d'une plante à une basse altitude. — 325 — cordon littoral de débris de })lantes apportées par les vagues, au delà de laquelle Polygonum ajnphibium var. terrestre, Equisetum limosum et Heteocharis palustris envahissent une Typliaie entourée par une mince Scirpaie et une large Phragmitaie (pi. III-2). En face l'église de Duingt, un marais du même type se con- tinue avec Phragmites dominants, pénétrant une Strictaie bordée de Saules et d'Aulnes, reliée à une vaste Phragmito-Scirpaie. Tout le sol de cette Roselière est littéralement jonché de cailloux sculptés, les tiges elles-mêmes sont fortement inci'ustées (v. fig. 13-1, cliap. suivant), et cette formation particulière va se continuer très développée jusqu'au delà du delta du Laudon. Dans ce marais se rencontrent })arsomés : Pedicularis palastris Bijperlcuni tetrapteram, Scutellaria galeri- cnlata, Equisetum pjalustre, Senecio pjaludosas. Avant le ruisseau d'Entrevernes, la Scirpaie devient très réduite, envahie par la Caricaie. Dans le marais et la prairie humide (jui bordent le ruisseau s'associent aux Carex les Jititcus oblasiffoi'us disséminés. La Caricaie est envahie par les Phragmites. Au delà du ruisseau, la prairie marécageuse bordée sur le littoral par les mottes de Carex ■s,trlcta, se relie à une Scir})aie et à une Phragmitaie qui très vaste s'étend fort loin sur la beine. Les groupes d'associations qui constituaient la végétation de ce marais sont, dominants : Juncus obtusifforus,Schœnus nigri- caiis ; abondants : Carex ftfcva associé à des gazons de C. Dacalliana ; parsemés : Phrag/nites rulgai'is, (Ena)ithe LaclienaUÏ, Orchis palustris, Epj'ipactis palustris , Parnas- sia palustris, Orchis latifulia, Lgsijnachia vulgaris, Pedicularis palustris ; ti'ès parsemés : buissons de Rharnuus frangula. Le cône de déjection du torrent de Bourdon interrompt brus- quement la série des associations littorales en ne laissant sub- sister qu'une Caricaie très réduite (pi. VL2). Cette station offre un exemple intéressant de la prise de possession du terrain con(juis sur le domaine du lac par la végé- tation sylvati(jue. 1° Arbres : dominants : Alnus incana, Popmlus nigra; abondants: Scdix es associations littorales. — I lie Duiiigt au Laiuloii (section 1!-C); 11. tlu Laiulon à Sevrier (section (>1>); Ml. La côte et la falaise du lîoc de Chère de Meiithon à Talloires. (Sect. H-K du plan, v. fig. 1*2 ) — 328 — tivement complète au débarcadère des bateaux. Une véritable Molinaie s'(''tablit, avec larges taches très pures de Schœmis nigiHcar/s dans la prairie humide à Juncus ohtiisifloriis . Les autres éléments floristiques sont : abondants : Eqn'isetum palustre, PotentUla tomnentïUa ; i)arsemés : Lyswiachia vulgaris, Thalictrum flavum, Epipactis palustris, 09'chis latifoUa, Gnlium idiginosum, Œnanthe Lachenalii, avec rares individus de Chlora perfoliata. Dans la Caricaie à taches de Menyanthes trifoliata pénétrée par la Phragmitaie avec Scirpes au large, en face le hameau de Sales s'étend une prairie marécageuse avec Equisetiun pa- lust7'e et Tofieldia calyculata très parsemé; quelques buissons (X'Alnus (jlutinosa, Salix triandra, S. jyurjnirea, S. t?Han- dra X cinerea, piquent çà et là le tapis végétal. L'avancée sur le domaine du lac du cône de déjection du Laudon amène encore la discontinuité dans les associations littorales. Ce cône peut être considéré comme une Phragmitaie envahie par les alluvions d'où surgissent encore parsemés He- leocharis, Typha, Scirpus, Phrag mites, Eqidsetum,Carex avec prise de possession du terrain -^diTScdix alha et S. triandra. Une barre de galets, sorte de cordon littoral, exhausse le sol à l'embouchure du Laudon, réduisant au minimum, par ce changement de conditions de milieu, l'ancienne végétation lacustre. On reconnaît sur le delta de ce torrent les stades successifs de l'envahissement de la végétation forestière. Apparition des plantes d'alluvion, premiei-s pionniers de la consolidation du sol : Hippophae rhamnoides, Salix iticana, Popidus nigra, dont les longues racines traçantes affermissent le terrain, puis de la végétation sylvatique : Euphorljia, Lïgustrum; élimi- nation progressive des éléments du marécage : Phragmites, Sciiyes et prédominance de Molinia cœridea. Enfin les arbres prenant rapidement le dessus constituent un étage dominant surmontant un sous-bois formé par les espèces arbustives : 1° Arbres : dominants : Salix incana, Alnus incana, Po- pidas itlgra; abondants: S. triandra, S. purpnir-ea; i^arse- més : Salix alha ; 2" Arbustes : abondants : Hippophae rhamnoides, Fran- gida vidgaris, Ligustriim vidgare, Euphorhia amygda- loides; parsemés : Clematis vitalba ; — 329 — 3° Tapis herbacé : dominants : Molinia cœrulea qui devient de plus en plus abondant à mesure que les Phragmites dispa- raissent ; parsemés : Calamagï^ostis Epigeios, Agrostis alba, Brachypodiiun jyi'iiinaïuni . Du delta du Laiidon à Sevritr (Section C.-D., fig. 11-11.) Le caractère topograplii(|ue de cette région est l'existence d'une beine parfois extrêmement large et d'une faible profondeur, la disparition de la prairie humide et des marécages par suite de l'exlension des cultures jusiju'au bord du lac. Sur la rive gauche du Laudon s'étend un marais à Schœnus nigricans associés à des rares Phragmites. Il est bordé par une Caricaie réduite où poussent Salix incana, Alnus iticana, 1^7'angula mdgaris, Fraœinus excelsior, Spirœa idmaria. Le tapis lierbacé est constitué par Eriophorufn latifolmm et Schœnus nigtncaus dominants, avec parsemés : Ch^sium palustre, Lyshnachia mdgayis, Trifolium pratense, Orchis conopea, 0)'chis bifolia, 0. maculata. A la hauteur de la Tuileiie s'étend une assez vaste Equisetaie se continuant par une Nupharaie (Nuphar hdeimi) qui pénètre la Scirpaie bordée au large par une Phragmitaie. Dans l'eau plus profonde végètent: Potamogeton perfoliatus, P. crisjnis, Char a fœthla (pi. V-1). C'est ensuite la répétition du marais à Joncs à /. obtusifforus et Eriophorum latifolium dominants, et un groupe d'associa- tions assez marqué de Car ex Davaliana et C. paiiicea . Au delà du promontoire débouche le ruisseau de la Planche, sur le cône de déjection duquel la végétation forestière s'est établie avec éléments connus. Arbres : Popidus nigra, Fagus sylvatica, SaUœ incana, Fraj-inns eœcelsior, Alnus glutinosa, Quercus sess'iliflora . Arbustes : Ligustrum vulgare, Frangula vulgaris, Spirœa ubnaria. Le tapis herbacé possède encore l'empreinte de la végétation palusti-e : MoUnta cœrulea, Carex stricta, Phragmites par- semés. 21 — 330 — Plus loin, le marais à Joncs et à Schœnus présente quelques pieds isolés de Tofiehlia cahjculala, tandis que la Caricaie qui le borde envahit tout le littoral qui devient très humide avec Menyanthes trifoUata douiinant et, parsemés : Erlophorum latifoliuyn, Tofieldia calyculata, Mcntha aquatica, Lych- nis fîos cuciilli, Iris pseudo acorus. Dans la prairie près de la gare de Sevrier, le tapis végétal est émaillé d'une belle association de Gentkina pneivmonanthe. Dans toute la région décrite ci-dessus s'étend une énorme Roselière, avec invertissement dans la règle des Phragmites et des Joncs. En quelques points ceux-ci jalonnent le bord, séparés par une vaste étendue stérile limoneuse semée de concrétions tufeuses, au delà de laquelle la Phragmitaie s'étend sur une largeur de 3 à 400 mètrt;s (pi. IV-1). Aux embouchures des ruisseaux, contre les jetées, s'organisent des Potamaies, envahies parfois par la Charaie et piquées en deux endroits de taches d'une Nupharaie très réduite. De Sevrier à la Puya. (Section D-E, lig. 12.) Depuis le chemin de l'église de Sevrier, sur une certaine éten- due, se développe une ceinture littorale de Scirpes plus ou moins pénétrée par les Phi'agmites. Dans l'anse, où débouche un ruis- seau dont les alluvions limoneuses ont constitué un tei-rain favo- rable pour les Roseaux, les Joncs n'existent ])lus. Là prend place une énorme Phragmitaie formant une épaisse brousse de 3 à 3'"50 de hauteur et qui s'étend jusqu'à 150 mètres sur la beine. Les fourrés de Scirpes recommencent avec des taches loin- taines de Phragmites. — A })ai'tir du sentier qui passe sous la voie du chemin de fer, il y a inversion peu imi)ortante dans les éléments de la Roselière. . Jusqu'à la tour du Cellier, les associations d*^ limnophytes se réduisent à des buissons de Myinophylles mêlés à des gazons de Char a; une Caricaie représentée par des touffes isolées de C. stricta, piquée ca et là d'Abius glutinosa et de Salix hicana, se relie à la })rairie cultivée par une Molinaie aux individus assez parsemés. Les Phragmites s'étendent alors sur' la beine l'ecouverte de cailloux à incrustations tufeuses et bordée vers le larg<' pnr nue Charaie {('. fœtida, C. aspera). — 331 — En arri^-ant à l'esijlanade do l'hôtel Beau-Rivage, quelques Scii'pes (environnent le débarcadère dont les pilotis s'enfoncent dans une végétation dense de Myriophylles et de Potamogeton perfoliatus. Puis la profondeur s'accuse rapidement, quelques toulFes de Scirpes jalonnent le rivage. Après le liangar de bateaux, une petite plage permet l'établis- sement d'une Caricaie avec pieds disséminés de Juncus g/aucus. Tout près du bord s'installent Cerafophi/lhun demersum dans une Potamaie à P. natans, P. perfoliatus et Myriopjhyl- liun spicatum. Au large, dans le bleu, transparaissent les gazons de Cliara {Ch. ccratop)hylla associé à Cli. fœtida) Les mêmes associations se continuent jus({u'au promontoire de la Puya où, sur les blocs à demi submergés et sur les murs de sou- tènement, végète la florule des mousses décrites plus haut dans la Brjophytaie. De la Ptiya au Port d'Annecy. (Section E-E', fig. 12.) La beine reparait encore peu développée. La côte se jalonne de Scirpes et de Phragmites. Dans l'eau peu profonde croissent : Potamogeton lucens, P. densits, Polygonitm amphibimn, Utricidaria riilgarls. La lisière du rivage est formée par une Caricaie où végètent : Salix capraea, S. cinerea, S. alba, Stachys palustris, Heleocharis pjalustris, Spirœa ulmaina, Polygommi ainphilniun var. terrestre, Equisetimi palustre, Scrophidaria nodosa, Eupatorium canrHibinum. La beine s'élargit de plus en plus; les gazons de Cliara C. ceratojjhylta, associés à Naias major, atteignent presque le bord et contournent la jetée. C'est là qu'apparaissent les con- crétions tufeuses de plus en plus nombreuses, jonchant le sol. Dans le Port (Thioux) et le canal du Vassé, la profondeur de l'eau permet l'établissement des associations habituelles de la Cliaraie et de la Potamaie. A l'entrée, végètent isolés quelques pieds de Numphar lidcnm, associés à de rares Joncs. La Charaie est représentée par des gazons de Char a fœtida., mêlés à Ch. aspera var. curta et à quelques rares Nitella flexilis. La Potamaie comprend : Potamogeton perfoliatus, P. — 332 — densus, P. crispus, P. lucens, P. pectinatiis, P. pusil- lus, associés aux formes do Renoncules aquatiques, Rammcu- lus (Batracliium) tricJiophyUus, R. divaricatus. Du Port d'Annecy à Chavoire. (Section E'-F-G, flg. 12.) Une large beine s'étend dans toute la partie nord du lac, qu'elle borde depuis la Préfecture jusqu'à la Tour en diminuant d'importance à la pointe d'Albignv. Là se développent en abondance les gazons de Cliara, C. gym- nophijlla, C. fœtlda, C. gymnophylla, associés à quelques buissons de Myropjhyllam spicaUmi et des groupes isolés de Potamogeton perfoliaius, et P. densus. Le sol est ici abondamment jonclié, autour de l'ile des Cygnes, de concrétions tufeuses. Les murs de soutènement de l'avenue Eugène Sue, qui borde le lac, sont garnis de quebpies mousses : Barhula vineaUs, B. recurvtfoUa, Grimmiapidvinata, G.apocarpa, Euryn- chium crassinervimn: Une zone continue de Scirpes con- tourne la presqu'île d'Albigny avec bordure externe de Plirag- mites. La prairie Immide, dans cette partie, est une Caricaie bien déterminée av(;c Salue cinerea, S. pui'purea et caractérisée par l'associatign de Carex qui se pénètrent mutuellement : C. stricta, C. disticha avec parsemés : C. Daraliana, C. pidi- caris et une petite forme de C. disfans, isolé à souche rampante et ne s'organisant pas en touties. Les plantes habituelles des prairies humides forment ici le tapis végétal : Sparganium ramosion, Caltha palustris, .Scirpus compressus, Cardamine pratensis, Valeriana dioica, Colchicum autumnale, Polygakc depressa, Pedicu- laris pcdustris, Sph^œa idma7na et une mousse abondante Clhnachim dendroides. Au delà de la presqu'île s'étend un petit marécage envahi par une belle Caricaie en tourtes discontinues: C. stricta, C. disticha associés. Dans les flaques d'eau végètent : NyinjdKca alha, Lemna niinor, Equisetum limosum, Amblys/egitnn ripa- — 333 — f\ Port de [3 •foin- II) Fort ■■/<• h Tour (l) F la Tuua E GRAND LAC 5eclu)tis D-E , E-r , F-O /V' S^Mn;\^^f jTvUxptcto-luJii fi.A\jn£x acA cx<,4or;ittl*ons vejeUii'» ("ArùrTie vvvvv Jf 1 rpa. i e llllllll FhrAgmLtAU = = = Pot A niAi e 00000 Charaie «xnx« Scktzoti iCAie letr^ Albifni/ ■< \s.Jlmtlte CARTE DU LAC DANNECY montv.int les réglons ei,ibUes pour la descriptùcn des ASiocLcitLon^ i/eçi'étAles . Fig. 12. — Les associations littorales. — De Sevrier à la Fiiya (section U-E). — Le port d'Annecy, la beine nord et les marécages d'Albig-ny (section E-E'-F). — La côte de Chavoire (section F-G). — 334 — rium. Contre la jetée, dans l'eau profonde : l'otnmogeton Incens, P. densus, P. pectinatus, P. pusillus, P. pe^^folia- fus, Myriophyllum verticïllatum. Cette Potamaie se relie à une Caricaie avec SeJiecio paliulo- sus et Equisetum limosum dominants. Il y a à remarquer ici l'alluvionnement progressif déterminé par un cordon littoral de débris de Roseaux et de Joncs. L'herbe finit par s'y installer et c'est un processus de la prise de posses- sion de la terre ferme sur le domaine du lac. La Scirpaie clairsemée se maintient assez loin du rivage et les fourrés de Roseaux forment au large un rideau compact. A l'embouchure du ruisseau d'Albigny s'établit Careœ ripciria. Sur ces bords croissent : Tris pjseudo aco7ms,Alismr/ plantago; dans l'eau flottent les tiges de Panunculus dircwl- catus. Au delà s'étend une large Caricaie formée par l'association de C. stricta, C. pjcdiidosa, C. aciUa, et Equisetuyn limosum, Caltha palustris, Heleocharis pahistris qui végètent presque en contact avec la Scirpaie. Au premier port de la Tour s'établit une Potamaie dont les espèces rej^résentatives sont Myruypliylluin spiccUum et Polygonum amx)hîhium var. natans. Les Scirpes bordent le rivage jusqu'au deuxième port ombragé de la Tour dont l'eau tranquille abrite Potamogeton crispus, P. pcrfoliatus, Myriophyllum spicatum (pi. II). Jusqu'au port de Chavoire, il y a alternance de Scirpes et de Roseaux avec tufs lacusti'es (pi IV-2). Le rivage est bordé d'une Magno-Caricaie réduite à queLjues touffes de C. stricta au-dessus desquelles s'élèvent des buissons de Salix pmrprurea et S. cinerea. Plus au large s'étend une ceinture littorale de Potamogeton p)erfoliatus et des gazons de la belle Chara ceratophylla particulièrement abondante au-dessous de la roche Margeria. Les murs qui soutiennent les terrains des propriétés riveraines ont empêché le dévelop])ement des associations litto- rales, qui se réduisent à quelques îlots Scirpes en dedans d'une zone constante de Potamots et de Chara. 335 — A' Ohaooire aux hains de Menthon. (Section (î-II.) Los terrains cultivés (|iu arrivent jus({u'au bord du lac, soute- nus parfois par dos murs en pierres sèches, ont notablement con- tribué à modifier la physionomie végétale de cette partie du littoral. La côte est en outre très déclive. Seules, les associa- tions de limnophytes subsistent : Scirpes alternant avec les Roseaux, invertis rarement. Une zone continue do Potamots et de Chara forme la bordure interne. La Caricaie est réduite à rpielques touftes de C. stricta ou à des buissons de Salix cine- rea, S. incana, S. alba, S. fragilis, Cornus sanguinea au- dessus desquelles s'élèvent Populns nuira et quelques rares individus iXUlmns camjjestris. La profondeur augmente brus(|uementdans l'anse de Menthon. La Potaraaie s'étend ici tout le long du rivage piquée de rares touffes de Scirpes. La Falaise du Roc de Chère. (Section H-K, fîg. 11 -III.) Au sud des Bains s'élève Ijrusquement une énorme falaise urgoaienne, à i)ic sur le lac, au delà de laquelle une faille déter- mine un dénivellement qui ramène la masse urgonionne infé- rieure au niveau de l'eau. — Puis celle-ci se relève lentement pour atteindre son maximum à la Grotte des Oiseaux et retomber après deux ondulations synclinales au nord de la baie de Talloires. Dans ces conditions, il n'y a guère de place pour l'établisse- ment des associations littorales. Ces associations n'existent pas, en raison de la profondeur des eaux jusqu'à la faille occidentale. Sur la grande falaise s'ac- crochent des espèces xérophytes supportant les conditions de chaleur et de sécheresse particulières à ces parois ensoleillées et s'échaufïant fortement. Dans les fissures croissent de rares Q^«erc?f.s scs.si/^'/forrt et les espèces n^rhusHYes Amelanchier vulgaris, Cerasus nuiha- leb, Juniperus communis. Les plantes herbacées sont repré- sentées par Sesleria cœridea,Ge7rinium scmgitmeitm, Silène nutans, Hippoc7'epfs comosa, Semperviimm tectorum, Pencedanum cervaria, Aethionema saxatile. On aperçoit, cramponnés à des hauteurs inaccessibles, deux éléments carac- — 336 — téristiques des parois rocheuses : PotentiUa caulescens, Hiera- ciimi Jacquini ; enfin des fougères xéropliiles : Aspleniiun, Polypodium serratnm, Ceterach offlcinariun. Quelques an fractuosités ou grottes, dans lesquelles l'eau pénètre au niveau du lac, sont des stations favorables où végètent, dans une atmosphère humide, l'intéressant A(:/i«n/^?^?;? capilhisVene- ris, dont les touffes chétives sont constamment arrosées par les embruns des vagues (1). La côte se relève ensuite et les éboulis rocheux de la falaise ont permis l'établissement d'une très petite Caricaie où quelques touffes de C. sticta et (Y Hcicocharis pahtstris mêlés à Scirpus lacushHs ont pris pied au niveau de l'eau. Au-dessus, presque en contact, Frangitla rulgaris, Rhamnnis cathartica, Rh. alpina mêlent leurs chétifs buissons à quelques Saline purpu- rea, S. incana, S. alba disséminés. Enfin PopuJus nigra, Alnus incana forment les éléments raréfiés d'une Saulaie. Aux environs de la Grotte des Oiseaux, une petite plage donne prise à une Molinaie composée de Molinia coeridea, mêlé à Carex strïcta, et aux espèces habituelles des marécages : Lysl- machia vulgaris, Lgthriun salicaria, Œnanthe Lachenalii, envahie par quelques Scirpes et Phragmites disséminés. Au-dessus, sur les falaises plus ou moins abruptes, se sont éta- blies des colonies xérothermiques et l'aire du Buis décrites en grand détail par Ph. Guinier(1oc. cit.) et sur lesquelles il est superflu de revenir ici. L'anse profonde de Talloircs se raccorde par une courbe gra- cieuse aux pentes broussailleuses et très rapides de la partie méri- dionale du Roc, et la profondeur qui devient moindre détermine un changement dans les associations littorales. Celles-ci se réduisent à quelques touffes de Scirpes en bordui'c d'une large zone de Potamots et de Myriophylles. . Du marais de Verthier à la haie de Talloires. (Section K-L, fig. 10.) La puissante Roselière qui s'étend depuis l'embouchure de l'Eau morte en fourrés comi)acts ou en groupes d'associations (l) Ph. Guinier, « Le Roc de Clière, Etude phytogéographique ». Revice savoîsienne, 1900-1907. - 337 — (Joncs ci Roseaux) devient de moins en moins dense à mesun^ qu'on s'avance vers l'est. Cette Phragmito-Scirpaie se termine l)iMis(]uement au coude de la route de Talloires. En ce point, le domaine du lac s'affirme, et la ceinture littorale se sim])lifie. — Les Pliragmites disparais- sent presque complètement et on ne trouve plus maintenant que des taches isolées de Scirpes qui jalonnent la rive dans une zone large de 1 à 3 mètres. Cette particularité est commune avec la rive opposée du Petit lac, on la notera constamment jusqu'à Talloires. Si on se ra|)pelle certains faits de la biologie des Roseaux et des Joncs, on se ren- dra compte que si les Joncs existent ici, c'est à cause des condi- tions de station : berge très déclive, formée d'éboulis caillouteux. Les Roseaux, faute du beino limoneuse et meuble, ne peuvent y prendre pied. La ceinture très disjointe des Joncs se continue jusqu'après le cône de déjection du p(itit torrent des Balmettes où les Phrag- mites reparaissent par ilôts très peu denses. Ceux-ci se conti- nuent très disséminés pour contourner le ])romontoire d'Angon, où des Potamaies très réduites avec Naias major s'installent. Le cordon littoral des Joncs se continue jusqu'au port de Tal- loires. La Caricaie n'existe pour ainsi dire pas depuis l'extrémité sud de la cote orientale jusqu'à Talloires; elle est représentée par de rares touffes de grands Carex, ceinture très lâche, piquée ça et là de buissons d'Aulnes, de Saules blancs et cendrés. Les cônes de déjection des torrents donnent prise, suivant la règle, à l'envahissement -de la végétation sylvatique avec ses éléments habituels. — 338 VII LES MICROPHYTES LITTORALES. Los associations littorales ayant été décrites en ce qui concerne les Macroplijtes ( Pluinùi'ogames, Mousses, Characées), il reste à étudier d'autres plantes qui sont fixées au sol ou sur les corps étrangers, ou bien reposent sur le limon dans la région littorale et qui appartiennent aux Microphytes. Les conditions écologiques qui permettent le développement de cette flore microj)liytique du littoral se rencontrent dans l)lusieurs stations distinctes : les murs des quais, les pilotis, les blocs alternativement émergés et recouverts par les eaux, la zone submergée des cailloux de la grève, l'embouchure des ruis- seaux ; enfin, les plate-formes constituées par la beine où des algues Schizophycées, décalcifiant l'eau avec énergie, édifient les intéressantes concrétions tufeuses du lac, où aussi d'autres algues du même groupe corrodent les pierres et contribuent, par un curieux j)rocessus de carie, à la formation des cailloux sculptés. Un simple coup d'œil sur les rives du lac permet de se rendiv compte qu'il existe une certaine localisation, pres({ue de la, régu- larité, dans l'ensemble do la distribution des associations litto- rales de Microphytes. Lorsiju'on suit les quais (jui bordent les émissaires du lac et aussi ceux du jardin public, on a])erçoit d'abord, au travers de l'eau verte et cristalline, un type de végétation particulier. Sur le fond limoneux des canaux, près du bord, s'étendent de larges plaques lichenoides brunes ou à reflets verdàtres, dont le œntour est comme godronné et légèrement soulevé. Elles déve- loi)pent leur tapis velouté souvent sur une largeur de plusieurs décimètres. C'est V Oscilla foria limosa Agardli. = 0. Froeli- chii Ktz. GoMONT (1), p. 230, pi. VI, f. 13, très développée en hiver, mais qui devient rare en été. A côté vivent en association (1) GoMONT, "Monographie des Oscillarièes ••. Ann. de lu. Soc. nat. Bot., T série, t. XV et XVI. — 339 — avec la précédente : Phormidium farosum var. (3 Gom. * (1), GoMONT, loc. cit., p. 200, pi. V. f. 13, Phormidium Retzil Gom. form. 7mpestris'^'= Ph. rupesfre Ktz. Dans le feutrage eompact forme par les longs tricliomes de ces Oscillariées vivent de nombreuses Diatomées : Stauroneis anceps Ehr. et Cyma- topleura solea var. apicidata Pritch. Les mêmes Oscillaires s'accrochent à la partie submergée des pilotis des embarcadères en compagnie d'autres curieuses Diato- mées agglomérées en chaînes dans une gelée muqueuse : Schizo- nema lacustre Ag. = CoUetonema lacustre Ktz., dont les colonies se découpent en franges brimes mêlées aux lanières blanchâtres, décolorées, des Oscillaires mortes. Ce tapis sombre et ces buissons sont égayés par la note claire des Conjuguées vertes : Zygnemées, Spirogyrées, dont les filaments croissent et s'agglomèrent en masses floconneuses qui sont emportées ensuite par les courants et deviennent erratiques dans les eaux du lac. Vers la fin de l'hiver apparaissent sur les gazons de Cliara, qui tapissent le fond de l'eau, de singulières boules blan- châtres, petites masses mmpieuses de quelques millimètres à 2 centimètres de diamètre, qui sont piquées d'une multitude de points d'un vert clair. Ce sont les colonies d'un Infusoire : Ophrydium rersatile, dans la gelée duquel vivent en symbiose des AÎgues vertes, ChloreUa spec. Dans la masse se meuvent en quantités innombrables de très petites Diatomées : Nitzschia minutissinta Gm. Sur les mêmes gazons et les rameaux touftus des Myriophylles reposent en gros flocons verts les filaments enchevêtrés de Mougeotia genuflcxa Ktz., arrachés aux pierres du rivage et dont l'isolement de leur substratum habituel n'entrave pas l'activité végétative. Au milieu des cordons littoraux de débris organiques ou sur la grève exondée gisent çà et là des coquilles vides d'xVnodontes, dont (|U('l({ues-unes sont recouvertes près de la charnière de taches gris verdàtre plus ou moins confluentes, qui sont formées par les filaments rampants de Gojigi'osira codiolifera Chodat, algue perforante jouant également un certain rôle dans la carie des pierres. (1) Les algues marquées d'un * ont été soumises à l'examen de M. Gomont, qui, très obligeamment, a bien voulu les déterminer. — 340 — La Tolypotricaie. — Au niveau oxact do la surface de l'eau, les murs des quais, les degrés des escaliers, les blocs à demi submergés sont frangés d'une lisière absolument continue de houppes noirâtres qui ondulent sous l'action des vagues. Cette zone est habitée par les groupes d'associations de Toly- pothrix lanata Wartm. et Tolyp. penicillata Thuret *, dont les filaments servent de support à certaines Diatomées : Cocco- neis placentula Ehr. et Achnantes exilis Ktz., qui dresse sur de graciles pédoncules ses frustules rigides. En février et mars, ces Tohjpothrlx présentent leur maximum de développe- ment. Leur activité biologique est soumise au degré de hauteur des eaux ; quand celles-ci baissent, les algues se dessèchent et forment un enduit noirâtre caractéristique qui marque la zone constante de cette association, la Tolypotricaie, que l'on ren- contre tout le long du littoral du lac (pi. III-l). Les Mousses submergées servent également de support à Tohjpothrix distoria Ktz., auxquelles viennent se mêler les houppes vert bleu de PIcctonema Tomasiîiianum, Bornet * = PI. mirahlle Thuret. A l'embouchure des ruisseaux, sur les pierres lavées par l'eau vive, s'installent les rameaux bruns piqués d'un chapelet de' glomérules sombres <\q Batrachospcrmum 7noniJiforme Ktz. (que l'on trouve également, mais de taille très réduite, sur les pierres de la beine Nord) et les élégantes touffes pourpres de Bangia atropwpjurea (Dillw.) Ag. Certaines parties du littoral, où la grève est très décli^'e et bordée d'une série d'enrochements ou d'éboulis de cailloux sub- mergés, sont des stations spéciales soumises à divers facteurs climatiques : éclairage intense, changements de température de grande amplitude, alternatives de sécheresse et d'humidité (côte depuis la Puya jusqu'à Beaurivage et tout le littoral est du lac). ■ Les gros blocs à demi submergés, les murs de soutènement des quais sont parfois creusés de cavités peu profondes où l'eau s'accumule par l'action des vagues ou des embruns. Dans ces petits bassins se développent des enduits d'un beau rouge dus à une Volvocinée, Sphaerella lacustris Wittr. = Chlamydo- coccus pduvialis A. Br. Par suite de la sécheresse, cette Algue constitue ufie couche brun grisâtre, mais elle recommence à végéter dès qu'elle se trouve soumise à l'action d'une humidité — 341 — prolongée. Sur ces blocs s'accrochent également les croûtes mamelonnées de divers Nostocs. La Chlorophycaie. — Nous avons vu (ju'au niveau de l'eau s'étale toujours le cordon littoral de la Toljpotricaie, mais, en dessous de cette zone, surtout au printemps et en été, les pierres complètement submergées de la grève de 0'"50 à 1 mètre de pro- fondeur se recouvrent uniformément d'une toison lâche d'un beau vert formée })ar les filaments enchevêtrés et ramifiés de CJddophord gloinerata, mêlés aux gazons soyeux vert jaune des Ulothrlx zonata et aux touffes des VaucJicria (jemïnata et surtout de Mougeotia genufleuoa dominants. Il existe donc ici un groupe d'associations que l'on peut consi- dérer comme une Clorophycaie très nette. La Diatomaie. — Pendant l'hiver, les mêmes pierres innnergées se recouvrent d'un mucus jaune brun, véritable tapis végétal composé en majeure partie de Diatomées où les espèces dominantes, Gomphonejna oUvaceum, G. inti'icatHm,t\reiisent leurs buissons aux ])édoncules enchevêtrés, parmi lesquels se déroulent les longs chapelets articulés de Diatoma mdgare et D. grande au milieu desquels glissent les fines aiguilles des Synedra et les délicats fuseaux des Naficula. Voici donc encore un autre groupe d'associations, la Diato- maie représentée par l'enduit muqueux des cailloux submer- gés et qui pénètre presque toujours la Chlorophjcaie. La Sehizotricaie. — Une autre formation des })lus remar- quables est constituêo tout le long des grèves et sur les parties de la beinc les plus voisines du littoral, \ràv des cailloux couverts d'incrustations calcaires, spongieuses et grisâtres. Cette couche est, comme nous le verrons dans le chapitre suivant, le résultat d'une décalcification des eaux due à un phénomène biologique. A la surface de ces tufs s'accrochent les coussinets d'un beau vert de Chœtophora tuherculata, les thalles d'un vert gai de Bidbochœte setigc7'a, de Coleochœte imlmncda, les rosettes des CoJeochœte scutata, enfin, ça et là les mamelons noirâtres de Scytonema turfaceimi Cooke = Smjsi'plion pulcuiatus Breb. Les tufs sont sillonnés eux-mêmes dans toute leur épaisseur par les filaments morts ou vivants de certaines Oscillariées — 342 — ai)partenant au genro Schizothriœ, formant im groupe d'associations, la Sciiizotiiricaie, spécial à la région des conci'é- tions calcaires (v. cliap. suivant). La Desmidiaie. — Un autre groupe d'associations trouve son liabitat dans la zone de la Roselière. Les tiges des Pliragrûites et des Scirpes sont recouvertes, dans toute la partie qui se trouve au- dessous de l'eau, d'une sorte d'enduit muqueux, de couleur jaunâtre, où l'on rencontre une foule d'organismes. Des dépôts tufeux garnissent également les tiges (flg. 13-1) et leur origin(> est la même que celle des cailloux incrustés. Tous les groupes d'associations précédents se trouvent réunis dans cette station particulière. Ici apparaissent, en raison des conditions de station marécageuse, les Dcsmidiées, représentées par une demi-dou- zaine d'espèces seulement. On remarquera la pauM'elé du lac d'Annecy en fait de Desmidiées. Ces algues n'existent pas dans la flore pélagique (1), à cause de la grande pureté des eaux et l'absence à peu près complète des matières organiques. Les points les plus favorables à leur végétation se rencontrent préci- sément dans la région de la bcine marécageuse, où les Roseaux et les Joncs abondent ; les fragments de ces plantes tombent au fond de l'eau et la macération superficielle des tissus où s'installent les mousses blanchâtres de Cludothrix dichotoina Colin est une condition des meilleures pour le développement de ces algues. Leur localisation dans la Roselière permet de détei'ininer ])Our cette région une association spéciale de iiiicro- pliytes, la Desmidiaie. (1) La seule Desmidiée que j'ai rencontrée dans mes pêches de surface Ilyalutheca dissilicas, provenait d'un trait de filet donné en avant du maré- cage d'Albigny. Cette algue doit donc être considérée seuleirient comme un élément planctonique de marais mélangé à la flore pélagique lacustre. — 343 — Eléments de la flore microphytiqiie littorale ALGAE (1) V Classe : Floride ae Batrachospermum ^nonilifornu' Kotli., emboucluuv des ruisseaux et pierres de la Beine N. Bangid airojiurpurra Dilw., emboueliure du ruisseau des Marquisats. 3'' Classe : Chloropiiyceae !"■ Ordre : Confkrvoideae Coleochœte pulmnata A. Braun, sur les pierres de la beiue. (L scutata Breb., enduit des Roseaux, tufs de la b(>ine. C. soluta Pringsli., enduit des Roseaux. Bulhocha'te setigera (Rotli) Ag., enduit des eailloux, nièlé avec les Spirogyres ; sur les tufs. B. nana Wittr., tufs de la beine. Aphanochœterepens A. Br., sur filaments de Spirogyre. Ulothrùic zonata Web., sur les pierres. Chœtophora tubcrcidosa Roth., pierres et mousses sub- mergées. C. longipUa Ktz., sui" les [)ierres de la beine et du littoral. Draparudldia glomcrata Vaueli., a^•ec Spirogyres. Stigeockmium JongtpUmn Ktz., avec les Bulbocliœte sur les pierres et les tufs de la beine. S. nanmn (Dillw) Ktz., sur les pierres du littoral. Cladopliora glomerata Ktz., sur les tufs, les })ierres du littoral, les mousses submergées. 2'' Ordre : Sipiioneae Vaucheria ornithocephala Ag. var. sericealAw^h., parmi les Cladopliora, sur les pierres. T^. gotiiixda D. C, sur les cailloux du littoral. (1) D'après la classification De Toxi : Si/Iloijr nhjarinn omniian hucvs que coynitarnm. Padua LS89-1S94. 344 3*^ Ordre : Protococcuidak Chlnmydococcus pluvialis A. Br. = Sphaerefla lacuslris Wiltr , sur les pierres et les blocs périodiquement inondés. Gongrosh^a codiolifori Cliodat., sur les pierres incrustées de calcaire et sur les coquilles vides d'Anodontes. Scenedesmus quadricaudaBreh., enduit des Roseaux. Pediastrimi Boryammi Menegb., parmi les mousses immer- gées, les Toljpotlirix et dans l'enduit muqueux des cailloux. Trentepohlia umhrina Ag., en couche rouge à la base et sur les racines des peu})liers et des saules lavés i)ar les vagues à Talloircs. 4® Ordre Con.tugatae Mougeotia par vida Hass., enduit des Scir])es. Mougeotia genufiexa Ag = Mesocaipus jjlenrocarpus de By., sur les pierres et en gros flocons reposant sur les gazons de Ciiara. Mesocarpiis scalaris (Hass) de Bj. Zygnema cruciatum Ag., en gros flocons reposant sur les buissons de Mjrioplijlles ou les gazons de Cliara. Z. leiospeDiuun de By., sur les pierres et dans l'enduit des Roseaux. Spirogyra ad/tata Ktz., parmi les Tolypothrix, sur les pierres. Spirog yra var-iaus (Hass) Ktz., dans l'enduit des Roseaux. Sp. quinina Ag. var de jjor^ica^is Vaucli., sur les cailloux. Sp. Weberi Ktz., sur les pierres. Sp. Weberi var. elongata Rab., sur les pierres. HyaJotheca. dissiliens (Smith) Rall's minor forma / de Delponte., dans l'enduit des Roseaux. - Cosmarium Botrytis Menegh., enduit des Roseaux. C. a,nomahi)n\)c\\)., G. margarïlïferum Menegh., C. crenatum Ralfs., SfaurasfrutJi teliferitmliAlh., 345 4" Classe Bacillariacae Naincula rhi/nchocephala Ktz. var. Geneveusis Brun (Ij, enduit des cailloux et des Roseaux. A'', pusilla W. Sm. var. alpesUHs Brun., enduit des pierres. N. Jaiiuscuîa Ktz = iV. patula W. Sm., enduit des pierres. N. vidgaris Heib = Colletonema lacustre Kutz = Schizo- nema lacustre Ag., sur les pilotis. N. rulgaris Heib. var. lacushHs Brun., sur les i)ierres. Pinnularla viridis Rab., enduit des Roseaux. Cymbella Ehrenbergii Ktz., C. gastroïdes Ktz. = C. lanceolatum Brun., enduit des Roseaux et pierres. C. prostatum Ktz., enduit des Roseaux. C. cymbiformis Breb., C. )jihmscula Griinow., sur les pierres. C. imriabilis Wartm.. » C. cœspltosum Ktz., « et enduit des Roseaux. Ainpho)'a ocaUs Ktz., sur les incrustations calcaires. Gomphouema constrictum Ehr., enduit des cailloux. G. dichototmim Ktz., sur Tolypothrix et Cladoplioi-a et dans l'enduit des cailloux. G. intricatum Ktz., sur les cailloux et l'enduit des Roseaux et des Joncs. G. abbrematum Agardh., sur les Cladophora. G. ollvaceum Ktz., dans l'enduit des Roseaux. Cocconeis pjlacerdula Ehr., appli(piés sur les tihunents de Cladophora et des Tolvpothrix des pierres. Achnanthes exilis var. minutissima Ktz., dans l'enduit des Joncs et sur les Tolypotlu'ix. CijynatopÀeiira elliptica W. Sm. var. apiculata Pritsch., enduit des pierres. Surirella norica Ehr. var. costata Brun., enduit des Roseaux. Diatoma vulgare Bory., enduit des pierres et des Roseaux. D. Ehrenbergii Ktz. var. grandeW. Sm., enduit des pierres et des Roseaux. (1) J. Brun, Diatomées des Alpes et du Jtira. Genève, 1880. 22 — 346 — D. elongatum Ag., enduit des pierres et des Roseaux. Meridion circulare x\gardh., sur fllaments de Vaucheria. Synedra ulna Ehr., enduit des pierres. S. gt^acilis Ktz., sur les pierres et attacliées aux filaments de Mougeotia. Nitzschia minutissima W. Sm., dans la gelée des Ophrv- dium . Tahellarid fenestrata Ktz., boues des gazons de Cliara. T. ffocculosa Ktz., .» Epithemia arçiiis Ktz., enduit des Roseaux. E. co^gus var cûpestris Grun., •• et sur les luis. E. ocellata Ktz., E. zehra Ktz., E. turgida Ehr., Eiinotia arcus Ehr. var. hidens W. Sm. et Greg., enduit des Roseaux. CycloteUa oper'Cidata Ktz. var. mdupaii , sui- les pierres et dans la boue des gazons de (Miara. h^ Classe. Cyanophycae (I). Calothriûo parietina Thuret. Dichotrix Nordstedti Born. et Fiali. Eividaria hœmatites Bornet et Flahaut. Scytonema turfaceum Cooke = Sirosijdiou pHlr/iudiis Breb. S. myochrous Agardh. TolypoUirix lanata AA^artmann. T. penicil/ata Thuvet. T. distort a. Nostoc commune Vaueli. Plectonemri Tommasiniainim Bornet ■ OscUlatoria limosa Ag. Phormidium favosum Gom. var. p Gom. Ph. Retzii Gom. forma rupest^^is. L'énumération des autres Cyanophycées, eonslrucleurs des Tufs, prendra place dans le chapitre suivant. (1) Classificatîoii de Bornet et Flahaut, Révision des- Nostocacées hétérocys- tées, Paris, 1886-88 et de Gûmont, Monographie des Oscillariées. Paris, 1893. — 347 — VIII LES TUFS LACUSTRES ET LES GALETS SCULPTES Nous a^'ons vu que la beine est particulièrement développée dans les parties N. et 0. du lac, sur une largeur variant de 250 à 500 mètres C'est là que s'organisent de singulières productions, développées d'une manière intense et caractéristique au lac d'Annecy, Lorsqu'on parcourt en bateau cette région, par temps calme, on a])erçoit sur le fond recouvert de l'"50 à 2 mètres d'eau, des masses spongieuses, mamelonnées, blanchâtres, joncliant le sol en assez grande abondance. Leur volume est très variable ; elles deviennent plus rares à mesure que la profondeur augmente et on n'en trouve plus au delà de 5 à 6 mètres. Les pieux des anciennes stations lacustres, les tiges de Roseaux et des Joncs (Roselière de Duingt) sont également garnis de ces incrustations qui re^'étent, d'une façon générale, tous les corps étrangers, bois, fragments de métal, (jui sont immergés depuis longtemps sous les eaux. A l'état frais, ces masses se présentent sous l'aspect d'encroû- tements pierreux d'un gris sombre, d'une légèreté assez grande et extrêmement fragiles. Desséchées, elles prennent une couleui- gris clair et deviennent presque friables. Ce sont des tufs calcaires, d'une origine spéciale, pour lesquels les cailloux de la beine constituent une sorte de pôle d'attraction. Ils se développent au-dessus et sur les côtés de la pierre, tandis que la face inférieure de celle-ci en est totalement dépourvue. Dans les crevasses ou anfractuosités de ces tufs s'agite tout un monde de Crustacés, de Coléoptères aquatiques, de larves de Phryganes, de Vers. La surface est, dans la règle, recouverte d'un enduit jaunâtre de Diatomées et de place en place s'accro- chent isolés ou confluents de petits coussinets verdàtres, oli- vâtres ou brun foncé qui ne sont autres que des algues Chloro- pliycées ou Schizophycées. Ces dernières, comme on le verra, jouent un rôle capital dans la genèse de ces productions tufeuses. Certaines concrétions sont très caverneuses ou bien à surface — 348 — môandriformo ou irrégulièrement sillonnée. Elles rappellent parfois la structure des tufs calcaires déposés pai' les sources incrustantes. D'autres montrent une texture compacte en profondeur qui dessine une zone blanclie autour du ton plus sombre de la roche (flg. 5, 6. 7). Si on enlève la partie superficielle de ces tufs, qui se désagrège très facilement, on arrive bientôt à la pierre, la(|uelle, dans certains cas, a perdu sa compacité et dont la consistance est deve- nue lâche et crayeuse. On constate déjà ici, sommairement, deux phénomènes distincts : 1° Production d'un dépôt calcaire; 2" Attaque et transformation des couches superficielles de la pi <^st Hi/ch-ocolciim calcilegiDii iJrann. Mais il y a en outre des RirHhirh(, des Scytonema, des OscUlaruL et çà et là des di'bris qui ressemblent plus ou moins à Eiiactis calcivora ••. " La conclusion, ajoute Forel, n'est-ellc pas bien prochaine : si, malgré l'incrustation abondante de YEi/drocoleuni, il n'y a pas de sculpture, n'est-ce pas à l'absence plus ou moins complète de VEuactis qu'il faut attribuer ce défaut ? " Enfin, j'ai signalé sommairement, en 1899, la distribution des concrétions tufeuses sur la beine et les bords du lac et leurs relations avec les zones de végétation, mais sans insister sur le phénomène de leur formation (1). Dans son analyse des eaux du lac, Duparc (2) écrit : " L'ap- pauvrissement des eaux des affluents est le résultat d'une décal- cification provoquée par la vie organi(|ue... On peut s'en con- vaincre par la présence de nombreux dépôts tufacés qui recouvrent la beine du lac et que l'on peut également recueillir contre les parois abruptes qui forment le prolongement sous- lacustre du roc de Chère. Ces dépôts sont dus à des algues très abondantes dans le lac. -^ Ces diverses notes constituent toute la littérature relative aux concrétions tufeuses du lac d'Annecy. Distribution des tufs. Les conditions climatiques, pliysico-chimi(|ues et biologiques (|ui pr('sident {i la formation des tufs se trouvent réalisées en plusieui's [)oints du lac. Ce sont la forte insolation, la tempéra- ture relativement élevée des eaux, l'abondance des algues litto- rales et l'activité extrême de celles-ci dans le phénomène de décalcification des eaux. On peut dire que sur tout le littoral, en exceptant toutefois l'extrémité S. du Petit Lac, où les tufs semblent manquer, ces concrétions se forment en quantité, partout où la beine trouve place ; elles garnissent également les éboulis pierreux de la côte E. , très déclive depuis Menthon jusqu'à Chavoire. Dans les vastes (1) M. Le Roux, « Notes biologiques sur le lac d'Annecy ». Rer.sar. 1899. (2) L. Duparc, « Le lac d'Annecy ». Arch. des se. ph. et nat de Genève, 15 février 1894, p. 26. — 350 — EXPLICATION DE LA PLANCHE 1. Tige de Roseau recouverte d'incrustation tufeuse. % 3. Type particulier d'incrustation, sorte de feutrage de Schizothiix étalé en membrane sur le sol de la beine exondée en octobre 190(3, entre Duingt et St-Jorioz. 4, 5, 6, 7, 8. Cailloux montrant en section l'épaisseur du tuf. 9, 10. Cailloux à incrustations mamelonnées. 11, 12. Cailloux à incrustations mamelonnées montrant les coussinets isolés ou confluents de Schizophicées : Scytonema turfaceum et Rivvlaria hœmatiies et les petits thalles isolés d'une Chlorophycée: Coleochœle pulvinata- Beine du Nord. 13, 14, 26, 27. Pierres à demi débarrassées de leur revêtement d'algues, mon- trant la partie cariée sillonnée de galeries méandriformes. 15. Caillou sculpté de petites cupules coniques profondes au milieu de galeries sinueuses. 16, 17, 18. Fragments des tufs à cupules du Roc de chère. 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25. Cailloux débarrassés en partie de leur couverture d'algues (Reine de St-Jorioz), cariés suivant des lignes irrégulièrement divergentes (19) ou sinueuses (23, 24) ou suivant des lignes indiquant les points de moindre résistance, veines alignées parallèlement, favorables à la décalcification (20, 21). 28. Très bel exemplaire de galet sculpté méandriforme (côte de Chavoire), 29, 30. Types de cailloux à incrustations cérébriformes. Echelle : Réduction de iji. — 351 Fis?. 13. — Les lufs lacustres et les galets sculptés — 352 — Roselières de Duingt-Saint-.Torioz;, les tiges des Joncs et des Roseaux sont recouverts d'une couclie tufeuse (fig. 13-1); même sur le sol limoneux de cette région, s'étalent de larges i)laques feutrées constituées par ce dépôt (fig. 13-2, 3). Le phénomène ultime de désagrégation de ces tufs par l'action des vagues joue un rôle important dans la formation des plages au pourtour des beines, formées de sable fin où il y a mélange par décalcification partielle d'éléments siliceux et de limon cal- caire détritique provenant des concrétions. C'est ainsi que se dépose cette variété de tufs lacustres en grains plus ou moins gros, qui ourlent le bord des marécages d'Albigny ou les quais des promenades du bord du lac en une sorte de cordon littoral alluvionnaire. Une importante formation est celle, toute spéciale, (pu borde la muraille abrupte du Roc de Chère. Sur la côté S., avant d'ar- river à la grotte des Oiseaux, commence à se dessiner une forte corniche sous-lacustre que l'on peut suivre jusqu'au point où l'abaissement des couches urgoniennes détermine une jjetite plage au niveau du lac. Cette corniche reparaît avant d'arriver à la faille occidentale, maisbienmoins marquée, pour disparaître complètement avant la carrière des Bains de Menthon, où elle est remplacée par la couche tufeuse qui recouvre uniformément les cailloux immergés. Cette corniche sous-lacustre s'étend à une profondeur variable de 0'"60 à 1™20 en formant un surplomb horizontal do 50 centi- mètres de largeur en moyenne. Le dépôt calcaire est solidement fixé à la paroi rocheuse et va en s'atténuant en verticale, rayé de stries ou vallonnements, à mesure que la profondeur aug- mente. La drague emmanchée recueille encore des fragments tufeux contre la falaise jusqu'à 2'"50 de profondeur. Au delà de cette limite, on ne peut savoir ce qui se passe. Le haut fond du Roselet qui fait face au Roc est entouré d'une beine très réduite où végètent des Joncs ; là aussi existent en quantité des cailloux sur lesquels l'incrustation tufeuse est fortement développée. Il en est de même sur le Crét de Chàtillon, où la profondeur n'est que de 3™3, au large de Sevrier. En raison peut-être de la profondeur trop considérable (8™6) sur le Crét d'Anfon, voisin du premier, les tufs semblent absents sur ce haut fond. 353 — Origine des tufs En 1 Fer 0.(37 Matières organiques . . 31. KJ Divers (alumine, oxvgè'ne uni au fer . . . . . . . 0.(30 o])tenu })ar diflèrence. 100.00 (1) Ces analyses m'ont été très obligeamment faites par M. le prof. Guerby, du Lycée d'Annecy. — 355 — La i)i'oportion considérable do silice est à remarquer. Elle provient des silicates et des grains de sable décantés par l'eau ei. aussi de l'énorme quantité de Diatomées contenues dans l'enduit ([ui recouvre les tufs. Le chiffre, également très élevé, des matièi'es organiques est dû aux x\lgues, dont les filaments vivants ou morts abondent dans ces concrétions. Vitesse du dépôt. — En 1898, le 29 novembre, je retirais du lac, à trois mètres tle profondeur à l'E. de l'Ile des Cygnes un fragment métallique, débris de seau, en fer-blanc, recouvert d'une couche uniforme de tuf. Pesé dans un vase taré remi)li d'une quantité donnée d'eau, je notais un poids de 255 gr. 081. Je replaçai au même endroit ce fragment en le déposant sur la beine dans une boite en fer-blanc ouverte au sommet. La hauteur des bords du récipient au-dessus du sol devait empêcher l'apport des matières étrangères, sables, graviers, qui auraient pu introduire des causes d'erreur. kvi bout d'une année, le 30 novembre 1899, je retirais le frag- ment de tuf. Pesé dans les mêmes conditions (pie pour l'expé- rience initiale, le poids était de 272 gr. 277. Le dépôt crustacé avait donc augmenté de 17 gr. 246. La longueur du fer-blanc étant de 12 centimètres sur une largeur de 5 centimètres; sur sa surface de 60 centimètres carrés il s'était donc déposé gr. 047 de calcaire par jour dans le courant de l'année. Cette expérience, qui n'a évidemment pas toute la rigueur désirable, donne donc en gros la mesure de la rapidité du];dépôt qui, on le voit, est assez grande. On ne peut aller plus loin dans les conclusions, car les données du problème ne permettent pas de déduire la quantité totale de carbonate de chaux qui peut se déposer dans les eaux du lac par le fait seul de la vie organique. Pour un calcul exact, il faudrait évaluer toutes les surfaces (comprises en dehors de la courbe bathymétrique de cinq mètres où le dépôt des tufs peut se produire), qui sont recouvertes par cette production. Or, il serait téméraire d'aiïîrmer (jue les algues sont distribuées partout, dans cette zone, d'une façon uniforme. Pour avoir une idée du phénomène général de décalcification dans le lac, il faut provisoirement s'en tenir aux résultats de l'analyse de Duparc (1) qui a démontré que le titre normal des (1) Duparc, loe. cit., p. 26. — 356 — eaux devrait ôtre de 0,1001 au lieu de 0,1511, en tenant compte de la décalcification. Le cliiffre do matières dissout(îS serait donc de 223.688.850 kil., au lieu de 166.760.850 kil. O'c^st donc 53.028.001) kil. de calcaire (jui sont ])récii)ités par l'activité orga- nique des algues. Les Alg-ues incrustantes et cariantes. L'étude microscopique d'un tuf lacustre est chose assez délicate. En présence d'un tel encroûtement (jui masijue les détails de sa structure interne, on doit avoir recours à un réactif approprié qui permette de se débarrasser du calcaire, c'est-à-dire à un dissolvant agissant en même temps sur les végétaux qui y sont contenus pour fixer leur plasma sans trop l'altérer. Le liquide de Pezenyi répond à ces conditions (1). Un petit fragment de tuf mis en contact a^-ec lui est au bout de quelques heures parfaitement débarrassé de son calcaire. On voit alors immédiatement que la masse est formée d'innombrables filaments d'algues enchevêtrées qui sont des Oscillariées. En général, les couches extérieures sont seules vivantes ; dans la profondciur, on no rencontre que des gaines vides. Les mélanges d'espèces constituent la grande diiïiculté de ce travail; il faut essayer de les isoler au moj'en d'aiguilles extrê- mement fines. L'examen macrosco})i(|ue d'un tuf apporte uneautre notion essen- tielle. Si l'on fait une section au couieau, l'instrument traverse d'abord une couche spongieuse, puis atteint une partie où le dépôt devient liomogène, blanc crayeux et de consistance caseuse, pour arri\er à la région intacte de la pierre (pii a servi de base à l'incrustation. On trouve encore dans cette région altérée des débris de gaines. Voici donc un deuxième phénomène marqué i)ar une carie très nette de la })ierre. (1) Je dois à rextrèine obligeance de M. Gomont la technique relative à ces algues et l'indication du réactif employé par lui : Acide chromique à 0,5 p. c 3 part. Acide azotique à 10 p. c 3 part. Alcool 3 BoLLES Lee et Henneguy, Traité des tnéth^dcs techniques, 2' éd., p. 41. _— 357 — Enfin, dans certains cas, la couche concrétionnée est déblayée par des causes mécani(|ues (juelcon(|ues, elle ne se montre jjIus (|ue par ilôts démantelés. La surface de la lùei'i'c, mise ainsi à nu, est sillonnée de pistes méandriformes, sortes d'incisions riibanées de profondeur variable; elle est aussi parfois perforée de cupules. C'est le troisième stade du cycle évolutif des tufs lacustres, représenté par les galets dont les sculptures sont dues aloi'S h l'intervention d'autres agents secondaires. La Sehizotrieaie. — Les principaux agents de; la formation des tufs lacustres et de la carie des pierres sont des algues Sclii- zophycées rentrant dans le genre SdiizofhrLr s. g. Innciis et Hijphœothrir des Nostocacées liomocystées (1). Si on considère le type de végétation des concrétions calcaires et les espèces qui concourent à les produire, on est amené à reconn ^ itre un autre groupe d'associations nncropliyti(|ues : la ScHizoTRiCAiE, ayant pour habitat la zone balhymétrique de () à mètres répartie à peu i)rès sur (out le littoral. Afin de donner un aperçu floristiijue des tufs lacustres, je ne saurais mieux faire que de dresser la liste des associations types les plus fréquentes relevées sur 19 échantillons provenant de la beine nord et de la corniche du Roc de Clière qui ont été soumis à l'examen de M. Gomont et ont été déterminés par lui. 1. Rirulai-ia sp. 2. Tohjpoth'ix proxim T. Hinbatit, Thuret, mais bien distinct de cette dernière espèce par ses filaments rampants, très diftérents par leur structure des rameaux dressés. Probablement sp. nov. (2). 3. Caîothrix fiisca Borne t et Flahaut. 4. Dichotrix gijpsophila Born, et Flahaut. Mixta. Shizotlirix lateritia Gom =^ Ili/drocaleinii calcilegum Braun. 5. Rinûarln hœmatites Agardh = Euact'is calc/rovd A. Braun. Mixta. Rivuh(.ri(( Biasolettiand Meneghini. (1) Gomont, " Monographie des Oscellariées ». Ann. des Se. )iat. bolanique, T ser.,t. XV et XVI. (2) Le temps m'a manqué pour recherclier des échantillons tle cette alyue, qui mérite un examen approfondi . — 358 — et 7. Toh/pothrix proxim. limbata. 8. Rivularla Biasoleltiana Menegh. 9. Scytonema densum Bornet. DichotriûC Orsiniana Born. et Flah. Stigonema infurme Ktz. Schizothrioc lateritia Gom. 10. Stigonema informe Ktz. Schlzothrix lateritia Gom. 11. Rivularia hœmatites Agardli. 12. Stigonema informe Ktz. Sci/tonema myochroiis. Agardli. densum Bornet. SchizotJwix lateritia Gom. 13. 14, 15. Schizotrix lateritia Gom. Stigonema informe Ktz. 16. Schizothrix lateritia Gom. Stigonema sp. 17. Schizothrix fascicidata Gom. 18. Schizothrix fascicidata Gom. Dichotrix gypsophila Born. et Flaii 19. Schizothrix fascicidata Gom. lateritia Gom. Ces deux dernières constituant de grosses masses calcaires sur la corniclie du Roc de Chère. Les Schizopliycées cariantes sont surtout Schizothrix lateri- tia, S. fascicidata, Rimdaria hœmatites et R. Blassolet- tiana. Il faut y ajouter, dans certains cas assez rares et à titre très accessoire, Gongi'osira codiolifera Chodat, dont on ren- contre parfois les taches vei-dàtres sur les cailloux de la beine. Sur toutes les concrétions tufeuses s'installent, en outre, les coussinets plus ou moins incrustés des autres algues habituelles du littoral : Stigonema turfaceum Cooke = Scytonema tur- faceum Cook = Sirosiphon pidvinatas Breb. (pi. IV-2 et fig. 13-12-11). Scytonema alatmn Borzi= Petalonemaalatnm Berkeley. Gloeotrichia natans Rab. Associés aux thalles de Coleochœte pidimiata A. Braun, l)resque toujours i)résente et à Nostoc commune Vauch. — 359 Les galets sculptés. J'ai longtemps ignoré l'existence des galets sculptés dans le lac d'Annecy. Leur découverte est toute récente. Elle est due, en etiet, à la longue période de sécheresse de 1906, pendant laquelle les beines, ainsi que la corniche tufeuse du Roc de C]ière,ont été mises au jour sur une large étendue, facilitant aussi l'exijloration de régions inaccessibles en temps ordinaire. J'ai donc pu étudier sur place la biologie des concrétions tnfeuses, poursuivre les observations au laboratoire sur des (''chantillons intacts et bien vivants. La planche ei-jointe réunit h^s exemplaires les plus typiques (tig. L3). Le problème de la carie des pierres et de la sculpture des galets est, parmi ceux concernant la biologie lacustre, l'un des plus captivants. De nombreux travaux ont été publiés à ce sujet. L'énoncé de cette copieuse littérature encombrerait inutilement le présent mémoire ; il y a lieu de renvoyer le lecteur au 3° volume du Léman, oîi Forel a lumineusement exposé l'état actuel de la question (1). Parmi les principales explications des divers auteurs, dont toutes s'accordent à peu ])rès sur un seul point : l'action incrus- tante des algues et qui, à côté, invoquent dans la généralité du i)rocessus biologique l'intervention préalable ou ultérieure d'autres agents cliimiques ou mécani(|ues, il faut retenir les sui- vantes : FoREL considère les Cyanophycées des tufs comme simplement incrustantes, mais non perforantes. Si, par l'action des vagues, la couche organique formée par les algues est enlevée, l'eau chargée d'acide carbonique dissout chimiquement la pierre. Il démontre en outre, par des expériences ingénieuses, que les sillons sont creusés par les larves de certains insectes Névroptères(Tiwo(:Z6?5); que ces sillons sont dénudés et que les crêtes séparatives seule- uicnt sont garnies par les coussinets d'algues. KiRCHNER (2) adopte à peu près les mêmes conclusions, mais le creux des sillons est, d'après cet auteur, rendu plus profond (1) F. -A. FuREL, Le Léman, vol. III, pp. 386 ù 405. [2) ScHRiETER u. KiRCHNER, Die Vecjetation des Bodoixees. 189(5, |i.47,Tar. II. - 360 — par l'action dissolvante do l'eau qui agit consécutivement sur ces sortes de couloirs dus à la coi'rosion produites par les larves. Chodaï(I), (|ui a également étudié attentivement les tufs lacustres, constate que le revêtement algueux est continu; les sillons, comme les ci'étes, sont recouverts d'une incrustation à peu près d'épaisseur égale. D'autre part, si on aplanit au couteau la surface du caillou après avoir enlevé la couche friable, on voit dans cette dernière une apparence marbrée déterminée par un semis de veines vertes rampant sur le fond grisâtre de la pierre. Il y a pénétration de l'algue dans la masse de la pierre. '• Au contact de végétaux cariants, cette dernière devient plus friable et plus blanche ; en certains points, la pénéti'ation des algues est plus forte et alors se dessine une l'acine v(?rte autour de laquelle le calcaire est progres- sivement attaquée. " Les larves viennent ensuite désagréger la masse cariée. Enfin Wesenberg-Lund (2) dit (pie les algues commencent l'attaque do la pierre* plus tard, les animaux viennent creuser les sillons en déblayant la surface corrodée. Il ajoute que la corro- sion n'est pas localisée seulement sur les calcaires, dans les lacs du Danemark, mais que les silex mêmes sont atteints. Mes observations viennent d'aboi'd absolument confirmer les vues de Chodat, car j'ai souvent rencontré sur les cailloux tufeux de la beine la zone cariée en profondeur et complètement recou- verte d'une couche d'algues ininterrompue (fig. 5, G, 7, 8). Voici d'ailleurs une observation qui est assez instructive. Sur la face Sud du Roc de Chère, un peu à l'est d'une des grottes où GuiNiER a constaté la présence inattendue de l'Adimt- lum capillus Veneris, se montre un ressaut de la falaise rocheuse recouvert en temps ordinaire de r"20 d'eau. En octobre 1900, cette corniche était immergée et on pouvait voir à sa sur- face de curieuses cupules (fig. 16, 17, 18). La baisse extraordi- naire des eaux a d'ailleurs permis de prendre une photographie -de leur ensemble (pi. III-l). A droite et à gauche de ce point, la corniche tufeuse est en place plus ou moins érodé(^ par le choc des vagues et l'enduit crustacé habituel recouvre les parties où la roche n'est pas (1) 11. CiKMJAT, Etudes de biologie lacustre, p. 112. (2)Wesenb«ug-Lund, Sludier oi^erSoekalk. Bœnnema'vi o(j Socgytje i dmiske Indxœer. Kjobenhavn 1901. — 361 — dénudée. Les dépressions ou creux circulaires mesurant 5 à 10 cent, de diamètre sont rapprochés et séparés par des arêtes irrégulières sur lesquelles reposent de minces coussinets d'algues. Le fond des cupules montre la structure ordinaire de la roche. Tout près de là, des concrétions tufeuses étaient en place, plus spécialement localisées en des sortes de coussinets saillants à la surface de l'enduit général, ayant les mêmes dimensions que les cupules. Avant gratté l'un des coussinets, je remarquai qu'à, une profondeur de 2 à 3 centim., la structure de la roche se modi- fiait. Celle-ci apparaissait plus molle, comme crayeuse, en un mot, cariée. Lorsque le couteau avait enlevé totalement cette couche, une cupule se dessinait, montrant au fond la pierre com- pacte et inaltérée. Les intervalles ou crêtes séparant ces dépressions sont recou- verts d'une mince couche d'algues jeunes, tandis que les larges coussinets sont formés par une agglomération de Schizothrix lateritia, S. fasciculaia associés à RivulmHa hœmatites et R. Blasolettiana dont les colonies se multiplient avec une activité plus ou moins grande et concourent toutes ensemble à l'attaque de la roche. Par quel mécanisme la carie se fait-elle? L'hypothèse de Chodat est assez ingénieuse : « Ne se pourrait-il pas, dit cet auteur, que les Schizothrix et autres Myxophycées eussent la propriété de prendre le CO- du calcaire même qu'elles habitent en le transformant en Ca(OH)^ lequel, par l'acide carbonique excrété par la respiration et contenu dans l'eau, se transformerait selon le temps et les circonstances en carbonate de chaux de seconde formation? « Il est difficile d'expliquer le phénomène, mais l'observation ci- dessus relatée met en lumière le rôle très net et indiscutable de la carie des pierres par un processus de décomposition crayeuse dû à l'activité biologique de certaines algues. Puis des phéno- mènes successifs apparaissent. Par une cause quelconque, le revêtement vivant ou mort des végétaux qui formaient mamelon sur la pierre a été déblayé, l'action mécanique des vagues, unie au pouvoir dissolvant de l'eau, a entraîné la matière pierreuse altérée et devenue friable, et par lavages continus le fond de la cupule est nettoyé montrant à nu la roche intacte. 362 — Biologie des tufs lacustres et des cailloux sculptés. Voyons maintenant comment il faut comprendre la g'cnèse des tufs lacustres et la sculpture des galets. Il est incontestablement établi que des algues spéciales {Schi- zophycées) décomposent par leur activité biologique k; calcaire contenu en dissolution dans l'eau, à l'état de bicarbonate de calcium. Elles s'emparent de l'acide carbonique et laissent précipiter le carbonate de calcium insoluble qui se dépose au milieu des fila- ments d'algues pour former un coussinet pierreux. Entre le premier dépôt formé par les algues incrustantes et l'état de sculpture des galets, qui est le terme ultime du pro- cessus biologique des tufs lacustres, il y a place pour des opéra- tions successives exécutées par plusieurs agents, d'abord hs algues, puis les (inimaux, concurremment avec certaines actions mécaniques ou physico-chimiques résultant du milieu ambiant. Considérons un tuf en formation représenté par un caillou où se sont accrochés quelques-ims des cousinets isolés des algues Schizolhrix laterUia, S. fasciculata, qui décalcifient l'csau avec énergie et sont surtout les agents les plus actifs de la carie des pierres. Deux jeunes thalles élémentaires, formés de nombreux tri- chômes enchevêtrés, s'installent à peu de distance l'un de l'autre (fig. M-1 en A et B). Par suite de l'accroissement végétatif, les deux coussinets se rapprochent et finissent par confluer (fig. 2) pour arriver, au bout d'un certain temps, à n'en former qu'un. Par la réunion de nom- breux coussinets on arrivé au stade mamelonné des concrétions tufeuses. Les parties vivantes des algues sont tout à fait à la périphérie, tandis qu'à mesure que celles-ci vieillissent, les filaments les plus anciens et les plus internes meurent et se réduisent à d(.'s gaines vides (fig. 3.) Mais il faut considérer en même temps que pendant toute la période de l'activité biologique de la plante, la c(u-ie super l'iclelle de la pierre s'est effectuée et qu'elle est d'autant plus profonde aux points où les filaments sont depuis i)lus longtemps fixés. On a donc des points de moindre résistance en A et B déterminés — 363 — par une carie plus intense et tout préparés à un action efficace d'érosion de la part de certains agents mécaniques ou chimiques. Il y a donc dans ce premier stade un processus tout à l'ait com]jarable à celui qui caractérise la biologie bien connue des Sphagnum : leur développement, la mort des touffes les plus anciennes et la formation consécutive de la tourbe. Fig. 14. — Figures schématiques montrant le processus de la carie des pierres consécutive au développement des algues incrustantes. Explication de la figure. — Les filaments des algues en pleine activité végé- tative sont indiqués par des traits pleins ; les algues dépérissantes ou mortes par des traits discontinus ; la partie cariée de la pierre est limitée par un pointillé. N'est-il pas en outre curieux de remarquer que, dans ces cous- sinets d'algues, les couches extérieures de la masse sont seules vivantes, tandis que dans les couches profondes on ne rencontre que des gaines? S'il était possible de comparer des formations naturelles d'une importance aussi inégale, on pourrait dire que ces masses pier- l'euses d'origine végétale ressemblent à celles que forment les coralliaires dans les récifs madréporiques. — 364 — Si on rccneille des tufs lacustres et qu'on les maintienne en observation dans un cristallisoir, on remarciue bientôt dans toutes les anfractuosités de ces concrétions une extraordinaire agitation. De nombreux animaux se meuvent, viennent nager à la surface, puis s'abritent dans les creux et rampent dans les galeries sinueuses à la recherche de leur nourriture, sous le couvert des buissons pierreux. Ce sont d'abord Gammariis flumatUis et G. Dclebecqaei, dont les pattes aux griffes rigides et le corps muni d'une dure carapace contribuent, par leur frottement continuel, à l'agran- dissement des galeries. Puis de petits Coléoptères aquati([ues cheminent en tous sens dans ces sentiers méandriformes : Pkctawbus maculatus, Riolus cuprens, Laccobius 7mmttif,s (1) et ses nombreuses larves qui accomplissent leur développement dans les réduits obscurs des tufs. On trouve en outi-e, en abondance, une très petite Phrygana sp.? qui construit son tube mobile avec les éléments détritiques très fins des galeries ; mais celles-ci sont vraisemblablement des ou\rières de la dernière heure et dont le rôle esl très secondaire. FoREL, dans sa théorie des cailloux sculptés des lacs suisses, avait attribué la sculpture de ces pierres à l'intei'vention d'une grande Phi'jgane Tin odes. J'ai retrouvé ce nevroptère, ou plutôt Hijdropsi/che maculi- coi'/iis Pictet, en abondance au lac d'Annecy. Cette larve attache son fourreau serpentiforme à la surface de& pierres dénudées de la beine Nord, mais cet organe est simplement appliqué sur la roche et ne détermine pas, ainsi que j'ai pu m'en assurer maintes fois, la moindre érosion à sa surface. Il faut donc considérer ici comme nul le rôle de l'Hydropsjché dans la sculpture des galets que l'on doit attribuer, sans nul doute, poui' partie et comme action finale, à l'intervention des animaux dont il est parlé plus haut. Les sillons sont à peu près déblayés d'algues, tandis que les crêtes en sont pourvues, fait qui concorde avec celui énoncé par FoREL. L'examen des figures 4, 5, G, montre clairement comment les coussinets d'algues arrivent à se réunir en laissant aux points (1) Je dois la détermination de ces Coléoptères à un spécialiste, le D' Regim- BAHT, d'Evreux, que je suis heureux de remercier ici de son obligeance. — 365 — A et 1), pai' suite de la mort des algtuis, place à la (lésai^'réiiatioii par l'action mécanique des eaux, peut-être aussi par une action ciiimique et au passage ultérieur des animaux qui se chargeront de déblayer les matériaux. Les parties externe et médiane sont recouvertes par les coussi- nets jeunes, tandis que les parties a et h, formées d'algues anciennes et mortes, sont déblayées. On arrive en définitive à comprendre la disposition des algues sur les crêtes de la pierre, tandis que les sillons a et h en sont dépourvues. L'action chimique, encore inexpliquée, est d'ailleurs indé- niable, si on considère la planche 13-19, 20, 21, qui montre des cailloux en partie débarrassés de leur revêtement algueux où la décalcification s'est produite en suivant les lignes de stratification de la pierre, jalonnées par des veines de substance plus atta- quable. Résumé des associations végétales du lac d'Annecy Il est maintenant utile de prendre une vue d'ensemble des groupes d'associations végétales, en distinguant les régions d'Iiabitat (unités topographiques) et les associations ty})es ou représentatives (unités biologiques). En tenant compte de la terminologie et des notions établies [)ar AVarming et Drude, des travaux de Schrôter et Kirchner sur le Bodan, de Magnin (Lacs du Jura, p. 132), de Pavillard sur l'étang de Thau, en les complétant par des observations pei'sonnelles, on peut établir pour le lac d'Annecy le tableau suivant : — 3fi6 — FORMATIONS ZONES D HABITAT GROUPES d'associations ASSOCIATIONS REPRESENTATIVES 1^ Bi Flore littorale. Benthos littoral IIaeckel. Plantes des Rives. Amphiphytes des marais. Roselières. I Rohrsiimpfe (Waeming). Limnopliytes. Limnées {Warming), Tufs lacustres. Néréides (Waeming). Flore profonde. \ Schizophycées. Benthos profond l (Waeming). Haeckel. 'S 2 1a) Macropliytes b) Micropliytes. 5 '"' 1 . Ilydrocharites émergées (Waeming) Pleuston nageant. 2. Ilydrocharites immer- gées (AVaeming). Pleuston flottant. Conjuguées filamenteuses entraînées à la surface du lac. Organes des plantes. (Poils des platanes^ Pol- len, Zygospores). Saulaie, Caricaie (magno-earicaie) Scirpaie. Pliragmitaie. Potamaie. Charaie. Tolypotricaie. Chlorophycaie. Desmidiaie. Diatomaie. Scliizopliycaie. Lemnaie. Ceratopliyllaie Utriculariaie . Zygnemaie. Aulnaie. Molinaie. Bryophytaiê. Equisetaie. Heleocharaie. Typliaie. Pliragmito- Scirpaie. Nupliaraie. Myriopliyllaie. Pulygouaie. Scliizotricaie. Oscillariaie. Spirogyraie. Plantes flottantes. fPhi/toptmicton.) LimnojJÏanctoit IIaeckel. peeiodicite : Hiver : Diatomo-Schizophycaie. Région Printemps : Ceratio-Asterionellaie. Eté : Peridinio-Chloropliycaie. Automne : Pediastro-Cyclotellaie. pélagique. ^ç^^ — 367 — /^ -^ -«fc-»^ ^\^ L I B R A R Y A. IX liA FAUNE LITTORALE A. — LES INVERTEBRES Les animaux qui composent les foules innombrables de la faune flottante, ceux qui peuplent les eaux profondes vivent dans des conditions d'habitat toutes différentes de celles qui caractérisent la région littorale. Plus ou moins près de la rive rampent sur le limon les êtres inférieurs, Amibes, Héliozaires. Dans l'enduit muqueux des cail- loux submergés et des tiges de roseaux s'agite tout un monde d'Infusoircs, de Nématodes, de Tardigrades, et de Rotateurs. Sur les gazons de Chara reposent les curieuses boules gélifiées des Ophrydium . Dans les anfractuosités des cailloux tufeux de la beine se meuvent de nombreux Crustacés, des larves et des Coléoptères aquatiques ; au milieu d'eux, les industrieuses Phryganes cons- truisent leurs tubes. Parmi les Cliara ou sous les feuilles des Lentilles d'eau, les Hydres balancent leurs tentacules, et de place en place s'érigent sur les cailloux de rares colonies d'Epongés. D'autre part, les Bryozoaires appliquent étroitement leurs arbus- cules sur la muraille des rochers abrupts submergés, sur les pilotis ou la carène des bateaux. Des Hydraclmides })arés de vives couleurs cheminent au milieu des plantes aquatiques ; les Ostracodes sillonnent paresseusement le limon à la surface duquel ram})ent les Planaires. Sur le sable de la beine reposent les coquilles d'Anodontes, tandis que les Pulmonés s'accrochent aux cailloux ou rampent le long des tiges aquatiques. Rhizopodes, Héliozoaires A))iœba proteus Leidy. Enduit des Phragmites et sur les tufs, parmi les Vorticelles. Hyalodiscus Umax Duj., enduit des cailloux. — 368 — BïfffAUjia lohostoma Leidy., sur les feuilles des Myrio- phjlles. Actinosphoe7''ium Eischornii Eliv., enduit des Roseaux et des cailloux. Infusoires Carchesium polyinnum Elir., sur les feuilles des Myrio- phylles. Vorticella cmnpanula, id. Acineta grandis Kent., sur les filaments de Tolypothrix. » linguifera Clap. et Lacli., id. Colpoda cucullus 0. F. Millier, parmi les Cladothrix sur les figes de Roseaux en décomposition. Coleps hirtus 0. F. Miiller, sur l'enduit des Roseaux. Voi'ticella nebulifera 0. F. Miiller, sur l'enduit muqueux des cailloux. Ophrydmm versatile Ehr., var., «cfm/z.s Roux., en boules gélifiées sur les gazons de Cliara. Chilodon cuculMus 0. F. Millier, enduit des Roseaux. Paramœciumbursaria Ehr., id. Metopus sigmoides Clap. et Lacli., id. Lionotus anser 0. F. Miiller, enduit des cailloux. Halteria grandinella 0. F. Miiller, id. Spongiaires Eupongilla lacustris L., en petites placjues lichenoïdes, tou- jours petites et rares, sur les cailloux de la beine nord (1). Hydroides Hydra vulgaris L., avec ses variétés H. fusca, L. //. ruhra, L. R. viridis L., sur les plantes aquatiques, Lemna, Chara, Myriophylles. (1) Une autre éponge, Ei^hydatia fluviatilîs kucX. , se développe, certaines années en abondance, dans le Thioux, émissaire du lac. — 369 — Turbellariés Microstomum lineare Ocrst., onduit dos pierres. Vorteœ scojmrmsO. Schm., id. truncatus Ehr., sur le limon. Polycelis nig^rc Ehr., sous les pierres, Detidrocœlmn lacteum Oest., id. Mesosto7na Imgua 0. Schm., id. Cestodes Dihothriiun Hgula Donn. = Ligit/ff su/iidicissujin Auct. parasite du Chevaine et du Gardon. Nematodes Dorylahnus stngnaJ is Duj., enduit dos Roseaux. Gordius aquaticus L., marécages d'Albignv. Annelides A. Choetopodes. Tuhifex rivulorutn Lam., dans le limon. Nais elinguis 0. E. Millier, enduit des Roseaux. IwohosckleaO. F. Miillor, id. B. Hirudinées. Haemojjis sanguisuga L., côte d'Albigny. Clepsine Moculata Sav., sous les pierres. Nephelis vulgwis Moq. Tand., id. Rotateurs Philodina roseo/ft Ehr., enduit des cailloux et dos Roseaux parmi les Phoi-midium favosum et Retzii. Rotifer vnlgaris Schrank., enduit des cailloux et des Ro- seaux. — 370 --- (JopcHS lahidtns Gosso, onduil dos cailloux et des Ivoscaux. ProLÛcs pctvomyzon Elir., id. Diglena forcïpata Ehr., parmi les •Conjuguées filamen- teuses. Eiichlanis macrura Ehr,, enduit des cailloux. Monostyla lunaris Ehr., id. Colurus hicuspidatus Ehr., id. Metopjidia solidus Gosse, id. Mastigocerca lopjhoessa Gosse, parmi les Spirogyros. Bryozoaires PliunatcUa repens h., sur les pierres, dans les grottes sub- mergées et obscures du Roc de Chère. Crustacés Simocephalus vetidus Schoedl., parmi les Conjuguées fila- menteuses. Acrcqjerus leucocephaliis Baird, = A. harpae Baird., parmi les Spirogjres. Pleuroxus hastatus Sars., parmi les Spirogvres. Chydorus sphoericus 0. F. Miiller, id. Cypji'is fasciata 0. F. Miiller, boue des Cliara. fitscata Jurine, parmi les toutfes de Zjgnema. C'i/cloct/jjiHs serena Koch., dans les gazons de Cliara. Canthocamptus staphi/linus Jurine, id. Gammarus fluviatilis Roesel, cailloux de la beine, » Delebecquei Chevr. et de Guerne, id. Tardigrades Macrobiotns mao'unyœ L)uj., enduit des Roseaux. Hydraehnides Atax craasipes 0. F. Miiller, })armi les plantes aqua- tiques. — 371 — Rj/rp'obafes lo//r/ip(f/pis Herm., Kon., parmi les plantes aquatiques. Limnesia pardina Neuman. » histrionica Bruz. Mollusques A. Gastropodes, Limnaea stagnai is L., parmi les Roseaux, sur les pierres. » auiHcularia L,, parmi les Roseaux à Albigny. » parvula Locard (1), pierres à Menthon. " 2)ereg)'a Millier, sur le littoral de la partie Nord. palustris Millier, id. Pkmorbis marginaius Drap., partout sur le littoral. carinatus Miiller. anstatus L. rare, amené probablement d'un ruis- seau. Valvata piscinaUs Miiller, beine Nord. opaca Dumont et Mortillet, au test éburné, brillant et complètement opaque (2), mais qui pourrait bien être une variété locale. Ancylus fluvlatiUs Miiller, sous les pierres et parmi les Roseaux. Bithynia tentacidata L., parmi les gazons de Chara. B. Lamellibranches (3). Anodonta anatina L., en quantité sur la beine nord et les Roseaux d' Albigny, Anodonta. anatina var. major L., en quantité sur la beine nord et parmi les Roseaux d'xVlbigny. (1) Quelques exemplaires ti'ouvés sur littoral de Menthon proviennent du déversoir de la source sulfureuse, située à quelques centaines de mètres de distance, où cette espèce est abondante. Il est intéressant de noter que l'action sulfureuse paraît avoir été nulle sur cette espèce, assez polymorphe (Détermi- nation Locard.) (2) G. Mortillet, •' Une coquille spéciale au lac d'Annecy ". Rev. Sav. 1892, p. 251. (3) Unio pictoviim L. ne se rencontre pas dans le lac, mais il se trouve dans son émissaire, le Thioux. — 372 — A7iodonta Cijgnca L., en (jiianiit('' sur la hciiic non! et l)armi les Roseaux d'Albigny. Pisidmm amniciim L., sur les fonds tufeux de la beinc et dans les Chara. Sphaeriumcorneiun L., sur les fonds tufeux de la beine et dans les Chara. Insectes A. Coléoptères. Comme dans tous les grands lacs, les Coléoptères aquatiques sont peu nombi-eux en espèces On y trouve : Agabus bipustidafHS L. Laccobius mimitus et ses larves, dans les anfractuosités des tufs. Riohis cupreus Germ., id. Platambus maciilatiis Fab., id. Halypjlus fhiviatilis Aube, parmi les plantes aiiuatiiiues. . Hydrojjorus paîustris L. Dytiscus marginalis L. Quelques Coléoptères vivent au bord des eaux : Elapjhrus uliginosus Fabi\, dans les marécages, sous les feuilles. Odacantha melanura L., ])armi les Roseaux. Harpjalus azureus Fabr., sur le bord du lac. Bembidium SturniH L., sur la vase. Sur les Iris pseudacorus vivent en quantité Haïtien pseii- dacori. B. Névroptères. Limnophilus rho?nbicus L., larves, parmi les gazons de Chara Hydrop)sychc sencx Pictet, id. » tnaculiformis Pictet, appliquent leurs tubes sur les piei'i'es de la beine. Plwyganen minor Ct, dans les anfractuosités des tufs lacustres. — 373 — C. Hémiptères. Notonecla yîaiica L. Naucoris cimicoides L. Nepa cinerea L. Ranatra lïnearis L. l). Névroptères LiheUula ruUjdhL L. quadrimaciildld L. Açp'ioii })iicUa L. hastalatiun Ch. Cloeon (lipferum L. Oeschna afflnis L. Epliemera mdgata L. Ne mura vurlegaid 0. E. Diptères. Corenirti pliDnicoi'iùs Falji'., larves sur le liinoii. (7ii)'())i<)j)it(S ])liuR0.sns L., lur\('s, liil)(>s sur les cailloux de la beino. Tanypiis varins Fabr., larves sui- le limon. B. — LES VERTEBRES Mammifères Quelques rares mammifères, en raison de leur genre de vie, habitent les rives du lae. Ce sont toutes des espèces de la plaine ou fréquentant les cours d'eau, qui viennent chasser au bord des eaux : Lntra vulgaris Erxl., Loutre. Arvicoki amphiblas L,, Rat d'eau. Mus decumanus Pallas, Snrmulot. Crossopus fodiens Pallas, Musaraigne d'eau. Vespertilio ingstaclniis Liesler, Vespertilion moustac. 374 Oiseaux Rapaces. Falco haliœtus Temin. Aigle pêcheur; printemps. Circdelus gaUicus Vieil!., Aigle Jean le Blanc; de passage, niche dans les rocs de Veyrier et de Chère. Mil vus (lier Briss, Milan noir; niche au i)rintemi)S au mont Veyrier. SfriiV aluco L., Chouette Efiraie; vieux murs au bord du lac. Passereaux. Hirnndo riisUca L., Hirondelle de cheminée ou ordinaire. " urhica L., Hirondelle de fenêtre ou Cul blanc. rijjciria L., Hirondelle de rivage. Les dates d'arrivée et de départ des hirondelles sont variables, ainsi qu'on le verra dans le tableau suivant mentionnant des observations dejjuis 1893 : Dates d'aurivée 1893 2 mars, 1894 15 avril. 1895 30- mars, en masse du 1" au 10 avril. 1896 10 au 19 avril 1897 13 et 28 avril. 1898 5 avril. 1899 30 mars; en masse 10 avril. 1900 20 au 23 mars. 1901 18 avril. 1902 10 avril. 1903 30 mars. 1904 1" avril. 1905 10 avril. Dates ue départ 25 septembre ; passages les 3, 4 et 10 octobre. 15 septembre; passages les 5 et 15 oc- tobre . 14 et 15 septeml)re. () octoljre. 11 octobre. 7 octobre. 15 octobre. 17 octobre. 16 octobre. 19 octobre. 30 octobre. 23 octobre. 9 octobre. Alcedo hispida L., Martin-pêclieur. Ciuclus aquatlcus Bechst., Merle d'eau ou Religieuse. Calamoh&P'pe palustris Bechst., Rousserolle des marais, Rossignolet. — 375 — Calamoherpe arundinacea do S. Longcli., Ronss(n'olle des Roseaux. CMlamoherpe phragmita de S. Longcli., Rousserolle plirag- mite. Motacilla alba GmeL, Bei-geronnotte grise. Échassiers. GaUinago média Leacli, Bécassine ordinaire. major (jmoX., ^' double. Charadrhis squatarola L., Vanneau pluvier. morinellus L., - guignard. Vanellus cristatus Mej et Wolf, Vanneau huppé. Ardea garzetta L., Héron garzette. stellaris L., •' butor. Ardetta m'mida L., Héron blongios. Nyctlcorax gtnseus Strickl, Héron bihoreau. ardeoJa Temm., Bihoreau à manteau. Totanus calidris L., Chevalier gambette. glottis Bechst., Chevalier aboveur. Hœmatopus ostralcgus L., Huitrier pie. Rallus aquaticus L., Râle d'eau. p07'zana VieilL, Râle marouette. Gallinula chloropus L., Poule d'eau ordinaire. FuUca atra L., Foulque macroule. Palmipèdes. Cijgnus olor L., Cjgne tubercule, domestiqué, ajauL produit une année des Cygnets faux albinos (1). Anas boschas L., Canard sauvage. " acuta L., Canard pilet. " c^«;^r/it/ft L., Canard garrot. « o'ecca L , L., Sarcelle d'hiver. Spatula clypeata L., Canard souchet. Anser cmereus Meyer, n' apparaît (|ue dans les hivers très rigoureux. Un passage d'oies sauvages en grand nombre a été constaté sur le lac complètement gelé, en février 1891. (1) FouEL, Le Léman, t. III, p. 309. (Etude sur les Cygnets laux-albinos du Léman.) — 376 — Mergus serrntor L., Harle huppé. L(i7'us ?'idibnrtdu.s L., Mouette rieuse. flavipes L., Mouette à pieds jaunes. Sterna flui'iatUis Naum., Hirondelle de mer Pierre Garin. nigixi Boie, Hirondelle épouvantail. Curbo coî^moranus Mejer, Grand cormoran. Podiceps cristatus L., Grèbe huppé. )jiinor Gm., Grèbe cartagneux. Coh/mlnis glacialis L., Plongeon imbrin. » (irrficffs L., •• lunune. Reptiles On peut considérer comme faisant partie de la i)Opulation lacustre, à titre erratique, les espèces suivantes, très fréquentes sur le littoral et dans les marais ou qui nagent souvent dans les eaux du lac (côtes d'Albigny, de Saint-Jorioz) : Tropidonotus natrix L., Tropidonote ou Couleuvre à collier. Tropidonotns riperinus Lat., Couleuvre vipérine ou Vipère d'eau. Tropidonotus tesseUatus Laurenti, Trojjidonote tesselé ou yil)ère d'eau. Amphibiens Les marais autour du lac sont les stations préférées d'un cer- tain nombre d'Amphibiens : Rana esculenta L., Grenouille verte. Bufo calamita Laur., Crapaud des Joncs. " vi?^idis Laur., Crapaud vert. Les Urodèles sont représentés par : Salnmandra macidosa Laur., Salamandre tachetée. Triton cristatus Laur., Triton à crête. punctatus Latr., •• ponctué ou lobé. " (dpestr-is Latr., •• alpestre. — 377 Poissons Dans une note déjà ancienne, Poulet de Talloires, donnant une liste des onze espèces de poissons que l'on rencontre dans le lac d'Annecy, se demande anxieusement pourquoi ce bassin lacustre est l'un des moins poissonneux de rEuroi)e. Il attribue cette pauvreté au dépeu])lement produit par les espèces voisines, à la conformation du lac et au régime des vents qui j régnent (1). Si les espèces sont peu nombreuses, le lac n'en est pas moins aujourd'hui assez riche en individus. Les essais de peuplement ont partiellement réussi et de nouvelles formes se sont fort bien acclimatées. Mais le nombre des pécheurs, celui des engins ont sensiblement augmenté, la pèche en temps prohibé est largement pratiquée et, en raison de cette ardeur de destruction, les poissons no trouvent pas la tran(|uillité nécessaire à leur développement. Il est une autre raison qui doit entrer en ligne de compte, c'est la quantité relativement faible des petits organismes qui habitent les eaux. Le plancton est, en eftét, ainsi qu'on l'a vu, beaucoup inoins ciboiidant (|ue dans les grands lacs suisses, par exemple, et, comme c'est un des éléments temporaires et essen- tiels de la nourriture de certaines espèces, il se peut que cette pauvreté ait une influence sur le développement des poissons. Perça fluvlatilis L., Perche de rivière. La Perclie adulte vit en hiver dans les profondeurs moyennes. Elle vient frayer en avril sur la beine et sur les gazons de Charas. Les jeunes éclosent peu de jours après et, au commen- cement de l'hiver, jeunes et vieilles redescendent dans la profon- deur. La Perche atteint parfois des dimensions exceptionnelles, non par allongement, mais par un élargissement et une élévation plus grande du corps. Un individu conservé au musée d'Annecy mesure 0'"60 de longueur sur une hauteur de 0'"20. Il existe dans le lac deux variétés de Perches : l'une aux bandes vivement colorées qui se tient près des bords; l'autre, plus rare, à la teinte plus sombre et taches noires plus ou moins distinctes, qui se cantonne particulièrement dans les eaux pro- fondes du Petit Lac. (1) J.-B. Poulet, « Note sui" la pisciculturu dans le lac d'Annecy ». Rei'. sav., 186G, p. 67. 24 — 378 — Gasterosteiis pungitms L.. Epinocliette. — Vit à l'embou- clmre des cours d'eau. Cottus gohio L., Chabot de rivière. — Se tient sous les pierres du littoral, à l'embouchure des émissaires du lac. Ci/j)rinus car^no L., Carpe commune. — Vit en été sur la beine ou à la limite du bleu et descend en profondeur moyenne pour y passer la mauvaise saison. Elle remonte au printemps pour frayer d'avril à fin mai sur le littoral. Cyprinus carpio var. rec/ina Bonaparte. Individu au musée d'Annecy. C'est une forme italienne qui tient le milieu entre C,'. hungaricus et C. elatus (1). Tinca milgains Cuv., TancJie. — Habite pendant l'été les fonds vaseux et herbeux. Pendant l'hiver, elle se tapit dans le limon du fond. Elle fraye en beine de mai à juin. Leuciscns rutilus L. = L. prasinus Ag = Ij. paliers Blanch. Gardon commun (2). Poisson blanc très commun dans le lac et faussement appelé Vairon par les pêcheurs. Ces Cyprins vivent en nombreuses sociétés sur la beine. En hiver, ils se tiennent dans les eaux plus profondes, sur les talus au niveau du bleu et se rapprochent du rivage en avi'il et mai })Our frayer sur les plantes aqua- tiques. Squalhcs Agasizii Heckcl. Blageon. — Appelé également Vairon par les pêcheurs, qui ne le distinguent pas du Gardon. Se trouve en abondance vers le Roc de Clu're et sur la beine nord, où il fraye en avril. La distribution géographique du Blageon est intéressante. Ce poisson existe dans le lac du Bourget et dans celui d'Annecy. Sa présence dans ce dernier lac, son absence dans le lac de Constance et dans le Léman soulève un j^roblème d'immigration assez curieux. Il faut admettre que la chute du Rhin comme la perte (Ui Rhône ont constitué \me barrière infrancliissable pour cette (1) Carlo Luc. Bonaparte, Iconografia délia fatina italica, 1. 1, Pesci, f. 1. (2) D'après Fatio (Faune des vertébrés de la Suisse. Poissons, vol. 1, p. 501), le Gardon pâle, Lenciscus pallens, de Blanchard, ne doit pas être séparé de L. ratihis, ce ne serait qu'une simple variété. — 379 ^ espèce, tandis que le lac d'Annecy qui la possôde est dans les mêmes conditions d'isolement par les Gorges du Fier. Nous verrons plus tard qu'elle a été, suivant toutes probabilités, la voie d'immigration du Blageon. Sf/ualius cephalus L. Chevaine. — Très répandu, il fraye en mai et au commencement de juin. Pendant l'Iiiver, il se retire dans les profondeurs. Phoxinus loevis Ag. Vairon. — N'habite que l'embouclun-e des ruisseaux. Erratique dans le lac. Cohttis harhaiula L. Loche franche. — Se taj)it dans les anfractuosités des murs des quais et sous les pierres. Elle fraye en avril et mai. Coregomis Schinzil He/reticus (Alpinus) Fatio. — Ce salmonidé est d'introduction récente. 3,334 alevins de 5 à 6 centi- mètres de longueur furent, en eftet, jetés dans le lac en avril 1884. Ces jeunes provenaient d'œufs, insuffisamment déterminés, que le pisciculteur M. Lugrin avait reçu d'un étal)lissement de Huningue. Il n'est pas rare maintenant de pêcher, dans le lac d'Annecy (1), des C. helveticus pesant de 1,800 à 2,500 gram- mes. Ce Corégone se tient dans les profondeurs moyt>nnes dans le jour et chasse la nuit dans les couches superficielles. Au mois de décembre, les femelles sont gonflées d'œufs et on les voit en troupes nageant à la recherche de leur frayère, qui est plutôt littorale, car elle ne dépasse })as 6 mètres de profondeur. On a essayé d'introduire Coregonus (Wm^j/ianui) Lava- refus Cuv. et Val. Lavaret en jetant dans le lac, en mars 1902, 4,000 alevins qui n'ont pas vécu; l'expérience a été répétée en mars 1905 avec 5,000 alevins de un mois. Il en a été de même de Coregonus hiemalis Jurine : Gra- venche, par la mise à l'eau en janvier 190G de 9,000 œufs. Sabno Salar L. Saumon. — On jeta en 1892, 7,000 alevins de Saumons près de Sevrier ; de même en 1896, 6,600 ale- vins près de Talloires. Les renseignements manquent sur cet essai de peuplement. (1) L'itlentification du Corégone du lac d'Annecy résulte de Tétude des U'ois sous espèces de C. Schtnz-ii faite en collaboration avec M. Guettiez, directeur de l'établissement de pisciculture de Thonon. — 380 — Sabno lacustris L. Truite. — Les variétés de Truites sont nombreuses : Sabno alpinus Blocli, S. punctatus Cuv, S. marmoratus Cuv. Les variations de couleur et de taille sont fonction du milieu où vit ce salmonidé. Dans les eaux profondes, les teintes sont plus ternes et dans l'eau moins profonde elles sont très vives et variées. La grande Truite des lacs, que l'on trouve rarement dans le Petit Lac, atteint parfois des dimensions extraordinaires. On a capturé en 1890 un exemplaire qui mesurait 80 centimètres de longueur; quelques années plus tard, un pêcheur ramena un indi- vidu qui pesait 13 kilogrammes. Sabno irideus Gibbon. Truite arc-en-ciel. — Ce poisson a bien réussi après quelques essais de peuplement en 1900, 1902 et 1905. Salreliniis umhia L. Omble Chevalier. — C'est un poisson éminemment pélagique, qui chasse la nuit à la surface et descend facilement dans la profondeur, où il fraye en décembre, janvier et même février. Il existe deux variétés d'Omble, l'une à chair blanche, l'autre à chair rosée. On doit voir là vraisemblablement une question de régime, causée par les Entomostracés dont le poisson fait sa nourriture ; les Diaptomus et Cyclops sont, en effet, communé- ment remplies de gouttelettes huileuses d'un rouge orangé. L'Omble Chevaliei' n'existe dans le lac que depuis 16 ans. En octobre 1890, on y jeta 2,220 alevins aussitôt que fut eiiéctuée la résorption de la vésicule ombilicale. Sa/mo fontinaUs Mitch. — Truite d'Américpie ou Saumon de fontaine. — On a fait un essai de peuplement en mars 1905 qui parait avoir réussi. 100 saumons de fontaine de 26 mois furent jetés sur la côte de Sevrier, près du ruisseau de la Planche, et il n'est pas rare de pêcher en cet endroit de beaux individus de -cette espèce. Esox, lucius L. Brochet. — Mentionné ici pour mémoire. — 11 était très abondant autrefois, ainsi qu'il résulte d'un texte de la fin du xvi'^ siècle (1). Il n'existe plus dans le lac depuis au moins un siècle. (1) Alfonso Dekhkne.» Fraj^mentuin descriptionis Saliaiuliae », année 1593- 1600. Manuscrit latin. Arcli. d'Etat de Turin. — 381 — XiKjullUi ruUjariH Tiirlon. Anguille.— Très raivdans le lac, . l'Anguille a eu'; pècliée sous Saint-Jorioz,à Sevrier, à Albignj, au bout du lac, à Mentlion, (p]xemplaii'e de 90 centimètres au Musée d'Annecy.) Lota miUjarh Jenyns. Lotte. — Ce poisson se rencontre sur- tout dans les profondeurs de la partie sud du lac. On le voit s'échapper par bandes des creux de la falaise du Roc de Chère et des talus pierreux de la rive de Veyrier. Très carnassier, il se nourrit de petits poissons blancs, de perchettes, de truites et de jeunes Corégones qu'il va chasser dans les profondeurs. 382 — ORIGINE DES ESPÈCES LACUSTRES L'histoire de la genèse des faunes lacustres est encore en- tourée de beaucoup d'obscurité ; de nombreuses théories sont écloses qui n'ont guère fait avancer la question. C'est un des faits importants de biologie générale relative aux lacs qui est loin d'être élucidé. Etudions le cas particulier d'Annecy. La faune qui peuple ce lac est-elle autochtone, les espèces actuelles sont-elles le résul- tat d'une lente adaptation, ou bien sont-elles immigrées par les voies fluviales ou d'autres moyens passifs de dispersion? Il res- sort de l'étude comparative des faunes du lac d'Annecy et de celles des lacs suisses qu'il y a, en général, identité dans l'en- semble des organismes inférieurs; que, d'autre part, on constate des ditiérences notables dans la statistique ichtyologique; que certaines espèces sont franchement lacustres, à l'exception des Corég'ones qui y ont été introduits artificiellement, tandis que de nombreuses espèces vulgaires qui habitent les cours d'eau de la région en sont rigoureusement exclues. On a vu que deux formes de la faune profonde, Plagiostoma Lemani, Acanthopus elongatus, })résentent des affinités avec des genres marins. D'autres habitent aussi bien la mer que les eaux douces (\).Amtrœa cochlearis, PoJ ijarthra pUdijptera , Lepjtodora hyaliua, sont des éléments de la faune jx-lagique des lacs Scandinaves, des côtes de la Baltiipie et du golfe de Finlande (2). Doit-on, comme Pavesi (3) l'a fait pour les lacs italiens, con- (1) Ce lait n'est pas spécial aux animaux ; nous avons également parmi les Phéophycéés, comme espèce indifférente : Ccratium hirundinella,q^ui \itd3.ns la mer du Nord et dont la distribution géographique est très étendue. (2) PoucHKT et DE GuERNE, Comptes rendus de l'Ac. des se, 30 mars 1885. (3) P. Pavesi, « Altra série di richerce y studij suUa fauna pelagica dei Laghi italiairr». Soc. Veneto Trentina (K se. nat. Padova, 1883. Id. «Trois petits lacs du bassin tessinois y>, Arch. des se. ph. et nat. de Gen., XXII, .3° p., 1889, p. 356. — 383 — sidérorlos (Hrcs vivants du lac d' Annecy, comme les i'est(^s d'une faune ancienne {fauna relegata) ou comme le terme actuel de l'évolution de formes ayant vécu sur place. En adoptant cette hypothèse, on doit conclure que les facteurs climatiques devaient être semblables dans notre pays pour les espèces indigènes d'ath- nités arctiques à ceux des régions du nord, tandis que les espèces d'afiinités marines se trouvaient dans les lacs à une époque où ceux-ci étaient en libre communication avec la mer. Par suite de la dessalure progressive des eaux, dès que le fiord où le golfe a été isolé de la mer par l'exhaussement d'un cordon littoral ou le comblement alluvionnaire, l'adaptation à un milieu d'eau douce s'est accomplie après une longue série de siècles. C'est également la théorie de Lôven et de Sars, repoussée d'ailleurs par FoREL (1), qui ne peut admettre que les lacs suisses et subal- pins soient des restes des anciens fîords des mers tertiaires. Maintenant, le lac d'Annecy a-t-il été en communication avec la mer pliocène ? Ce que nous savons sur la formation de ce bassin lacustre, qui est d'origine tectonique, nous démontre que son creusement est dû, vraisemblablement comme celui du Léman, à un affaissement en bloc du massif alpniqui eut lieu après les dépôts de la molasse aquitanienne. Il était donc, dès avant l'extension de la mer l)liocène, complètement isolé, cette dernière période ne s'étant traduite dans notre pays que par l'établissement d'un régime fluvio-lacustre. Le lac était certainement peuplé à ce moment par une faune indigène qui ne résultait pas de l'adaptation des organismes à l'eau douce })ar suite de la fermeture d'un golfe marin. En ce qui concerne les espèces arctiques, communes aux régions froides et à notre lac, il n'y a eu qu'un instant, à une époque très reculée, où les conditions favorables à l'existence de ces êtres ont pu être réalisées. C'est la période glaciaire, où la progression formidable des glaciers de l'Isère, escaladant le massif des Bauges, combla la cuvette du lac dont une dislocation antérieure avait déjà esquissé la forme. Dans ces conditions, il est inadmissible de prétendre que des êtres qui peuplaient déjà ce lac avant l'époque glaciaire aient pu subsister et se perpétuer. Tous les organismes ont été anéantis par les invasions glaciaires. (1) FoREL, Faune profonde des lacs suisses, p. 149. — 384 — Donc, on ne })Oiit admettre une continuité (uitre la faune antégia- ciaii-e et la l'aune actueHo, l'époque glaciaire avant été, clans le temps, une barrière infranchissable. La faune des temps plio- cènes a donc été détruite, et en dernière analyse il faut conclure que les espèces actuelles sont d'origine post-glaciaire. Il est rationnel d'admettre que le peuplement actuel s'est fait à l'époque coïncidant avec l'établissement du réseau hydrogra- phique définitif de la région et avec l'apparition de la végétation sylvatique, et ces ancêtres lointains ont lentement évolué sur place pour donner une partie des espèces encore vivantes dans le lac. Il subsiste encore un point de doute à l'égard de la présence de certaines espèces d'affinités marines (1). Puisque ce ne sont pas des reliques, quelle a donc été leur voie d'immigration ? On connaît depuis longtemps le rôle joué dans la dissémina- tion des espèces par les oiseaux aquatiques, surtout parles palmi- pèdes migrateurs. A. HuMBERT (2) et FoREL ont apporté des faits probants rela- tifs à la migration passive des Entomostracés à l'état d'œufs d'hiver, attachés aux plumes des oiseaux de passage, ce qui ex- plique la parfaite identité des faunes des divers lacs de l'Europe. La dissémination des espèces d'après de Guerne (3) serait duc aux oiseaux aquati(|ues qui accomplissent de longs voyages du Nord au Midi en hiver et en sens inverse au printemps. Ce rôle explique " le caractère cosmopolite de certains types et l'intro- duction de ces types dans les bassins lacustres d'origine récente » . On conçoit que des animaux peuvent, par ce moyen, être transportés à des distances énormes, étant donné la rapidité du vol de certains oiseaux, le canard sauvage par exemple, d'après DU PuY DE Pedio (4) pouvaut franchir 66 à 72 kil. à l'heure. (1) D'après Weissmann {Entstelmng der cyclischen Fortpfîanzinuj bci den Daphnoiden^ 1879), Leptodora hyalina viendrait par différenciation d'une Daphnide primitive dont on ne connaît pas autrement la descendance directe. — FoREL, « Faune pélagif|ue des lacs d'eau douce ». Arcli. de Genève, 3° pér., t. VIII, p. 238. (2) A. HuMBERT, « Matériaux pour servir à l'étude de la faune profonde du Léman ». Soc. vaud. des Se. nat., vol. XIV, p. 221. (3) DE Guerne, « Sur la dissémination des organismes d'eau douce par les palmipèdes '•. Comi-te Rendu de la Soc. de Biologie, 8° sér., t. V, mars 1888. (4) DU PuY DE Pedio, Essai sur le vol des oisemix en général. Paris, 1879 — 385 — D'autres expériences dues à Eusebio (1), sur la dessiceation des Entomostracés et leur reviviscence, ont démontré que les Infu- soires, Rotiteres, Tardigrades sont transportés sous l'orme de germes et d'adultes. A ce dernier état, les Entomostracés peuvent conserver leur vitalité pendant 40 ou 50 heures. Les œufs d'hiver peuvent résister à des périodes de sécheresse et de froid pendant plusieurs mois. J'ai un seul fait concluant à apporter à l'appui de cette théorie, sans avoir entrepris d'ailleurs d'expériences suivies. Ce n'est que par hasard, ayant raclé un peu de la boue desséchée sur les pattes d'un canard sauvage tué à Saint-Jorioz, en décembre 1898, que j'ai pu reconnaître à l'examen de la matière diluée dans l'eau : un Tardigrade, un Rotateur {Rotifer sp.), trois espèces de Diatomées dont D. elongatinn, une carapace de Daphnie et enfin un Ephippium intact. k côté de ce mode de dissémination des organismes par l'action des oiseaux migrateurs, il existe deux autres voies d'immigra- tion : les affluents et les émissaires du lac. Quelles sont donc les relations du lac d'Annecy avec le régime hydrographique de la région ? Un émissaire, le Thiou, se jetant dans le Fier qui, lui-même, se déverse dans le Rhône; une série de petits affluents dont le plus important, l'Eau-Morte, draine toute la dépression de Faverges. Ces cours d'eau peuvent-ils être des voies d'immigration pour les espèces lacustres et en particulier pour les poissons ? Voyons d'abord comment se comporte l'émissaire. Le Thiou sort du lac à son extrémité N.-W. et francliit sur une longueur de 1900 mètres environ une suite de petits seuils rocheux avant de se jeter dans le Fier. Au total, la différence de niveau entre le lac et la chute de Cran est de 27™60. A quelques kilomètres en aval, le torrent se précipite dans la fissure des gorges du Fier, où rimpétuosit(!' du courant se brisant contre les arêtes vives, a formé de nombreuses marmites de géants aux énormes blocs tourbillonnants. Le Fier ne présente plus ensuite d'accidents notables sur son parcours jusqu'au Rhône. En ce qui concerne les poissons, nous trouvons dans le Fier (1) Eusebio, « Reclierclies sur la faune pélagique des lacs d'Auvergne ». Trav. du lab. de zool. de la fac. des Se. de Clermont, t. I, 1887-88, p. 13. — 386 — tont(3 une séi'ie (rospècos ({iii n'oiif jaut'iis jnt fiunichh' les fo}-)iii(Jal)Ies tourhUlons des gorges de Loragiiy. C'est tout à fait comparable aux pliénomènes natui'els de la Perte du Rhône à Bellegarde, de la chute du Rliin à Schatfouse. qui interdisent absolument l'entrée du Léman et du Lac de Constance aux espèces fluviatiles de leurs émissaires. Ainsi la Blennie, l'Alose, le Barbeau, l'Ombre commune, le Chondrostome nase, le saumon, la Lamproie ne se rencontrent jamais en amont des gorges du Fier, tandis qu'on les capture très souvent en aval. Il est donc certain que le Thiou ne peut être une voie acces- sible aux poissons pour leur remontée dans le lac. En est-il de même des aMuents ( Laissant de côté les petits torrents de montagne, un seul nous intéresse, c'est l'Eau-Morte. Au travers de la vallée morte de Faverges, abandonnée aujour- d'hui par un cours d'eau qui fut jadis puissant (1), coule l'Eau- Morte dont l'importance ne correspond plus à l'ampleur de sa vallée, et qui descend du col de Tamié en recueillant les tor- rents de Saint-Ruph et de Montmin. Il existe, tout près, un autre torrent. La Chaise, qui prend sa source à la Tournette et se dirige contre la chaîne alpine pour se déverser dans l'Arlv, affluent de l'Isère, en traversant le défilé de Marlens. A Faverges, point où les deux cours d'eau Chaise et Eau-Morte sont le plus rapprochés, existe, entre les bassins du lac d'Annecy et de l'Isère, un seuil géogra})hi(|U(' d'une ti-ès faible hauteur sur une largeur de 20 mètres, si bien (|ue l'eau captée dans l'Eau-Morte pour l'alimeniation des usines de Faverges est déversée artificiellement dans la Chaise. Il est en outre reconnu qu'à la suite des crues causées par des pluies persistantes, l'eau mélangée des deux torrents se déverse indifféremment soit vers le bassin du lac d'Annecy, soit vers celui de l'Isère. Il y a là un phénomène qui trouve son explication dans la comparaison de l'ancien régime hydrographique et de l'état topogi'aphique actuel. A la ifn de l'époque pliocène, l'Isère, l'ecevant le Doron et l'Arly, ne s'inclinait pas alors par un coude brusque vers le S.-W. au niveau d'Albertville ; elle empruntait le cours de l'Arly et celui de la Chaise pour se déverser directement par l'Eau- (1) LuGEON, « Leçon de géographie physique ». SocitHe rmidoise des se. nat.. 4' sér., vol. XXXVI, n^ 124, p. 62. Ph 5. hJ Ann. Bioh Lac. — T. II. Pl. 3. Au Roc de Chère, une plate-forme sous-lacustre tufeuse, à cupules, montrant son revêtement d'algues incrustantes, à o™6o au-dessus, contre la falaise, une zone noirâtre formée par les gazons desséchés des Toïypotlivix, indique le niveau normal du lac. Au second plan : promontoire de Duingt. — Vue prise en octobre 1906. Phototypie Week Frères, Bruxelles. '"'lot- 1^^. Guinier. La Beine entre Saint-Jorioz et Sevrier avec cordon littoral de débris de Joncs et de Roseaux, les incrustations tufeuses et les cailloux sculptés jonchant le sol de la Scirpaie; au large, la Phragmitaie. — Octobre 1906. A ni:. BioJ. Lac. T. II Pl. ^kllJi, fc*j ïï^tt^^i C'-WV^^'--> ^^mm f: ''*^4--«s? La Beine entre Samt-Jonoz c: Scvrier, presque à sec en octobre 1906. Plage désertique semée de cailloux tufeux, déblayée de Scirpes et bordée au large par une dense Phragmitaie dont la ligne sombre se profile sur le Roc de Chère, dominé à droite par la Tournette. V ) -a ,-<^ Phototypie Wc... n.i.., i.u..;:... i-t.„t. M,. Gumier. Sur la côte E. entre Chavoire et La Tour. Énormes tufs lacustres à sec dans la Phragmito-Scirpaie. Les cailloux incrustés sont parsemés de coussinets d'algues Schizophycées et Chlorophycées. Diamètre moyen des tufs : o™20. Au fond la côte d'Albigny. A un. B'iol. Lac — T. II. Pl. 5. P; es de la jetée du ruisseau de la Planche (Sevrier). Au i^r plan, Nupharaie bordée par une Scirpaie puis par une Phragmitaie très dense. Au loin, la montagne de Veyrier. Pliot. rii. Guinier. Phototypie Week Frères, Bruxelles. Sur la Beine, près du ruisseau de la Planche (entre Saint-Jorioz et Sevrier)- Tufs lacustres dans la Scirpaie. Sous une mince couche d'eau, transparaît le lacis des Rhizomes noirâtres des Scirpes. Au large, la Phragmitaie. A un. Biol. Lac- — T. IL Pl. 6. :Lt ''J---£ï^ mMM SSs&ïS^ Près de la Tuilerie (Saint-Jorioz). Une Maj^no-Caricaie représentée par des mottes disjointes de Carex strida envahit la Scirpaie qui est bordée au large par une ceinture de Phragmites. Pliototypie Week Frères, Bruxelles. Phot. Pli. Guinier. Le cône de déjection du Bourdon montrant l'envahissement progressif du domaine du lac par la végétation sylvatioue. Sur le cordon littoral de galets, la Scirpaie et la Phragmitaie en contact avec une Caricaie très réduite et Salix purfurcas S- alba, Populus uigra, Ahnis wcana. — 387 — Moi'le dans le lac d'Annecy, dont l'émissaire traversait la plaine des Fins, au nord d'Annecy, et recueillait le Fier pour aller rejoindre le cours moyen des Usses. Ce torrent se jetait, comme aujourd'hui, dans le Rhône. Ces faits de capture et de décapita- tion de torrents ont été lumineusement exposés par Lugeon (1). Autrefois, le Rhône était donc en communication directe avec le lac d'Annecy ; les espèces fluviatiles ont pu pénétrer dans ce dernier, mais il est certain qu'aucune n'a pu s'y maintenir, en raison des invasions glaciaires. Aujourd'hui, l'isolement est complet de ce côté, par suite de l'édification du delta torrentiel du Fier post-glaciaire qui comble aujourd'hui la plaine des Fins et a exhaussé, ainsi que j'ai pu m'en assurer par l'étude des dépôts i)Ost-giaciaires de la région au nord d'Annecy, par l'accu- mulation formidable d'apports d'alluvions, le niveau du lac d'Annecy (2). Mais l'isolement est-il complet du côté de Faverges? C'est peu probable, en raison de l'éti'oitesse et de la faible altitude du seuil qui permettent, pendant les hautes eaux, le passage des espèces fluviatiles du bassin de l'Isère dans celui du lac d'Annecy. C'est donc vraisemblablement la voie d'immigration de la Truite, du Blageon, de l'Anguille, et même delà Lotte, arrivée du Rhône par l'Isère, si on n'admet pas la possibilité d'une introduction artificielle de ce dernier poisson, aucun document ne le prouvant, du reste. L'absence des Corégones, à l'état autochtone, n'infirme d'ail- leurs pas ces conclusions, ces salmonidés n'existant pas dans les cours d'eau du bassin de l'Isère; le bassin le plus rapproché de nous où ils vivent est le lac du Bourget qui, comme on l'a vu, est complètement séparé du lac d'Annecy par la cassure abyssale oii s'engouffrent les rapides du Fier. (1) Lugeon, Loc. cit. suprà. (2) Delebecque a démontré (Lacs français, p. 359) que le niveau du lac devait autrefois être à la cote 430, soit 1(5 mètres au-dessous du niveau actuel. LES HYMENOPTERES AQUATIOIJES par E. Rousseau avec description de deux espèces nouvelles, par W-A. Sr.iiULZ. Pendant longtemps YAgriotypus armatus, unique représen- tant de la famille des Agriotypidae, décrit par CuRTis.en 1832, l'ut considéré comme le seul Hyménoptère ayant des mœurs semi-aquati(|ues. Regardé d'abord comme spécial à l'xVngleterre et rencontré depuis un peu partout dans l'Europe centrale, V Agriotypvs co^ituitus Curt. demeura presque inconnu au point de vue de son étliologie : on savait seulement que la femelle de cet insecte plongeait sous l'eau, probablement dans le but de déposer ses œufs dans le corps de quelque larve aquatique. KoLENATi fut le premier (1848) qui observa l'état larvaire à' Agriotypus armatus, mais il ne put réussir à obtenir l'insecte parfait, et ne sut préciser s'il était question d'un Diptère ou d'un Hym(''noptère. Un peu plus tard, Kriechbaumer parvint à obtenir des éclosions, ses observations furent publiées par DE SiEBOLD en 1858. L'année suivante, de Siebold découvrit une grande quantité de coipies d'un Phryganide renfermant des nymphes (\! Agriotypiis ; à cause de la différence de taille entre celles-ci et les nymphes précédemment décrites, il crut avoir afiaire à une nouvelle espèce qu'il proposa d'appeler Agriotypiis 7najor et que Bridgmann et Fitch reconnurent ultérieurement devoir tomber en synonymie d' armatus. Klapalek a décrit en détail les mœurs et les métamorphoses de cet intéressant insecte. Les adultes à'AgriotyjJUS se ren- contrent aux bords. des ruisseaux, souvent en grand nombre, dans les premières belles journées d'avril et mai. Ils volent dans les endroits ensoleillés et se posent volontiers sur les feuilles des plantes aquatiques; si une femelle tombe à l'eau, elle peut - 389 — résister au courant et se met à sautiller à la surface du liquide avec autant d'agilité qu'une Hydromel va (Verhokff). Quand elle plonge, la i'emelle est entourée d'une mince couche d'air, elle nage à l'aide de ses pattes et va sur le lit. du ruisseau, sous les pierres, pondre ses (pufs (un œuf dans chaque larve de phrigane). Elle peut ainsi séjourner sous l'eau jus(|ue dix mi- nutes. La larve passe sa vie sous l'eau, en parasite dans les coques de certains Trichoptères, notamment Silo paUipes, Silo nigricoi-nis, Goëi^a pilosa et aussi de Siiaihidopteriœ capil- lafa , Trichosto})ia picicome, Odon(occyu})i albicoi-itc dont elle dévore la larve; en juin, elles se transforment en cocons et, en septembre, on trouve les nvmphes; l'éclosion se fait au printemps suivant. Les fourreaux de phrvganides renfermant le parasite se reconnaissent facilement au long prolongement brunâtre en lanière qui existe à une des extrémités de la coque, du côté de l'opercule; ce prolongement est souvent beaucoup plus grand (pie la coque elle-même (jusque 86 millim. de long suri millim.de large). Les deux extrémités de la coque sont herméti<]uement obturées par une abondante sécrétion de fils émise par les glandes salivaires de la larve au moment de sa nymphose. L'opercule est aussi fermé à l'aide d'une petite pierre. La lar^■e ou la nvmphe du })arasite se tient dans un fort cocon brun dont les côtés adhèrent à la paroi de la coque; en dessous d'elle, il y a une petite chambre vide où se trouvent les restes de la larve de l'Iiôte. Le prolongement en lanière est fortement uni à la paroi antérieure du cocon et passe à ti*avers la membrane antérieure, entre la petite pierre operculaire et la ])aroi de la coipie. A la pai-tie postéri(?ure du cocon se trouvent les excré- ments et la dernière mue larvaire du parasite. En 1803, sir J. Lubbock signalait l'existence de deux autres espèces d'Hyménoptères, de taille minime (1 millim.), nageant sous l'eau et dont il donna la description : Pohjnema natans et Prestwïchia aquatica. Lubbock ne connaissait que la femelle de Prestu'ichia aquatica. Elle fut retrouvée trente-quatre ans après, en 1890, par Enock qui découvrit en même temps le mâle. En 1897, Willem captura plusieurs exemplaires des deux sexes dans un fossé aux environs de Gand et fit de nouvelles descriptions, celles données par Lubbock et Enock étant trop sommaires et quelquefois fautives. — 390 — Prestwichia se meut dans l'eau comme un Hvdraclinide, en se servant de ses pattes comme rames ; on le voit aussi marcher dans le sein du liquide sur les plantes et les parois de l'aqua- rium, les ailes repliées sur le dos. L'animal peut aussi s'observer marchant à la surface de l'eau ; lorsiju'il veut pénétrer dans le liquide, il baisse la tête, l'enfonce verticalement, se pousse par quelques mouvements rapides des pattes et se trouve bientôt marchant dans une posture renversée sur le plan de séparation de l'eau et de l'air. Quelques secousses le détachent de la surface et le rendent libre à l'intérieur du liquide. Willem vit un de ses exemplaires, sorti de l'eau, se lissant les ailes mouillées an moyen des pattes postérieures et continuant ce manège pendant plus d'une demi-lieure ; de temps en temps, il s'interrompait pour relever les ailes et les faire rapidement vibrer, vraisemblable- ment dans le but de les séchei'. Un faux mouvement ayant fait retomber l'insecte dans l'eau, Willem ne put vérifier si c'étaient là les opérations préliminaires au vol. Le mâle, qui est aptère, pittoresquement comparé par Enock à une - pauvre puce afia- mée «, aies mêmes allures aquatiques que la femelle oi, hors de l'eau, a des mouvements plus paresseux. Les métamorphoses de Prestwichid sont peu connues. Willem croit que Prestwichia est parasite des eeufs d'une espèce (XAgrion, De Steeani Ferez l'indique comme parasite des œufs de Notonecta et Dytiscus. Quelques années après la description de Polyneitia un tans par LuBBOCK, Ganin en 1869, fit connaître son développement embryonnaire, l'espèce fut ensuite retrouvée au Wiirtemberg par VossELER et i)lus tard Enock en captura de nombreux exem- plaires et identifia Potijnema nataits avec Cajrqihractus cinctus Haliday. Il y a i)Ourtant lieu de remarquer que d'après Westwool) (1879), Pohjnema natans rentre dans le genre A?iaphes Haliday, qui a la priorité sur Polynema et Cara- phractus, de sorte que cette espèce doit s'appeler actuellement Anaphes cinctus. La larve de Anaphes cinctus {Polynema natans) vit dans les œufs de Cal opter y x rirgo ; ceux-ci sont ordinairement situés dans le parencliyme des feuilles de Nyniphaea. Au bout de six à sept jotu's, on trouve déjà de très petites larves d' Anaphes prêtes à subir la nynq)]ios(' et, dix à douze jours après, l'insecte parfait sort. — 391 — Anaphcs peut vivre plusieurs heures sous l'eau dans laquelle elle se meut à l'aide de ses ailes; sa démarche est plutôt sacca- dée si on la compare à celle de Prestirlchta qui nage, comme l'on sait, à l'aide de ses jjattes. Dans ses études embryologiques sur les insectes, Metschni- KOFF, en 186G, signala l'existence d'un Hvménoptère parasite des œufs de Gerris lacustris, il en étudia le développement qu'il rapporta à une espèce de Teleas indéterminée. Ganin retrouva le même parasite et dessina la larve si bizarrement constituée de cet hvménoptère. En mai 1000, M. P. Marciial recueillit dans un étang des environs de Paris, les œufs de Gerris parasités par un Proctotrupide, qui devait être identique à celui des deux auteurs précédents ou être en tout cas une espèce fort voisine. « Toutes les pontes de Gerris que j'ai observées, écrit Mar- •r CHAL, étaient formées d'œufs alignés sur la face inférieure dt;s " feuilles de Putamogetoii, le long du bord libre. En passant » en revue le produit de ma première récolte du 12 mai, je pus •■ constater que dans certaines rangées d'œufs de teinte jaune et •• qui contenaient des embryons de Gerris déjà formés, se trou- •• \aient quelques œufs d'un blanc mat ; en examinant ces œufs •• au microscope, je vis que leur contenu était animé de mouve- » ments de contraction ondulatoires, et en les ouvrant je mis à " découvert une larve annulée présentant une tête armée de " petits crochets mandibulaires et qui évidemment était une » larve d'Hyménoptère ; cette larve très avancée dans son déve- » loppement correspondait à. la troisième forme larvaire de " Ganin et remplissait toute la coque de l'œuf. Désirant con- •^ naitre le développement du parasite que je venais de découM'ii', •• je recueillis, le 14 mai, de nouvelles pontes de Gerris, et en ^- examinant les œufs les uns après les autres, je trouvai à l'inté- •' rieur de certains d'entre eux la première forme larvaire du " parasite, qui ressemble beaucoup à celle représentée par Ganin, •' mais elle m'a paru en ditïerer par la disposition des soies et " par la brièveté de la corde caudale ; de plus je n'ai pu constater " la présence d'une dent à la base de cette dernière. •^ Dans le courant de juin, j'obtins l'éclosion de six individus •• adultes dont quatre femelles et deux mâles. Ils étaient éclos •' dans un grand verre en partie rempli d'eau, où flottaient des •• fragments de feuilles de Potamogeton [)Ortant des œufs de " Gerris parasités. Grâce à la présence d'un dis([ue de verre — 392 — servant de couvercle, ils restèrent emprisonnés à l'intérieur du verre et je pus les observer à loisir; or, j'eus bientôt la sur- prise de voir que ces minuscules Hyménoptères pouvaient éga- lement bien se servir de leurs ailes pour -soler et pour nager. Chacun d'eux traversait en volant l'espace (|ui s'étendait entre la surface de l'eau et le couvercle, ou bien volait d'une paroi à l'autre. Pour pénétrer dans l'eau, il inclinait la tête en avant et faisait \isiblement un effort destiné à vaincre la résistance opposée ])ar la tension superficielle ; ce passage de l'air dans l'élément liquide lui était d'ailleurs rendu plus facile lorsqu'il se trouvait sur le bord d'une feuille flottante qu'il n'avait qu'à contourner pour pénétrer dans l'eau. Une fois immergé, l'insecte, continuait à marcher ; s'il se trouvait sar une plante aquatique, il cheminait alors avec une aisance aussi grande que s'il eût été en dehors de l'eau ; si, au contraire, il n'était en contact avec aucun corps solide, il se mettait à nager avec ses ailes, frappant l'eau avec ces dernières sans précipitation et d'un mouvement cadencé ; il pouvait ainsi s'élever oa descendre et traverser toute l'épaisseur d'eau qui se trouvait contenue dans le verre ; lorsqu'il arrivait à la surface, il devait faire un nouvel effort pour passer du liquide dans l'air libre ; i)uis ne " tardait pas à reprendre sa vie aérienne. » La mode de locomotion aquatique de cet Hyménoptère {Liin- nodytes gerriphagus nov. gen., nov. spec.) est tout à fait com- parable à celui de (Anaphcs cinctus,Polynema natans). Mais LuBBOCK n'a pu voir ce dernier insecte faire usage de •■ ses ailes •• pour le vol. De plus, d'après Ganin, chez Anaphes cinctus " {Polynema natans), les ailes seraient remplies de sang et •• fonctionneraient comme des brancliies; les trachées, par conti'e, « feraient défaut à tous les stades de l'évolution. Chez la parasite ■■ des œufs de Gerris, au contraire, l'aile présente la structure " habituelle et il existe un stigmate métathoracique normal. •• En août 1894, R. Montez, trouva au Grau du Roi, près d'Aigues-Mortes, de nombreux exemplaires d'un Hyménoptère, qu'il ne nomme pas, mais dont il donne une description assez complète. Il croit pouvoir rapporter ces insectes au groupe des Pi'octotrupides. Ils se ti'ouvaient sous la forme d'une multitude de petits })oints noirs, se détachant avec peine, sous des pierres atteintes })arcliaque vague ou même complètement plongées dans l'eau. MoNiEZ pense que cet Hyménoptère (quitte sa retraite la — 393 — nuit pour chercher sinon sa nourriture, (ki moins les hirves d'insectes auxquels il confie sa progéniture. En 1902, De Stefani Ferez fit connaître une auti'e espèce de Liynnodytes, à mœurs semi-aquatiques et également parasite des pontes de Gerris, le Limnodytes setosus nov. spec. Dans le même travail, De Stefani Ferez décrit un autre Hvménoptère aquatique api)artenant à la famille des Braconides : Giardlnaïa urinatoi' no\. gen. nov. spec, dont il put observer les métamorphoses. La nymphe se présente sous la forme d'une petite chrysalide brune allongée sur le Potronogeton pecti- natimi; elle possède à l'exti'émité de l'abdomen une armature spéciale formée de deux crochets qui lui permet d'encastrer ses derniers segments dans les tissus de Potamo(jetO)i, le reste du corps étant libre et ayant l'aspect d'un petit boui'geon. Stefani, en examinant l'insecte parfait, vit qu'il était tellement voisin du genre Adonon qu'à une inspection superficielle on pouvait croire qu'il y appartenait, mais il reconnut ensuite qu'il s'agissait d'un autre Braconide; contrairement à ce (pu a lieu pour la plupart des espèces de cette famille, la nymphe est nue, sans coque, caractère qui conduit Stefani à créer une nou- velle famille, Hijdroihetidae, dont ferait aussi partie le genre Ademon, que l'auteur soupçonne avoir des mœurs aquati(]ues, ainsi que d'autres Braconides (surtout Blacides). Quand la période nymphale est terminée, l'adulte de Gco'dinaïa urinator rom})t la chrysalide sur le dos, monte le long des ramuscules de la plante, ariive à la surface de l'eau et prend son essor. Le 11 octobre dernier, comme j'examinais les produits d'un dragage fait dans le lac d'Overmeire, ayant placé quelques échan- tillons de Myrioplujllum dans des bocaux pleins d'eau, quelle ne fut pas ma surprise de voir dans l'un d'eux un Hyménoptère nageant parfaitement et avec la plus grande aisance au sein du liquide. Comme ses caractères ne permettaient pas de le rapporter cà aucun des Hyménoptères aquatiques connus jusqu'à présent, je crus avoir affaire à une espèce nouvelle et je fis de nouveaux dragages, afin de recueillir d'autres spécimens, mais mes recher- ches demeurèrent sans résultat. Fendant trois jours je pus conserver en vie et observer à loisir cet int(''ressant insecte dans 25 — 394 — un large tube à réactif \Ae'm d'eau, a])r(''s quoi je fis parvenir le spécimen en question, conservé dans l'alcool, à mon savant collègue hyménoptérologiste W. A. Schulz, qui me fit savoir qu'il s'agissait d'un exemplaire femelle d'Ade/jioJi decrescens (Nées) se rapprochant beaucoup de la forme mutuator Nées. Nous avons vu plus haut que de Stefani Ferez avait déjà soupçonné les mœurs aquatiques de cet Hyménoptère. Quel(|ues jours après, étant retourné à Overmeire, dans le but de me livrer à de nouvelles investigations, je fus assez heureux de trouver, dans les mêmes conditions, deux autres exemplaires femelles de Braconides ayant également des mœurs aquatiques, mais nageant moins bien que V Ademoïi. Cette fois, il s'agissait de deux espèces tout à fait nouvelles que W. A. Schulz baptisa sous le nom de Dacnusa Rousseaui et Cho?^ebus natator. Nous en donnons plus loin les descriptions empruntées au travail de Schulz : ^^ Schwimmende Braconiden ^', qui a paru récemment dans les Annales de la Société entomologique de Belgique. D'après Marshall (in André, Species des Hyménoptères, Bra- conides.), Ademon decrescens habite la plus grande partie de l'Europe, mais il est peu commun. Il vit en petits essaims sur le Nasturtiuni officinale, au bord des ruisseaux et des fossés. Ses métamorphoses sont inconnues. L'exemplaire que j'ai pu observer pendant plusieurs jours était presque toujours sous l'eau, je ne l'ai vu soi-tant de ce liquide que rarement en grimpant le long d'une plante aquatique. Il semblait hors de l'eau plutôt embarrassé et lissait presque constamment ses ailes à l'aide de ses pattes postérieures ou les faisait légèrement vibrer, comme s'il allait prendre son \6\, pro- bablement dans le but de les sécher et de désagglutiner les abon- dants poils dont ses ailes sont couvertes et lui permettre ainsi de prendre une réserve d'air suffisante pour ses pérégrinations aqua- tiques futures. I^our pénétrer dans l'eau, il plongeait la tète en avant en s'aidant par quelques mouNements des pattes. Il nag<'ait alors la tête en bas à l'aide de ses pattes, les ailes restant inactives et repliées sur le corps, les pattes postérieures semblant surtout l'aider à se lancer en avant . Il est possible aussi qu'elles lui per- mettent dacourir rapidement à la surface des eaux, comme les Raitali'd, mais c'est une hypothèse que je n'ai pu vérifi(>r. Ademoii nageait dans l'eau avec la jdus grande aisance, parfois — 395 — je l'ai vu clicmiiicr le long de la pai'oi du tube ou sui' la tige de Mj/riojihi/Uuin (ju'il contonait, sans avoir aucunement l'aii' d'èti'o incomniod!''. Il restaiL parfois plusieui'S heures sous l'eau, sans en sortir, allant jusqu'au fond même de l'aquarium, ce qui n'était pas le cas pour les deux autres espèces de Braconides : Dacnusa Rousseaui et Chorebus uatator, qui se meuvent éga- lement dans l'eau à l'aide de leurs pattes, mais ne s'écartent guère de la surface et offrent dos mouM'inents beaucou}) ])lus lents et paresseux que Adetnon. i''i«. 1. Patte postéi-icure (l'oi-teineiit grossie) de ^Idciiion dccrcuccna (Ivces), ffiiielli La plupart des Pjraconides {Dacuusff et genres voisins, Gyrocfuiipa, (liorehus, Chacnusa, Chaenon, Sj/ntocrasis, Alloea, Ah/sut, etc.) qui vivent dans le voisinage des eaux douces et salées offrent probablement la ])ro[)riété de se mouvoir dans l'eau et Schulz, dans son intéressante notice, fait très juste- ment remarquer les caractèi'es très ])articuliers (ju'offrent ces insectes aux ailes pubescentes frangées de longs cils et aux tarses dilatés, qui i)(n'mettent l'adaptation à ce genre de vie. Des — ::i9(3 — observations ulléricuivs altentivus viendront probuljlcinent à ra})l)iii (lo cette tlièse. DACNUSA ROUSSEAUI spec. nov. Dièse Art kônnte wegen ilirer imansgebncliteton Vorderfiiigel- Hadialader leiclit fiir eine Angeliôrige der Gattung Gyrocampa Fôrst. gelialten werden, wozu jcdocli wedei' die gekerbte Liings- Fig. 2. — Daouisa Rousseaui Sclilz. Weibehen : aj Draufsiclit^ bj Mesoplcuren mit Furclioii^ c) lîintorfussglieder, stark vcrgrôsscrt. furclieihrer Mittelbrustseitennoclidie gestreckte Endliiilfte des 2. Abschnittes dieser selben Radialader passen. Durch beide Merkmale reilit sie sicli vielmehr riclitig bei Dacnusa Halid. ein, ohne indessen auf irgend eine der in diesem Genus von den Aiiktoren erricliteten Formen bezogen werden zii kônnen. Aucli vmter den vielen, 1895 von C. G. Thomson besclu'iebenen scliwe- disclien Z)«cn ?' bis zu/jf Mittelsefptienl einschliesslich matt und zloiilich Jmig and dicht griunjdb behaarf. HïnterschUdchen ztr eiiion ztthnart}()en Hocher erhoben. Beine lang und schmaehtig, aber docli in geringerem Grade als vergleichsweise bei Adonoii decresccns (Nées) ; aile Tarsen ein wenig kiirzer als die ihnen voraufgehenden — 398 — Scliicncn. Tf/rscnc/idglicil siimlliclior drei lU'inpaai'fi i/dcfi clem Etale zii. etœas verbreHert und verdtcht, gieiclilang don z^^'oi vorJiergegangenen Tai'sengliedcrn mitsammon; Klaucn lang und di'mn. Sclienkel leiclit kenlig verdickt; Vorderschie- nen starh gehogen. Fliigel matt kupferrot bis violett irisirend, didit beliaart imd dalior etwas getriibt crsclieinond, am Aussensaume hehler Paare mit langer, zottiger Haar- franse. Stigma durohwog gefarbt, lang imd scbmal, bis zur Mitte des Vorderrandes der Kadialzelle reicliend. Radialader von der Flûgelspitze entfernt, im 2. Ahschnitte nicht ausge- buchtet, vielmehr hier anfangs scliwacli nach unien gewôlbt und in der Endliàlfte gerade gestreckt, wodurcli die Radialzelle Lanzettform gewinnt; 1. Abscbnitt der Radialader gerade, auf dem Stigma sonkrecht, auf dem 2. Abschnitte in stumpfem Winkel silzend und daber ansclieinend scbrag gericlitet, im Grunddittel des Stigmas entspringend und von etwa der halben Lange dièses Grunddittels. 2. DiscoiddlzeUe der Vorder- flilgel voWiommen geschlossen; Nervulus stark postfurcal, rlicklaufende Ader scbwacli antefurcal. Hinterflùgel sebr sclimal. Mittelsegment binten gerade abgestutzt, iiberall mit grober Runzelung, die aber unter dem an ibm besonders dicliton, zottigen Haarkleide wenig deutlicb ist; immerliin scheint vorn ein Mittellangskiel ausgepragt zu sein. Hintei'leib obenauf de- press, im ganzen elier ein wenig breiter als der Tborax, làngliclieifôrmig, von vorn bis zum Ende des 3. Tergits regel- massig verbreitert und mit geraden Seitenrandern, danacli ziemlich scbnell der Spitze zustrebend und an den Seiten et^^■as nach aussen gewolbt. 1. Tergit nach vorn zu ansebnlicli vcrschmalert, kegeifôrmig, ungefiihr 11/3 mal so lang als binten breit, in seiner ganzen Ausdelmung diclit und fein làngsrunzlig gestreift; die Seitenhôcker vor den Luftlochern nur eben ange- deutet. 2. Tei'gii ni seiner Grundhàlfte, und zwar an den Seiten etwas weiter nacb binten zu als mitten, gleichfalls, nur feiner und regolmassiger I(lngsnadelrissig-run:-elsfrei//g; die Tergite sonst polirt glatt und ihro Hinterriinder sebr undeutlicb vorgezeichnet. Sternite aucb glatt und stark glanzend. Lege- sclieide diinn und gerade, die Hint(?rleibss})itze ein wenig (um die Lange des 3. Hint(^rtarsengliedes) iiberi-agt^nd. Bebaarung am Abdomen spjtiiicb, auf seine Spitze und die Sternite bescbi'ankt. — 399 - Schwarz. Oberkiefer, 1. Fiililergeissiglied und die Beine rot- gelb; die Hiit'ton und ersten Scli(?nkelringe aller Paare, ferner die Voi'der- und Mittelsclienkel an der Oberseite, die darauf folgenden Scliienen und Tarsen fast ganz und an den Hinter- beinen die Oberseite der Schenkel nebst ihrei' Endlialfte unten, dieScliienenspitze sowie das letzte Fussglied, sind schwarzbraun iïberwasclien. Fliigelschuppen gliinzend pechschwarz. Stigma und Flïigelgeader gelbbraun, die Vordei'rand- und Basaladern melir schwarzbraun. Mannelien unbekannt. Benannt ist Wespo zu Ehreu ihres Kuldeekers. CHOREBUS NATATOR spec. nov. Die iibrigbleibende Species der im See von Overmeire gefun- denen Sclnvininier-Braconiden gehort noehmals zu den Dacnu- sinen. Es maclit aber Miilie, sie in einer der von den Auktoren aufgesteilten Gattungen unterzubringen. Docj/ /!S(f -hlnûk-h is( ilire etwas vor deni Ende g(^streckt verlaufende Vorderfiiigel- Radialadt'r; doeli verbietet eine solclie Genusdeuiung u. a. der verhalinisniJissig lange und gegen die Spitze seitlieh stark zusannnengedriickie Hinterleib des Tieres. Der Gesaintlieit ilu^er Charaktere nacli, insbesondere aucli wegen ihrer bcliaarten ^^etzaugen, liabe ieh micli endlicli cntscldossen, dièse Art bei den wenigen, nebenbei bislier stets in der Fabe von Wasser angetroffenen Sclilupf\ves[)en einzui'eihen, die untcr deiii Hai,i- DAYSclien Gattungsnameii Choj'cb us {IS'SS) umlaui'en, obwold sie liiervon abweicliend ini Vorderfliigel eine offene 2. Discoidal- zellebesitzt. Kommt innerhalb dieser Gattung in der naclisten Nalie von naiciihun Halid. (1839) zu stelien, mit welcher Art sie von der unteren Aussenecke der 1. Cubitalzelle massig weit entfernte riicklaufende Ader, die Lange des Hinterleibes und dessen voin 4. Ringe ab compresse Gestalt gemein bat. Die Hauptunter- schietle kônnen in der etwas geringeren Kôrpergrosse, den ein wenig liingeren Fiihlern, den grôsstenleils dunkelgeiarbten Beinen und namentlich in dem kûrzeren und breiter(m 1. Abdo- minaltergite von natatoi" erblickt werden. Weibclien. Kôrperliinge 2.G5 mill. Kopfquer, so breit als das Bruststïick, beiderseits liinter den Augen deutlicli vorge(|uollen, — 400 glaiizend, l'cin iiiid m;issig diclit bohaart, aufSclieitel und Hinter- ïiaupt olme Làngseinsenkung. Fuhler etwas langer als Kopf + Thorax + Mittolsegnient, ungefàlir 1 1/4 mal so lang als dièse drei Kôrperabsclmitte zusammen, IG gliedrig, gegen das Ende leiclit verdickt. Dorsulum infolge dicliter und feiner Punktirung matt, aucli in dem miitleren Langskanale, der an den Seiten von je einer deutliclien, vorn als zahnartiger Hôcker vortreten- den Riefe begrenzt ist. Mittelbrustseiten glalt und glanzend, unten mit einer tiefen und breiten, grob quergerunzelten Langs- furche, dariibei', am Hinterrande, bei den Metapleuren mit einem kurzen, ebenfalls tiefen, aber glatten Langseindrucke und vorn mit einem starken, scln^agen, bogenfôrmigen, \mter der Flûgehvurzel endigenden gerunzelten Quereindrucke, Hinter- schildchen mitten scliarf gekielt; von der Seite betraelitet, erscheint es dort zalindvt'uj erhoben. Beine etwas kïu'zer und kràftiger als in den z^^•ei oben abgeliandelten Wespenarten ; die Tarsen sàmtlich ungel'jUn' gleiclilang den ilinen jeweils vorauf- gelienden Sdiienen. EndgUcd der Tarsen aller Paare von gleidier Lange wie die beiden vorliergehenden Glieder mitsam- menund nach dem Ende Iiin rerhreiterf, jedoch etwas weni- ger als bei Dactiusa Bousseaui m.; Tarsenklauen kurz und ziemlicli kràftig. Schenkel nach dem Ende zu etwas keulig verdickt; Vorderscliienen gerade. Fltigel schwach irisirend, an sich glashcll, aber wegen ihrer dichten Behaarung von leicht getrûbteniAusselien; haarfranse am Aussensaume der vorderen kiirzer und schwacher als in der soeben erwalmten Species, an demjenigen der hinteren dagegen, die auch hier lang und schmal sind, ebenso lang wie in dieser Stigma dick, immerhin etwas diinner, als die Lange des ihm annahernd reclitwinklig, in 1/3 seiner Lange, aufsitzendcn Grundaljschnittes der Radialader betràgt, dabei lanzettlich und ziemlich langgestreckt, gleich- miissig gefarbt, Radialzelle verhaltnismiissig kurz, weit vor der Fliigelspitze endigend : zum Vergleiche sei mitgeteilt, dass das Stigma die Mitte der Vorderrandes der Radialzelle liberragt. 2. A])schnitt der Radialader im ersten Drittel seiner Lange etwas bauchig nach unten gewôlbt, darauf gerade gestreckt und dicht vor dem Ende wieder leicht nach oben gebogen. Riïcklaufende Aderzwar etwas hinter die 1. Cubitalquerader geschoben, aber um wenigerjils 1/3 der Liinge der die 1. Cubital von der 1. Dis- coidalzelk) trennenden Ader : besser làsst sich dièses Verhidtnis vielb'ichi so ausdrrudcen, dass die 1 . TnljUalquerader nicht schari' winklig- gebroclien ist, um so eine Sechseckfoi'm fiir die 1. Cubitalzelle zii ergeben, sondern dass sie in ilireni unteren Drittel bloss einen kràftigen Bogen bildet. 2. Discoidalzelle im Vor- der/fiïgel unten imd aussen loeit gedff'net ; Nerviilus stark postfurcal. Mittelsegment kurz, nui' halb solang als breit, iiinton sclinur- gerade abgpstutzt iind senkreclit nach unten failend, an den Seitenràndern etwas bucklig naeh aiissen gewôlbt, auf der Scheibe nahezu eben und grob runzlig skulptirt, olme besondere Eindriicke; ein Mittellàngskiel ist auf ilir nur ganz vorn leicht angedeutet. Hinterleih sitzend, langer als KopfscMld, Thorax und Mittelsegment zusammen, am Ende, vom 4. R'uige ab, comjJress ; 1. Tergit dichtund fein langsgerunzelt, fast so breit als das Mittelsegment und yiiir loenig bezio. beinahe gar nicht langer als am geraden Hinterrande breit, nacli vorn scliwacli verjûngt, seitlicli olme vorspringende Hôcker. Dièse Bauart des Abdomens liesse an das Genus Pole?non Gir. denken, von dem sicli aber meine Art sclion rein oberflàchlicli durcli die weniggliedrigen Fûhlcr und das glatte 2. und 3. Tergit unterscheidet. Bis zum 3. bezw. Anfange des 4. Tergits ist der Hinterleib depress. Tergite vom 2. an und aile Sternite glatt und glanzend. Der Komplex des 2. bis 4. Tergits verjûngt sicli kegeliormig nach liinten zu. Legesclieide vi^enig vorragend, gerade und dùnn. Beliaarung an Thorax, Mittelsegment und Hinterleib kurz und sehr sparlich, gleich derjenigen an Kopf und Flihlern graugelb. Schwarz. Rotgelb sind an den Vorder- und Mittelbeinen die Hûften, Schenkelringe und die Unterseite der Schenkel, an den Hinterbeinen eine leiclite Aufhellung der zweiten Schenkelringe sowie der Schenkel auf deren Unterseite. Stigma und Flùgel- geàder gelbbraun. Mànnchen unbekannt. — 402 BIBLIOGRAPTIIK 1S48 KoLENATi. Gênera et species Trir.hopleroruin. I(S58. Von Siekold. Agriolypas urmatits in Trickostoma picicovne (Amtl. Ber. d. 3i Versaininl. Deutscher iNaturf. 1858, p. "211). I8ii[. \U)\ >iE\îi)],D. Vebar AgriotifiJih'i aniiatm Stett. Ent. Zeit. XXII). 1863. J. LuuBOCK. On two aquatic Ilymenoptera, one of which uses its wings in swimming- (Trans. Linn. Soc. ot London, XXIV). 1809. Ganin. Beitrivge zur Erkenntniss der Entwickelungsgeschichte bei den Insecten. (Zeitschr. fur Wiss. Zoo). XIX). 1866. Metschnikoff. Embryologische Studien an Insecten (Leipzig, 1866. 1884. Bridgmaxn et Fitch. Introductory Papers on Ichneumonidae (Entomo- logist. XVII.) 1892. Verhoeff. Ueber einige seltene Tracheaten an Rheinlande (Ent. Nachr XVIII). 1893. Klapalek. Métamorphose der Trichopteren (Arch. Landesdurch- forsch. Bohmen. VIIIi. 1894. R. Moxiez. Sur un Hyménoptère halophile (Rev. biolog. du Nord de la France). 1895-96. F. Enock. Aquatic Hymenoptera (Nature). 1896. V. Willem. Note sur le mâle de Prestwichia aquatica Lùbb. (Ann. Soc. Entom. de Belgique, XL ) 1896. V. Willem. Description de Prestwichia aquatica Lubb. (Bull, scient. France et Belg. XXX). 1900. P. Mauchal. Sur un nouvel Hyménoptère aquatique, le Limnodytes gerriphagus (Ann. Soc. Ent. France. LX). 1902. T. De Stefani Perez. Osservazioni biologiche sopra un Braconide acquatico, Giardinaïa urinator, e descrizione di due altri Imenot- teri nuovi (Zool. Jalirb- f. syst. XV). 1907. W. A. Schulz. Schwimmende Braconiden (Ann. Soc. Ent. de Belgique. LI). BIBLIOGRAPHIE LIMNOLOGIOUE COMPTES RENDUS, ANALYSES, CITATIONS (Nous publierons désormais sous cotte rubrique, dans chaque tome des Annales, dc;s analyses ou des citations bibliogra- phiques des travaux parus depuis 1906 et qui concernent la Limnobiologie. Nous prions les auteurs de bien vouloir nous faciliter cette tâche en nous faisant parvenir les tirés à part de leurs mémoires et nous faisons appel à nos collaborateurs pour qu'ils nous four- nissent des résumés des publications qui nous éclia])peraient.) N" I Spongiaires 1. 1900 N. Annandale. Notes on the Freslnvater Fauna of India. N° 1. A Varietv of Spongilla lacustris from Brackisli Water in Bengal. (Journ. Proc. As. Soc. Rengal. "Vol. II, p. 55.) [Var. bengalensis nov. var] 2. 1907. R. KiRKPATRiCK. Notes on two species of African Freshwater Sponges. (Ann. Mag. N. H., XX, p. 523.) [Spongilla cerebellata Bwbk. du Caire et Ephydatia fhiinatilis Linn., nov. var capensis du Cap.] 3. 1900. R. KiRKPAïRiCK. Report on the Porifera, witli notes on species from the Nile and Zambesi. (Zoolog. Res. Third Tankanvika Exped. Cunnington.) (Proc. Zool. Soc. London. Vol. I, p. 218.) [r/auteur décrit liuit spongiaires d'eau douce (sept Spongilla, un Ephydatia) dont trois sont nouveaux : Spongilla Cunningtoni, Sp. Rousseletii, Sp. (?) Zambesiana, Ephydatia plitnwsa var. Bronni nov. var. Le nombre des Spongiaires d'eau douce d'Afrique est donc actuellement de dix-neuf espèces.] (E. 11.) 404 — Coelentérés 4. 1*.>0G. E. T. Browne. On tlio Frosliwalei- Mcdusa Liinnoc- nida, langaiiicao and ils occurrence in tlie River Niger. (Ann. Mag. Xat. Hist., XVII, p. 304.) (La présence d'une MéJuse dans le Niger fut signalée pour la pre- mière fois en 1888, parle D' Toutain (Bamakon, Soudan français). En 1U03, S. S. Budgett rapporta quelques exemplaires d'une Méduse trouvée dans le Forcados Hiver, une des branches du delta du Niger. Les deux méduses se rapportent à Uinnocmda tankanicae Urdim. \a\ présence de cette espèce dans les eaux du Niger pourrait faire admettre l'hypothèse qu'elle a émigré des eaux de la mer jusqu'aux lacs africains pour s'adapter peu à peu à l'eau douce (comme c'est le cas pour Cordylophora lacustris).] 5. 1906. S. Ekman. Cordjlopliora lacustris alhnan i HjiUma- rens vattenoinrade. (Arkiv. f. Zool. Bd. III, p. 1.) [Cordylophora n'était connue jusqu'à présent en Suède que dans les environs de Stockholm. Ekman en a trouvé des exemplaires au centre de la Norvège, dans la rivière Hyndevadson; l'auteur émet diverses hypothèses pour expliquer la présence de celte espèce à un point si éloigné de la côte.) Plathelminthes 6. 1900. L. BoiiMKJ. (Zeitschr. Wiss. Zool., LXXXI, p. 344.) [Bohmig donne un travail d'ensemble sur l'anatomieet la systémati- que des groupes suivants des Triclades : Procerodidae et Bdellou- ridae. O.i y trouve les descriptions des familles, sous-familles, genres et espèces avec la synonymie.] 7. 190G. E. Breslai'i. Eine neue Art der marinon Turbellai'ien- gattnng Po/ijci/stis (Macrorhi/nchiis) ans dcm Sïiss- wasser. (Zool. Anz. Bd. XXX, p. 415.) [Polucjjstis Goettii sp. nov. (Jardin botanique de Strasbourg).] '8. 1907. E. Enslin. Die Vorbivitung der Planarien im Gebiete der Wiosent. (Mitt. Naturli. Ges. Niirnbei'g, 1907, p. 7.) [Planaria alpina est très abondante, Polyceli^ cornuta manque presque entièrement, l'espèce la plus répandue e^^l Planaria yonoce- phala. Dans la région des sources, on trouve assez souvent associée à PL alpina, Dewlrocoelum lacieum. Il n'y a pas de différences mor- phologiques entre les exemplaires des eaux Iroides (sources, fon- taines) et ceux des eaux à température plus élevée.] — 405 — 9. 1907. E. V. Daday. In Sudamerikanisclien Fischen lobonde Trematoden-Ai'ten. (Zool. Jalirb. Syst., XXIV, p.-KiO.) [Distomum quadrangtilatum sp. n. dans Salmo pacn, Diptodiscnsmarenzt'Ueri sp. n. dans Saimo sp., Microrcliis n. g-, pour Ampliisioina megacotijlc Dies, A. ferrnm equinum Dies, Pseudocluilorchis n g. poar Amphisfoma cylindricum Dies., B. nephrodorchis n. sp. dans Salmo pacu et i\ pacupa, Ps- macrostomus n. sp. dans Salmo pacupa et S. sp., Chiorchis dilatatus n. sp. dans Colossoma brachypoma, Cil. paUiUitus n. sp. dans Colossoma braclnjpona. I.a description des espèces est suivie de considérations anato- miques.l 10. 11)00. F. F. Laiulaw,. Report on tlie Turbollaria of tlie Tliird Tankanvika Expédition condiicted by D"" W. A. Cunnington, 1904-1905. (Proc. Zool. Soc, 1906, ]).777.) [Planaria {ankanyikae nov. sp.] 1 1 . 1900. ^^^ Nicoll. Some new and little-known Trematodes. (Ann. Mag. N. H., XVII, p. 513.) [Psilostomum redactumsp. n. dans l'intestin de Gasterosteus acu- leatus.] 12. 1907. A. Luther. Ùber die systeniatisclie Stelknig der Rhabdocaelen-Familie Catennlidae s. str. •= Stenos- tomidae Vejd.). (Zool. Anz., XXXI, p. 718.) [L'auteur discute la place systématique des Catenulidae (= Slenosto- midae). Selon lui, la famille des Catenulidae renferme lesgenres suivants : Catenula Dugés, Lophorhynchas Hrdlstrom et Luther nov. gen. pro Slenostomiun tuygidam Za.cb. , StenostomumO .Schm. et Bhynchosco- lex Leidy. Dans la famille des Mio'ostoinidae, il comprend deux sous-familles (antérieurement des familles) : subfam. Microstominae avec les genres .4 /a«r/na Buscli et Microstomum 0. Schm.; subfam. Macros- tominae avec les genres Mecynostomum E. Bened., Ornalostomum E. Bened. et Macrostomum G- Schm.] 13. 1900. A. MrtÂzEK. Eine Zweite polypliai'jngeale Planarien- foi-m ans Monténégro. (Sb. K. Bohm. Ges. XXXII, 1900, p. 1.) [Planaria anophthalma nov. sp. (Monténégro).] 14. 1907. A. IMrÀzek. Ein europàisclier Vertreter der (Iruppe ïemnoceplialoïdea. (Sitzb. K. IJ()]ini des Wiss., 1907). (Les Temnocephaloïdes n'étaient jusqu'à présent connus que des régions tropicales et subtropicales. Mràzek décrit une nouvelle '.) musc. cules. pilles. 2 2 10 (3 2 6 6 1 6 8 1 (3 ; ? 7 41 — 408 — Annélides 39. 11»0(3. F.-E. Beddard. Repoi't on tlie Oligocliaeta ot' (lie Tliird Taukanyika Expédition, conducted bj D'W. A. Cnnnington, 11)04-1905. (Proc. Zooi. Soc, 190G, p. 206.) [Slahlmannia inermis, Metschaina tanganyikae, Ocnerodrilus illyogenia) cunningtoni, Alluroïdes tanganyikae, sp. nn.] 30. 1007. F.-E. Beddard. On some new speeies of Eai'tlnvorms of tlie Family Eudrilidae, belonging to tlie Gênera Poljtoreutus. Neumannielia and Eminoscolex, IVoni M' Ruwenzori. (Froc. Zool. Soc, 1007, p. 415.) [Polijtoreutus ruwenzorii, P. Granti, Neumannielia ruwenzorii, Eminoscolex ruwenzorii nn. sp.J 31. 190G. K. Brktsciier. Ûber cin neues Enehytraeidengenus. (Zool. Anz. XXIX, p. 072.) [Eucnchytraeus n.g. bisetosus n. sp.]. 32. 1906. L. CoGNETï! DE Martiis. Gli Oligoclieti délia regiono neotropicale. II. (Mem. R. Accad.ScTorino(2).T.LVI, p. 147.) [Description de Pliearactima habereri, Ph. marenzclleri, Ph. ambi- gna, Tritogenia morosa nn. sp.] 33. 190(5. L. CoGNETTi DE Martiis. (iMem. M. Acead. ScTorino, XLIII, p. 781.) [Description de Dichogaster tristani {Costa-\V\ca) et de Anieo/des dcsaj'isù' (Paraguay) nn. sp.) 34. 1900. V. Maule. Ûber die Vejdovskyolla comata Micli. und Naïs liaramata Timm. (Zool. Anz., XXX, p. 302.) 35. 190G. E. PiGUET. Oligochètes de la Suisse française. (Rev. suisse zool., XIV, p. 185.) [L'auteur étudie les 28 Naïdes connus en Suisse et donne une table dichotomique, ainsi qu'une revision systématique, passe en revue l'influence des saisons sur la manière de vivre, la coloration, etc.] 36. 1900. E. PiGUET. (Rev. suisse zool, XIV, p. 889.) [Piguet donne la liste des A.eolosomatidae, Naïdidae, Tubificidae l.umbriculidae et llaplotaxidae qu'il a trouvés en Suisse. Il décrit aussi une intéressante espèce nouvelle : Rlijiticodrilns Icmani, trouvée à 120 mètres de profondeur dans le lac de Genève. ] 37. 1907. D. RosA. L'Allobophora minuscula n. sj). (At(i Soc NatrModena (1). Vol. VII, p. îiS.) — 409 — 38. 100(). W. M. Smallwood. Notes on Branchiolxlclla. (lîiol. Bull. Vol. II, p. 100.) [Développement des cellules sexuelles.] 39. 100(3. R. Southern. Notes on thu genus Enclivtraous, witli Description of a new Species. (Irisli Natural. Vol. XV, p. 179.) [Enchytvaeus sabulosus nov. spec | 40. r.HHj. F. Von Wauner. Zur Oecologic des Tubitex und Lumbi'iculus. (Zool. .Jalirb., XXIII, p. 20."').) [bes Tubil'ex sont des habitants de la vase, l'autotomie est chez eux beaucoup mohis prononcée que chez les autres Olig-ochètes; l'auteur commente l'étonnante énergie des Tnbifex, qui sont en mouvement pendant plus de quatre heures sans interruption. Chez les Lumbri- ciUiis, l'autotomie est hautement développée ; l'auteur explique comment les Tnbifex font leur tube et la fréquente association de Tabifex et Lmnbricuhis.] 41. 1000. L. B. Walton. Naididae of Cédai' Point, Oliio. (Amer. Natur., XL, p. 683.) [L'auteur donne la description des Naididae de Cedart Point et donne des tables dichotomiques sur les genres et les espèces de cette famille.) Rotifères et Gastrotriches 42. 10()(). P. DE Beauciiamp. Notommata (( opeus) eerberus Gosse. (Zool. Anz., XXXI, p. 005.) [Description et figure. La description et la ligure données par Gosse se rapportent mal à cette espèce! 43. 1007. P. i»E I>eauciia:\ip. Morphologie et Naiiations de l'appareil rotateur dans la série des Rotileres. (Arch. 'de Zool. exp'% XXXVI, p. 1.) [D'après une opinion généralement admise, l'appareil ciliaire des Rotifères est composé de deux couronnes, l'une préorale ou trochus, l'autre postorale ou cingnlum- L'auteur démontre que ce type n'est . pas réalisé dans la vingtième partie des espèces, il s'applique à presque tous les BJelloïdes, parmi les Ilhizotes aux Mélicertiens, aux Scirtopodes, à deux ou trois genres de Ploimes, et c'est tout. La très grande majorité des Ploimes qui forment la grande masse des Rolilères y échappent en entier. Après avoir donné quelques descriptions et figures de l'appareil ciliaire de huit espèces de Ploima (Notommata eerberus Gosse, Diglena forcipata 0. F. m\\., Furcularia forficulaEïwenb., Proaies petromyzon Ehrenb., Pedalion mirxmi Huds., Cjjrtonia tuba Ehrb., Euchlanis dikitata Ehrenb., Hijdatina senta G. F. Miill.), l'auteur arrive à construire un type général d'appareil ciliaire (intermédiaire — 410 — à Notommata et à P^dalion) et dont il est facile de faire dériver tous les autres par des modifications étroitement liées au genre de vie. L'appareil rotateur se compose fondamentalement d'une plaque ciliée buccale et d'une bande ciliée circumapicale : la reptation entraine un grand développement de la plaque ventrale, qui régresse chez les formes nageuses ou fixées, oîi elle ne sert plus qu'à l'adduction des aliments et disparaît totalement chez les formes carnassières à mastax préhenseur ou suceur. Une ceinture terminale de cils forts se diffé. rencie chez les premières pourlanageou l'adduction delà nourriture, aux dépens soit de la bordure du champ apical, soit de la plaque buccale elle-même. Il est vain de vouloir homologuer un cercle ciliaire d'une espèce donnée à l'un des cercles d'une autre, prise arbitrairement comme type, il est vain aussi de baser une classification sur des caractères aussi nettement adaptatifs et de conclure de ses res- semblances, comme l'a fait\Vesenberg-Lund, à des parentés réelles] 44. 11)07. P. DE Beauciiamp. Sur rabsorj)tion inteslinalo, la formation et l'utilisation des réserves chez les Roti- fères. (C. R. Ac. Se. Paris, t. CXLIV, p. 524.) [L'organisme des Rotifères est capable de mettre en réserve cha- cune des trois grandes classes d'aliments sous forme : 1" de globules protéiques confinés dans la paroi stomacale, réfringents, basophiles, vitalement colorables seulement pendant leur élaboration ou leur digestion ; on peut les envisager comme un stade de l'absorption, mais ils ne sont bien développés que chez les animaux très abondam- ment nourris; 2'' de glycogène dans les organes autres que le tube digestif, surtout les plus actifs, et qui est, lui aussi, rapidement consommé pendant l'inanition ; 3"^ de graisse, dans le tube digestif surtout, mais aussi dans les organes voisins, qui constitue une réserve plus stable et plus facile à reconnaître, et pour ce motif, la seule qui ait été signalée jusqu'ici.] 45. 1907. P. DE Beauchamp. Sur la digestion de la chloroplivlle et l'excrétion stomacale chez les Rotifères. (0. R. Ac. Se. Pai^is, t. CXLIV, p. 1293. ) [L'estomac des Rotifères est capable d'opérer un véritable triage des substances qu'il absorbe, rejetant immédiatement les unes sous forme de grains très acidophiles, mettant les autres en réserve sous forme de globules plus ou moins basophiles ainsi que de graisse. Les colorants vitaux usuels, qui caractérisent plutôt certains de leurs états, ne permettent pas de distinguer les premiers des seconds; leurs véritables colorants spécifiques et naturels sont la chlorophylle et les autres pigments qu'ils ont mission d'éliminer.] 46. 1900. T. KiRKMAN. Second List of Rotii'era of Natal. (Jouiii. R. Micr. Soc. London, p. 203.) [L'auteur avait donné en 1901 une première liste des Rotifères du Natal, comprenant 52 espèces. Il y ajoute 20 espèces, dont une est nouvelle : Copeus tiiangidatus sp. nov.] — 411 — . 47. 100(3. V. Langhans. Asplanchna [n'iodoula Gosse und ilii'o Variation. (Arcli. f. Hydrob., I, p. Vo\).) [l/examen d'un riche matériel de provenances diverses amène l'auteur à constater que Asplanchna hclvelka Imhof n'est pas syno- nyme de A.pviodonta (losse, mais constitue au contraire une variété bien caractérisée (taille, mastax). Il décrit aussi une nouvelle variété var. henrietta de A. in'iodonta.] 48. 190(5. J. MuRRAY. Rotifera of tlio Scottisli Lochs. (Trans. R. Soc. Edinbui'gii, vol. XLV, p. 151.) [Murray donne la liste des Rotifères recueillis dans un grand nombre de lacs d'Ecosse, soit 177 espèces. Les principales formes trouvées dans les diverses régions — pélagique, ai»yssale et littorale — de ces lacs sont comparées avec les formes trouvées dans les mêmes conditions dans d'autres pays, l/auteur termine par quelques remarques sur certaines espèces et par la description de 6 nouvelles espèces : Philodina humata, Callidina longiceps, CnlUdina habita var. hallata, Callidina natans nn. sp. de Murray et Philodina flavi- ceps n. sp. de Bryce et Notommata pumila n. sp. de Rousselet.] 49. I00(). .T. Murray. On anow Bdelloid Rotii'er, Callidina vosi- cularis. (Jouiii. (,)nelv. Alicr. Club. (2). Vol. IX, p. 2.5'.).) [Callidina vesiciUaris nov. spec] 50. lUOO. J. Murray. Some Rotifei-a of tlio Fortli Avca, witli Desci^iption of a new Species. (Ann. Scott, nat. Hist., p. 88.) [L'auteur donne une liste des Rotifères de Forth Area et la des- cription d'une nouvelle espèce : Stephanops microdactyius.] 51. 1006. J. Murray. Some Rotifei'a of tlie Sikkim Hima- laya. (.Toui-n. Iv. Micr. Soc, p. 037.) [L'auteur donne la liste des Rotifères récoltés et la description de plusieurs espèces nouvelles : Philodina indica, Ph. squamosa, Calli- dina pcrforata, Call augusticollis Murray var. attenuata var. n., Call. crenata Murray, var. nodosa var. n., Call. formosa. n- sp., Rotifev longirostvis Janson var fhiibriata var. n., Adineta longi- cornis sp. n.] 52. 1000. J. Murray. The Bdelloid Rotifera of the Forth Area. (Piw. R. pliYS. soc. Edinburgh. Vol. XVI, p. 215.) [L'auteur énumère 53 espèces de BJelloïdes, parmi lesquelles une nouvelle espèce: Callidina microcephala, qu'il décrit et tigure, ainsi qu'une variété de Philodina brevi2)es.] 53. 1007. .1. Murray. South American Rotifers. (Amer. Natu- ral., XLI, p. 07.) [.Vlurray énumère 13 espèces de BdelloïJes recueillies dans des O - — 412 — mousses humides de la Guyane anglaise. Il décrit et figure deux nou- velles espèces : CalUdina tripm et C(UL speciosa, 3ims\ que deux nou- velles variétés : CalUdina pevfoyata var. americana et CalUdina mullispinosa var. cvassispinosa ] 54. 11)0(5. R. C. PuNxNETT. Sex (leteniiinaLion in Hydatina, witli some Remarks on ParLhenogenesis. (Proc. R. Soc. London, vol. LXXVIIIb, p. 223.) [L'auteur rejette la théorie de Maupas disant que le sexe chez Hijdatina est déterminé par la température, ainsi que celle de Nussbaum disant qu'il est déterminé par la nourriture. Les expériences ont amené l'auteur à considérer trois types de femelles parlhénogé- nétiques : il, femelles produisant un haut pourcentage de femelles qui pondent des œufs mâles; B, femelles produisant un has pourcen- tage de femelles qui pondent des œufs mâles ; C, femelles produisant des femelles qui ne donnent jamais d'œufs mâles. Un pur lignage du type Cfut entretenu pendant 73 générations sans jamais donner nais- sance à des mâles; l'inlluence de la température ne modifia nullement les résultats.] 55. 1906. Ch. F. RoussELET. Rotifera of Kew Gardons. (Kew Bulletin, add. ser., V, p. 68.) [1/auteur énumère 120 esprces de Rotifères qu'il a observées dans le jardin botanique de Kew. Beaucoup d'espèces sont intéressantes et rares, mais aucune n'est nouvelle.] 56. 1005., XXX, p. 5i;>.) (Pro F. cassidiformis Haller non IJmncsia cassidiformis Leb.) 107. lUOT. V. LAïKiAÏoLLi. Glenodiiiium pnlviscuhis (Elir.) Stoin var, ociilatum Milii imd Atax iiitenncdius Kocmi. vai-. lavaronensis Milii. (Zool. Anz., XXXI, p. oOO.) [Nouvelle variété de VAta.r intennedivs-] 108. l'.HM). ('. Maglio. Idracnidi nuovi o poco noii dell' Italia superioiv. (Zool. Anz., XXX, p. 40<).) (Les espèces nouvelles décrites par l'auteur et provenant toutes des environs de Pavie sont : Sperchon ticinensc, Airaclides paceùi. Htidriijihantt'S Kocnikei, Arrhenitruii mcuigii nn. sp.| 109. lUUG. W. J. Rainhow. A Synopsis ofAustralian Acai'ina. (Rec. Anstral. Mus. Vol! VI, p. 145.) [3 Hydrachnides dont deux espèces nouvelles que l'auteur décrit : Eijlaïs )nacculloclii, Atax cuniberlandcnsis.] 110. 1000. E. Roi'SSKAF. Notes })Oup servir à l'étude des Hvdraclinides de Belgiiiue. (Mém. Soe. Entom. lîelg. X'il, p. 181.) [Procéiiés pour la conservation et la préparation dos Hydrachnides et liste des S7 espèces de la IJels^ique'- 1 111. 1V)06. C. I). SoAR. Notes and observations on tlie Liie- History of Fresli-Water Mites. (Journ. Quek. Mier. Club. p. 359.) 112. l'.KJC). S. TiioK. Lebertia Sludien. IX à XIV. (Zool. Anz., XXX, pp. 70, -271 et 403.) [Description et ligures de Lebertia ( Pilolebertia) i nu equali s (Koch); examen critique des espèces connues du sous-genre Pilole.bertiu : porosa Thor, obsciira Thor, i.nsignis Neum., inaequutis (Kocli), quadripora Koen.; description d'un nouveau sous-genreMw'o^('/^(!r//a pour Lebertia brevipora Thor que l'auteur décrit à nouveau ainsi que la nymphe; description de Lebertia (Mixolebertia) contracta Thor.) 113. 1900-07. S. TiioR. Lebertia Studien. XV à XMII. (Zool. Anz., XXXI, pp. 105, 272 et 510.) [Description et lîi^ures de Lebertia gtaltraThor cl de sa nymphe; de L. relicla nov. sp.; de /.. lineata Thor et de sa nymphe; sur les espèces connues du sous-genre Pseudoleberlia : description d'un nouvean-sous-genre He.ralebertia pour /.. sligniatifera Thor et plicaln Ivoen.l — 421 — 114. 190G. S. TiiOR. Ubor zwei noue in der Schwoiz von Herrn C. Walter (Basel) erbeuteto Wassormilben. (Zool. Anz., XXXI, p. 67.) [LeberUa (Neolehcrlia) walleri n. sp. et L. (Pseudolebcrlia) lineata 11. sp.] 115. lUOT. S. TiioR. Eino neue Neolebei'lia ans Italien. (Zool. Anz., XXXI, p. 902.) I Description et figures île Leliertia (NcolehoUa) viaglioi Tlior (Tessin).] 116. l'.HHj. C. Walter. Hjdraclmiden ans der Tiefen Fauna der Vienvaldstiittersees. (Zool. Anz., XXX, p. 322.) [Trois espèces seulement ont été capturées : Lebevtiatauinsif/nita (Leb.), Hjigrobates dlbinas^-T-, que l'auteur considère comme un « relicla species » et qui est probablement identique avec Campo- gnalha schnetzU'ri\.eb., Tipligs Zschokkei nov. spec] 117. 1V)07.) [Description et figures de Ecliiniscits comiitiis n. sp. (Pfalz) et Ecli. eh'fjans n. sp. (Nagasaki). J (Iv H.) Insectes 123. IV»Or). N. Annandale. Notes on llic freshwator Fauna of India. X" III. An Indian acjnatic ockroach and beetle larva. (J. As. Soc. P.eng., 2, 1900, p. 105.) |0n ne connaît encore que quelques rares espèces d'Orthoptères adaptées à la vie aquatique et provenant toutes des contrées tropi- cales. Eu retournant des pierres dans un cours d'eau du Cbota- Nagpore, Annandale découvrit une larve O se rapportant évidemment à une espèce du genre Ej)iliimpy(i (IMaliide) dont il avait antérieure- ment signalé deux espèces à mœurs aquatiques. Placée dans un bac d'eau, elle nageait rapidement à l'aide de ses six pattes et venait de temps en temps projeter hors de l'eau l'extrémité de l'abdomen con- formé d'une manière spéciale pour la respiration. L'auteur parle aussi d'une larve de lampyride, probablement de Luciola iH'spertina, pré- sentant également des mœurs aquatiques, vivant sur Pistia stratioU'S, et donne la description du mode respiratoire de cet insecte. J 124. l'.KH). X. Annandale and Cii. Paiva. Noies on tlie fresli- ^\•ate^ Fauna of India. N° VI. The lile-liistory of an aquatic Weevil. (.1. As. Soc. Bong., 2, 1000, p. 197.) Illescription, mœurs et métamorphoses d'un Curculionide à mœurs aquatiques, vivant sur LimnaniJieimwi.] 125. 190(3, E. Ber(;rotii. Systematisclie und svnonvmisclie Bemei'kuno'en i'iber Hemiptcren. (Wien, Ent. Z.,XX^', p.l.) [Hennoiobatoch's gen. Hydrometridae = Ifcnnatobaiea, Anisojis Kirliahlyanux nom. n. pr. cik'pol Kirk.) — 4L\3 — 126. r.>()(). K. iJKiKiKoTii. Xciio austi'o-nialavisclic Ihniiiplci'a. (Wion, Ent. Z., XXV, p. 12.) \ Perillopm Breddini forme macroptère.] 127. 1*JU(3. F. E. Blaisdell. Notes and (lesi;rii)Liuii ol' tlic larva of Culox vai'ipalpus Coq. (Ent. News, XVII, p. 107.) 128. 190G. G. Breddin. Die Hemiptei-on von Colebcs. (Halle, Abh. xXatf. Ges., XXIV, p. 1.) I Descriiitions d'Hydrometridae nouveaux : Gerris anmUicornis, vulpina, Plilomera pamphaf/m, dorceus, laelaps, oribasus un. sp. (Celebes). Ddscriptioiis d'Hydrocorisae nouveaux : Anisops Bvcddini n. sp. (Celebes). Anisops Fieberi nom. nov. pour nirca Fieb.] 129. 190(3. F. B. Browne. A com})arison of Agabus aifinis Payk witli unguiculans Thonis. (Ent. Rec, XVIII, p. 273.) 130. 1000. F. B. Bruvvne. A studv of tlio aquatic Coleoptera and their surroundings in tlie Norfolk lîroads district. (Xorwicli Trans. Nat. Soc, VIII, p. 2»H).) 131. lUOG. J. Bueno. Tho crvptocerate Hemiptera of America in tlie writings of Prof'' A. L. Montandon. (Froc. Ent. Soc, VIII, p. 15.) [lUbliographie des travaux publiés i)ar Montandon sur les Hémip- tères aquatiques américains et liste des espèces connues.) 132. IDOi). .1. BuEXo. Lifc-histories of Nortli American Water- bngs. (Canad. Entom., XXXA'III, p. 189.) [Mœurs de Belostoma flaminm elRanatra quadridentata] 133. 190(). T. I). A. Cot'KERELL. Preoccupied generic names of Colooptera. (Ent. News, XVII, p. 240.) [Helopeltina nom. n. pr. Helopeltis.] 134. 1900. S. R. CiiRiSTOPiiERS. On tlie im[)ortance of larval cliaracters in tlie classification of Mos(jnitoes. (Se Mem, Mcd. Ind. N. Ser n^ 25, p. 1.) 135. 1900. W. Distant. Tlie fauna of Britisli India, including Ceylon and Burma. Rliyncliota, vol, in-8°. [Hijdrocorisae des Indes anglaises. — Plea miniitissima (= Leaclii Kirk.). — Plm paUcscens sj). nov. (Calcutta).] 136. 1900. H. G. Dyar. Illustrations ofMosquitolarvae. (Proc Ent. Soc, VIII, p. 15.) ["24 sp. décrits et figurés.] — 424 — 137. lOOt). H. G. Dyar. Koy to tlio known larvae of tlio Mosqiiitoes oi' tlie Unitod Sl;U"S. (Cir. V. S. Dep' agi'ic. Bur. Ent., no 72, p. 1.) [Table dichotomique des larves de Culicides coniuies des Etals- Unis.] 138. lOOti. H. G. Dyar et F. Knab. The larvae of Culicidae classified as independont organisms. (J. N. Y. Enl. Soc., XIV, p. 1G9.) 139. 1901). E. P. Felt. Insects affecting park and woodlaiid ti-ees. (N. Y. Mem. St. Mus., VIII, p. 1.) [Descrii)tions et table dichotomique de quelques larves] 140. 190<). M. Grahiiam. Four new Culicida(> IVom Jamaïca, West Indies. (Canad. Ent., XXXVIII, p. 811.) [Larves de Aedes auratus, pertinax, Jantliinosoma echinata, Mochlostyrax jamaicensis.] 141. 190<). C. G. H EWiTT. Some observations on tlie reproduc- tion of tlie Hemiptera-Cryptocerata. (Trans. Ent. Soc, p. 87.) [Copulation et ponte de Corixa et Nepa cinerca.] 142. 1006. R. Jeannel. Remarques sur Siettitia balsetensis Abeille et sur la faune aquati(jue Inq^ogée. (Bull. Soc. Ent. Fr., p. 98.) [La faune aquatique hypogée est surtout bien connue en Amérique; ce n'est guère que de|)uis quelques années qu'on a entreprissonétude en Europe. Elle comprend non seulement la faune cavernicole, mais aussi la faune phréatique très riche : il est probable que dans les sables reiiosant sur des couches imperméables d'argile, les eaux phréatiques ont tracé des rigoles assez vastes donnant naissance k toute une faune comprenant même des Vertébrés. C est ainsi que Chilton a ilécouvert dans la nappe phréatique, en Nouvelle-Zélande, toute une série de formes nouvelles appiirlenantaux genres suivants: PhroatoicHS (Isopodei), Cruregens,Cyangonix,Gamniayus,CalUoini(s (Amphipodes), Phreogetes, Phreodrilas (Vers), Potamopuyous ((Jasté- ropodes). Dans le Texas, Eigenmann a observé de nombreux animaux rejetés jtar un puits artésien de 5S mètres de profondeur. I>a plupart des espèces étaient nouvelles : Cypridopùs (Ostracodes), Cijdops (Copé- poûes),Cocdidotaca.Cirolanidcs (lsopodes),Cr(/»f/0)(/.r (Amphipodes), Palacmonctes (Décapodes) et Tijphlomoloe (Amphibien». En Algérie. Rolland et Blanc ont montré la présence d'animaux dans la nappe phréatique du Sahara, oîi les puits de l'Oued-liir rejettent des poissons vivants. - 425 — M. .leannel a retrouvé dans un puits du lîeausset le cuiieux Dyliscide obscuricolo : Siiititia halsctcnsis, dont il donne une description rom- plète. Il fait remarquer que les habitants des eaux phréatiques difTèrent notablement des habitants aquatiques des cavernes, ils sont beaucoup moins modifiés dans leur forme] 143. 1U0(). A. Ç. Jensen-Haakup. A new species of tlio gcnus Bei'OSLis. (Km. Medd. Ser., 2, III, p. 50.) [Berossîis Engelhart) t\. sp. (Argentine).] 144. r.iOO. G. W. KiKivALDY. A guide to llic study of lîrilisli Wiitcrbugs. (Entoniologist., XXXIX, pj). (iU, 79, 151.) [Catalogue raisonné et mœurs des Hémiptères aquatiques d'Angle- terre. I 145. lUOO. (\. W. KiliKALDY. List of tlie genoi'u of tlie Pagio- l)odousH('iiii})tera-Hetei'optoi"a, witli tlieif type species, troiîi 1758 to 11»04. (Trans. Am. Ent. Soc., XXXII, ]). 117.) I Catalogue des genres coiuius de Mepidae, Gerridae et Naeo- geidae.] 146. l'.'Of). F. Knah. Xoles ou Dcinocerites cancei' Tliéob. (Psvclic, XIII, j). \^ô.) [Larves de Deinoccnlcs cancer, Janthinosoma jamaicensis.] 147. r.>0(3. F. Megusar. Einlluss abnofmalei- Gravitaiions- wii'kung auf die Embiyonalentwicklung bei llydi'O- philus aten-imus Esch. (AitIi. Entw. Mec, t. XXII, p. Ml.) [(Kufs, larve et embryologie de H. aterrimus Esch.] 148. 1U0<). E. G. MiTCiiELL. Mouth parts of Mosrpiisto larvae as indicative of habits. (Psyché, XIII, [). 11.) 149. lUOC). E. G. MiTCHELE. On ihe Icnown krvae of the genus Franotaenia. (J. N. Y. Ent. Soc, XIV, p. 8.i 150. llUKj. E. M.iôBERd. Om nagi'a svenska insektei's biologi och utveckling. (Ai'k. Zool., III, p. 1.) |l»escription de la larve de Anisomeya Claussi (Dytiscidae).] 151. lOOO. E. M.iôi^ERfi. Ziir Kenntnis einigei' imter Seetang lebenden Insekten. (Z.Wiss. Insektenbiol., II, p. 137.) 1 Métamorphoses de Cercyon Uttondis.] 152. 1006. R. C. OsBURiN. (observations and ex])ei'iments on (h-agon Aies in brackish water. (Amer. X'at., XL, p. 395.) — 426 — 153. 100(3. A. Popovici-Baznosanu. Contributions à rétudc de l'organisation des larves des Flpliéniérines. (Arch. Zool. exp. sér. 1, V. notes et revue, p. lxyi.) 154. 1006. B. Poppius. Eine neue Art der Gattung Hydaticus Leach. aus der nôrdlichen Mandshurei. (Rev. russe ent., yi, p. 58.) [Hijdaticus laeviusculus sp. nov. (Maiulchourie).] 155. 1006. B. Poppius. I>eitragc zur kenntniss der Coleopteren- fauna des Lenathales in Ost Sibirien. I. nali})lidae und Dytiscidae (Ofvers. F. Vet. Soc, XLVII, p. 1.) [Afjabus aenescens, diibiosm, femoralis var. pallens, Hydaticus rugosus, Hydropoms nobilis, tomentosus, punctatissimns, lenensis, nn. sp. (E. Sibérie).] 156. 1006. M. RÉGIMBART. Dytiscidae, (lyrinidae, Hydroplii- lidae. Vovaa-e de M. Charles Alluaud dans rAfriinic orientale. (Ami. Soc. Ent. Fr., t. LXXV, p. 235.) \Bidessns brevistriga, Canthydrus AUuaudi, Clypcodytes Neu- manni,Copelatus aethiopicus, atrosulcatus,Heyophydrus variahllis, HydroporasfNebriopoyus subg. nov.) kilimandjarcnsis, Uyphydrm maculiceps, variolos^is, nigrovittatus, Laccophiius pilitarsis, flaveolus, prodttctus, Yola frontalu, dilatata, Aulonogyrus flavi- ventris, hypoxanthus, epipkuricus, Orectogynis laticostis, niga- lifer, fcminalis, coptogynus, erosus, nn. sp., Leroyi Aig. var. n. Nairobi'nsistavetensis, Berosus tetracanthus, gracilispina, subglo- bosus, corrugatus, Cevcyon limbicolUs, Cyclonotum rubrocinctum, Globaria simplex, seriata, Helocharcs melanonophthahnus lieiclie nn. var. notalicollis et curtns, laeviusculus, Hydiaena bvevipalpis, Allnandl, kilimandjan'nsis, Hydrochus albicans, Megasternum brunneum, Ochtkebius strangulatus, tenuipunctus, rugulosus, Philhydrus Alhiaudi, Spcycheus crenaticollis, huriwralis, Sphaeri- dium obsciirum, Volvulus compressus, obsoletus, dlipticus nn. sp. (Afrique orientale).] 157. 1006. M. RÉGiiMBAriT. Description d'un Dytiscide nouveau. (Bull. Soc. Ent. Fi-., p. 203.) [Hydroporus {Deronectes) Peyerimlioffin. sp. (Algérie).] 158. 1006. M. RÉGLMBART. Dytiscidae, (lyrinidae et Hydro- })]iili(lae. (Nova ('niinea. Leyde, 5. Livr. 1. p. 21.) [Platynectes decempuncfatus, Dineutes tetracantlius, nn. sp. (Nouvelle-Guinée).] 159. 1006. E. Reitter. Drei neue im Quellgebiet des Indus von Prof. D^' Kokcn gesammelte Coleopteren. (^^'icn, Ent.Jîtg., t. XXV, p. -10.) [Hydrous {Pagipherus) Piesbergeni, stcrnitalis nn.sp. (Turkestan). | — 427 — 160. l'.MX). E. IvEiTTER. Xeu(> Col(X)i)ton'n ans dci' j'aicark- tisclion Fauiia. (W. Eut. Zlg., t. XX^^ p. ;!1.) ICoelostomatranscapicum, orbiculare var. nn. punclicolle, subac- veum et nigrinus (ïranscaspie) nn. sp ] 161 1 '.»()( ). J. SahlberCt. Agabus (Gaurodjtes) gelidus n. sj). (Medd. Soc. Fauna FI. XXXII, p. 15 ) 162. l'.iOC). J. Sainte-Claire Deville Svnopsis dos Hvdi'aena du nord de l'Afrique. (Abeille, XXX, p. 283.) 163. l'.iOG. A. J. SiLFVENius. Beitriige zur Me(amoi-[)liose der Triclioptereii. (Acia Soc. Fauna et FI. Feun., XXMI, p. 1.) [Métamorphoses de Af/apetus coinatns, AQvijpnia picta, Braclti/- cenlnis subnubihis, Erotesis baltica, Glossosoma vernale, Goëra pilosa, Holocentropus auratns, stagnalis, Hijdropsjfclie, Hydropsi/cha saxonica, ançuustipenuis, instabilis, lepida, Lepldostoma hirtuin, Leptoccrus fulvus,s(>nilis, annulicornis, ater rimas, cinereus, excisas, Lijpe sp., Micrascma setiferum, Molanna aagustata, Molannodes Zelleri, Mifstacides azurea. longicornis, NcurecUpsis bimaculata, Neuvonia lapponica, Notidobia ciliaris, Occetis ochracea, lacaslris, PInlopotainus montanus, RhjiacophUa nabila, septentrionis, Seri- costoma personatiim. Silo paUipes, Tinodes Waeneri, Triaenodes bicolor, Wormaldia sabniffra.] 164. lUOi). A. J. SiLFVENius. Ueber die Métamorphose einigei' Phryganeidenund Limnopliiliden. III. (Acta Soc. Fauna et FI. Feun., t. XXVIÎ, p. 1.) [Métamorphoses de Agrupnctes cvassicornis, Coljiolaalius incisus, lloloslomis atrala, Limnophiias borcalis, flavicornis, marmoratus, lunatas, a/finis, bimaculutas, luridas, Micropterna latcralis, Nearo- nia vaficras, clnthrata, Phrygancd varia, Stcnoplii/lax dubius, infiimatas et table dichotomique pour la détermination des larves de Phryganéides de Finlande.] 165. 100(5. E. SuNDViK. Iakttagelser i afseende a A'olucolla ])ellucida. (Soc. Fauna FI. Feun., XXXII, p. 115. j [Mœurs de la larve de Volucella pellucida.] 166. lOOii. R. TiLLYARD. Life historv of Lestes leda Selvs. (P. L. S. N. S. W. XXXI, p.'409.) 167. 1*.)0(3. G. Ulmer. Uebersiclit ûber die bislier bekanntt'ii Larven europaïscher Tiicliopteren (Z. Wiss. Insekten- bioL, II, pp. 111, 162, 209, 253 et 288.) [Table dichotomique des larves deTrichoptères d'Europe] — ^28 — 168. lOOn. Cl. Ulmkk. l'cbcr die Larve eiiior IJrasilianisclion Tri(']ioi)U'ivn Spocirs (T)'ii)k'l('ti(los gracilis Bnrm.) 1111(1 vcrwaiidU' FoniKm ans Neu-Seelaiid und Indien. (Ann. Biol. lac, I, p. 32.) 169. ll»fK). \A'amvK. Zur Lcbenswcise des Gelbrandcs. (Allg. Fischerciztg, XXXI, p. 310.) IMœurs du Dijlmm marçiinalis L.] 170. l'.KH). Z Zaitzev. Drei nene Dviisciden Ai-teii. (Rev. russe cnL, Vl, p. 2().) \A(jabm fulvaster, lateaster, Macrodijtes dcUctus un. sp. (N.-O. Sibérie).] (E. R. el H. S.) Mollusques 171. 10i)(). C. F. AxcEY. Relevé des mollus(|ucs teiTestres et iiuviatiles de la Péninsule arabicpie. (Journ. Concli., Paris, vol. LUI, p. 257.) [Catalogue raisonné. — La faune malacologique du sud de l'Arabie offre la plus grande analogie avec celle de la côte des Somalis; cette faune si' rapproche aussi, naturellement, de celle de Socotora, mais l'ile en question doit avoir été isolée à une époque 1res ancienne. 1 172. l*.H)(i. C. F. Anœy. Addenda au relevé des molbiscpies ieri^eslres et fiuviatiles de la Péninsule arabiiiue. (Journ. roncli., Paris, vol. LUI, p. 17L) 173. l'.H)7. r. F. Axt'KY. Additions au relevé ili.'s inollus(|ues hM'i-esli-es et tiiuiatiles de la Péninsule arabique. (Joui^n. ànich., Paris, vol. LIV, p. 21.) 174. l'.ioO. r. F. A.N'CEY. Sur l'i )mplialotroi)is annalonensis Pi'r. et les formes voisines. (Journ. Concli., Paris, vol. LUI, ]). 2'.)S.) 175. l'.KH). C. F. Anc]<:y. Xotes criti(|ues et svnonvniirpies. (Journ. foncli., Patois, vol. LUI, p. 310.) \Planoybis Hildcbninti von Mart. = PI Madagascaiicnsis Smith; PI. Tancn'dn Parav. = PL pulchcUan Phil.; PL inareolicus l>et. = PL Ehrcnberçii Heck; PL subsalinanm bines = PL Boissiji Pet. et Mich.l 176. l'.KM). i\ F. Ancey. Descriptions of two new Cleopatra aaid a Pisidium. (Nautilus, XX, \). 45.) [Pisidium planetum (Madagascar) nov. spec] — 420 — 177. ]00(). F. r. Baker. A])i)licatioii oi' de Vrics' Aliilatiou Tlioorv lo tlio MoUusea. (Amei-. Naliiral., vol. XL, p. ;î27.) 178. 100(3. F. C. Baker. Lvmnaea Hinklevi n. s[). (Xaulilus, XIX, p. 142.) 179. 1007. F. C. Baker. Lvmnaea Daniolsi sp.nov. (Nauiilns, XX, p. 55.) 180. 1007. F. C. Baker Descriptions of new specics oi' Lvm- naea. (Xautilus, XX, p. 125.) [Lymnaea Dahli, Leai nn. sp. (N. Amer.).] 181. 1007. F. C. Baker. A new Spliaorium tVom Illinois. (Xautilus, XX, p. 21.) [Sphaerium stamineum forbesi nov. var. (N. Amer.).] 182. 1000. A. Bavay. Sur quelques coquilles oubliées du M^iséum de Paris. (Journ. Concli., Paris, vol. LIH, p. 248.) [Limnaea crassimcula (iles Mariannes) nov. sp] 183. 100(3. H. BeestOxN. West Lancashii'e non Marine Mol- lusca. (.Tourn. Concli., Manchester, vol. II, p. o4() ) 184. 100(3. S. Brusina. Revision des Dreissensidae vivants du svstème européen. (.Tourn. (_^onch., Paris, vol. LUI, IK 272.) |2 genres et 11 espèces, pas de sp nov.] 185. 1007. C. H. Cjiadwick. List of Wisconsin Sliells (suite). (Xautilus, XX, p. 22.) [Liste lies Univalues d'eau douce du Wisconsin. | 186. 100(5. S. Clessin. Zur ConMivlien l'auna des Loss in Gebiete der Donau. (Xachritsbl. Deutscb. Malac. (ies., XXXVIII, p. 1(37.) 187. 100(3. E. CsiKi. IL MoUusca. (Fauna Kegui Hungariae, P>udapest, 1000.) [Historique des recherches malacolog-iques en Hongrie et catalogue des ù'M espèces connues.] 188. 1000. Pu. Dautzenberg et H. Fischer. Liste des mollus- ques récoltés par M. H. Mansuy en Indo-(]liine et au Yunnan et description d'espèces nouvelles. (Journ. Conch., Paris, vol. LUI, j). 34;:!.) ICatalogue raisonné. — Melania Jacqucti (Tonkin) sp. nov.] — 430 — 189. lOOC). V. Franz. Plnsa aciita Drap., in Dcutscliland ein- gebi'irgcrt. (Nachriclitsbl. Doulsch. Malak. Gos.,Jalirg. XXXVIII, p. 202.) 190. 1907. L. S. Friersun. Soirio Observations on tlie Ova of Unionidae. (Naulilus, XX, p. 68.) 191. 1900. H. C. FuLToN. Description of a now s})ecies of T'nio (Ciineopsis) from Yunnan. (Ann. Mag'. X. H., XVII, p. 240.) \Unio tauriformis sp. n.| 192. 1900). L. (tERM.^in. Introduction à l'étude de la faune malacologique terrestre et fluviatile du massif armori- cain. (C. R. Ass. franc. Av. Se. Sess. XXXIV, p. 577.) 193. 1901). L. Germaln. Études sur quelques mollusques terrestres et fluviatiles du massif armoricain. (Bull. Soc. Se. nat. Ouest, Xantes, vol. VI, p. 1.) [L'auteurdonne la nomenclature d'un certain nombre de mollusques non encore signalés dans les départements de Marne-et-Loire et de la Loire-Inférieure ; il tait remarquer que le Limnaea Michaudi l.oc. est tout au plus une var. viajov du L. intermedia Fér.) 194 1900. M. Gluver. Notes on the Dritish Land and Fi'esli water Sliells collected by tlie Late Mr. Tliomas Glover. (Journ. Conch., Manchester, vol. II, \). 308.) 195. 1900. Iv. HiLBERT. Zur Kenntnis der Preussischen Mol- luskenfaïuia. (Scluift. pbys. okon. Ges., Kônigsberg, Jaln-g. XLVI, p. 41.) 196. 1907. A. A. HiNKLEY. Some Sbells of Mississipi and Ala- baina. (Nautihis, XX, p. 40.) [Liste des coquilles du Mississipi et de l'Alabama. | 197. 1900. H. HoNKiMANN. Limnaea (Gulnaria) o\ata Drap. var. Kôlderinova. (Xachriclitsbl. Deutsch. Malak.Ges., Jaln-g, XXXVIII, p. 45.) 198. 1900. E. HoLZFUSS. Planorbis corneus L., ein Dopi)elai- mei'. (Natur und Haus, Jabrg. XIA", j). 2;)4.) 199. 191)0. T. KuRMos. Beitrage zur Molluskenfauna des Kroalisclien Karstes. (Xacliricbtsbl. Deutsch. Malak. Ges., Jalu'g. XXXVIII, pp. 73 et 140.) [Catalegue des Mollusques du Karst. — Neritina fluviatilis var. n. Zernovnicenm.] — 431 — 200. 190G. W. A. LiNDiiOLM. Einige Bemerkuiigcn iibor die Svstematik dcr Valvatidae. (Nacliriclilsbl. Douiscli. Malak. Ges., .lalirg. XXXVIII, p. 187.) 201. 11)0(3. \V. A. LiNDiioLM. Beitragziu- Molluskenfauna von Liltaiien. (Xachi'iclitsbl. Deiitsidi. Malak. (xcs.. .lalirg. XXXVIII, p. 11»3.) 202. 1000. A. Mayi-'IKLD. Conli'ibiitions towards a List oï West-SufFolk non marine Mollusca. (Joui'n. Concb., Mancliester, vol. II, p. 340.) 203. 1000. PI. Xeuville et R. Anthony. Liste préliminaire de Mollusques des lacs Rodolpbe, Stéphanie et Margue- rite. (Bull. Mus. Ilist. nat , Paris, p. 407.) |l-a faune malacologique de ces lacs est essentiellement d'eau douce, elle n'est pas halolimnique comme celle du Tanganika.] 204. 1900. H. Neuville et R. Anthony. Troisième liste de Mollusques d'Abyssinie (collection Maurice! de Roth- schild.) (Bull. Miis. Hist. nat , Paris, p. 310.) 205. 1900. H. Neuville et R. Anthony. (Quatrième liste de Mollusques d'Abyssinie (collection Maurice de Roth- schild.) (Bull. Mus. Hist. nat., Paris, p. 411.) 206. 1900. H. A. PiLsmtY. A New lîraekish-Walcr Suail fi'om New Engiand. (Nautilus, XIX, ]>. 90.) [Paludestrina salsa n. sp.] 207. 1900. H. A. PiLSimY. Vitrea rhoadsi and Snceinea relusa magister. (^Nautilus, XIX, p. 109.) 208. 1907. H. A. PiLSHiiY. Two new Ameriean gênera of Basommatophoi'a. (Nautilus, XX, p. 49.) [Amphigi/ra nov. gp.n. Alabamensis n. sp. (Alaljama) et Ncoplanoy- bis nov. gen. tantillm nov. spec (Alabama).] 209. 1907. H. A. PiLSHKY. Note on Lepyrium. (Nautilus, XX. p. 51.) 210. 190(). IL B. Preston. Description of a new speeies of Limnaea from N.-^^^ Ausd-alia. (Proc. Malac. Soc , London, vol. VII, p. 30.) [Limnaea egregia nov. spec] 211. 1907. H. B. Preston. Descriptions of new speeies of Land and Freshwater shells from Centi-al and South xVmerica. (Ann. Mag. N. H., XX, 1907, p. 490.) \Limnca Sclli, Plannrbia Costariccnsis, Planorbis Honcurdiana. PI. Merulaensis, Pkijsa Oulleata, Pk. cornca, nn. sp.] — 432 — 212. 1*.>00. \\'. RoTii. Znr Ehroni'ottung dor Paludina. (Natui- imd Haiis, Jahrg. XIV, p. 171.) 213. 190G. W. RoTH. ï'ber die Herkunft und das .Vlter der Zuriclisee-Paludina. (Bl. fiir Aq. imd Terrariehkunde, 190G, n° 18.) 214. 1907. 0. ScHRÔDER. Beitrage 7a\v Histologie des ManUds von Calcyculina (Cyclas) lacustris Millier. (Zool. Anz., XXXI, p. 506.) 215. 190G. E. A. Smith. Report on tlie Mollusca of tlie ïliii'd Tanganvika Expédition, conducted bj D''. W. A. Cun- nington, 1904-1905. (Froc. Zool. Soc, 1900, p. 180.) [-25 espèces duTanganika, dont 2 nouvelles : Anceya rufocincta et Ancylus tanganjjiœnsis; 8 espèces de Victoria Nyanza. dont 2 nou- velles : CorbiciUa Cunningtoni, Sphaenwu Victoriac] 216. 190r). C. Skil. Pliysa acuta Drap, bei Miinehen. (Xach- l'ichtsbl. Donlscli'. Malak. Ges. ,.la]irg. XXXVIII, p. 203.) 217. 1900. V. Sterki. New Varieties of Xorlli American Pisidia. (Xaulihis, XIX, p. 118.) [Pisidiuni variabile var. brevius. var. hifbridum; Pis. nobfroia- cense, var. i:rj)ansnm, var. ek'vatum, var. quadratum, var. lincalinn. var. fratevnum, var. alabamense nn. var. (Amérique du Nord).] 218. 1V)07. y. Sterki. New species of Pisidiuni. (Nautilus, XX, p. 5.) [Pisidium proxhniim (N. Amer.)] 219. 1907. V. Sterki. Id. (loc. cit., p. 17.) [Pisidium miimsculum, fragillimum, levissimum, subroltinduvi, Friersoni (.N. Amer.)nn. sp.j 220. 1907. ^'. Sterki. Sphaerium Lendersoni n. sp. (Nautilus, XX, p. (J9.) 221. 1907. V. Sterki. New Pisidia. (Nautilus, XX, p. 87.) \Pisidiuin negkclnm nov. spec, var. corpulcnlum nov. var. (N. Amer.jl 222. 1907. V. Sterki. New Pisidia. (Nautilus, XX, p. 98.) [Pis. snpciius, snccineum (N. Amer.) nn. sp.) 223. 1907. P). Vai.ker. Notes on ^'alvata. (Nautilus, XX, p. 25.J [Valvala sinccra Danidsi n. var., I'. bicarimila conmrtiinsu. v., lu'vdcpirssa n. v. (iN. Amer.)| — 433 — 224. l'.iOT. 1). ^^'ALKER. A list of Sliolls l'rom Xcbrnska. (Nau- Lilus, XX, p. 81.) 225. VM) .T. WATERSoNand .1. W. Taylor. Land and Fr( sli- watei- Mollnscs of S' Kilda. (Ann. Scott. Xat. Hisl., p. 21.) 226. 1U0C>. C. Zeimeï. Dio PorlinuscliL'l (Mcleaiirina luargari- tifci'a L). (Xatur und Haus., Jalii'g. XIV, \k 202.) (!■]. U.) Bryozoaires 227. l'.'UT. A. Okx. Einc di-itte Art von l^>(•^inatella (F. Daven- |)orti n. sp.). (Zool. Anz., XXXI, p. TKi.) 228. r.'OT. (\ F. R()rssELia\ Roport on tlie Polyzoa of tlio Tliii'd Tankanvika Expédition conductcd bv 1)'. W. A. Cunnington, "l90t-li»05. (Pme. Zool. Sor., VMl , p. 2r>0.] [PlamatcUa tankanuih'ie sp. nov.. PlumalcUa ri'pens vnr.?, Arachnoidia Ran-Lania'slcri Uoora, Victon-Ua sijmtiioticu si). n.| 229. l^OiJ. A. ^^^ \A\\.ters. Bnozoa from Cliatliam Island and d'Unille Island. New Zealand. (Ann. Mag. X. H., XVII, 1). 12.) [Pluiuatdla princep^i Ivraep. (lac Huro, l. Clialliam). | (k. L.) Batraciens 230. UK»7. V. Hacker. C'bcr Mendelsclic ^>lvl'bung boi Axo- lotln. (Zool. Anz., XXXI, p. '.»'.•.) 231. F.iOT. .\. H. REA(iAiN. Reptilien luid Ampbihien vom Roseland-Indianor-Resérvat. (iebict in Siid Dakota. (Zool. Anz., XXXII, p. 31.) ISimple liste. I 232. F.HlC). ^^^ NA'olterstorff. Iber den Formenkreis des Tri/on {=MoIge) vittafus Civay. (Zool. Anz., XXIX, p. (illt.) — F bel- Triton pvrrliogaster subsp. orientalis Dav. (Zool. Anz., XXX, p. 5Ô8.) 233. FH)7. ^^^ ^^^)LTERST()RF:•■. Iber neue Tritonenformen (")steiTeiselis, insbosondei'e Triton (= Molge) vulgaris sul)S}). lyi)iea forma Kamniei'eri n. f. (Zool. Anz., XXXF p. Tio.) ^ (Iv II.) — 434 — Poissons 234. 1 '.)()(■). Basiiford Dean. Notes on tlie living spécimens of tlie Australian Lungsfîsli, Ceratodus Forstcri, in tlie Zoological Societvs Collection. (Proc. Zool. Soc, IDOG, p. 108.) 235 1900. L. S. r>ER(;. Description of a now Cvprinoïd Fisli, Paraleucogobio notacanthus, from N. Cliina. (Ann. iMag. Nat. Hist., XIX, p. 103.) 236. l'.'OO. L. S. Ber(;. Description of a new rvprinoïd Fish, Ai'clieilognatus signifer, from Koi'ea, witli a Synopsis of ail tlie known PJiodeinae (Ann. Mag. X. H. XIX, p. 159.) 237. 190<'). L. S. Perg. Ùbersiclit der Salinoniden von Amiir- Becken. (Zool. Anz., XXX, p. 395.) [Liste des 1 1 Salmonidés connus de l'Amur, avec quelques descrip- tions, dont celle d'une espèce nouvelle : Coregomis ussuriensis (Ussuri, Chanka See).] 238. 19()(). L. S. Berg. Ubersiclit der Cata])liracti (Fam. Cottidae), Cottocomeplioridae nnd Comeplioridae des Baïkals(>es. (Zool. Anz., XXX, p. 908.) (L'auteur donne la liste des espèces trouvées dans les dragages effectués dans les grandes profondeurs du Haïkal par le professeur Korotneff. Les Cottidae comprennent G genres et 11 espèces; sont nouveaux : Asprocottus Herzensteinii nov. gen. nov. spec, Abysso- cottaii nov. gen. pour Korotneffi, gibbosns et Boulengeri mi.ssp., Liinnocottus nov. gen. pour Cottus Godletcskii {\)\h) et mcgalopa (Gralz ). — La famille des Cottomephoridae est nouvelle avec le genre CotlomepJiorm gen. nov. pour Cottns Grewingki (Dyb.). — Les Comeplioridae comprennent un genre de 2 espèces.) 239. 190(i. L. S. Berg. Note on Doliichtlivs stellatus Sauvage. (Ann. Mag. X. H., XVIII, p. 393.") 240. 190('). L. S. Berc;. Description of a new species of Leuco- gobio from Korea. (Ann. Mag. X. H., XVIII, p. 394.) \Leucogolno coreanus sp. n. et table dichotomique des Leticogobio connus.] 241. 1900. (t. a. Boulenger. Fourtli Contribution to tlie Iclitliyology of Pake Tankanyika (Trans. Zool. Soc, Xyil, 190(), ]). 537.) (Si espèces dont Miivcmciiius tunkanicaniis. Pcllomila viiodov, — 435 — Aleste rhodopleuva, Neobola minuta, Dinotoptinusf/. ». Cunning- toni,Ch)'ysichth!is sianenna.Phyllonenms g.n. ti/pus, Anclienoglanis occi(lenlali'ivar.taiiganicanus,S!jno(lontis)iit'lanosticlnsJIaploclulits pmnilus, Lates augiistifrons. Lamprologus bicvianalis, L. Cunning- loni, L. momlahn, L. mullil'orciatiis, L. caUipletiis. L. reticulahui, L. ralliarus. Panitilapia frontosa, Batliiihatcs minor, Haiilota.vodun g. n. iiiicyolcpis, Peliiiatochyornis pk'urospilus, P. rhodosligiini, Trematocara nigrifrons, Tilapia latifrons, Cunningtonia n. g. longiventraUs, Masitacembelm Cunningtoni, nn. sp.] 242. l'.>0(). G. A. P)OULEN(JER. On some Fislios IVom ilic Kwango. Hiver in Angola, collected by D'' \A\ J. Ansorge. (Ann. Mag. N. H., XVII, p. llO.) ( Vavicorhinus Ansorgii, Apotochilus macrocephalm, ssp. nn ] 243. lOOO. G. A. I)(_)ULANGER. Descriptions of new Fislies discovered by Mr. E. Degen in Lake "\'i('(oria. (Ann. Mag. N. H.", XVII, p. 433.) [Petrocephalm Ik'geni, Marcusenius nigricans, Alestes Sadleri, ■ Barbus lobogeni/n, B. MinclunL B. Magdalenae, Clarias AUuaudi, liagrus Degeni, Siinodonlia Victoriae, Paratilapia cinerea, Pelma- tochromis Speldi, P. flavipinnis, P. microdon, P. obesus, Haplo- cliromis percoidcs, H. Stanleyi, H. bicoloy, H. crassUabris, H. dranU, H. hhmaHi, Tilapia variabdis, T. nigricans, T. Martini, T. lacrimosa, T. nubila, Platutaeniodus gen. nov. Degeni, nn. sp.| 244. l'.KKJ. G. A. I)OULEN(iKR. On a Gollection of Fishes froiii GaHalmid. (Ann. Mag. X. PL. XVII, p. .^7.) |8l espèces connues et N espèces nouvelles : Barbus Zuaicus, B. MacmiUani, B. Bottegi, H. ZapJiiri, B. gudaricus, B. eimigstus, B. Margaritae, B. alticola.] 245. 11)00. G. A. IJouLENcJER. Description of a new Fisli of tlie genus Clarias from Uganda. (Ann. Mag. X. PL, XVII, p. 500.) [Clarias Werneri n. sp.j 246. lOOi;. G. A. BouLENGER. On some \\'est African S^jccies of Barbus. (Ann. Mag. X. PL, XVIII, p. 32.) 247 . 1000. G. A. BouLEiNGER. Description of a new Barbus from tlie Uganda Protectorato. (Ann. Mai;' X. H. XA'III p. 30.^ [Barbus Portali sp. n.J 248. 1000. G. A. BouLENGER. Description of a now Mormvrid Fish from Soutli Tamcroon. (Ann. Ma^•. X. IL, XA'iII, p. 30.) [Marcusenins Bulesii sp. ii. | — 43G — 249. 190<). G. A. BouLENGER. Description of a new Silurid Fisli of tlie g(3nns Doumoa Saiivag(\ from Angola. (Ann. Mag. N. H., XVIII, p. 347.) [Doumea angolensis, sp. n.) 250. 190(3. (i. A. BouLENGER. On tlie Présence of Two Species of Anabas in the Wliite Nile and tlie Balir-el-Gebel. (Ann. Mag. X. H., XVIII, p. 348.) [Anabas Muriei elPetherici \ 251. 1907. G. A. r)0UEEXGER. On the Variations of Slereolepis gigas, a great Sea-Percli from California and Japan. (Ann. Mag. X. H., XIX, p. 489.) 252. 1907. G. A. Boulengek. On an African Barbel liillierto confounded with Bai'biis iriniaculatus Peters. (Ann. Mag. X. H., XIX, p 492) [Barbus decipiens, n. sp.] 253. 1907. G. A. Boulenger. On Barbus aureus Cope, i'roui Xatal. (Ann. Mag. X. H., XIX, p. 390.) 254. 1907. G. A. IJoulenger. Description of a new Cyprinid Fisli of tlie genus Labeo from tlie Transvaal. (Ann. Mag. X. H., XIX, p. 392.) [Labeo Riiddi sp. ii.] 255. 1907. G. A. Boulenger. Description of a new ("ichlid Fisli from Portuguese East Africa. (Ann. Mag. N. H., XX, 1907, p. .")().) [TUapla Sivijnnertoni nov. spec. (Buzi River).] 256. 1907. G. A. Boulenger. Descriptions of tbree new Fresli- water Fislies discovered bv Mr. G. L. Bâtes in Soutli Cameroon. (Ann. Mag. X. H., XX, }>. .50.) [Synodontis Balesii (Ja Uiver), Claria lonnior (Kribi River) et Eleotris Kribensis {\ivihi River) nn. sp.] 257. 1907. G. A. P)OUlenger. Descriptions of two new Fresli- water Fislies discovered by D'" W. .1. Ansorge in Mossamedes, Angola. (Ann. Mag. X. H., XX, p. 108.) [Labeo Ansordii {Dongwenna) et Paratilapia angusticeps {Za.mhes\) nn. sp.] 258. 19(J7. G.A Boulenger. Descriptions of two new African species of Barbus. (Ann. Mag. N. H., XX, p. ;i3().) [Barbns aspilus (Ja Hiver) et trispiloviimus (Congo) nn. sp. et table ilicliotomique des Bai.bas d'Afrique.] — 437 — 259. 1VH)7. G. A. BouLENGER. Descriptions ot' tlireo newFresli- \\-A\vv Fislies discovered by Mr. (i. L. Bntes in ('ame- roon. (Ann. Mag. N. H., XX, p. 485.) [Nannocharax ocellicauda (Ja River), Barbus coUipterus (Ivribi River), Maslacembelus lonf/icauda (Kribi River) nii. sp.) 260. r.K)7. G. A. BouLENOER. Descriptions of threenew Fishes tVom Central Africa. (Ann. Mag-, X. H., XX, p. 487.) IPetusiaa Woosnami (Aruwimi), Barbus Johnstonii (Afr. centrale anglaise) et Amphilius Hargeri (Afr. centrale anglaise) nn. sp.] 261. 1U07. H. W. FowLER. PennsylvaniaFislics. (Amer. Nat., XLI, 1007, p. .").) [Catalogue raisonné des Poissons de la Pens\ Ivanie. | 262. 1007. V. Gratzianow. Ûbersicht der Siisswassercottiden des Riissischen Reiches. (Zool. Anz., XXXI, p. 0.54.) [Table dichotomique des 19 espèces de Cottides connus en Russie ; une espèce nouvelle : Cottus Koshcirnikoici et deux nouveaux genres : Cephalocottus pour Cottu>i amblystonwpsis Schmidt et Mesocottus pour CottihS haitci Dybowsky.] 263. 10()(). E. Leoniiardt. l'ber die Mopskopbildnng bei Abra- mis vimba L. (Zool. Anz., XXXI, p. .53.) 264. 1000. M. Plehn. Ûber den Exoplithalmus bei Fisclien. (Allgem. Fisch. Zeitg., XXXI, p. 351.) 265. 1007. C. M. L. Popta. Einige Fiscliarten ans ('bina, Xenocypris lampertii nnd Clianodicbtliys stenzii nov. sp. (Zool. Anz., XXXII, p. 243.) 266. 1000. I). G. STEAD.FisIiesof Australia. Sydney, 1000. I Guide systématique et populaire pour l'étude des poissons les plus intéressants de r.\ustralie.| 267. 1000. C. T. RegaiN. Description of tln'ee new Fislies from Yunnan. (Ann. Mag. iN. IL, XIX, p. 03.) [Schizothoriix taliensis (Tali Fu Lake), Discngnathm Yunnanensis (Yunnan Fu l.ake) etSilurus Grahami (Chun Kiung l.ake) nn. sp.] 268. 1000. C. T. PvEGAx. On tlie Fi^esliwater Fislies of tlic Island of Trinitad, based on tlie Collection, Notes, and Sketcbes made by Mr. Lecbmere Guppy. (Proc. Zool. Soc, 1000, p. .378.) [Table dichotomique des 41 espèces connues de la Trinité, descrip- tion de quelques espèces dont Tetragonoptorus Guppjji, Psaulaii- chenipteriis Gappi/i, Paranchenipterus Paseae nn. sp. | — 438 — 269. 1006. C. Tate Regan. A Revision of tlie South-American Ciclilid Gênera Relroculus, Geopliagus, Hetorogramma and Bioto(>cus. (Ann. Mag. X. H., XVII, p. 10.) [Tables dichotomiques et descriptions des espèces de ces genres. yielerogramma gen. nov. pour Mexop>^ part. Giintli, Gcojjliagns part, (jopeet Biotodama Pelleg., //. Borellii sp. n (Paraguay).] 270. 1000. r. Tate Regan. Notes on somo Loricai'iidFislics, witli Descriptions of two new Species. (Ann. Mag. N. H., XVII, p. 04.) \Ancistrus Bovallii (Guyane anglaise), Loricaria Stcinbachi (Argentine) nn. sp.] 271. 1000. C. Tate RE(iAN. Tlu^ ^'cndacos of Loclnnabcn and of Derwentwater and Bassentliwaite Lakes, Con^gonus vaùdesius and Coregonus gracilior. (Ann. Mag. X. H., XVII, p. 180.) [Coregonm graciUoy n. sp.| 272. 1000. (\TateRegax. A Revisionof tlicFislies of tlieSontli American Cichlid Genei-a C^iclda, (^liaetobranclius, and Chaetobrancliopsis, \\iili Notes on tlie (^lenera of Amei'ican Cicldidae. (Ann. xMag. X. H., XVII, j) 2;ïO.) [Tables dichotomiques et descriptions des genres cités et de leurs espèces.) 273. 100(). C Tate Regan. Descriptions of two new rvi)rinid Fislies from Yunnan-Fu, colleeted by Mr. J. Grabanj. (Ann. Mag. X. H., XVII, p. 832.) \Cypviw(>i micvLttiiis et. Nemachilus Grahami nn. sp. | 274. 1 000. C. Tate RE(iAN. Descriptions of fivenew Freslnvatci- Fishes from Sarawak, Bornéo, colleeted by D'' G. Hos<'. (Ann. Mag. N. H., XVIII, p. 0().) [Barbus Hosii, Cosmoclnlusfalcifer, Liocassis barmnemis, L. Hosii, Macrones baranensis nn. sp.] ■275. 1000. G. Tate Regan. Description of a new ('yprinodont Fisli of tlie geniis Jci/i/iis/rf from Ai-gcntina. (Ann. Mag. X. H., XVIII, p. 154.) \Jennnsia maculata n. sp.] 276. 1000. G. Tate Regan. A Gollection of Fislies from ilic King River, Western Australia. (Ann. Mag. X. H.. XVIII, p. 4.->0.) L5sp. avec Nannatlierina gen. nov. Balstoni sp. n.] — 430 — 277. l'.iOT. C. Taxe REdAN. Dcs('rij)iioiis of tlirco now Fishcs from Yunnan, collccted bv Mr. J.Graliam. (Aini.M;ig. N. IL, XIX, p. 03.) \Schizotkoyax taliensis, Discognathus Ymnanensis, SiUirus Grahmni nn. sp.] 278. 1007. C. Tatk RK(iAN. Diagnosos of iiew Ceniral American Fresliwater Fislies of tlie Familles Cvi)rinodoniidao and Mugilidae. (Ann. Mag. N. H., XIX, j). (il.) [Ricidas flabelUcauda, R. Goilmanni., Xiphopliorus brcvis, Ago- nostomus macracanthus, A- Salvini nn. sp.] 279. rJUT. C. Taxe Regan. Doscrii)tions of six new Fresli- water Fislies from Mexico and Central Ameiica. (Ann. Mag. N. H., XIX, p. 258.) \Piiaelodus Boucardi, brachjjcephahts, Rogersi, Gambasia anncc- tcns, G. terrabensis, Sicydium Pittieri nn. sp.] 280. l'.iOT. C. Taxe Regan. Description of two new Cliaraci- nid Fislies from Argentina. (Ann. Mag. N. H., XIX, p. 201.) [Pogonochavax gen. nov. Relii, Phoxinopsis gen. nov. tupicioi nn. sp.] 281. 11»07. C. Taxe REi. C ALumn. Paramaecium aiu^elia and muta- tion. (Science, N. V., p. 064.) • llésumé d'une communication parue dans Proc. Soc. E.rp. Biol. Mfd., III, pp. 48-4'.). D'une culture de P. catalatam, l'auteur a isolé un couple d'individus en conjugaison : les conjoints présentent les caractères de P. aurdid ; l'un d'eux, maintenu en culture, a repris après la 45'^ génération la forme P. cnudatum. L'auteur en conclut : ou bien il s'agit d'un cas de mutation avec retour à la forme mère, ou bien P. C(Uid((tuiii et P. aurelia ne sont que des variétés d'une même espèce, P. aurelin : cette dernière explication lui parait la plus plau- sible. 300. lUOC).*(T.N.CALiaNs. PatliogenicProtozoa.(Pop.Sci. Mon., N. Y., LXIX, pp. 409-21()). 301. l'.iOO. E. Wace Carlier. (Proc. ScoU. Micr. Soc, W , \)\). i;j:J-135.) A observé des vorticelles sur des crapauds : n'y vivent pas en — 444 — parasites, mais profitent peut-être de la nourriture donnée aux batra- ciens. 302. ll'Ot). C. CÉPÈDE. Sui' uiKj Micr()sco[)ori(li(' nouvelle, Plcis' tophora macrospora. })ai'asite des Loches franches du Dauphiné. (C.-R. Ac. Se. Paris, CXLII, pp. o<)-58 etC.-R. Soc. Biol., LX, 13-15.) Un seul cas étudié : tumeur intramusculaire de la paroi latérale de l'abdomen près de l'anus, chez Cobitis barbatula L., renfermant d'innombrables spores et pansporoblastes. Description de la spore. 303. 11>0(). C. Ckpède. Svn- la i)rétendue imnnniité des CohUis à l'égard des infections ravxosporidiennes. (C.-R. Soc. Biol., LX, i)p. 15-16.) L'auteur rappelle que l'on croyait les Cobitis indemnes de Myxo- sporidies. Or, il a décrit récemment trois espèces trouvées dans ces poissons Met en garde à ce propos contre les généralisations hâtives. A de même découvert une Myxosporidie(My,riW/n/» 6/arv// n.sp.)(lans l'anguille. 304. lUOG. C. Ckpède. Mijjcidiiim Giardl Cépède et la pré- tendue immunité des anguilles à l'égard des infections myxosporidiennes. (C.-R. Soc. Biol., LX, \)\). 17(»-17o.) Première Myxosporidie connue de l'anguille : dans le rein d'une anguille pêchée dans le Pas-de-Calais, près de Wimereux. Des- cription. 305. 1006. *A. L CiiAiiNSKii. Physiologische Beobachtungen an Paramecien (en russe) (Izv. Varcli. Univ., 1006, .5-6, pp. 1-88.) 306. 1006. E. CiiATToN. Sur la biologie, la spécification et la position systômatir|ue des Amcrbidlum. (Arch. Zool. Exp., [4] V, Notes et Revue, ])p. XVILXXX.) 307. lOOf). E. CiiATToN. Sur la morphologie et l'évolution de YAma'Mdium i-ecticola, nouvelle esi)èce commensale des Dauphines. (Arcli. Zool. Exp., [4] V, Notes et Revu.', pp. XXXin-XXXVIIL) Amd'liiiliain recticola n. sp., parasite dans le rectum de Cladocères, nuphnio surtout. Description. 308. 1006. J. A. CusriMAN. Fivshwalei' RhlzoïiOils of Nan- tucket. (Amer. Natui'., XL, pp. oTl-oTo.) Enumération de 22 formes de Thécamabiens. Indication des dimensions. — 445 — 309. \in)t\. .T. A. fusiiMAX and W. P. Hknderson. A pivlimi- iiai'j studj of llio finoi' sliiicturc of Arcclla. (Amor. Xatiir., XL. pp. 797-802.) Oui étudié Arcellis vulgarh Elir. et Arc. mitrata l-eid. — Il n'y a pas deux couches dans la paroi de la loge (Heiitwk; et Lesser), mais une seule. Celle-ci est couverte e.xtérieuretnent d'alvéoles hexagonales en général, mais n'ayant pas de côtés communs. La croissance se fait par intercalation d'alvéoles nouvelles. 310. lOOG. J. Daday. Mikruskoi)ische Si'isswassertliiero aus der Mon-olei. (Matli. Toniii. Erlos., XXIV, i)p. ;il-77.i 311. 100(3. *(3. P. Dellinger. Locomotion ol' Amœbae antl allicd forms. (.Tourn. Exj). Zool., III, pj). 337-358, 2 pi.) 312. 1000. Cn. H. EdmondsOxN. The Protozoa of lowa. A stndv of species known [o occnr in tlio waLers of tliis Slate. (Proc. Uav. Acad. Sci.. XI, p. 1-124.) 313. 1000. P. ExRiQUES. Sidle condizioni clie dctorminano La conjuuazione negli Infusoi'i, ed il ditfei'enziamento sos- .suale noi Vorticellidi. (liologne, 1906.) 314. 100(j. EmiAI. Faurk-Fremikt. Sur la structure intime du pi'otoplasme chez les Protozoaires. (C.-R. Ac. Se. Paris, ex LU, p 58-60.) Le protoplasme compreml : 1' le cytoplasme vrai ;;2° les spliéro- plastes (éléments sphérulaires de Kïixstlkii), organes qu'on peut comparer aux leucites des végétaux et au noyau cellulaire. 315. 100(3. Emm. VAimÈ-FiŒmET. V £2J(.st//l/.s gasterosU'i (Sj). nov.) et l'origine des Urcéolaires. (C.-R. Soc. Biol., LX, i)p. 347-340.) Sur les branchies de l'Epinoche {Gasterosteus acukalas;). Des- cription. Dans la structure du péristome et dans la chambre épisty- lidienne, l'auteur trouve un nouvel argument en faveur de sa théorie, d'après laquelle les Urcéolarides dérivent des Vorticellides (et non l'inverse, comme le dit HiiTSCiiLO- 316. lOOO. E.AiM. Fauré-Fre.miet. A profjos de la structui-e du protoplasma chez les Protozoaires. (C.-R. Soc. Biol.. LX, pp. 380-302.) Réponse à iviixsiLEit (1905). Défend son interprétation de la struc- ture sphérulaire du noyau. — 446 — 317. 10()<). E.MM. Fauré-Fremiet. Phénomènes i)i'oloplasmi(|ues (lus à l'anesthusie cliez Giaiicoma pijr't forniis . (f.-lv. Soc. IJiol.. LX, j))). 4')l-4<)3.) llésume d'abord ki structure intime de Glaucomapi/rlfoymis.Comme anesthésiques, emploie les vapeurs d'un mélange alcoolique très dilué ou une solution faible de cblorhydrate de cocaïne. — Au point de vue pliysique : cessation des mouvements, réfringence spéciale du protoplasme (déshydratation). — Au point de vue chimique : diminu- tion des actions réductrices intraprotoplasmiques, plus. grande péné- trabililé de cytoplasma et surtout du noyau ù l'égard de certaines substances solubles. — iMort par coagulation ou par absorption anor- male de substances solubles. 318. r.tÛO. Emm. Fauré-Fremiet. La puissance de ia i'range odorale des VoriicelUda et son utilisation. (C.-R. Soc. Biol., LX. pp. 772-771.) Ktudie Vorticclla convallaria- La force développée est égale à 0,0U8() microdyne, le 0,000 000 000 OS erg Une très minime partie seulement de cette énergie est utilisée pour l'alimentation, le courant d'eau déviant en majeure partie de chaque côté du péristome ; utilité : renouvellement et aération du milieu. L'énergie aurait peut-être son origine dans des phénomènes d'oxydation, ce qui expliquerait le fait que la plupart des Vorticellides d'eaux claires ou courantes ont un puissant appareil odoral, tandis que celles qui vivent en milieux putrides l'ont peu développé 319. lOUi). E.MM. Fauré-Fremiet. Sur les bols aliinentaiivs des VurtlceUklae. (C.-R. Soc. Biol., LX, j). 820-827.) Décrit l'évolution du bol alimentaire chez un Caixlicsinm iiolmiinnvi placé dans une solution de rouge Congo. D'abord il est isolé de l'endo- plasmapar la membrane périvasculaire; mais au bout de deux minutes environ, la vacuole est devenue sphérique (tension superlicielle), elle s'est laissé pénétrer par des acides (du cytosome), elle a perdu les trois quarts de son contenu liquide. 320. lUUO Emm. Fauré-Fremiet. Sur une nouvelle Vorlicellide, Opisthonecta Benneguiji. (C.-R. Soc. Biol., LX, pp. 922-023.) Genre et espèce nouveaux. Organisme nageant, dans mare. Description. Encystement facile. 321. r.JOC». Emm. Fauré-Fremiet. Sur VOji/n'i/duiy/i ccrsfdilc. (C.-R. Soc. Biol., LXl, pp. 4()-48.) Etud^de la structure de cet Infusoire. Le rang parmi les Va(jini- colinm : Cothuiniak coque gélatineuse et non membraneuse. — 447 — 322. 100(). lùiM. Faurk-Fremiet. Le commcnsalismo siu'ciliijuc chez les VorLicoUos d'eau douce. (C.-U.Soe. lîio]., LXI, pp. 450-458.) A côté lie Vorlicelliiies commensaux (ecloparasites) sans habitat préféré, il y en a un grand nombre à habilat spécilique, que citt! l'auteur (notamment une douzaine d'espèces nouvelles dont les noms sont indiqués). Ces espèces, bien que voisines, sont bien distinctes entre elles, et offrent une grande fixité de caractères, et des faits étudiés il semble résulter qu'il s'agit d'espèces bien définies, adaptées à leur bute et ne pouvant se former aux dépens d'une autre espèce par ada|)tation immédiate ou mutation. 323. lOOC». Fmm. FAtiRÉ-FREA[iET. Le ('(minicnsnlismc des Oper- cuhn'ia. Le facteur mou\enicut.(r.-R. Soc. l)i()L,LXI, pp. 5M-515.) De diverses expériences il résulte que le mouvement est la seule condition nécessaire que les Opercvlovia demandent à leur hôte. 1 est toutefois probable que d'autres facteurs moins importants agissent encore sur le commensal, et déterminent la spécjlicité de son commen- salisme. 324. 1<.)0(), E.M.Ai. Fauré-Fremiet. Le commensalisme des O^ier- cularia. Les facteui's de La si)écifieité. (C.-R Soc. BioL, LXL pp. 583-585.) D'expériences, incom])lèles encore, il résulte qu'un Oi)ercnlaria, commensal d'un insecte donné, peut vivre sur un autre insecte, et que dans ces conilitions nouvelles il n'y a pas de variation immé- diate. Il est probable que sur son b()te spécifique l'infusion rencontre des conditions particulièrement favorables. 325. lOOii.E.MM. Faurj<:-Fre.miet. Variation exjiérinicntale chez Voriicelln niicmslnma . (Hull. Scient. Fr. lîeli^-., XL, ])]). 271-280.) Espèce des eaux putrides, fort variable. L'auteur a pu, par des variations de milieu, la transformer en une forme correspondant à V. Iilans, puis la ramener au type primitif. Interprétation de ces résultats. 326. lOOC). Fm^[. Fauré-Fre.miet. Sur un cas de monsti'uosilé spécifique cliez Stento?' (yrr/fleus. (.Vrch. Anat. Micros3., VIII, p]). (')(')0-66().) 327. lUOC). IvMM. Fauré-Fremiet. Le (ilaHcoïmi pi/r'r/hrmis et l'organisation de la suhstanc<ï vivante. ((\-R, Assoe. Anat , VIII, pp. 120-127.) — 448 — 328. 1000. C. Fraxca et C. Athias. Sur les phénomènes de division du Tr;ipcmosoma l'otaiorhitn. (C.-R. Soc. Biol., LX, i»]). 1108-1109.) l.e matériel provient de Uxjla cirhorea var. mendionalis. Recherches encore incom|)lètes; le l)lé]iharoplaste jouerait un rôle analogue à celui du cenlrosome dans la division mitotique. [Cf. BnuETd 329. 190(3. *C. pRANCActC. Athias. Recherches sur les Tryini- nosomes des Anii)hibiens. I. Les Tryi)anosomes de lu Rana csculenl(i.(\vQ\\. h\>\. Pv.Bact. Lisl)., I. pj). 127- 10."), ])1. IIMV.) 330. 1900. H. S. Jexxixgs. The beliaviour uf Pdrdiitœchun. Additional features and gênerai reaclions. (Journ. Compar.-Neui'ol., XIV, 1 11-510.) 331. 190(5. W. A. Kepxer. Notes on the genus Leji/ophri/s. (Amer, Xatur., XL., pp. 335-342.) L. elegans et cinerea Hertwig et Lesser. — Description sommaire de l'organisme, de la nutrition, encystement (forme du cyste varie suivant la proie englobée). Les deux formes appartiennent probable- ment à la mrme espi'-ce. Division. Pas vu de noyaux. — Comme le suggère Prxard, Lejitophrus doit être mis en synonymie de Vaiu- p]jyell(t. 332. 1900. E. KoRsciiKLT. l'ber eine eigenartige Form der Forti)llanzung bei einem Wui'zell'iisser, Pelomt/xa ji///i(s/)'is. (Xaturw. Rundsch., XXL pp- 503-504.). 333. 1900. G. KKYSSELrrz. Générations- und Wirlswechsel von Tryplanoplasiiia Borreli Laveran et Mesnil. (Arch. f. Protist., VII, pp. 1-74.) Matériel provenant principalement de la Carpe. L'hôte intermé- diaire est fort probablement Piscicola geometra- Caractères de la maladie chez les jeunes Carpes; description du Trypanoplasme; évo- lution de l'infection. Caractères de la maladie chez le Piscola. Trj/pa- nosovia iiorrcli = iV. Horrcli + Tr. cyprini Plehn. A trouvé des Trypanosomes et Trypanoplasmes dans Pcvca fhwia- tUis, Acerina cernna, Lola vulgavis, liarbus llnviatili.% Cyprinus carpio, Carasins vulgaris, Tinca viUgavis, Abravns brama, Leucis- cus idns, L. cephalm, L. eruthrophtabmis, L. rulilus, Esox iucins Cobitis barbaiiUa, Anguilla vulgaris, Siluru5-()5().} Cldoro7niixnm triitlw n. sp., voisin de CM. /hivialile Tliél. Dans la vésicule biliaire de Trntla fario du poids de 100-300 gr. Caractères de la maladie. 344. lUOC). L. LÉGER. Sur une nouvelle Mvxosiioridie de la lanche eonuiiune. (C.-Pv. Ae. Se, CXLII, j)]). lo'.>7- l(n>8.) Cliloromuxiiiii crislatio» n. sp. Dans le liquide biliaire de T/»ca ciUffavis. Description des spores. Voisine de Clil. IJiiviatHeThél- et Clil. truUiv Léger. Mentionne aussi une maladie de la peau due à (]lulotlon cjiprini Moroff. 345. l'.KM). L. LÉGER. Etu7- 329, ])1. XII-XIII.) Dans l'intestin moyen des larves de CeialoiJogon solstiliaUf< Winn. (eaux stagnantes limpitles) Organisme métamérisé, à noyau unique. Cycle évolutif sommairement décrit. 346. IDOi). *L. LÉGER. Deux nouvelles Myxosporidies parasites des poissons d'eau d()ue(\ (Bull. Ass, fr. Avane. Se., 1005, ]). 3;!().) 347. IKiif). L. Léger et E. Hesse. Sur la structure ûo la pai-oi sporalc des Myxosporidies. (G.-R. Ac. Se. Pai'is, CXLII, sjiec.) (Zool. pp. 720-722.) La paroi n'est pus anhyste, mais constituée au début par deux élé- ments cellulaires propres, les cellules pariétales, qui doinient chacune une des valves de la spore. Etude chez divers types. Donc, même organisation générale que chez les .\ctinomyxidies (= famille des My.vosporidies), et non ordre spécial des Néosporidies. — 451 ~ 348. r.)()(). J. E. Lord. Notes on AcaittJioc//stis poij/and. (Ti-ans. Manch. Micr. Soc, IIh:)."), pp. Il- 11, 1 pi.) Etude de l'Héliozoaire, peut-être identique à l'Ac. brericirrhis de Perty. A trouvé un test squelettique. 349. lltôC). CtR. Manca. Ti'vpanosomes du lapin ot do l'ananilk' on Sai-daigne. (C.-R. Soc. Biol., LX, p. 191.) A trouvé un Trypanosome (? Tr. granulosvm) dans le sang d'an- guilles on Sardaigne. 350. 1906. S. 0. Mast. Liglit réactions in lower organisms. I. Stentor cœruleus. (.Touni. Exp. Zool., III, pp. 3.59- ;399.) Description du processus, de In réaction motrice. Positif. Plus sen- sible à l'extrémité antérieure. 351. 19(H). *(t. Mazzaiielli. Cnpr'ma rn(r(/)Uutca,n. gen.,n. sp. (1. di Ciliato délia faniiglia délie f'rccolar}(J(t\ parassito délie brancliie d(^gli agoni. (Riv. mens, di Pesca, VIII, pp. 20.5-208.) 352. 190(5. ^G. Mazzarklli. Rappoi'ti tra ilgen.Branchiophaga MazaiT., e il geu. BlastuHd/Km Per. (Riv. Mens, di Pesca, VIII, pp. 209-214.) 353. 19()C). L. Mercier. Phénomènes de sexualité chez Myxo- />ot//s Pfcifferi. (C.-R. Soc. P.iol., LX, i)p. 427-428.) A la base de la formation des spores il y a phénomène sexuel : ani- sogamie. Les deux conjoints s'unissent, mais les noyaux ne fusionnent pas; la chromaline se fnigmente en i;r;iins passant dans le plasma et aux dépens desqu<^ls se constituent les noyaux des sporohlastes. 354. 190(). H. Nagai. Der Einfluss verschiedener Narcotica, Gase und Salze auf die Schwinmigeschwindigkeit von Paramœcium. (Zeitschr. Allg. Phvsiol., VI, ])p. 195- 212.) 355. 190<). II. Pearl. a biometrical studj of conjugation in Paramœcium. (Proc. R. Soc, LXXVII, P)., pp. .377- 383.) Paramœcium est un peu plus variable en largeur qu'en longueur. Les conjoints ditièrent notablement des individus ne conjuguant pas de la même culture. 11 y a tendance nette à l'homogamie. Importance de celle-ci comme facteur d'évolution divergente. 356. 19()(). L. Pearl. Variation in Cliilnmonas under l'avou- rablc and unl'avourable conditions. (Piometr., V, pj). 5.")- — 452 — 357. IDOC). E. Penard. Etude siii- la {hi\)Ci)lhia indvcj'rndta. (Airh. f. Protisi., VIII, \,\). ()6-85.) Description détaillée de l'organisme. Bivalve; lors de la division chaque individu emporterait une valve du parent et s'en construirait une deuxième. Sous les valves, une enveloppe interne ou membrane. Vacuole extrêmement par(>sseuse (mettant peut-être un demi-jour à atteindre son maximum). En note : a constaté chez Lembadion hulli- nnm du fond du lac de (îenève une pulsation de la vacuole par deux secondes. 358. 1906. A. W. Prters et M. H. Recs. Soinc relations of Pi'otozoa to cei'Lain ions in llicir médium. (Science, N. Y., XXIII, pp. .527-52,S.) Iiésumé d'expériences laites sur Payiinuvcium et Colpiiiium- 359. lliUC). H. Prandtl. Die Konjugation von DhViii'niin nasutrmiCt. F. M. (Ai-eli. f. Protisi., VII, i)p. 221»- 25R. HoBEirrsoN. Note on the influence of surface- evapoi^ition \\\nm ilie distribution of Infusoria. (Wood's Holl, Mar. liiol. Lab. P.ulL, X, ])p. Ilo-IID). 363. 1000. H. ScHouTEDEN.Xotes sur quebfues infusoires Asjjiro- O'iclies d'eau douce. (Ann. Biol. lac., I, pj). 114-110.) Description de Cinetochilum Biltschli Schout., Clulcxlon Schriria- /,o// Schout., Epalxis mirabilis Roux, Didinium. 364. lOOC). H. ScHouTEDEN. Les Rhizopodes testacés d'eau douce, d'après la Monograi)lne du jjrolesseur S. Awk- RiNTZEW. (Ann. liiol. lac, I, i)i). .'!27-;joitr;ig(^ zui- Kcnnlnis voii /:y>/.s7////.v jiJtaitiHs (Ehrbg.). (Arcli. f. Protisl., \\\, \)\). 173- 185, pi. YI.) Etude de l'ectoplasme et ses différenciations. 368. IIKH). ( ). SciiU(")DKR. Ein(^ iiciic M\x()})orim. (Arcli. f. Proiist., VII, ;^95-ll(>, pi. XVIII.) Structure générale; étude de l'ectoplasme et diflerencialions. 370. P.K)(i. 0. ScHRODER. I)oiti-;igo vxw Ivcnntiiis von Stcitloi- cœrnleus Ehrbg. imd St. Rncselii Ehrbg. (Areli. 1'. Pi'otisi., VIII, i)p. 1-1(), pi. I.) Etude des myonèmes et membranelles. Contredit Nkresiieimer. 371. P.'OO. A. SeiiuBERG ot W. KuNGE. l'borcinc Coceidienapl ausdeni Boden von ù\ephelis vulgaris {llerj)()hdclk( afomaria), Orcheobius herpohdelhv n. gi'n., n. sp. ( Vcrli. D. ZooL Tks., XVI, pp. 2:'.3-25().) 372. lliof». \\mi. Sergent cl Et. SER(iENT. Sui- un FlagoUô nouveau de l'intestin dos Culeœ et des Slcgomijia , Herpeto7nouas aîgeriense. Sur un autre Flagellé oi sur d(;s Sj)/rochaclœ do l'intestin dos larves de nious- liipies. (C.-R. Soc. BioL, LX, i)p. -iltl-^'):!.) llevpetoiuonas aîgeriense n. sp. dans la première partie de l'uitestiti postérieur sous la lorme mobile, surtout dans les tubes de Malpighi sous la forme immobile, chez Culex pipiens et Stegoinyia fasciata. IIerpe(oinonass\)dAns le tubedigestifde larve i\e\'Ano/)lielesvi(icii- — 454 — lipennis; ressemble à H.jaculum Léger, de Nepa cinerea : peut-être y a-t-il rn|>|)ort entre eux. 373. 1000. P. Statkewiïscii. Galvanolropismus uiid Galvano- laxis dorCiliata. (Zoiisclir. Allg. Pliy.siol., VI, \)\). 13- 43, pi.) 374. l'.KMj. A.Stolc. Plasmo(liogoni(\eino Vcrmelirungsart dcr niedersten Prolozoen. Nacli den Untersuchungen an mehrkernigen Formon \on. Ainœba protois. (Arcli. 1". Entw. Mocli., XXI, pp. 111-125.) Multiplication du noyau chez Amwba protens quand la nourriture estrare ou quand elle est en grande abondance. L'amibe devient mul- tinucléée soit par division du noyau uni(iue primitif soit par fusion avec d'autres amibes, l'ar division ultérieure redevient uninucléée. 375. 1900. E. ToPSENT. Une station d'Ophrj/dium cersatile dans la Marne. (IJull. Mns. Paris, j). 570.) Non encore indiqué de France. L'a trouvé près de Reims. 376. 1900. .T. Vkrslui.ts. ('ber die Konjugation dei' Iid'usorien. (I3ioL Uentralbl., XXVI, pp. 40-()2.) D'après l'auteur la conjugaison, ou karyogamie partielle, est dérivée de la co]»ulation, ou karyogamie totale, par suite de la complication de structure de l'organisme, empêchant la rai)ide fusion des deux cellules, que l'on observe chez les tyi)es primitifs. 376A. E. Waiuiex. On Berlrdinid Kirhmaal, sp. nov., a Myxosporidiuni occuring in a Soulh African IvOtil'er. (Ann. Natal Govern. Nus. I. p. 7-17, i)I.) Dans un Copeus récolté à Pietermaritzburg. Description. 376h. '^L. L. Woodruff. An exi)erimental stndy on tlie life- Inslory of liypotrjchous Infusoria. (.lonrn. Exper. ZooL, II. p. 585-032.) N.B.— Le résumé de quelques-uns des travaux mentionnés ci- dessus, omis par suite d'erreur, paraîtra en même temps que l'analyse des travaux parus en 1907. (H. S.) Algues. 377. 1000. .1. IJergiis. Le noyan et la einèse chez le Spirogyra. (La Cellule, XXIII, p. 55.) 378. 1007. F. Bescansa. Alcunas « Conjugadas •• do la provin- ciarde Orense. (P.ol. K. Soc. Espan. Hist. nat., \'ll, p. 05.) — 455 — [L'auteur donne une liste de 25 Desmidiacea', 10 Zygnemace.T e 2 Mesocarpaceu; recueillies en Espagne. Il donne les tlimensions et les localités des espèces recueillies. La Galicie est riclie en algues d'eau douce, le groupe le mieux représenté est celui des Gonjugatea\] 379. 190(3. 0. Borgc. Si'isswassui'cliloi'oplivcoon von Feuer- bind und Isla Desolacion. (Bot. Sludiei' (ilUigiiadu F. R. Kjellman, p. 21.) [L'auteur étudie les algues rapportées par Dusén de la Terre de Feu et de l'île de la Désolation. On connaissait jusqu'à présent 31:5 espèces de ces régions, l'auteur en cite 77 dont (> sont tout à fait nouvelles ainsi qu'un certain nombre de variétés. | 380. 100(3. (). Bouge. Beitnige zui- Algentioi'a \on Sclnveden. (Ai'chiv f. Botanik, VI, p. 1.) [ L'auteur publie une liste des algues d'eau douce de la Suède. H espèces sont nouvelles pour ce pays et espèces et variétés sont nouvelles pour la science. Ce sont : Penuuii chriisoilerma, Niissonii, Closterlum gibhnm, Cosma- rium decmsiferam, polonicum. llac. var. quadrinodosam, inagni- ficiim iNordst. var. Suecicum, Staurastrmn dilatatiuu Ehrenb. var. extensum, Spondiilosiaia secedensBdiry,\ar. undulalum, Anabaena aequalis.] 381. 100(). 0. BoRGE. Algen ans Argentina und P)olivien. (Ai'cliiv f. Botanik, VI, p. 1.) [Liste des 80 algues récoltées par R. FriesetG. 0. iMalme en Bolivie et en Argentine. Pas d'espèces nouvelles. | 382. 1000. F. Branl). Cher die sogenannten Gasvakuolen und die ditierenten Spitzenzollen der Cyanopliyceen sowie iUjer Sclinellfàrbung. (Hedwigia, XLV, p. 1.) 383. 1000. F. Brand. (ber die Faserstruktur der Ciadopliora Mcndji-an. (Ber. Deutsch. Bot. des., XXIV, p. (H.) 384. 1007. J. Brunntiialer. Die Algen und S('liizoi)liyceen der AltwJisser der Donau bei Wien. (Verli. KK. Zool. Bot. Wien, LVII, p. 170 ) I L'auteur étudie les algues et les Schizophycées du vieux Danube près de Vienne. Son travail est divisé en deux parties : une générale et une spéciale. Dans la partie générale, Brunnlhaler s'occupe d'abord des conditions biologiques (température, transparence, couleur de l'eau, etc.), il donne une carte de la région étudiée et fournit la liste des phanérogames observés. Il étudie ensuite le plankton et fait un certain nombre de remarques critiques sur quelques espèces du phytoplankton, notamment sur les 21 variétés saisonnières qu'il a — 45G — observées . 111.) « [ L'auteur croit à la synonymie de ces deux espèces et donne les raisons de son opinion. | 386. l'.KHj. F. S. CoLLiNS. Aeroluetium and Cliaiitraiisia in North America. (Rliodom, VIII, p. 18U.) [8 Acrocha;tium et i Chantransia de l'Amérique boréale ; table dichotomique. | 387. 1*.»00. ,f. Co.MKKK. Observations snr ia périodieilé du déve- lopj)enient . (lîuU. Soc. bot. de Fi'ancc, ]) 3U0.) [Ce travail est le résultat de vingt-quatre années d'observations suivies dans les environs de Toulouse 1/auteur y étudie rinfluence des saisons sur le développement de telles ou telles algues, la nature des eaux, etc. Il donne ensuite le catalogue raisonné des algues de la région toulousaine.] 388. 1907. J. ('(KMÈiiE. Diatomées du lac de Comté, Pvrénées ariégeoises. (Soc. Hist. nat Toulouse, XXIX, ]). 1.").) I La florule diatomique du lac de Comté est composée d'un mélange de formes pélagiques, néritiques, benllioniques et épiphytes ordi- naires, accompagnées d'un certain nombre d'autres espèces qui doivent être accidentelles ou erratiques, .^.j espèces et variétés sont énumérées, parmi lesquelles 3 sont nouvelles pour la région pyré- néenne. I 389. 1*.)06. .1. A. CusiiMAN. New England Desmids ol" (lie Faniilv Saccodermôe. (Bull. Torrev Bot. Club, XXXIII, p. ;:Î13.) [Catalogue de 27 Saccoderm;v de New England dont une espèce est nouvelle : Mesotaniium miuiiinun, ainsi que trois variétés. Le travail se termine par une table dichotomique des genres et des espèces. | 390. 190(). A. CusiiMAN. Some Desmids iVom New Fuundland. (Bull. ïoirey lîot. Club, XXXIII, p. 007.) [i/auteur donne la liste de 72 Desmidiacées appartenant à 17 genres récoltées dans trois localités de New Foundland, quelques espèces étaient encore inconnues pour l'Amérique du Nord.J — 457 — 391. l'JOC). V. E. FiUTscii. Fivsli-walcr Wi^iv in Kcw ( lai' espèces parmi lesquelles 12 sont nouvelles. J 411. 190(). r. MeiiI'^sciiivOWsivY. Gosetze des Kndocbroms, Kasan, 190(5, 102 p., 2 pi. (on russe). I Etude desChromatophores des Diatomées.] 412 1907. A. A. C. E. Merlin. Note on new diatoni structure, (Journ. Quek. Micr. Club, X, p. 83.) [Lacis très délicat couvrant l'aire centrale de quelques espèces : Melosira, Hyalodisciis, Auliscus, Coscinodiscus et Tricevatium.] — 400 — 413. l'.HH). L. MekkimAxX Mahel. TSuclcar Division in Zvyiicnia. (I5otan. Craz., XLI, p. 13.) 414. l'.)07. M. MoHius. Xotiz iiber sclilaucliliiidcndc Dialonicen mit zw'ci Nci-scliiedciien Ai'tcn. (Ber. I)enlsc'li. lîol. Ges., XXV, p. 247.) ISchizoneiua et Homoc'Ocladia.\ 415. 19U7. M. MuBius. Algologisclic Bcotjaclilnngcn iihci- cine ^yHSsel•blute und eine Cladopliora. (Hedwigia, XLVI, p. 279.) I M()biLis décrit une lloraison de l'eau (Wasserblûte) aux environs de Francfort, formée de 3 espèces de Cyanophycées : OsciUatovia A(]ardliii (iom., Anahaena l}Qs.-aquae Brib. et ClatltrocifKHs ainii- ginosii Henfr. La floraison de l'eau par la première de ces espèces n'avait pas encore été observée. 11 a observé le même phénomène avec l'association de Botruococcas Bvannii et (Ui)omulina Rosa- noffli. L'auteur décrit ensuite une variété intéressante de ClailoiJltoiu cvispata Kiitz | 416. 19()(i. 0. MuLLER. Pleomorphisnius, Auxospoivn und Dauersporeii bci Melosira-Ai'ten. (Pringslieim's .lahrh. Wiss. Bot., XLIII, p. 1'.).) I L'auteur discute le pléomorphisme, etc., des Melosira. Il décrit une nouvelle espèce : M. islandica et une nouvelle sous-espèce subarctica de M- itcUica. \ 417. 1900. E. W. ( )LIVE. Notes on tlic occurrence of (Jscillatoria pi'olifica Goinont in tlie ice of Fine Lake, Wankesia County. Wisc. (Trans. Wisconsin Acad. Se. Arts, Lett.,"xV, p. 121.) 418. 1907. C. H. OsTExXFELi). Beitnigc zui- Kenntnis dor Algen- flora des Kossogol-Beckens in der nordwestlichen Mongolei, mit spezieller Beriicivsiclitigung des Plivto- planktons. (Hedwigia, XLVI, p. 3(x).) i L'auteur étudie la flore algologique du lac de Kossogol (N. \V. Mongolie), des marais et rivières avoisinantes. Le travail est divisé en 2 parties : I' Une énuméralion systématique des 90 espèces observées avec leur habitat et quelques notes critiques; 2' considérations con- cernant le phytoplankton de la région. Le planUton du lac de Kossogol est pauvre et de caractère alpin Les spécifts caractéristiques sont : Dinobri/on KossoQolensis, Spluivroci/fiUs Schroeteri, StichoQloea olivacca var. splierica- Le plankton des marais avoisinants à un carac- tère to^t difl'érent et les formes caractéristiques appartiennent aux Myxophyceae, Dinobryaceae et Peridineae, celui des rivières consiste — 4(il — surtout en Diatomaccac et Myxopliyceae. Toutes les espèces citées sont connues sauf IHnobruon kossogoknsis et une vérité do Poiiliniiivi nnihonalinit. | 419. lUOt). A. Pascher. Neiiei' Beitnig ziir Algentiura (1rs siuUiclieii IJolimenvaldcs. (Sitzl)er. deutscli. nat. mcd. Voi'. l)()lim('n ■• Lotos ■■ 0, }). 1 . ) 1 L'auteur publie le résumé de ses recherclies sur la niorpliologie et la reproduction de ditïérenls genres d'algues. H énumère N Helero- contae, 1H6 Zygophyceae, 121) CKIorophyceae, I lihodophyceae. 3 'llaucophyceae, IS'â Schizopliyceae. | 420. 100(). A. Paschkk. l'bei- die Zoosporeiircprodnklioii bci Stig-eO(d()nium. (Ostci'. l)ot. Zsclir. LVI, 11, p. 117.) 421. l'.»r)7. A. Paschkk. l'ber di(^ ZwcrginannrlK'ii dci' ( )t'do- goniaceeii. (HciUvigia, XLM, j). 2<55.) 422. 1*.H)7. K. Pknaud. vSur la kK-oiiiotioii des Diatomccs. (lînll. d(;riI(M'l). Hoissier. 2. \ll. p. 7.").) I l/auteur ne reconnaît au filament supposé propulseur de Bi'itscldi d'autre valeur que celle d'un mucus inerte et inutile; il croit que le courant mucilagineux locomoteur ne représente pas un simple (ilet étroit, mais bien une nappe élargie.] 423. l'.HiC). H. Pkragallo. Sur la ([iicslion dos s])ores des Dia- loinécs. (Mici'ogr. prépar. 5. XIV. 1. p. 1 14.) 424. 11106. S. Petkofk. riiiquiniie coiilribnlion à réliide des algues d'eau douée de P)ulgari('. (Xuov. Nolai'isia, XXI, p.^51.) I Liste avec localités de ;} Scliizomycées, 1 Kloridée, "2"i Cyanopliy- cées, 35 Chloropliycées.) 425. 11)0(3. R. H. Philip. Yorksliire Dialoms. (Naluralisl. 11)06, p. IL) I Liste des Diatomées recueillies par le « Yorksliire Naturalisls Lnion » en 1905.1 426. 1907. R. II. PiiiLiP. XoLes on Dialoms iu 1006. (Trans. Hullsc. Field Nat. Club. III. Ili07, p. -iOl.) [Liste de IS espèces et une variété recueillies dans le Yorksliire en IDOi;. I 427. IDOC). R. H. l'iuLii'. Mieroscopie algae. (Xaluralist IDOO, pp. 252 et 26:5.) I Liste de 3H espèces de Uiatomacées recueillies dans deux localités du Yorkshire en i90(i 1 — 462 — 428. lOOi). \i II. PiiiLii'. Noie on tlic (lisirihution of Diatomn lilciiialc in Easi ""l'orksliiro, oie. (Nainralist. 1007, p. :U2.i 429. l'.KH). U, ll.Pmu]'. Diaioms al Ask('rn.(Xaiuralist. lOCHi, .7. H), ]). 128.) I Liste de i() Diatomées d'Askern | 430. 1007. Cx. I. Playfair. Some new or less known Dcsmids found in New Soulli Wales. (Piw. L. S. X. S. W. XXXII, p. 160.) I L'auteur décrit quelques espèces nouvelles ou peu connues de Desmidiées trouvées dans le i\. S. \V. Le nombre des espèces connues est actuellement de 350, parmi lesquelles 50 sont douteuses, il y a 50 espèces et 20 variétés nouvelles | 431. 1007. F. (v)UKLLK. Beniei'kungon iiber dun inncivn I>au cinigoi- Siisswassor-Diatomoon. (Mitili. Uiiii'ing. IJot. Vei'uin, p. 25.) [Nitzschia amj)hio.r,jis, N. sigtnoidea et Culindrotheca Gerslen- hcrgevi-] 432. 1000. S. Quint. Noue BL'itriige zur lîacillaricntiora dos liomorbades bei P)adapest. (Xovénvi. Kozlom., V, p. 74.) (5 nouvelles espèces et variétés.] 433 . 1 1 »0(3. H . R(jGERs.Zum Polymoi'i)liismus der rvanopliycccn . (Jahresb. Nat. Verein. Elberfeld, p. .'5.) \Lhtia crustacea = Rividaria ininutula Born. et Flah. J 434. 1000. F. UuTTNER. Die Mikroflora dor Pragor \A'assor- leitung. (Ardi. <1. natur. Landesdui'clif. lîolmions, p. 17.) [Examen des eaux alimentaires de la ville de Prague qui contien- nent une grande quantité de matières ori^aniques. — Procédés utili- sés pour ces recherches. — H existe deux sortes d'organismes: les uns qui se développent dans les conduites d'eau (Lcjdothri.v, Crcno- llivLr, Ctadotlivi.c, etc.), les autres provenant de la Moldau dont la Hors est bien connue, soit 10 Flagellâtes. 5 Péridiniens, 10 i>iato- maceai, 31 Ghlorophycea^ et Conjugata- et i Schizophyceaî. L'auteur examine l'époque d'apparition des diverses espèces.] 435. 1007. A. ScHERKELL.AlgoiogisclieNoiizen.(lî('r. Dciilscli. Bot. Gesell. XXV, p. 228.) [Note sur les stigmas de Pandorina niorum, Bulbockacte et Clila- mijilnmmas sp. — Description d'une espèce oubliée: Carteria dubia (Perty) Scherf. et d'une espèce nouvelle Chamaesuphon liualinus.\ — 463 — 436. 1907. H. Von Schonkkldt. Diatomaccae Gcrnianiae. Berlin W. Sunk, 2()3 p., 1<» pis., 45() tigs. [Flore des Diatomées (J'Alleniagiie. I^e livre est divisé en deux par- ties, l'une générale, l'autre spéciale. Dans la première, l'autenr donne la manière de récolter les Diatomées, de les préparer et de les conser- ver, puis il parle de la structure et de la biologie des Diatomées. Dans la partie spéciale, il donne des tables dicbotomiques, sur les familles, genres et espèces, ainsi qu'une courte description de clia([ue espèce avec un catalogue raisonné. Cet important ouvrage est illustré de U) planches et de 400 figures.] 437. l'.»0(j. S. Stock.maier. Kleincf IJoitrag znr Kemitnis dor Siisswasseralgenlioi\a Spil.zbci-gcns. (Ost. lîot. Zoit. LVI, p. 47.) I Liste de 29 espèces, une espèce nouvelle : Eiiastnun ]Vk'sneri.\ 438. ll»Oi). E. ÏANNKii. Sur un nouvel organisme du Plankton du Scliaonenhodensee. (Hidl. Herb. Boissier. \l, p. 15(5.) I Raphidium Cliodaii, nov. sp.J 439. 11)07. E. C. TkoD()1{Rsco. 01)servations m()i'[)liologiques et biologiques sur le genre Dunaliella (Rev. gén. Bot. XVII.) I Morphologie, lîiologie et développement des DKndliella. \ 440. IIKIC). V. ToriKA. Algen der (Jrdnung ('onjugatae aus der Unigebung von Seliwiebus. (Helios, XXIII, p. *.'l.) I Liste desConjugatae de«; environs de Seliwiebus avec descriptions de nouvelles formes de Closteriwii obtusam liréb. et Micrasterias (Icnticuldta Hréb. 1 441. \\n){\. WToKKA.Baeillariender Provinz Posen. (Deutseli. (les l'iir Kunst und Wissenseli. Posen, XIII, p. 11.) I Liste des Bacillariacées de la province de Posen, avec description de "2 nouvelles variétés : Navicula pennagna var. oblonga et Nitzscliia denticula var. curvata.\ 442. I".i07. A. Ti{()NDLE. Cber die Kopulalion und Keimung von Spirogvra. (Bot. Zeit., LX^^ p. 1S7.) 443. BH)!). M. TswKTT. Zur Kenniuisder Pliaeoi)liveeen-Farb- slotl'e. (Ber. Deutseli. Bot. Ges. XXH', p. •-i:î5.) I Les Cliromatopliores des PliReophycea^ renferment de la chloro- pliyllnie -t etv, fucoxanthine, Caroline et fucoxantliopliylie. | — 4r.4 — 444. l'.MH). ,1. ViLiiELM. Eiii Beitrag zui' Kenntnis (1er Cliaro- plnlentiora von Piulgarion, Monténégro und dcr Ailios- llalhinsel. (Hedwigia, XLYII, p. <■,(').) , |0n lie coniiaissaitjusqu'à présent que 12 espèces de Characea' dans les lialkans. l/auteur décrit 7 nouvelles espèces des mêmes régions. | 445. H'Oi». A. WiTT. ])0itr;ig(' xur Kenntnis von Cliaracerato- phvUa Wallr. and Ch. crinitaWellr. Mit Taf. und Fig. (Zuricli, 8", 100().) 446. IWDT. E.Zaciiarias. l'ber die nciiei'e Cvanoplivcoen-Lite- ralui". (IM. Zeit., LXV, ]). -iC).".) jl/aateur donne une revue bibliographique avec résumé de tout ce qui a para sur les Cyanopbyceo' depuis I'.(0i.| 447. 1000. C. ZiMMiîKMAXN. Catalogue (las Diatomiieeas poi-lu- guezas(P)i'otcria. \.\). 1.) I l.iste de 100 esp("'ces. | (K- !«•) Champignons 448. lOO.S. W. (\ CoKER and S. D. Pemi^ertox. .V ik^v specie.s or Achlva. (Bot. Gaz. XLV, p. U»l.) [Achliia InjpoQuna sp. nov.| 449. lOOC). (\ (>. Harz. Aclihjii Ilofcr'/, Harz, ein(> neue Siii)i'oleguiacee aul' lebenden Fisclien (Allgeni. Fisclierei-Zeitung, pp. ;>()5-;>t)S. ) [Nouvelle espèce de Saprolégniacée parasite de la Carpe. | (E. il.i Plankton 450. l'.'OC). If. ]5a(I1MANN. Le plankton des lacs ('cossais. (Ai'cli. des Se. plivs. (^t nat. Oenève, XX, \). 350.) [Ces études ont porté sur neuf lacs écossais, dont le plankton (sauf celui du l.och Leven) a été étudié vivant. Cet examen révéla la pré- sence conslante des genres Cruptomonas, MoUomonas et Clilamy- domonas. Kes organismes dominants sont i)our chacun des lacs étudiés : Lo(.h Leven {Astevionella gnicillhna) ; Earn (Clallirocj/stis sp.); Eochy [TaheUa lia fcnestrata \av. asU'rioni'Uoidcs) ; Oich (Cera- lium hirundinella); Ness (Asleriondla finœilUina); Uanagan (t/ro- (lU'nit Hdvo.r) ; Morar {Sldurastrnm) ; Komond iCIatlirocijstis sp.). i.es lacs communicants conservent chacun leur propre caractère — 4rc, — planUtoniqiie, comme c'est le cas en Suisse. I/au(eiir sig-iml le grnnri nombre irorganismes épiphytes contenus dans le pinnkton et notam- ment la présence constante de deux espèces de bactéries sur les colonies de Clathrocuslis.] 451. l'.KH'.. F. lîiANCiii. Riccrclio su un laghotto aljjiiio (Il Lai^o Doglio). (Rivista googi-. ital., XIII, j). l-".) 1 Conditions physiques, énuméralion des espèces planktoniques et nerito-benthiquesdu lac Deglio (province de Côme).| 452. 11H»(). V. Breiim. Ziir Plaiikloiil'auna des (iar(las('(>s. (Aivh. r. Hy(lr(^l). I. p. VMJ.) (Des échantillons de plankton recueillis en février dans le lac de (larde ne montraient ni Rotateurs, ni phytoplankton. Diapfouivs Steueri Rrehna et Zederb. dominait, avec Cnclopa sircnvus, Iktiihnia PaiH^sii et une nouvelle variété de Bosniina corcgoni, var. amethystina.] 453. 1000. y. Breilm. Unlei'sucliungon i'ihcr das Zooplankton einigei' Seen (1(M' ncH'dliclien uiid ostlichen Aljicn. (Vorh. Zool. Bot. Ges., Wien, lîd. LVI, j). 33.) [I>es lacs du sud de la Bavière et des environs de Salzbourg forment deux groupes biologiques différents entre lesquels se trouve le Konigsee. Diaptomus gracilis se trouve dans les lacs des environs de Salzbourg, /). graciloides dans ceux de Bavière et I). bacillifer dans le Konigsee. Les mêmes faits se reproduisent pour les Daphnia. Leptodoni et Bulliotrcplics manquent dans le Konigsee. linsniina corcgoni de Konigsee appartient au groupe Dollfnsi, Ceviodaphnia qnadrangnla à la var. hamata. Dans le Ramsauer Hintersee, Boxmina coregoni appartient au groupe Ceresiana. A la surface du Chiemsee se trouve en abondance Diiiphanosnina, dans les couches profondes BnHiotrephes, ]A'i)iodoya et Helerocnpc, Cip'lop-^ strenuHS est remplacé par C. Leuckarti. Dans le Simsee, /ios-»n'H(»afroco)w/o»? se présente sous la forme nouvelle 6urr/,/n//7//.| 454. IIKH"). V. B)KKii:\i und E. /EDEUiurKU. P)C()l)ac]itungcu i'ibcr das Plankton in dcn Socn dov OslaljH'n. (Ai'cli. ï. Hydmb. Pp. KV.>.) [Le phyloplaiikton de ces lacs (>st très jiauvre en espèces et en indi- vidus. Parmi les onze lacs situés entre l,"2(10 et "2,500 mètres, il en est quatre dans lesquels les auteurs n'ont pas trouvé de plankton et trois dans lesquels ils ont seulement trouvé des algues filamenteuses (Ziignciint, Spirognia) ; dans les autres, \o plankton varie assez con- sidérablement. Les lacs situés à une moins grande altitude (LS) ont un plankton plus uniforme. En h'wt'.r A!>U'}i(>)icUa giarilliiiia et Fragi- — 4GG — lavia crotonensis dominenl; en été, c'est Ceratium hirundinella. Oscillatovia rubesccnn se rencontre en masses dans le I.agoCaldonazzo et le Zellersee en hiver; il en est de même pour StauraUrum parado.rum dans le Lunzersee. Au point de vue de la répartition des Uiaplomides, on peut distinguer deux régions : la région ouest est caractérisée par la présence de Diaptoimis Zachariasi, celle de l'est par I). Qracilh.] 455. lUOC). V. lÎRKini nnd E. Zedkrbauer. Bcitrago zur Planklonuntersuclmni^' ali)in('r Sccn. (V(M'h. Zool. Rot. Ges. Wien, Bd. LVI, p. 19.) IRtiide du planklon d'une série de lacs des « Kalkalpen ». Bosmina covegoni du lac de Lunz, appartient au groupe cevesiana, les jeunes exemplaires de mai diil'èrent des e.xemplaires de mars, princii)aleinenl par la taille. Le plankton du lac de Traun se compose en liiver surtout d'i.s//'r/o»é'//rt, Fragillaria et Diaptomns onicilis; au printemps, il comp^-end en plus des Nmqjlius; en été, se dévelop- pent Ceratium lunuidinella, Dinolnijon iliveygen>i et Daphnia hualina. Bosmina coregoni est commune en hiver, rare en été et seulement dans les couches profondes. Le cycle de Daphnia hipilina est le même que dans l'Achensee. Le lac de HalIsliUter présente les Bosmina et Daphnia du lac de Traun, mais la répartition saisonnière de B. Coregoni est différente. Diajitonins gracilis présente un dimor- phisme saisonnier (Antennes). L'auteur étudie aussi les Krotensee, Mondsee, Attersee et Zellersee qui oifrenl un plankton d'hiver et un plankton d'été. Ci/clops strenuus et Bosmina longiro'>tris se montrent en hiver, Cijclops Leuckarli en été. Les espèces qui se rencontrent toute l'année montrent du dimor- phisme saisonnier {Anuraea cochlearis). \ 456. 19(H). L. Cah. Das Mikroplaiikloii «Icr Sceii (1<'S Karsics. (Aiin. P)iol. Lac. I, p. 50.) 457. 1900. A. FmRTI. Alcuiii appniili nclla roniposiziono dcl plancton cslivo dell' Estaïupic grande ncl ])arco dcl Bucn lioiiro in Madrid. (Alti dclla Soc. dci Nat. c. Malem. di Modona., VIII, p. <•>.) [l'remier travail sur le plankton des eaux douces en Espagne. L'« Estanque (itande » du parc del Buen lietico à .Madrid est rectan- gulaire et a une superlicie d'environ ;j()U mètres sur 100, sans végéta- tion sur ses bords et très pauvre en Chlorophycées, il est par contre très riche en Cyanophycées (surtout Chroococc aceae) qui constituent plus de la moitié de la quantité totale du plankton recueilli. L'espèce la plus commune est Clalhrocustis aeriiginosa Henir. La faune est assez abondante (5 espèces de Kotifères, Cladocères et Gopépodes). Pèches verticales et horizontales. Liste de 21 espèces avec notice particulière sur chacune d'elles.] — 4G7 — 458. 190(). J. Heusciikr. Beitriige zu oiner Monograpliie des Acgerisees mit bosondorei' Boi'i'icksicliliuung soiiier Fiscli('roivei']i;iUniss(\ (Scliwcizeriselic Fiscli-Zcitung, J;i]irg. XIV.) 459. 190G. H. HuiTFELD Kaas. Planktonun(l(M'S()golser i Noi'sk(? Vande, Christiana lUOO, sep. [Reclierches périodiques faites sur les lacs de Padderudvandet, Sandungen et Sognsvandet des environs de Christiania durant toute une année pour étudier la variation du plankton. En outre, 5^2 autres petits lacs des régions méridionales ont également été examinés au point de vue planktonique. il"! formes ont été rencontrées, parmi lesquelles sont nouvelles : Cnsmarium Froilandicnm, Staurastrum pseudopt'lagicmn West var. bifurcatum, Staurastrum Landmarki, St- Ikiaei, St. Sarsii et var. loHf/hpimua, Peridinimn Orrei, Tabellaria fenestrata (Lyngb.) Kueiz. var. Willei, Lithocolla Apsteinii, Acanthocuatis klepica, Huitfeldtia rectlpes Thor, Daplinia hjialina var. pcllncida Les espèces présentent un minimum en janvier-février, suivi d'une augmentation lente jusqu'à la fin de mai; de mai jusqu'à la tin d'août l'augmentation est rapide et c'est alors qu'apparaît le maximum ; la diminution est rapide à la fin de septembre et octobre, d'octobre à janvier le plankton est pauvre. Les Chlorophycées forment 37 p. c. du volume total du plankton et (10 p. c. du phytoplankton (48 espèces), les autres groupes riches en espèces sont encore les Diatomacées (1!)), les Rotifères (30) et les Crustacés (31). Les lacs de Norvège peuvent être divisés suivant leur altitude en lacs alpins (au-dessus de 700 m.) et en lacs de plaine, ceux-ci sont plus riches en espèces que les lacs de montagne. La distinction faite par Apstein entre lacs à Dinobryon et lacs à Chroococcacées ne s'applique pas aux lacs de Norvège. On distingue des lacs à Sckhophifcées (A) et des lacs à Chlorophycées (environ 40), les premiers peu profonds et calmes, sont plus riches en plankton que les seconds, profonds et à eau souvent renouvelée. Le volume du plankton dépend des caractères hydrographiques et en particulier de la masse d'eau et de la rapidité de son renouvelle- ment (les lacs peu profonds et calmes — sans courant — sont plus riches en jtlankton que les lacs profonds ou agités) ainsi que de sa température (le maximum de production est dans les mois chauds). D'autres facteurs interviennent également : la richesse des décompo- sitions des substances organiques est utile au développement du plankton, elle est sous la dépendance de la quantité de lumière, donc de la transparence de l'eau. La forme du lac a aussi son importance : le renouvellement de l'eau est plus rapide dans les lacs allongés et étroits que dans les lacs arrondis et le plankton est plus pauvre. L'auteur étudie aussi les migrations verticales des liotifères et des Crustacés. 468 — Il obtient les résultats suivants pour les espaces les plus com- munes : Conochilus unicoynis, surface. Con. volvox, surface. Nolholca longispina, surface à 5 mètres. Poljiavlhra plaljiplera, 5 m. Annnuui cochlearis, 5 à 10 m. Ploesoma fh'.nUx, 5 à 10 mètres. Awircwa acnleata, 10 à ^5 m. liijlhoire'phes. longiwanus, sur- face. Pohiphemu jmUculus, surface. Hrterocope salions, surface à .5 mètres. Daphnia galeala, surface à 50 m. l)ia/ilia)iosonia hrachynrnni, 5 à 10 mètres. Bosmina obtusirostris, 5 à 25 m. llolopedmm gihherum, surface à 25 mètres- Cyclops scutifcr, variable, sur- face à 100 mètres. Diaptnmus, de 10 à 25 mètres. Nauplius, de f à 50 mètres par soleil, à la surface par temps de pluie. I.e planliton ne se montre pas uniformément distribué dans toute la masse d'eau, la couche allant de la surface à 5 mètres renferme de 33 à ()7 p. c. de la masse totale du plankton. le volume va en dimi- nuant vers le fond (saul pour les Crustacés).] 460. lOOC). r. .luDAY. Notes on Jake Tahoe, ils troiit and Imut-fisliin-. (l'.ull. Imr. Fisli. XXVI, p. 133.) [Le lac Tahoe (Californie 0-, Nevada W.) couvre une surface de 195 milles carrés et a une profondeur de 501 mètres. Après avoir exposé son origine et donné une description physique et hydrogra- phique du lac, l'auteur e.xamine le plankton qui est composé principa- lement (le Nofliolca longispina, Episclmra nevadensis, Diaptomiis, Daphnia pnlex pnUcaria et une var. de ï). hualina voisine de Richardi Burck. Iliocruptus actuifrons se rencontre dans la zone littorale. Les migrations verticales des Copépodes sont assez res- treintes, il n'en est pas de même pour les Daphnides; les migrations sont en rapport avec la transparence de l'eau. Le lac renferme 2 es|ièces de truites dont Fauteur donne la description, la biologie, la nourriture et la pêche.] 461. 100(). C. .TuDAY. A studv ol' Twin Lakes, Colorado, with espocial considéra lion of Uie food oï tlie fronts, (Bnll. bur. Fisli., XXVI, p. 147.) [ Les deux lacs étudiés sont des lacs de glacier, situés à 2,804 mètres ; leur surface est de 192 et 582 hectares, leur profondeur de 25 et 23 mètres, la durée des gelées est de 150 jours. Après avoir étudié le fond et les bords du lac, ses affluents, la transparence, la température, la végétation, l'auteur examine le plankton. La phytoplankton — 469 — comprend surtout Fraflilaria, AstevioncUa, Mt'losiva, Protococcus et aussi Staurastrniii. [>armi les Eiitomostrncés, on trouve Diaptomus Jadaiji, Cnclojn pulchcUiis, C. viridis americanus, Lafona setifera, Drepanolhrix dentata, Plenroxus procuvvatus, Camptocercus recti- roslris hiseratus. Un lac plus petit et situé plus haut (3,660 m.) ren- ferme en abondance Gammanis, Macrothri.r hirsuticornis et Etu-jjcevcits lamellalas- Les Diaptoiitus, Cjiclops et Nauplius ne présentent pas de migrations verticales, elles sont faibles chez Daphnia hiinlina, Anvraea cochlearis, Notholca longispina, As- planchna se rencontrent dans la couche comprise entre la surface et 10 mètres, Annriiea acnleata et Triarlhra se rencontrent ordi- nairement en dessous de cette couche et Polijarthra est répandu à toutes les profondeurs. Le lac renferme (> espèces de Salmonidés dont l'auteur étudie les mœurs et la nourriture.] 462. lî>0(j. K. VON Keissler. Bcitrag ziir Kenntnis dor Plank- loiis einiger kleinerer Seon in Kiirnfon. (( )st. I^ot. Zeit., LVI, ]). 513.) [Kecherches sur le plankton de cinq petits lacs de Carinthie avec remarques sur sa distribution.) 463. lUOC). K. VON Keissler. Xotiz iibcr das Aiigiist Planklon (hu' Gardascos. (Ost. Bol. Zcitselir., LVI. p. Jll.) [Résultats de quelques pêches (août 1906, matin, profondeur 10 mètres, température de la surface, 'i'i'\ transparence, 4'"5) : r le phytoplankton domine; 2° il est formé principalement par Fra- (jilaria crotonemi^ var. subpyolonf/ata Schroter et Yogi- et Asterio- ncUa formosal{a.ssk. var. gracillima Grun. On trouve en troisième ligne Ceratium hinindinella 0. F. M. (forma carinthiacum Zed.), Botruococcus Bvaunii \ii\lz. ^ouveWe forme d'Ooc//.s//s: 3Mes trois algues qui dominent dans le plankton d'août se rencontrent aussi en septembre el décembre suivant Brehm et Zederbauer, mais Ceratium domine et Asterionella est isolée; 4' le zooplankton se compose de Crustacés, surtout de Diaptovms, il n'a pas été trouvé de liotifères.] 464. lUOT. K. VON Keissler. Planktonstudien iibor oinigo kleinere SeendesSalzkammergutes. (( )st. Bot. Zeitselir., LVII, p. 51 ) [Etude du plankton de sept lacs du Salzkammergut situés à unealli- lude inférieure à 1,000 mètres : Langbatlisee (675 m.), Zweite Lang- bathsee (7"27 m.), Rothelsee (1,000 m.), Olfensee (651 m.), Alt-Ausseer- see (700 m.), Grûndisee (709 m.), Odensee (7()0 m.). Ces lacs qui sont pourtant voisins offrent à la même époque une différence considérable dans la composition de leur plankton.] — 470 — 465. 1006. F. Krause. Planktonproben ans Ost- uncl West- preussisclion Soen. (Ai'cli. f. Hvdrob, VA II, p. 218.) [Tables des récoltes de plankton faites dans onze lacs de Prusse, suivies de notes sur l'apparition et la variation de certains éléments du plankton {Cerutium hinindinella, Dinobrijon sertulariii, Peridi- nium talmlatum, etc.). Ponte de Maatigocercu capucina.] 466. 1000. R. Lauterborn. Demonstrationen ans der Fauna des Obci'i'lioins und seiner Umgobiiiig. (Vorh. Dciitsch. Zool. Ges., 10 Vers., p. 265.) 467. 1000). E. Lemmeraiann. Das Plankton oinii^or T(,'icli(' in dor Umgegend von Bi-cmerhaven. (Ai'cli. f. Ilvbi'ob. nnd Planktonkundc, I, Heft 3, p. .'^4.5. i [l/auteur fait l'étude du plankton de trois marais situés près de Bremerhaven H n'a pas constaté la présence d'espèces persistantes (perennierender Formen) contrairement à l'opinion de Zacharias et Lauterborn, d'après lesquels il y a de riches formes persistantes dans les petites mares, fossés, etc. 17 formes n'ont qu'un maximum de développement pendant l'année, 4. {Phacotus lenticularia, Botri/o- coccHS Braunli, Eaglena polymorpha, Cuclops spec.) en ont deux.l.e maximum de développement pour une i^spèce donnée ne se présente pas en même temps dans les dill'érents marais.] 468. 100<). E. LemiMER.mann. Cbor das Vorkomnicn von Sitss- wasseii'onnen iin Plytoplankton dos Mcoros. (Arcli. f. Hjdrob., I, p. 409.)' [X(l formes d'eau douce s'adaptant à l'eau de mer, modifications subies.) 469. 1000». E, LEMMEiiiMANX. noiti'Jigc zui' Kennlnis der Plank- tonalgon, XXII. (Ror. DeiUscdi Rot. G(>s., XXH', p. 535.) [Anabaena Levanderi, Synedra Revaliemis nn. sp. (Obersee, près Reval).] 470. RHX). K. M. Levander. Zur Konntnis des Planklons t'iniger Rinnonseon in lvnssiscb-Lai)pland. (Zeitscbr. r. ]\almeitr;ig(' ziir Kciinliiis dcr Algeiitioi'a des Kossoliol-Beckens in dcr iiordwcsl- liclioii Mongok'i; mit speziellci- Bcriicksiclitigtinu- des Plivtoplanktons. (Ilcdwigia, XLVI, \). oOr;.) [L'auteur étudie le plankton du lac de Kossogol (N.-W. Mongolie) et des marais et cours d'eau voisins. Le lac de Kossogol présente les caractères d'un l;ic de montagne (profondeur, transparence, tempé- rature). Le Pliytoplankton, sur lequel l'auteur s'étend particulièrement, comprend 90 espèces (5(1 Chloropliycées, 7 l'haeophycées, 5 Péridi- niens, tt Myxophycées), parmi lesquelles sont nouvelles : Diiiobrijon Kossogolensis,Peridminiii umbonatmn xav.Elpatiewskiji. Noms nou- veaux: Ankitrodesmus lacustre (= Rhaphidium Braunii vnr. lacustre Cliodat), Coelosphaerimn lacustre (= Gomphosphacria lacustris Cliodat). Les espèces caractéristiques sont : Uinobryon hossogolensis, :>pluu'roc!jst.is Schrot'.teri et Stichoglaea oliracea var. sphaericu. I>e plankton des marais présente un tout autre caractère et n'est nulle- ment alpin; comme celui du lac il est pauvre en Diatomées.] 474. rjlJT. A Steuer. Xcueiv Arbeiton iibor Plaiiktoii, mil bcsondci'er Bci'i'icksichtiguiig d(>s Zooplankloiis (Vei'li. KK. Zool. bot. (les. Wien, XVII, p. 10.) IPiésumé des derniers travaux parus sur le plankton ] 475. r.MHJ. M. Tanner FuLLE.MANN. Suc un nouvel ocganismc du i)bmkton du Selioeuenbodensee, k' Ivaiibidiuin Clio- dali Tanner. (Bull. Ilerb. Boissier, Al, p. 15(J.) 476. l'.HJT. M. Tanner Fullemann. Contribution à Télude des lacs alpins. (Bull. Ilerb. Boissier, MI, pp. l."3, li;iel 225.) |Le Schoenenbodensee est un des six lacs alpestres de la région de l'Alpstein, montagne située sur la frontière des cantons de Saint-Ciall et d'Appenzell. Situé à I,l0i mètres d'altitude et profond de (î mètres environ, il déverse ses eaux directement dans le Uhin. Après quelques pages d'introduction sur les généralités se rappor- tant à l'étude biologique des lacs, l'auteur reprend en détail l'étude du Schoenenbodensee et donne des renseignemenls précis sur : 1. Situa- tion, géologie et environs du lac; 2. structure du lac; 3. l'eau (couleur, — 473 — an;ilyse chimique, etc.; le lac est très riche en chaux et son oxydahi- litéest consi(lérahle); ï. cMmatolog'ie; 5. végétation des rives; (>. flon; algolo^ique des pierres et des rives; 7. leplankton (riche en Chloro- phycées, Desmidiacées et Diatomées et pauvre en Schizophytes, Péridiniens et l''lagellates). L'auteur conclut que le Schoenenbodensee n'a pas le caractère îles lacs étangs du plateau Suisse et des plaines, mais qu'au contraire il présente d^s qualités tout à fait différentes qui ne se présentent pas ailleurs. Il s'agit d'un nouveau type, celui du lac étang alpin, dont les traits généraux ne pourront toutefois iMre affirmés qu'à la suite d'une étude approfondie de tous les autres lacs de l'Alpstein. Ce travail est accompagné d'une carte représentant la succession des formations végétales au Schoenenbodensee, de six schémas de la distribution des formations en différents points de la rive, puis de trois figures accompagnant la description des espèces nouvelles : Dino- bryon simplex, sessile et Pohiedrium Chodati-] 477. l'.KX). R. VuLiv. Haiiibur^isclie Elb Unlef.suc'liung, VIII. StiKlicJi i'il)(>r (lie Kinwii'kung der Ti-ockenpei-iodo im Soinmer 1U04 nul' die blologisclKMi Vei'hiiltnisso dci" Elbe bei Hamburg, etc. (Mitt. Natui'hisl. Mus. Ham- bui-g, XXIII.) [Ktude qualitative et quantitative du plankton de l'Elbe en amont et en aval de Hambourg et d'Altona, pendant les années 11)04-1905. Technique employée (nombreux perfectionnements aux méthodes connues); composition chimique de l'eau; examen qualitatif du plank- ton et du pseudo-plankton, tables donnant la date, le lieu, la réparti- tion, la richesse des divers éléments planktuniques. Le plankton de 19Ui comprenait 5"24 espèces de plantes et 2(14 espèces d'animaux, celui de 1905, 483 plantes et 187 animaux. La richesse plus grande du plankton de 190i était due à île nombreuses Bacillariacées et d'abon- dants Ciliates. Les Saprophytes étaient aussi plus nombreux qu'en l!)l>5 Le phytoplankton était plus abondant en aval d'Hambourg qu'en amont. Au point de vue quantitatif, le volume du plankton était aussi plus considérable en 1904 qu'en 1905. L'Elbe supérieure est plus riche en Kotifères que l'Elbe inférieure, caractérisée par la pré- sence de nombreux Eurutemora a/finis qui constituent une part importante de la nourriture des poissons et des jeunes alevins. Eanjtcmora offre deux maxima de production, l'un au printemps et l'autre en automne. Un autre crustacé : Bosmina longirostris cornuta, donne lieu aux mêmes observations que Eurytemora. Les matières organiques que reçoit l'Elbe pendant son passage à Hambourg et k Altona constituent probablement la principale source de nourriture de ces deux crustacés.] 478. 1U0(). W. West and (t. S. AVest. A eompai'alive stiidv of the Plankton ut' some Ii'ish Lakcs. (Trans. H. Irisli acad., vol. XXXIII, p. 77.) 04/ ,0 3 ~hi\ — 474 — [Suite de leur étude commencée en 100!2 sur le plankton des lacs d'Irlande. La llorii des lacs de l'Irlande ^V. et S.-W. est comparée à celle des lacs étudiés antérieurement (Long Neagh et Long Begj. Dans la première partie, seize lacs sont examinés au ])oint de vue du plankton (répartition, formes dominantes, etc.), les auteurs décrivent ensuite les variations ('.») de Ceratimn InrnwUmUa qui sont plus fié- quentesen Irlande qu'en Ecosse : il n'est pas rare de trouver deux ou trois formes distinctes dans un lac. Dans la seconde partie, les auteurs donnent le catalogue systématique et raisonné des formes rencon- trées; cinq nouvelles espèces et trois nouvelles variétés. Ce travail est accompagné de (> planches reproduisant des micropliotoij;rammes.) 479. r.HlT. <). Zac'Iiaiîias. Das Siisswassor-Plankton, Leipzig;-, Tcubnoi', in-S". [Excellent petit livre, écrit pour ceux qui désirent s'initier aux recherches planktologiques. But, tendances, historique de l'Hydro- biologie. Aperçu sur les stations de Biologie lacustre actuellement existantes, liecherclie et conservation du Plankton, Zooplankton et Phytoplanklon, examen des divers organismes qui les composent. Migrations et variations. Périodicité Becherches qualitatives et quan- titatives. Importance économique du plankton en pisciculture. Le chapitre final donne un aperçu sur l'Heleoplankton,le Potamoplankton et les organismes pélagiques marins, ainsi que sur la station biolo- gique de Plôn.J 480. IDOi). (_). Zacjiarias. Planktoni'oi'sdinug- und Dnrwiiiis- iiius. (ZooL Anz., VA XXX, p. :je, mais lacuneuse et entourant une large lacune centrale, sys- tème très propre à faciliter la flottaison. Les feuilles se dressent vers le ciel comme le pédoncule floral, tandis que les racines sont disposées en deux épaisses touffes surtout des deux côtés de la tige aux n(ruds. C'est ainsi que s'établit l'équilibre de ce singulier bateau.] 483. lUOC). H. Gliick. Biologisdic und uiorpliologisclie Unlcr- sucliungen iibei- Wasser- und Suni])l'-rT('waclis('. Tlu'il II : Unlci'suclmngen iilx-r die lulltcllcuropaïsclicn Ub'icidaria Arten, i"ii)er die ïurioncnbildung l)ci Wassei'pflanzen, sowic iibci' (\'y(itophj/lluui (250 \)\)., 28 ïextfigu l'en, und G lilli. Doppeltaieln. Verlag von ( tuslav Fischer in .lena). 484. 1<.»U7. (\ IvAUNiviAEii. Planterigvts Livsfoi'njcr og deres lîetvdning for Geografien. ('openliague. [Edition danoise, un peu augmentée, du travail du même auteur : « Types biologiques pour la géographie botanique »• L'auteur donne une statistique de la répartition des 10 types biologiques en Danemark et aux Antilles danoises. Les Hélopliytes ou Hydrophytes (à bourgeons cachés au fond de l'eau) sont au nombre de 11 au iJanemark et de 1 à Saint-Thomas et Saint-Jean.] (E. R.) — 476 — Biologie des eaux courantes ou stagnantes, biologie thermale 485. lUOG. U. II. Franck. Philosophie des Wasseriropleiis. (Kosmos, Bd. III, p. 1».) 486. 1*.HK). K. IssKL. Sulla tei'iuobiosi iiei^ii aiiiinaU adjualiei. (Atti Soc. Ligust. Se. Nat. e (leogr., XVII, p. 72.) [La vie des algues est encore possible à 1)0° dans les eaux lliermales. Faune et flore des eaux thermales. Hapalosiphon knninosus (Kuelz) Haiisg., espèce exclusivement thermale et cosmopolite. De quoi dépend la thermobiose? Uniquement de la température ou bien encore d'autres facteurs? Adaptation du protoplasme des premiers infasoires ciliés à une température assez élevée. Influence de la com- position chimique de l'eau. L'auteur donne une riche bibliographie de cette question (105 travaux cités)] 487. VMM). M. Thiébaud et J. Favke. Sur hi faune invertébrée des mares de Pouillerel. (Zool. Anz., lîd. XXX, p. 155.) [Cette note est le résumé d'une étude intitulée : « Contribution à l'étude de la faune des eaux du Jura », parue dans le tome Tdes Annales de Biologie lacustre.] 488. VMM"). M. Thiébaud. Sur hi faune des Invertébrés (ki lac d. XXX. p. 188.) [L'auteur donne un rapide aperçu sur les diverses stations de bio- logie lacustre actuellement existantes.] — 479 — 498. lOOC). T). Zaciiauias. Die lîegi'iindung zwoic nouer Suss- wasserforsclmiigs stationen in Auslande. (Oiol. Cen- t.ralbl., P.a. XX^'I, p. 02. ) IFomlation de deux nouvelles stations de biologie lacustre : en lielgique, à Overmeire; en Italie, à Milan.) (E. lï.) Nouveaux périodiques et traités sur r Hydrobiologie 499. lUOC). Rivista mensile di Pcsea (laeustre, fliiviatile et marine). Milan. (Continuation di^ i"A(|uicoltura loni- barda.) 500. 11H»7. K. La:\[peiit. Das Lebon der Binnen gewi'isser. 2"' édit., Tanclmilz, Leipzig. [Nouvelle édition de cet excellent traité sur la biologie de nos eaux douces. F/ouvrage est considérablement augmenté et renferme de nombreuses figures et planches nouvelles. l.a modicité de son prix (il paraîtra environ 18 livraisons à 1 mark) ainsi que le clair aperçu de toutes les questions qui se rapportent à la biologie lacustre en font un ouvrage indispensable à tous ceux qui s'intéressent à ce genre de recherches. Il comprend une partie historique, une partie systématique (faune et llore) et une partie générale. L'auteur a ajouté tout un chapitre concernant les poissons, la prche et la pisciculture.] (E. M.) -5îS- ANNALES DE txj L I 8 R A R BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DU D^ Ernest ROUSSEAU TOME II FASCICULES 1 ET 2 (Juillet 1907) avec 49 figures dans le texte et 11 planches ho?^s texte SOMMAIRE : PAGEfS J.-G. De Man. — Contribution à la connaissance des Nématodes libres de la Seine et des environs de Paris 9 P. Steinmann. — Die Tierwelt der Gebirgsbiiche, eine faunistiscli-biolo- gische Studie 30 S. Awerintzew. — Beitrage zur Kenntnis der Siisswasserprotozoen . . . 163 H. Schouteden. — Les infiisoires aspiroti'iches d'eau douce. — II . . . 171 E. Rousseau et H. Schouteden. — Les Acinétiens d'eau douce 181 A. Boubier. — L'universalité et la cause de la forme sphérique des orga- nismes inférieurs 212 A. Boubier. — La vésicule contractile, organe hydrostatique 214 M. Le Roux. — Recherches biologiques sur le lac d'Annecy 220 E. Rousseau. — Les Hyménoptères aquatiques, avec description de deux espèces nouvelles par W. -A. Schulz 388 AVIS. — Le fascicule 3 paraîtra ultérieurement et sera consacré à la bibliographie, aux comptes rendus et analyses de travaux limnobiologiques parus depuis 1896. BRUXELLES IMPRIMERIE F. VANBUGGENHOUDT 5 ET 7, RUE DU MARTEAU, 5 ET 7 1907 COLLABORATEURS K. Apstein, à Kiel. S. Averintzew, àSt-Pétersbourg. H. Bachmann, à Lucerne. Th. Barrois, à Lille F.-E. Beddard, à Londres. E.-A. Birge, à Madison. R. Blanchard, à Paris. C. Bommer, à Bruxelles 0. Borge, à Stockholm. A. Borzi, à Palernie. G.-L. Brady, à Sunderland. C. Bruyant, à Clermont. L. Car, à Agram. R. Chodat, à Genève. E. von Daday, à Budapest. R. Dangeard, à Poitiers. J.-G. De Man, à lerseke. R. De Toni, à Modène. F. Doflein, à Munich. C. Eckstein, à Eberswalde. G. Field, à Boston. G. -A. Forbes, à Urbana. F.-A. Forel, à Morges. P. Francotte, à Bruxelles. 0. Fuhrmann, àNeuchâtel. A. Garbini, à Vérone. G. Gilson, à Louvain. P. Girod, à Clermont. P. Godet, à Neuchàtel. L. Von Graff, à Graz. R. Gutwinski, à Cracovie. J. Heuscher, à Zurich. B. Hoter, à Munich. C. Hoffbauer, à Trachenberg. C. Huitteld Kaas, à Christiania. O.-E. Imhof, à Brugg. H. -S. Jennings, à Philadelphie. A. Kemna, à Anvers. F. Klapalek, à Prague. C.-A. Kotbid, à Berkeley. G. Lagerheim, à Stockholm. K. Lampert, à Stuttgart. K.-M. Levander, àJlelsingfors. R. von Lendenfeld, à Prague. K. Loppens, à Nieuport. C.-D. Marsh, à Washington. J. Massart, à Bruxelles. E. Mazzarelli, à Milan. A. Meunier, à Louvain. W. Michaelsen, à Hambourg. W. Migula, à Eisenach. R. Monti, à Sienne. G.-W. Millier, à Greifswald. P. Nypels, à Bruxelles. J. Nusbaum, à Lemberg. P. Pavesi, à Pavie. E. Penard, à Genève. L.-H. Plate, à Berlin. H -C. Redeke, au Helder. L. Roule, à Toulouse. C.-F. Rousselet, à Londres. E. Roux, à Bàle. M. Sam ter, à Berlin. G.-O. Sars, à Christiania. J. Schaffer, à Vienne. A. Schertell, à Iglô. G. Schneider, à Helsingfors. H Schouteden, à Bruxelles. A. Schuberg, à Heidelberg. J. Scourfield, à Leytonstone. H. Simroth, à Leipzig. A. -S. Skorikow, à St-Pétersbourg. J. Snow, à Northampton. A. Steuer, à Innspriick. T. Stingelin, à Olten. S. Strodtmann, à Helgoland J. Thallwitz, à Dresde. R. Timm, à Hambourg. G. Ulmer, à Hambourg. H. Van Heurck, à Anvers. D. Vinciguerra, à Rome. E. Walter, à Saalteld. H.-B. Ward, à Lincoln, W. Weltner. à Berlin. J. Wery, à Bruxelles. A. Wierzejski, à Cracovie. N. Wille, à Christiania. V. Willem, à Gand. E. Zacharias, à Hambourg. G. Zacharias, à Pion. C. Zimmer, à Breslau. W.-F. Zopf, à Miinster. E. Zschokke, à Bàle. Les ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE publient des travaux sur la Limnobiologie en langue allemande, anglaise, française et italienne. Les auteurs de travaux publiés dans les Annales de Biologie lacustre ont droit à 50 tirés à part; ils peuvent en obtenir davantage aux prix suivants (par feuille de 16 pages) : 50 exemplaires en plus : fr. 7-50 100 exemplaires en plus : " 11-50 200 exemplaires en plus : ^ 18-50 (Ce prix est augmenté s'il y a des planches ou cartes hors texte.) Les ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE paraissent iiTégulièrement par fascicules. Chaque tome des Annales aura de 400 à 500 pages, avec figures et planches. Le prix d'abonnement à chaque volume est de 30 francs. Sommaire du premier volume : Avant-propos. F. -A. Forel. — Introduction : Programme d'études de Biologie lacustre. J. Poirier et C. Bruyant. — Les Monts-Dore et la station limnologique de Besse. G. Ulmer. — Ueber die Larve einer brasilianischen Trichopteren-Species {Triplectides gradlis Burm.) und verwandte Formen aus Neu-Seeland und Indien. K. Loppens. — Sur quelques variétés de Membranipora metnbranacea L. vivant dans l'eau saumàtre. G. Schneider. — Ueber den augenblicklichen Stand der Siisswasserforschung in Finland. L. Car. — Das Mikroplankton der Seen der Karstes. M. Thiebaud et J. Favre. — Contribution à l'étude de la faune des eaux du Jura. H. Schouteden. — Notes sur quelques Infusoires aspirotriches. R. Monti. — Recherches sur quelques lacs du massif du Ruitor. R.Gutwinsl